lundi 20 août 2012

Wereldwijd demonstraties voor vrijlating Pussy Riot




Pussy Riot, « l'émeute des chattes » (Пусси Райот), est un groupe de punk-rock féministe russe, formé en 2011. Le collectif organise des performances artistiques non autorisées à Moscou pour promouvoir les droits des femmes en Russie et, en 2012, pour s’opposer à la campagne du premier ministre Vladimir Poutine en vue de l'élection présidentielle. Trois d'entre-elles sont condamnées à deux ans d'emprisonnement en camp pour « vandalisme » et « incitation à la haine religieuse » par la justice russe le 17 août 2012, suite à une exhibition jugée profanatoire dans une église orthodoxe.


Leur costume habituel est constitué de robes légères et de collants, même par grand froid, et leurs visages sont cachés par des cagoules colorées, à la fois pendant leurs concerts et pendant les entrevues. Le collectif est constitué d'une dizaine de chanteuses et d'une quinzaine de personnes qui s'occupent de l'aspect technique de production de vidéos qui sont publiées sur Internet. Le groupe dit s'inspirer du groupe de punk-rock américain Bikini Kill et du mouvement Riot Grrrl des années 1990.
(WIKIPEDIA)




REUTERS (vorige week)
Wereldwijd komen acties voor de vrijlating van de leden van de Russische feministische punkgroep Pussy Riot op stoom. Vrijdag werden in tientallen steden tegelijkertijd demonstraties gehouden, ongeveer een uur voordat de Russische rechtbank uitspraak doet in de zaak tegen de drie vrouwen. De verdachten horen dan of ze celstraf krijgen voor vandalisme. De aanklagers hebben drie jaar geëist.
Vrijdag gaan mensen rond 12.00 uur in tientallen steden de straat op.In Barcelona staat een demonstratie bij de Sagrada Familia-kathedraalgepland en in Londen is gekozen voor het veld voor de Russische ambassade.
Ook in Brussel is een manifestatie gepland aan de Kunstlaan. Betogerskomen in Parijs bijeen op het Stravinsky-plein. De betoging wordt daargeleid door de 29-jarige Rus Aleksej Prokopjev van de in Parijs gevestigde organisatie Russie-Libertés, die ook helpt bij deorganisatie van demonstraties in Marseille, Nice, Lyon en Montpellier.
In New York wordt een protestactie bij het Russische consulaatgeorganiseerd en later op Times Square. Ook in Washington staat een betoging op de agenda.

AMNESTY INTERNATIONAL
Eerder werd ook al actie gevoerd voor de vrijlating van de drie leden van Pussy Riot. De burgemeester van het IJslandse Reykjavik Jon Gnarr nam deel aan een gaypride-optocht, verkleed als lid van Pussy Riot.
Amnesty International heeft een sms-actie op touw gezet om handtekeningen te verzamelen voor een petitie die aan de Russischeregering wordt aangeboden en de Verenigde Staten hebben herhaaldelijk
hun zorgen geuit.
De Franse minister van cultuur Aurélie Filippetti zei vorige week in een verklaring zich zorgen te maken over de artistieke vrijheid. Een groep van meer dan honderd Duitse politici noemde de mogelijke celstraf 'draconisch en buitensporig'.

BEROEMDHEDEN
Ook beroemdheden zijn in de bres gesprongen voor de drie vrouwen van Pussy Riot. Tijdens een concert in Moskou trok Madonna haar shirt uit, waarbij ze op haar rug de woorden Pussy Riot showde. De IJslandse zangeres Bjørk, Pete Townshend van The Who en een aantal leden van de Pet Shop Boys namen het eveneens voor de verdachten op. Yoko Ono stuurde een van de drie opgesloten leden een persoonlijk briefje.
De drie punkers, Nadezjda Tolokonnikova, Jekaterina Samoetsevitsj en Maria Alechina, staan terecht omdat ze in februari de kansel van de Christus-Verlosserkerk in Moskou bestormden en een 'punkgebed' ten gehore brachten waarin ze onder meer de woorden 'Moeder Maria, verdrijf Poetin' zongen. De vrouwen werden meteen na hun actie gearresteerd en zitten sinds februari in voorarrest. Er hangt hen een straf boven het hoofd wegens 'door godsdiensthaat gemotiveerd hooliganisme'.
Hoewel de bandleden en hun advocaten menen dat het vonnis volledig bepaald wordt door president Vladimir Poetin, hopen de actievoerders toch dat hun acties er toe leiden dat de drie vrouwen vrijkomen of in ieder geval minder zwaar gestraft worden. Poetin heeft eerder algezegd dat de band 'fout zat' maar geen 'erg zware straf verdient'.



La condamnation des Pussy Riot "digne de l'Inquisition"


Les Pussy Riot dans leur box, le 17 août 2012 (Sipa)

Le Monde
Au-delà de la seule condamnation du groupe de punk Pussy Riot, c'est la sévérité de celle-ci qui a provoqué des réactions outrées dans de nombreux pays, mais surtout au sein même de la société russe.



"C'est tout simplement de l'idiotie", a déclaré l'écrivain russe Boris Akounine, une figure de la contestation du pouvoir du président Vladimir Poutine, à la chaîne de télévision Dojd. Le blogueur anticorruption Alexeï Navalny, autre chef de file de l'opposition, a dénoncé un "anéantissement de la justice" et "un procès digne de l'Inquisition", selon Interfax.

"Elles sont en prison parce qu'il s'agit d'une revanche personnelle de Poutine, a déclaré Alexeï Navalny. Ce verdict a été écrit par Vladimir Poutine." Il reprend une des lignes de défense des avocats des jeunes femmes, qui ont répété tout au long du procès que le verdict serait, de toutes façons, "dicté par le Kremlin". M. Navalni a lui-même été inculpé de "détournement à grande échelle", un délit pour lequel il risque jusqu'à dix ans de détention.

L'ÉGLISE ORTHODOXE DEMANDE LA CLÉMENCE

Conscient de l'ampleur internationale qu'a prise l'affaire, Vladimir Poutine lui-même avait suggéré qu'il ne souhaitait pas que les jeune femmes soient condamnées à de trop lourdes peines. Après l'annonce du verdict, le délégué du Kremlin pour les droits de l'homme, Vladimir Loukine, n'a pas hésité à parler d'une condamnation "injuste", estimant "qu'il ne peut y avoir ici de peine criminelle".
Même l'Eglise orthodoxe russe, qui avait eu des mots très durs contre les jeunes femmes, a demandé "aux autorités de l'Etat de faire preuve de clémence envers les condamnées, dans l'espoir qu'elles renonceront à toute répétition de ce genre de sacrilège".

Ailleurs qu'en Russie, la sentence a rapidement été condamnée par la chef de la diplomatie de l'Union européenne, Catherine Ashton, qui l'a jugée "disproportionnée". La France déplore "un verdict particulièrement disproportionné, compte tenu des faits mineurs qui leur sont reprochés". La Grande-Bretagne et les Etats-Unis utilisent également le mot "disproportionné", Washington demandant aux Russes "de réviser ce procès et de faire en sorte que la liberté d'expression soit maintenue". L'organisation non gouvernementale Amnesty International a estimé que les trois membres du groupe punk étaient des "prisonnières de conscience, détenues uniquement pour avoir exprimé pacifiquement leurs convictions".

CADENASSAGE

La fermeté montrée dans cette affaire s'inscrit dans un contexte général de reprise en main ces derniers mois avec l'adoption de plusieurs lois controversées. Une loi qualifie d'"agents de l'étranger" et place sous contrôle étroit les ONG bénéficiant de fonds étrangers, avec des sanctions allant jusqu'à deux ans de détention en cas de violation de la législation. D'autres lois ont été adoptées, l'une sur la diffamation, l'autre sur des "listes noires" de sites Web et une troisième augmente considérablement les sanctions pour violation de la loi sur les manifestations, un texte déjà considéré comme restrictif par l'opposition.

Vendredi, la justice russe a par ailleurs officiellement banni les gay prides à Moscou pour une durée de cent ans. Nikolay Alexeyev, un activiste qui a dénoncé cette décision de justice, a promis de porter l'affaire devant la Cour européenne des droits de l'homme. La mairie de Moscou estime que de telles parades peuvent provoquer un désordre public et affirme qu'elles ne sont pas soutenues par la majorité des habitants de la capitale.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY
BRAS DE FER POUTINE INTERNET
Les Pussy Riot ont été condamnées à deux ans d’emprisonnement pour avoir demandé à la Sainte Vierge de "chasser Poutine" du pouvoir. Pour Guy Harscher,  c' «est une preuve supplémentaire de ce que la justice russe est tout à fait aux ordres. Poutine s'allie aussi, pour asseoir son pouvoir, à ce qu'il y a de plus conservateur dans l'Eglise orthodoxe. Ce sont des provocatrices, mais il y en a dans tous les pays, elles doivent avoir le droit de s'exprimer, et la vie politique serait plus pauvre et trop politiquement correcte sans ces gêneuses.
Qu'elles se trouvent jugées dans une cage, comme de grands malfaiteurs, pour “hooliganisme”, qui est une infraction des plus vagues, c'est une caractéristique de la dégénérescence autoritaire du
régime russe. Nous devons vraiment manifester notre solidarité à l’égard de ces jeunes filles. »
Si cette solidarité devait s’exprimer, ce que nous attendons et espérons, par un élan de sympathie et de soutien sur internet, cela pourrait, sérieusement affecter le crédit international de l’homme fort du régime russe. Cette épreuve de force est décisive et pour la survie politique du leader russe mais surtout pour la crédibilité de la rébellion internet qui très largement a contribué à la
déstabilisation des dictatures d’orient et d’Afrique du Nord.
Anonymous, Occupying Wall Street, le mouvement Pirate et toute la mouvance critique qui explose sur internet participent du mouvement dit alternatif (creative destruction) que la modernité en bout de course attend pour se régénérer.
Ces jeunes hommes et ces jeunes femmes indignés et en colère sont l’expression d’un grand refus collectif face aux excès d’une civilisation technologique  devenue aussi folle qu’un poulet titubant
dont on aurait tranché le cou.
Ils n’ont pas droit à l’erreur et portent, tel Atlas , l’avenir de ce monde sur leurs frêles épaules.
Indécent nous apparait à cet égard l’acharnement que met Cameron  à vouloir coûte que coûte extrader Assange et à la livrer à la justice suédoise qui elle-même risque de céder aux pressions américaines de le juger au States.
Puisse la mouvance rebelle internet empêcher cela aussi. « Le monde ne sera sauvé, s'il peut l'être, que par des insoumis. »Gide, Journal
MG

Pussy Riot : le chef de la diplomatie russe appelle à éviter "l'hystérie"
Afp |

Pussy Riot : le chef de la diplomatie russe appelle à éviter "l'hystérie"


Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a appelé lundi ceux qui commentent la condamnation à deux ans de camp des trois membres du groupe de punk rock Pussy Riot à "ne pas tomber dans l'hystérie", alors que les critiques se multiplient à l'étranger.
"Il y a encore la possibilité de faire appel et les avocats des jeunes filles ont l'intention de le faire", a déclaré M. Lavrov lors d'une conférence de presse à Helsinki, en Finlande.
"Il ne faut pas tirer de conclusions trop tôt et tomber dans l'hystérie", a-t-il ajouté.
De nombreuses voix se sont élevées, particulièrement en Occident, contre cette peine prononcée vendredi. De Washington à Berlin en passant par Paris ou Bruxelles, elle a été dénoncée comme "disproportionnée".
M. Lavrov, premier membre du gouvernement russe à s'exprimer sur le sujet, a souligné que l'exécutif avait laissé la justice prendre sa décision en toute indépendance. "Il est inadmissible de s'ingérer dans le travail des tribunaux", a-t-il dit.
"Je veux rappeler à tous ceux qui tentent d'affirmer que notre tribunal a pris sa décision sous pression, qu'avant l'annonce du jugement, le président russe a appelé à être indulgent envers ces jeunes filles", a-t-il ajouté.
Nadejda Tolokonnikova, 22 ans, Ekaterina Samoutsevitch, 30 ans, et Maria Alekhina, 24 ans, ont été condamnées vendredi à deux ans de camp chacune pour "hooliganisme" et "incitation à la haine religieuse" après avoir chanté en février une "prière punk" dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de "chasser Poutine" du pouvoir.
Face au tollé international, le ministère russe des Affaires étrangères avait seulement rétorqué samedi dans un communiqué que les lois des pays occidentaux prévoyaient aussi des sanctions pour les actes de hooliganisme dans les lieux de culte, prenant l'exemple de l'Allemagne où les peines peuvent aller jusqu'à trois ans de prison.
De son côté, le président russe Vladimir Poutine a pour l'heure gardé le silence sur cette affaire.
"Poutine a déjà dit à plusieurs reprises aux journalistes qu'il n'avait pas le droit d'imposer son point de vue au tribunal", a simplement déclaré son porte-parole, Dmitri Peskov.
Malgré les critiques, la ligne dure apparemment choisie par le Kremlin avec la condamnation des jeunes filles semble se poursuivre.
Lundi, la police de Moscou a annoncé être à la recherche des autres membres du groupe Pussy Riot, qui avaient chanté la "prière punk" dans la cathédrale.
Le 21 février, cinq femmes encagoulées étaient montées sur l'estrade de l'autel de la cathédrale du Christ-Sauveur mais seules trois avaient été interpellées par la suite.

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