dimanche 30 septembre 2012

C’est la lutte finale à Schaerbeek




Christophe Lamfalussy (La libre Belgique)

Bernard Clerfayt (LB) brigue un troisième mandat dans sa commune. Schaerbeek, la convoitée, où les enjeux locaux sont ceux de Bruxelles.
Combien d’allochtones sur ma liste ?" Bernard Clerfayt jure qu’il n’a jamais compté. La tête de liste schaerbeekoise étale devant lui le trombinoscope de la Liste du Bourgmestre (LB) et compte consciencieusement "Les Européens, je les mets aussi ?" Résultat : il y a 22 candidats d’origine étrangère, dont 4 Européens, sur un total de 47.
Les temps ont bien changé à Schaerbeek, la première commune du pays avec 130 000 habitants.
Entre 1970 et 1989, le bourgmestre FDF Roger Nols avait défrayé la chronique en s’opposant avec force à l’immigration et au droit de vote des étrangers. Aujourd’hui, le FDF Bernard Clerfayt assume sans complexe la diversité culturelle de sa commune et présente, comme tous les autres partis, une liste ouverte à toutes les communautés.
Bernard Clerfayt, 50 ans, trois enfants, brigue un troisième mandat dans sa commune - et la campagne est dure. "Je suis fatigué aujourd’hui , confie-t-il au journaliste. Ce n’est pas le bon jour. Hier soir, je suis rentré tôt, à 21 heures."
Le bourgmestre sortant dirige une commune fortement convoitée. Laurette Onkelinx, qui dispose d’un petit appartement en face de la RTBF, remet le couvert à la tête de la liste du PS. Une dissidence libérale, emmenée par Georges Verzin, est dictée par la scission sur le plan national entre le MR et le FDF.
Septante-deux pour cent du comité directeur du MR schaerbeekois sont restés fidèle à la Liste du Bourgmestre, assure son colistier Etienne Noël. La LB comprend 22 candidats FDF, 18 libéraux, 5 indépendants et 2 néerlandophones, mais il n’empêche : Clerfayt a désormais une liste rivale du MR emmenée par son échevin de la Culture et de l’Instruction publique.
Et le PS n’est pas en reste : en 2006, Clerfayt avait remporté plus de voix de popularité que l’ensemble des votes pour le PS schaerbeekois. Cette fois-ci, le PS a parié sur la jeunesse : outre Laurette Onkelinx, tête de liste mais décidée à ne pas exercer un mandat de maïorat si elle l’emporte, on trouve son conseiller Yves Goldstein, Catherine Moureaux, fille du bourgmestre de Molenbeek, et l’incontournable Emin Özkara dont les affiches sont omniprésentes dans les cafés turcs de Schaerbeek.
Le soutien des "barons" du parti a été total. Même Louis Michel est venu à la brocante, suivi de la vice-Première ministre. "A 11 heures, on a eu quelqu’un qui venait de Jodoigne et à midi, on a eu quelqu’un de Lasne, ironise le bourgmestre. Je sens les calculs d es états-majors sur les grandes majorités bruxelloises. Dommage pour le débat. Il y en a peu sur la qualité des projets." Bernard Clerfayt a annoncé qu’il s’appuierait sur une majorité LB/CDH/Ecolo mais on sent bien, dans l’attente des résultats, que le jeu reste très ouvert. " Tout le monde vient me voir" , lâche-t-il.
Schaerbeek est à l’image de nombreuses communes bruxelloises. Sa population a gagné 20 000 habitants en dix ans. Ses infrastructures ne sont pas suffisantes. La qualité de ses écoles baisse selon ses habitants (15 sur 70 relèvent du pouvoir communal), avec une concentration dans certains établissements d’élèves ne parlant pas le français comme langue maternelle. Les crèches manquent. Chaque assistante sociale du CPAS a 450 dossiers à gérer par an.
L’augmentation de la population a aussi pour effet ce qu’on appelle à Schaerbeek "la guerre du parking", la lutte pour obtenir une place de voiture. La multiplication des maisons divisées en appartements augmente le nombre de véhicules. La commune tente actuellement de convaincre les grandes surfaces de mettre à disposition leurs parkings pendant la nuit, multiplie les zones à horodateurs (tout en accordant une carte de riverains gratuite) et part en chasse contre les voitures immatriculées à l’étranger dont les propriétaires ne paient jamais leurs redevances. Certains propriétaires accumulent jusqu’à trente-cinq redevances impayées. Schaerbeek a donc décidé de faire placer des sabots sur les voitures des récalcitrants.
Le projet d’un métro automatique suivant grosso modo l’itinéraire du tram 55 - la préférence du bourgmestre sortant - fait aussi débat, même si la tête de liste LB regrette que ce vieux projet, ressorti subitement par Beliris et (la candidate) Laurette Onkelinx début septembre, ne puisse maintenant être finalisé qu’en 2023.
C’est de tout cela - et de beaucoup de problèmes personnels - dont les Schaerbeekois parlent lorsque Bernard Clerfayt part en campagne, que cela soit, comme jeudi, pour distribuer ses tracts sur la chaussée d’Helmet, encourager un nouveau cuisiniste près de la caserne Dailly ou participer à un débat électoral mis sur pied par l’asbl "Agissons Ensemble".
" Vous habitez Schaerbeek ? Je suis votre bourgmestre", tente le candidat à chaque piéton qu’il salue sur la chaussée d’Helmet. Dans cette rue commerciale, c’est un quitte ou double. Certains viennent d’Evere, d’autres de Roumanie La plupart reconnaissent leur élu. Clerfayt, devenu échevin dès 1995, est populaire. Et à ceux qui lui prédisent l’usure du pouvoir, il a répliqué avec une affiche tournée vers l’avenir : "Demain, avançons !"
Comme tous les partis, la LB tente d’attirer les votes communautaires. Turcs, Marocains, Albanais, Polonais sont nombreux à Schaerbeek tout comme les fonctionnaires européens dans les beaux quartiers. En campane, il faut ratisser large à Schaerbeek. Un soir, le bourgmestre sortant rencontre l’aristocratie locale. Le lendemain, il pose avec le président albanais, de passage à Bruxelles, et entreprend de restaurer la statue du héros albanais Skanderbeg au square Prévost-Delaunay. Malgré cette extraordinaire diversité, Schaerbeek a connu peu d’incidents interethniques, sinon lorsque les heurts entre Turcs et Kurdes ont débordé en 2007 de Saint-Josse. Bernard Clerfayt l’attribue à une stratégie équitable d’investissement de la commune. " Il faut agir dans les quartiers de la même façon , dit-il. Cela casse le sentiment de désespérance qui est à la source des explosions. La cause première, c’est un sentiment d’abandon."

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA BATAILLE DE SCHAERBEEK
"Malgré son extraordinaire diversité, Schaerbeek a connu peu d’incidents interethniques" C'est le bourgmestre qui le dit, mais ce "fait" vaut bien un lord maire.
Notons qu'à la soirée débat des têtes de listes schaerbeekoises  organisée par Agissons Ensemble évoquée par Christophe Lamfalussy, Bernard Clerfayt fut le seul candidat à avoir prononcé haut et fort le terme "interculturel".  Selon lui, "Il y a trois enjeux: gérer la question de la ville (logements, cultures, sport, propreté, stationnement...), gérer le vivre ensemble, c'est -à-dire promouvoir l'interculturalité , les compétences et les talents des Schaerbeekois; trois,faire face au défi démographique (les naissances , les nouveaux immigrés venus de l'Est, plus d'écoles, de logements de parking en rue). La commune ne peut tout faire, il en appelle à des synergies avec la région et à la communauté (toutes deux en mains socialistes, précisons le bien).
Il y en a en réalité pour lui un quatrième enjeu tout à fait essentiel : remporter l'élection face à la "dissidence" MR et la détermination de Laurette Onkelinx à lui arracher le maïorat.
Curieusement, son challenger et ex coéquipier, le bouillant Georges Verzin, ne dit pas autre chose que Bernard Clerfayt. Il le dit autrement, notamment dans son tract "Réussir Schaerbeek", un modèle du genre: l'"éducation est notre première priorité" , "la qualité de vie ça se mesure aussi à la sécurité visible". Ce pamphlet se lit comme "un projet communal basé sur des valeurs partagées, des "services à la population irréprochables et efficaces."
Denis Grimberghs a rebondi en plaidant pour une politique de l'école qui encourage une collaboration entre le réseau communal et le réseau catholique, pour une meilleure articulation entre les familles et le puissant tissu associatif schaerbeekois. Et ce n'est pas un hasard si, ce soir-là,  tous les trois se sont montrés critiques à l'égard de la gestion brouillonne  du CPAS que le sympathique candidat écolo Vincent Vanhalewijn a eu beaucoup de mal à défendre malgré ses talents oratoires.
On l'a dit déjà, la stratégie de Charles Michel est de faire mordre la poussière au FDF partout où il détient le maïorat et singulièrement à Schaerbeek.  Clairement, à assister aux  passes d'armes entre les candidats dans une salle interethnique peu attentive, on a senti plus d'affinités entre Clerfayt et Verzin qu'entre ce dernier et Catherine Moureaux remplaçant au pied levé Laurette Onkelinx, la grande absente de cette soirée. Le PS  veut, selon la fille de Philippe Moureaux et de Françoise Dupuis,  "reprendre la main" à Schaerbeek, lutter contre les discriminations ne pas laisser le privé décider de tout,  "agir en ville" et mixer davantage les populations.
Elle ajouta qu'elle hésitait à confier son enfant à l'école  communale de proximité , ce qui fit bondir Georges Verzin échevin de l'instruction publique.
On sent que Christophe Lamfalussy qui a suivi le bourgmestre en campagne a préparé son papier avec soin. Son reportage est de qualité mais, hormis son titre- "c’est la lutte finale à Schaerbeek"- son article  passe à côté de l'essentiel, l'enjeu de la bataille pour Schaerbeek qui a bien des égards est aussi essentielle que la bataille d'Anvers.
Un internaute commente: "Votez pour qui vous voulez à Schaerbeek mais évitez quand même la liste MR. Mieux vaut voter directement PS que passer par la case MR."  Et si l'inverse était vrai?  L'arithmétique du 14 octobre et les affinités personnelles des têtes de liste pourraient nous réserver une vraie surprise.
Laquelle? Soit la constitution d'une majorité olivier (PS- écolo,écolo a beaucoup de partisans parmi les jeunes bobos cyclistes du quartier Louis Bertrand qui monte, qui monte ). Soit une coalition FDF-MR-CDH  avec trois hommes forts à la manœuvre. On évoque bien sûr la possibilité un binôme PS-MR (Onkelinx-Verzin) qui offrirait le très grand avantage d'assurer des relais précieux avec la Région bruxelloise et la Communauté française en ouvrant un boulevard à Laurette.
Quid de l'accord Clerfayt-Ecolo-CDH?  Ce sera le grand suspense du 14 octobre dont le dénouement est incertain mais crucial.  "Le jeu reste très ouvert. "
En effet, pour Laurette la conquête du maïorat de Schaerbeek est aussi importante que celle de Mons pour Elio. C'est clairement la clef de voûte de son avenir politique personnel, soit comme future présidente du PS, soit comme marchepied pour la succession Picqué.
Laurette Onkelinx possible maïeure de Schaerbeek ou Bart De Wever probable bourgmestre d'Anvers  comporte  une dimension qui dépasse très largement l'horizon communal et est de nature à affecter durablement le destin du royaume de Belgique.

Marc Guiot





29 septembre 2012

samedi 29 septembre 2012

Peumans: 'Franstaligen en Vlamingen moeten elkaars kranten lezen'


Jan Peumans


Photo News
Vlaams parlementsvoorzitter Jan Peumans (N-VA) zou het zeer gepast vinden, mochten zowel de Franstalige burgers als politieke vertegenwoordigers 'de Vlaamse kranten lezen, en vice versa'. Dat zei hij in een reactie op uitspraken van zijn Franstalige tegenhanger Jean-Charles Luperto (PS).
Luperto, voorzitter van het parlement van de Franse gemeenschap, lanceerde donderdag op de feestdag van de Franse gemeenschap het idee om een cel op te richten die moet waken over het beeld dat de Vlaamse media schetsen van Wallonië.
Luperto (PS) wil dat de Franstalige politieke verantwoordelijken en de partijen zo ook waken over een betere communicatie met Vlaanderen. De nieuwe cel zou 'systematisch de scheefgetrokken boodschappen over de Franstalige realiteit moeten rechtzetten'.
In een reactie herinnert Peumans eraan dat hij al eerder heeft gepleit voor meer contacten tussen de gemeenschappen. 'Men zou hetzelfde kunnen zeggen over de Franstaligen met betrekking tot de Vlamingen, want er bestaan in die richting ook veel vooroordelen', zei hij in zijn hoedanigheid van Vlaams parlementsvoorzitter. Volgens hem zou het zeer gepast zijn indien de burgers en hun politieke vertegenwoordigers 'de Vlaamse kranten lezen, en vice versa'.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
MANQUE PAS D'AIR
Jan Peumans est gonflé? Son parti (la N-VA) n'arrête pas de tirer à boulets rouges contre tout ce qui est wallon et socialiste et il invite les uns et les autres à lire leurs journaux respectifs pour mieux s'apprécier.
Merci du conseil. DiverCity qui ne l'a pas attendu pour se livrer à cet exercice hygiénique et salutaire. Pas une seule de nos journées ne commence commence sans  parcourir une douzaine de journaux sur le net dont quatre flamands et quatre francophones.
On rendra ici hommage à Béatrice Delvaux pour la manière dont elle rend compte très systématiquement de ce qui se passe en Flandre, sur base de son analyse pointue des médias flamands.
Cette attitude est peu répandue en Flandre ou les médias sont devenus très nombrislistes. C'est plus net encore pour ce qui concerne les medias télévisuels.
MG

APPEL DE PATRICK JANSSENS AUX FRANCOPHONES


BEATRICE DELVAUX

Béatrice Delvaux a rencontré Patrick Janssens, à quelques semaines des communales qui le verra opposé à Bart De Wever. Le bourgmestre d'Anvers prévient : « Après avoir aidé Filip Dewinter, n'aidez pas Bart De Wever »


©Pierre-Yves Thienpont
Le sort de la Belgique se jouera-t-il le 14 octobre à Anvers ?
Une victoire de Bart De Wever contre Patrick Janssens, le bourgmestre sortant de la Métropole, pourrait bien précipiter le sort du Royaume.
Les sondages donnent le candidat nationaliste vainqueur, mais Patrick Janssens (sp.a) n'en perd pas pour autant sa sérénité. En 2006 déjà, on l'annonçait perdant face au Vlaams Belang de Filip Dewinter.
Dans l'entretien exclusif qu'il a accordé au Soir, Patrick Janssens accuse son adversaire d'utiliser Anvers pour des objectifs qui dépassent les intérêts de la ville et de ses habitants. Pour Janssens, au contraire, Anvers est plus important que la politique nationale.
Il demande à ses électeurs de ne pas oublier, au moment de voter, à quel point la ville s'est radicalement transformée au cours de son mandat, une évidence que même Bart De Wever se garde de nier.
Mais Patrick Janssens est conscient de la difficulté du défi qui l'attend, face à un adversaire bien plus malin que ne l'était Filip Dewinter. Le socialiste reconnaît aussi que De Wever n'est pas un extrémiste. Ils ont contribué ensemble au recul du Vlaams Belang.
 Il leur demande : « Dites des choses positives sur Anvers, pas des choses négatives sur De Wever ».

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
JULES DESTREE A L'ENVERS
"La NVA c'est l'armée mexicaine de la politique (ou l'armée du salut si vous préférez). Dans le désordre, la NVA aligne Marita Wuyts (celle qui dérape en comparant entre les demandeurs d'asile et les pigeons.), Vic Van Aelts (le tribun amateur de discours francophobes), André Gantman (condamné pour faillite frauduleuse) sans oublier Muyerts et sa calculette (celle qui est précise à un milliard près et qui ment) ou encore le DSK Flamand Pol Van Den Driessche. Si c'est ça le gratin , le top-level de la politique du plus grand parti de Flandre qui est plébiscité par l'électeur flamand.... permettez moi de hurler de rire ! " lance un internaute bien informé.
L'interview complète vaut son pesant de "bollekes" rafraichissantes.
Il n'empêche que le fringant anversois qui craint pour sa réélection demande aux medias francophones de ne pas en faire trop, question d'éviter de diaboliser excessivement Caliméro De Wever.
"De Wever est beaucoup plus malin que Dewinter. Plus créatif. dans le débat, il est invincible, il a toujours des argument, il réagit vite. C'est le débatteur le mieux entraîné de Flandre. Il ne fait que cela, n'a jamais fait autre chose?"
Patrick Janssens met en garde les francophones qui font le jeu de la N-VA en attaquant son président sans relâche, ce qui renforce sa popularité en Flandre
"Sire" semble nous dire Jannssens "il n'y a pas que des nationalistes en Flandre".

MG



LA « DEWEVERISATION DES ESPRITS » SE CONFIRME. ET LE SUD SE CHERCHE UNE IDENTITE. SUR FOND DE PLAN B. 

Nicolas Baygert


Chercheur au LASCO (UCL), enseigne les sciences politiques et sociales à l'IHECS.



La vision confédéraliste propre à Bart De Wever s'érige en réalité historique, boostée par une pléthore de sondages plaçant la N-VA au plus haut. Charles Picqué exhume le plan B des francophones et les astrologues de la presse écrite prédisent déjà la date d'abdication d'Albert II. La Belgique n'aurait globalement plus la cote. Les Diables rouges ne constitueraient eux-mêmes qu'un soin palliatif pour une Belgique en phase terminale. Aussi le belgo-scepticisme est un filon qui marche, alimentant éditos et messes cathodiques dominicales, et donnant lieu à un brainstorming généralisé sur l'horizon francophone post-2014.

Précisément, suite au nation-branding flamand mené avec succès ces dernières décennies, le couperet de 2014 provoque une fuite en avant vers la constitution d'un nouveau « nous » francophone - un sprint identitaire (préventif) vers le confédéralisme : paradoxe d'un nation-branding visant à offrir un vernis de respectabilité au plan B - au cas où. Mais ce processus se heurte à plusieurs obstacles.

Alors que la RTBF entame une nouvelle saison de The Voice Belgique, VTM diffusera sa seconde édition de The Voice van Vlaanderen. La titraille flamande n'étonne plus - marketing identitaire oblige. L'emballage « belge » est lui symptomatique d'un wishful thinking autour d'une « Belgique résiduelle » (sans les Flamands) : l'émission ertébéenne visant essentiellement les candidats issus de la Communauté française - rectifions : de la « Fédération Wallonie-Bruxelles ». Parlons-en de cette Fédération : la Belgique, nouvelle terre des matriochkas, s'offre le luxe d'une fédération dans une fédération existante. L'appellation FWB - au demeurant anticonstitutionnelle - est désormais matraquée dans le champ médiatique, le logo tricolore s'impose peu à peu dans les prospectus. La Fédération offre même du rêve : un « Coq de cristal » (jadis remis in extremis à un Jean-Paul Belmondo, dubitatif).

En parallèle, rappelons que la Région wallonne dépensa près de 500 000 euros pour son étude McKinsey sur la « marque Wallonie ». Là aussi, Rudy Demotte, double ministre-président, projette du symbole à tout-va. Exemple : la récente remise des Mérites wallons. « A l'heure où nous sommes appelés à exercer de plus en plus de compétences et d'autonomie, ces médailles prennent un sens plus profond encore » , dixit Demotte. Le plan B serait donc avant tout un plan Branding. Pourtant, celui-ci exige que l'on tranche d'abord entre deux entreprises de nation-branding en concurrence : destin régional ou communautaire ?

Le plan B se heurte à un troisième obstacle : l'« identité socialiste », qui court-circuite la genèse d'une identité territoriale dépolitisée, indispensable pour susciter l'adhésion de tous. En effet, là où le philosophe Jean-François Lyotard suggérait un déclin des « grandes narrations » dans leur capacité à structurer l'espace social et les comportements, le socialisme wallon fait figure d'exception. Mort de « Papa », mort de « Dieu », le PS n'en reste pas moins structurant dans la construction identitaire de bon nombre de Wallons, socialistes avant tout.

Et pendant que les référents identitaires s'entrechoquent sans réellement donner sens, peut-être serait-il indiqué de réinvestir pragmatiquement dans l'unique « Lovemark » à portée internationale, à savoir la Belgique.

"LA GRANDE ET HORRIFIANTE VERITE : IL N’Y A PAS DE BELGES.".JULES DESTREE, UN RACISTE WALLON ?




On connaît parfois l’Institut Jules Destrée, qui fait parler de lui aujourd’hui, jour de distribution de médailles pour les défenseurs de la wallonitude, On connaît sans doute moins Jules Destrée, l’homme politique.
Les gens cultivés savent qu’il est l’auteur d’une célèbre » lettre au Roi », adressée à Albert 1er en 1912 et d’une célèbre formule : « Sire, il n’y a pas de Belges ! ». L’inculture générale, puissamment aidée par la machine à décerveler médiatique, fait l’impasse sur le contenu de cette fameuse lettre.
Moi-même, je l’avoue, j’ai découvert aujourd’hui l’effarant contenu de ce texte qui vouerait son auteur – s’il avait été flamand (ou allemand) – aux gémonies par tous les militants de l’antiracisme. Destrée, et l’Institut qui porte son nom bénéficient, en Wallonie et à Bruxelles, d’une image favorable. Pourtant, à y regarder de plus près, la pensée de Destrée est sans doute une des clés interprétatives du radicalisme flamand.
Le texte commence par une phrase forte, qui est l’une des deux les plus couramment citée, « Et maintenant (…), laissez-moi Vous dire la vérité, la grande et horrifiante vérité : il n’y a pas de Belges. ». Suit alors un raccourci audacieux sur l’origine de l’État belge qui devrait discréditer totalement son auteur comme historien. Mais reconnaissons que lui-même ne souhaite pas étayer son argumentation par une analyse approfondie. Comme il dit : « Au reste, laissons ces controverses sur le passé aux historiens et aux journalistes, et voyons les faits actuels ».
Mais le pire est à venir. Destrée se livre à une analyse sidérante, dont l’occultation systématique d’aujourd’hui devrait interpeller tous les démocrates. Je vous en livre les meilleurs extraits, tout en admettant que ma sélection est purement subjective.
« Un paysan campinois et un ouvrier wallon sont deux types distincts d’humanité » [...] « En dehors de traits communs à tous les habitants de l’Europe occidentale, vous apercevrez vite des différences profondes : le Flamand est lent, opiniâtre, patient et discipliné ; le Wallon est vif, inconstant et perpétuellement frondeur de l’autorité. »
» Dès 1836 (…) les Flamands fondaient à Gand une société sous ce titre-programme : De taal is gansch het volk. Ils affirmaient par là que la langue est la caractéristique essentielle de ce qui constitue un peuple (…) ». Cette dernière citation me paraît particulièrement éclairante d’un des choix idéologiques fait par Destrée. Contre Renan, qui estimait que “la nation est un corps d’associés”, Destrée apparaît comme un adepte du Volksgeist, cette vision de la nation qui se fonde sur le sol et sur la langue. La référence qu’il fait au mouvement gantois ne sert pas de repoussoir, mais d’argument et cet ancien libéral, passé au socialisme, me semble ici bien plus proche des thèses de Herder que de l’esprit des Lumières et des idéaux de la révolution française.
Destrée, dans sa lettre au Roi, se positionne donc aussi clairement comme un confédéraliste. “Une Belgique faite de l’union de deux peuples indépendants et libres, accordés précisément à cause de cette indépendance réciproque, ne serait-elle pas un État infiniment plus robuste qu’une Belgique dont la moitié se croirait opprimée par l’autre moitié?”
Pour Destrée, en fait, comme pour la NVA ou le Vlaams Belang, l’amour du terroir combiné à la pureté linguistique sont les fondements incontournables de l’identité nationale. Il en résulte une conséquence logique, que j’ai découverte avec horreur parce qu’elle me touche personnellement : sa haine du métissage et particulièrement des Bruxellois.
Destrée, dont tout le monde s’accorde à reconnaître, la qualité de plume, se livre dans ce petit texte à une charge sans ambiguïté. Le lecteur n’a pas à craindre les erreurs d’interprétations, le propos est limpide. Il y a en effet, un obstacle à l’avènement de son utopie : Bruxelles. Et, si les journaux francophones d’aujourd’hui font régulièrement écho à un certain mépris flamand à l’égard de la capitale, ils s’honoreraient en rappelant les meilleurs passages de ce brûlot.
“Une seconde espèce de Belges s’est formée dans le pays, et principalement à Bruxelles. Mais elle est vraiment peu intéressante. Elle semble avoir additionné les défauts des deux races, en perdant leurs qualités. Elle a pour moyen d’expression, un jargon innommable dont les familles Beulemans et Kakebroek ont popularisé la drôlerie imprévue. Elle est ignorante et sceptique. Elle a pour idéal un confortable médiocre. Elle ne croit à rien, est incapable de générosité ou d’enthousiasme, soupçonne toujours chez autrui le mobile bas et intéressé, abaisse par la zwanze toute idée qui la dépasse. Certains laudateurs de cette platitude en ont voulu faire une vertu : le middelmatisme, mot aussi laid que l’état d’esprit signifié. Le patriotisme de ces middelmates est nul, ils accepteraient bénévolement toute domination qui ne dérangerait point leurs aises coutumières. Cette population de la capitale, dont quelques échantillons épars existent en province, n’est point un peuple : c’est un agglomérat de métis.”
Et Destrée est capable de pire. «Un homme comme Edmond Picard, par exemple, est le fils d’un père wallon et d’une mère flamande. Mais que de Kakebroek pour un Edmond Picard ! Et si M. Edmond Picard a été l’un des plus ardents défenseurs de cette illusion falote qu’on a appelée l’âme belge, l’ironie des destins a voulu qu’il fût aussi, dans ses écrits sur l’antisémitisme par exemple, le théoricien des races, du danger et de la stérilité de leurs croisements, le dénonciateur implacable de l’infériorité des métis. Non, Sire, il n’y a pas d’âme belge. La fusion des Flamands et des Wallons n’est pas souhaitable, et, la désirât-on, qu’il faut constater encore qu’elle n’est pas possible”.
Et voilà notre auteur, emporté par son élan et sa rhétorique, avançant les arguments de l’épuration ethnique ! Rien d’étonnant quand l’imbécillité de la rhétorique se conjugue avec le mépris de l’autre. On peut détester le Belang et crier « Leve de Geuzen’, on doit se méfier, toujours, des fanatiques quand ils parlent la même langue que nous.
Moi, qui suis un Kakebroek assumé – et qui emmerde Jules dans toutes les langues que je pratique et toutes les cultures que j’apprécie – j’ai un peu de mal à comprendre que M. Demotte ai besoin de la caution d’un idéologue de l’ethnicité pour faire la promotion d’une ‘Wallonie ouverte et accueillante’. Ceci dit et comme je peux lire Orwell dans le texte, je sais que l’histoire peut être réécrite pour servir les intérêts du politique. A quand des excuses – c’est tellement à la mode – de l’Institut – à la Région bruxelloise ?
Claude Wachtelaer (Publié le 13 septembre 2012 dans actualité et humeur.)

1 Réponse à “Jules Destrée, un raciste wallon ?”

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ON EST TOUS DES ZINNEKES
Etre bruxellois c'est être un zinneke, un métis, un sang mêlé un halfgebakken, un straton ou si on préfère un cosmopolite en herbe.
Bruxelles fut de tout temps et elle le deviendra de plus en plus, une ville multi, inter, transculturelle et espérons demain ouvertement cosmopolite. Il faut à tout prix encourager cette tendance en évitant, autant que faire se peut, le repli identitaire: celui des Marocains de Molenbeek, des Turcs de Saint Josse, des exilés fiscaux français et des rupins d' Uccle, des Portugais de Saint-Gilles etc.
Il faut aller passer quelques heures au Parc Josaphat , au parvis de Saint-Gilles ou au bistrot de l'Athénée à Saint Boniface pour se rendre compte que la mayonnaise inter et transculturelle prend à maints endroits.
Plus on découvre la Wallonie profonde (c'est mon cas), plus on mesure à quel point les noms de famille flamands y sont monnaie courante. Et il est ironique de constater que Jambon et Bourgeois sont les noms de Flamingands à toute épreuve.
Si Bruxelles, agglomérat de métis était une musique ce serait du jazz, quintessence du métissage culturel.
 MG

vendredi 28 septembre 2012

Patrick Janssens: De Wever veut Anvers avant l'indépendance





"Les électeurs se sont dirigés vers la N-VA car cela ne sert plus à rien de voter pour le Vlaams Belang en raison du cordon sanitaire".
L'actuel bourgmestre d'Anvers, Patrick Janssens (Sp.a), a donné une interview aux Inrockuptibles au sujet de la montée en puissance des nationalistes de la N-VA.
Selon lui, à Anvers, il y a une large couche de la population qui se reconnaît dans l'extrême droite. Les électeurs se sont dirigés vers la N-VA car cela ne sert plus à rien de voter pour le Vlaams Belang en raison du cordon sanitaire. En outre, la N-VA a un à un discours plus modéré que celui des extrémistes flamands.
Selon le bourgmestre d'Anvers, le but de Bart De Wever n'est pas "de gérer Anvers mais de rendre la Flandre indépendante". "Son discours consiste à dire que si les choses ne vont pas, c’est à cause du gouvernement fédéral", explique-t-il.
Patrick Janssens estime que ceindre l'écharpe mayorale pourrait faire descendre De Wever de son nuage. "S’il devient bourgmestre, il va devoir prendre des décisions et les gens se rendront compte qu’il ne pourra pas réaliser toutes ses promesses", explique-t-il aux inrocks.
Patrick Janssens pointe également le discours de la N-VA sur l'immigration. Après des incidents dans un quartier très multiculturel, la NV-A a demandé à changer le slogan de la ville d’Anvers qui est depuis 2004, “la ville est à tout le monde”.
Le socialiste flamand ajoute qu'il sera bien obligé de gouverner avec la N-VA si le score des élections l'y oblige. (DH)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA BATAILE D'ANVERS SERA DECISIVE POUR L'AVENIR DU ROYAUME
La bataille pour le maïorat d'Anvers risque en effet d'être décisive pour l'avenir du pays. Un internaute explique pourquoi:
"La première phase pour BDW consiste à devenir bourgmestre d'Anvers à la fois pour s'imposer politiquement mais surtout pour faire prendre conscience aux Flamands qu' Anvers est leur vraie capitale et ce dans le cadre d'une future république flamande.
La seconde phase se réalisera le soir des élections de juin 2014 .La NVA et le VB seront majoritaires(le dernier sondage de la LB indique 46 élus sur 87 au sein du groupe néerlandophones de la chambre ).
La NVA sera incontournable pour former un gouvernement et exigera un  confédéralisme radical càd que la Belgique soit réduite à une coquille vide dépourvue de solidarité et de transferts entre les régions.
La troisième phase sera le début de la fin de la Belgique suite au refus francophone du confédéralisme .
La constitution d'une république flamande sera souhaitée par une majorité de Flamands car s'estimant un peuple ,ils voudront être une nation.
Ils auront ,en plus, la possibilité de mener une politique de droite radicale."

un second internaute surenchérit:
"La Wallonie sera en ruine comme la Grèce, cela ne fait aucun doute. Le bateau coule, quittez-le avant qu'il ne soit trop tard (lire : vendez votre maison avant que l'immo wallon ne s'écroule car les gens iront habiter en Flandre)"
Ce qui est excessif, on le sait, est insignifiant! N'empêche que la sagesse populaire s'exprime à travers ce double témoignage.
Il y a une autre manière de voir les choses.
Si Bart De Wever l'emporte, il devra faire la preuve de sa capacité à gérer Anvers. Or il n'a aucune expérience de la gouvernance. Il a deux ans pour accumuler les gaffes et se décrédibiliser avant les régionales de 2014.
Un troisième internaute affirme:
"BDW est un Vlaams Belanger déguisé, ni plus, ni moins.
Il est d'autant plus dangereux car il le fait d'une manière intelligente mais sournoise.
Les gens tombent ainsi dans le panneau.
S'il gagne à Anvers, ce sera le début de la fin ! Garanti !"
Beaucoup l'ont remarqué, sa stratégie d'inspire de celle de Sarkozy en fin de campagne: pour siphonner des voix VB (Vlaams Belang) il n'hésite pas à instrumentaliser la mémoire de Marie-Rose Morel passionaria du VB. "De Antwerpse N-VA-lijst wordt geduwd door een dode. Kouder kan politiek niet zijn." (Hugo Camps)
A l'évidence, la N-VA se métamorphose en N-VB.
Mais attention Stefaan De Clerck (CD&V) bourgmestre de Courtrai et candidat à sa succession relaye l'anti "dirupisme" des milieux patronaux flamands, grand champions de Bart De Wever.
On en revient très vite dans ce pays à la tension Flandre de droite et Wallonie de gauche qui faillit tourner en guerre civile au temps de l'affaire royale au début des années cinquante.
Danger!
MG

DANKZIJ MARIE-ROSE HAAL IK MEER STEMMEN’
Vader Chris Morel zet zijn dochter mee op verkiezingsaffiche



Vader Morel vindt niet dat hij de nagedachtenis van zijn dochter misbruikt door haar foto te gebruiken in zijn campagne.

ANTWERPEN - Dat de Antwerpse N-VA-lijstduwer Chris Morel de vader is van wijlen Marie-Rose, zal niemand ontgaan: hij voert campagne met een foto van zijn overleden dochter. ‘Ik denk meer stemmen te halen dankzij mijn dochter dan dankzij mijzelf’, zegt hij eerlijk.
‘Ons Marie-Rose duwt eigenlijk mee de lijst’, zegt Myriam Van Loon, de moeder van Marie-Rose Morel. Want haar echtgenoot Chris, die de N-VA-lijst in Antwerpen duwt, toont zich op zijn affiche met lijsttrekker Bart De Wever én met zijn overleden dochter. Op de foto staat ook ‘met A touch of Rose ’, de vzw die na haar dood werd opgericht om kankerpatiënten te steunen.
‘Ik zie het als een omgekeerd testament’, zei Chris Morel gisteren in Terzake . ‘Ik ben even teruggekeerd naar de politiek omdat Bart het mij gevraagd heeft en heb uiteindelijk ja gezegd omdat Marie-Rose en Bart in de laatste fase van haar leven weer goede contacten hadden. Ik gebruik de foto omdat ik haar testament verder wil uitvoeren.’
Vader Morel is zich er goed van bewust dat mensen kunnen schrikken van de foto. Maar hij weet ook heel goed dat de herinnering aan zijn dochter hem ook extra stemmen kan opleveren. ‘Ik denk meer stemmen te halen dankzij mijn dochter dan dankzij mijzelf: ze was een bekende figuur, ze had goede ideeen. Maar ik zie dit niet als misbruik: we doen dit ten gunste van Vlaanderen en van Bart De Wever.’
De foto op de folder dateert uit 2003, toen Morel en De Wever samen op de N-VA-senaatslijst stonden. De Wever gaf volgens vader Morel geen toestemming om die foto te ¬gebruiken. ‘Laat me zeer duidelijk zijn: dit is mijn persoonlijke folder, niet de folder van de partij. We hebben het doorgesproken: hij wilde zelf geen beeltenis van mijn dochter gebruiken. Dat was een beslissing die hij aan de familie overliet. Dat hij erop stond, heb ik hem niet gevraagd.’
Enkele jaren geleden prijkte Marie-Rose Morel nog op affiches van het Vlaams Belang. ‘Ze is bij die partij geweest, dat is een feit. Maar dat ze op het einde van haar leven inzag dat ze verkeerd was, is ook een feit’, zegt vader Chris.

De Antwerpse N-VA-lijst wordt geduwd door een dode. Kouder kan politiek niet zijn
DM COLUMN

(...) Er is een verkiezingsfolder met Marie-Rose Morel op de affiche tussen Bart De Wever en vader Chris. De hand van de overledene ligt liefdevol op de schouders van Bart. Vader glimlacht.

Hoe ver wil je gaan in ronselmoraal? Over het graf heen? Een bevriend schrijver belde: lijkenpikkers! Dat was mij nog even iets te rectaal. Maar natuurlijk dacht ik ook: laat de doden rusten. Later zag ik vader Morel in Terzake. Hij zei openhartig dat de geafficheerde nagedachtenis van Marie-Rose bedoeld was voor stemmenwinst. Dat kon hij, politieke nobody, wel gebruiken.

Wat heet: oude man verzonken in droevige nietszeggendheid.

De Antwerpse N-VA-lijst wordt geduwd door een dode. Kouder kan politiek niet zijn. Postume huurlingenpraktijken: het lijkt wel wanhoop.

Is het ook misbruik van verdriet? Dat oordeel hoort alleen Chris Morel toe.

Hugo Camps

Stefaan De Clerck (CD&V) tackelt regering-Di Rupo






Stefaan De Clerck.

BRUSSEL - CD&V-kopstuk Stefaan De Clerck vindt dat de federale regering het Vlaamse ondernemerschap fnuikt. Volgens hem creëert de regering-Di Rupo onzekerheid voor de toekomst.
Voormalig minister van Justitie, burgemeester van Kortrijk én lijsttrekker Stefaan De Clerck schaart zich in een interview met Het Nieuwsblad aan de zijde van de ondernemers. Die gaven de voorbije dagen luidop lucht aan hun klachten en bestempelden de federale regering als te links, zelfs marxistisch, en te veel gefocust op belastingen. Ook volgens De Clerck is er een probleem met de loonkosten in dit land; hij wijt dat aan de dominantie van de PS op federaal vlak. ‘Men voelt een probleem met deze regering, en we moeten dat oplossen. Dit zet een domper op het Vlaamse ondernemerschap.'
De Clerck denkt dat de politieke discussies over energie, de fiscaliteit en Fransen die zich hier domiciliëren, ertoe geleid hebben dat de Vlaming in het algemeen zich ‘angstig' voelt. ‘Bij de arbeider, de bediende, de ondernemer, vrije beroepen of de aandeelhouders leeft een onrechtvaardigheidsgevoel. Het debat tussen het bedrijfsleven en de politiek toont de onzekerheid aan. De regering-Di Rupo betekent op dit punt voor de Vlaming niet wat ze zou moeten betekenen. Op een bepaald ogenblik zullen we maatregelen op maat van Vlaanderen moeten nemen.'

GEEN KRITIEK
De Clercks eigen CD&V maakt deel uit van de federale regering. Zijn partijgenoot Steven Vanackere is als minister van Financiën zelfs verantwoordelijk voor de fiscaliteit, maar De Clercks woorden zijn naar eigen zeggen geen kritiek op zijn partij. ‘Ik heb alle vertrouwen in de kracht van Steven Vanackere.'
Volgens De Clerck is dit een verhaal op de langere termijn. ‘Nu eerst de gemeenteraadsverkiezingen, van die prioriteit mogen we niet afwijken. Maar daarna moeten we het verhaal voor 2014 schrijven. Het is niet zo dat ik de oppositie bijtreed; ik zeg dit vanuit een voluntarisme.'
Met zijn uitspraken reageert De Clerck ook op de uitspraak van CD&V-voorzitter Wouter Beke dat zijn partij ‘een verhaal' mist. ‘We moeten als partij onze speerpunten durven te formuleren', denkt hij. ‘Het is de opdracht van de christendemocratie om fiscale rechtvaardigheid te bewerkstelligen.'
De beste weg daar naartoe is volgens de ex-minister het confederalisme. ‘Het is niet evident om dit te verkrijgen en het is zeer zeker geen onderdeel van het regeerakkoord. Maar het federale beleid moet wel compatibel zijn met de opbouw van welvaart in Vlaanderen. Vandaar dat ik het confederale model blijf verdedigen.'


WAAR KOMT WELVAART VANDAAN? NIET VAN STATEN, MAAR VAN BURGERS EN BEDRIJVEN
OPINIE −27/09/12, 06u34
Dat de Vlaamse elite Di Rupo een marxist noemt, is significant voor het wezenlijke verschil tussen de filosofieën van noord- en zuid-België. Di Rupo's retoriek wordt een katalysator voor Vlaams-nationalisme. Dat vindt Paul Huybrechts, publicist en voorzitter van VFB (Vlaamse Federatie van Beleggingsclubs). Hij schrijft dit stuk in eigen naam.
Journalisten, informeer mij tijdig over het Vlaams- nationalisme. Straks steekt de geschiedenis u en mij voorbij

Twee werelden
Zelf ga ik de oproep niet ondertekenen. Het kan mij eigenlijk niet echt schelen hoe de wereld precies wordt versneden. Tegen beter weten in droom ik van een land en een staat die met met zo weinig mogelijk belastingen en beheerste schulden, zoveel mogelijk publieke diensten levert aan zijn burgers. Ik krijg dat van België lang niet altijd, maar krijg ik dat van Vlaanderen? Of doen we wat we zelf doen, op zijn Belgisch?

Nu, wat heb ik als pieppionnetje te wensen? Soms ontstaan landen, zoals paddenstoelen, uit schimmeldraden die jarenlang onder de grond kunnen sluimeren. Ineens, op een herfstige morgen, zijn ze daar. Waar komen jullie vandaan? Zo stapt soms ook een land uit een staat. Slovenië bijvoorbeeld is een sympathiek prutslandje met 2 miljoen inwoners en zo onafhankelijk als wat. Niemand wist het, maar de Sloveense schimmeldraden zaten wel degelijk in de grond, ergens daar tussen Oostenrijk en Kroatië. De Slovenen moesten voor hun onafhankelijkheid één keer kort met wat handwapens vechten tegen wat overbleef van het leger van het Joegoslavië, waarvan ze deel uitmaakten. Les: als de schimmeldraden in de aarde zitten, kan het snel gaan. En noord-België is door schimmeldraden ondermijnd.

De politiek, zo leert ook Nobelprijswinnaar Daniel Kahneman, is zoals de beurs een zero validity environment waar onvoorspelbaarheid de regel is. Daarom, oud-collega's journalisten, onderdruk het nieuws over die Vlaamse onafhankelijkheid niet verder verder. Informeer mij tijdig. Straks steekt de geschiedenis u en mij nog voorbij!

En dat is niet eens gekscherend bedoeld. In mijn eigen omgeving en afgaand op de peilingen, halen de Vlaams-nationalisten, inclusief die van minder fris pluimage, intussen bijna een meerderheid van de Vlaamse stemmen (36,3 procent voor N-VA plus 9,5 procent voor VB). België moet straks de democratie verlaten om zijn voortbestaan te vrijwaren. Ik neem aan dat ook de belgicisten hiervoor passen. Mocht dat niet zo zijn, dan versnelt dit alleen de teloorgang van de Belgische legitimiteit.

Wat die Belgische situatie vandaag stilaan explosief maakt, is dat het niet alleen meer gaat om een clash tussen twee nationalismen: het Belgische nationalisme met alles wat we daarbij graag bedenken, en het Vlaamse nationalisme met alles wat we daarbij willen vergeven. Het gaat in de huidige financiële en economische crisis met wel degelijk jaren-30-proporties, meer en meer ook om twee wereldopvattingen. De Waalse PS belichaamt daarbij een ideologisch verlichtingsmodel dat alle redding verwacht van de staat. Vlaanderen daarentegen heeft best sympathie heeft voor de Scandinavische voorbeelden met een groot overheidsbeslag, maar verwacht toch vooral dat de burgers en bedrijven zelf hun broek ophouden.

Kijk naar het verschil tussen de antikapitalistische retoriek van de Franstalige socialisten de jongste weken, en de filosofie van zelfredzaamheid achter de jongste begrotingsbeslissingen van de Vlaamse regering. Dat zijn twee werelden. Dat bleek ook uit de massale bijval in de Vlaamse elite voor de uitspraak van zakenman Luc Bertrand, dat Di Rupo niet staat voor socialisme maar voor marxisme. De regering Di Rupo wordt zo stilaan een window of opportunity en zelfs een katalysator van het Vlaams onafhankelijkheidsstreven.

Atlas
De geschiedenis zal uitmaken welke wereldopvatting het haalt, maar persoonlijk wed ik op wat in Vlaanderen leeft. Die keuze heeft te maken met mijn antwoord op de vraag waar welvaart vandaan komt. AB Inbev, Deme, De Nul, Umicore, dat soort verschijnselen. Dat is geen werk van staten, maar van burgers en bedrijven die door hun staat worden aangemoedigd. Meer hoofdkwartieren staan dan voor meer welvaart.

Na de Franse Revolutie ontstonden nieuwe politieke godsdiensten die beweerden dat de wereld helemaal maakbaar is en dat de staat voor de hemel op aarde kan zorgen. Uit de grenzeloze ellende in de wereld put de linkerzijde sindsdien een onuitputtelijk gelijk. En soms heeft links ook gelijk. Maar niemand speelde intussen overtuigend de rol van Atlas, de god met de wereld op zijn schouders. Misschien is Atlas dus te hoog gegrepen en moeten we het zelf doen, op een schaal die voor elk van ons beheersbaar is. Zoals onze steden en gemeenten. Of zoals Vlaanderen? Is er al niet eerder iets begonnen in een stadsschouwburg?

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
NATIONALISME BEGICAIN CONTRE NATIONALISME FLAMAND
NEO LIBERALISME CONTRE ANTICAPITALISME: LE GRAND CLASH?
"Wat die Belgische situatie vandaag stilaan explosief maakt, is dat het niet alleen meer gaat om een clash tussen twee nationalismen: het Belgische nationalisme met alles wat we daarbij graag bedenken, en het Vlaamse nationalisme met alles wat we daarbij willen vergeven. Het gaat in de huidige financiële en economische crisis met wel degelijk jaren-30-proporties, meer en meer ook om twee wereldopvattingen. De Waalse PS belichaamt daarbij een ideologisch verlichtingsmodel dat alle redding verwacht van de staat. Vlaanderen daarentegen heeft best sympathie heeft voor de Scandinavische voorbeelden met een groot overheidsbeslag, maar verwacht toch vooral dat de burgers en bedrijven zelf hun broek ophouden."

"De regering Di Rupo wordt zo stilaan een window of opportunity en zelfs een katalysator van het Vlaams onafhankelijkheidsstreven"

La campagne pour les élections communales à un effet pervers redoutable. En effet pour consolider son électorat de plus en plus fragilisé par la crise, le PS donne un coup de barre à gauche, ce qui est mal ressenti en Flandre qui voit désormais l'homme au noeud pap rouge en néomarxiste. Par ailleurs, dans la métropole anversoise,  la N-VA braconne de plus en plus insolemment sur les terres du Belang.
Le rouge et le noir?
Cela augure très mal de l'avenir.
Les déclarations intempestives de De Clerck, ancien président du CD&V, sont de nature à déstabiliser le gouvernement fédéral.
On imagine la catastrophe, s'il devait tomber...
MG



Charles Michel: "Pas de candidate voilée sur la liste du MR"

Le MR a clairement refusé son sigle aux Bleus de Saint-Josse-ten-Noode. 
Le MR a très clairement refusé aux Bleus de Saint-Josse-ten-Noode d'utiliser le sigle du parti, a tenu à rappeler jeudi le président des Réformateurs, Charles Michel, après la polémique qu'a suscitée une des candidates de cette liste. Sur cette liste de cartel, figure Canan Kir, cousine du secrétaire d'Etat et candidat PS dans la commune, Emir Kir. La jeune femme porte le voile islamique et se présente de la sorte devant les électeurs.
Informé de la situation à la fin du mois d'août, le parti a immédiatement signifié à la liste qu'elle ne pourrait afficher les initiales MR, seul sigle qu'il peut protéger. "Il est clair qu'il n'y aura pas de candidate voilée sur une liste du MR. Nous avons une démarche d'ouverture sur nos listes parce qu'on veut des listes qui reflètent la population mais nous voulons des candidats qui soient complètement en phase avec le projet du MR", a souligné M. Michel.
Le président des Réformateurs a d'ailleurs insisté sur cette démarche d'ouverture qu'a privilégiée son parti. Environ 400 des 3.700 candidats du MR aux élections du 14 octobre sont d'origine étrangère, a-t-il indiqué. Selon lui, le discours du MR auprès de la population d'origine étrangère passe d'ailleurs de mieux en mieux. "Il y a beaucoup de petits commerçants, des gens soucieux que leurs enfants aillent dans une bonne école, sensibles à l'argumentaire du MR".
PUB EN TURC DU CDH, "REGRETTABLE" POUR DENIS GRIMBERGHS 
Pauline (DH) et Rédaction web 
Alors que le cdH s’était engagé à limiter l’emploi de langues étrangères durant la campagne, certaines communications se font uniquement en turc… 
Dans le journal en turc Yeni Vatan , cinq jeunes candidats de la liste CDH à Schaerbeek sont présentés aux lecteurs. Selon la DH, Il s’agit de Mahinur Özdemir (4e), de Seydi Sag (9e), de Birgül Kapaklikaya (20e), Aynur Karagöz et de Hakan Balkan (43e). Chaque photo des candidats est accompagnée d’un texte de présentation en turc. Même s’il n’en porte pas la mention, il s’agit clairement d’un publi-reportage et non d’un article rédigé par un journaliste. 
Autre exemple dans le journal en turc YeniHaber de septembre 2012 où une publicité du candidat Hakan Balkan apparaît dans la dernière page. S’il y a bien une phrase en français, celle-ci ne traduit pas les deux autres phrases en turc. 
Pourtant, le cdH avait récemment annoncé vouloir limiter drastiquement l’emploi des langues étrangères. Tous les candidats Humanistes à Schaerbeek ont d’ailleurs souscrit à une charte contenant plusieurs engagements quant à l’organisation de la campagne électorale. 
L’un des paragraphes concerne l’emploi des langues : “Je m’engage à utiliser dans toutes les communications écrites une des deux langues officielles de la Région bruxelloise. Le recours à l’emploi d’une autre langue n’est admis à titre complémentaire que pour traduire en tout ou en partie la communication faite en français ou en néerlandais” . 
Denis Grimberghs, qui emmènera les Humanistes à Schaerbeek, avait également déclaré dans La Capitale : “Nous n’accepterons pas plus d’une petite phrase par exemple en turc et elle devra être une traduction littérale du texte en français qui se trouvera sur le tract” . 
"Il ne s'agit aucunement d'un tract ou d'un publi-reportage", a tenu à préciser Denis Grimberghs à Lalibre.be. "C'est une publicité publiée dans un magazine 100% turc uniquement destiné aux abonnés. Ce qui est regrettable, c'est qu'aucune mention ne soit faite dans une des langues nationales. J'ai donc rappelé les règles en la matière à mes colistiers". 
Un engagement apparemment très difficile à tenir pour certains candidats dans la cité des Ânes.(LB)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
SAVOIR RAISON GARDER
Grimberghs et Charles Michel ont du cran.

Le président MR et le challenger CDH schaerbeekois  sont conséquents sur ce point : séparation de l'Etat et des religions, le voile islamique n'a pas sa place dans des listes électorales, pas plus qu'une croix, une kippa ou n'importe quel autre attribut purement religieux.
La fermeté sera-t-elle payante?
Le CDH semble perdre du terrain à Schaerbeek.
En revanche le débat des têtes de liste organisé par "Agissons Ensemble" a révélé de réelles affinités et une surprenante complémentarité de discours entre le MR Georges Verzin et le FDF Bernard Clerfayt tous les deux très complices et très en forme pour croiser le fer avec des seconds couteaux des autre partis. Notons que Denis Grimberghs, tête de liste CDH était à peu près sur la même longueur d'onde qu'eux tandis qu'écolo tenait un discours d'opposition.
La bataille de Schaerbeek sera très intéressante.
A suivre donc.
MG



jeudi 27 septembre 2012

Foire musulmane... d'empoigne




© Aurore Skelton (St.)
La première foire musulmane de Belgique sera boycottée par les leaders de l'Exécutif musulman de Belgique
BRUXELLES La première foire musulmane de Bruxelles, organisée du 28 septembre au 1er octobre prochains à Tour et Taxis par la sphère des Frères musulmans, attend de 20.000 à 30.000 fidèles mais sera boycottée par les leaders de l'Exécutif musulman de Belgique, annonce samedi Le Soir. Il s'agit d'une transposition à Bruxelles d'un rassemblement similaire organisé depuis 29 ans en France, au Bourget.
© La Dernière Heure 2012

FOIRE MUSULMANE : MILQUET VEILLERA VIVEMENT AU GRAIN
Christian Laporte
Denis Ducarme a interpellé Joëlle Milquet par lettre recommandée.
Il fallait s’y attendre. La simple annonce de la tenue le week-end prochain à Tour et Taxis d’une foire provoque des crispations politiques sur fond de campagne électorale. Certainement en raison de la présence annoncée de Tariq Ramadan, penseur musulman souvent contesté, mais aussi d’autres Frères musulmans et de salafistes qui sèment le trouble en ces temps de contestation autour de "L’innocence des musulmans".
Faute de pouvoir l’interpeller à la Chambre d’ici là, Denis Ducarme (MR) a écrit une lettre recommandée à la ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet dans laquelle il plaide pour une "vigilance accentuée" et un "encadrement accrû" dans le contexte des violences consécutives à la mise en ligne d’un film anti-islam et à la publication de caricatures jugées blasphématoires par d’aucuns. Le député MR du Hainaut se dit perplexe à propos d’une organisation mise sur pied par les Frères musulmans et qui est d’ores et déjà boycottée par les responsables de l’Exécutif musulman de Belgique. Comme membre de la commission de l’Intérieur, Denis Ducarme s’interroge aussi sérieusement sur certains invités des forums de discussion. On y trouve notamment le cheikh Issam Al Bachir et le théologien tunisien Ahmed Jaballah qui, selon lui, "n’hésitent pas à promouvoir les attentats-suicides". C’est pourquoi il demande que l’Office des étrangers mène une enquête approfondie à leur sujet avant de leur octroyer des visas. Car "on ne peut pas dire que ces deux personnes, qui se voient habituellement refuser des visas dans d’autres pays Schengen, défendent une approche pacifiée des relations intercultuelles. Ce ne sont pas des musulmans, ce sont des islamistes" a encore tonné Ducarme, qui a aussi constaté que durant la foire musulmane, l’on programme des débats sur le port du voile, de la burqa, etc. Il prévoit ici un certain nombre de transgressions de la loi belge sur l’interdiction du port de la burqa. Là encore, il faut donc que "la législation soit pleinement respectée". Mieux, il voudrait s’assurer que "les services de police puissent interpeller les hypothétiques contrevenants".
Puis, non seulement co-auteur de la loi précitée, Denis Ducarme a également signé avec d’autres une proposition de loi relative au contrôle des littératures religieuses accessibles sur le territoire belge. A ce propos, il dépose une proposition de résolution invitant le gouvernement à s’assurer de la conformité des écrits diffusés à la loi (anti-discrimination, contre le racisme). Et ça s’applique aussi à la cyber-littérature. Tout en disant ne pas s’exprimer sur les valeurs véhiculées par la foire musulmane, à propos desquelles il aurait par ailleurs beaucoup à redire, Denis Ducarme est d’avis qu’il "faut tout mettre en œuvre pour que cela ne dérape pas".
La réponse de la ministre de l’Intérieur n’a pas tardé ! Joëlle Milquet a fait savoir lundi soir qu’elle n’a pas attendu la lettre de Denis Ducarme "pour être très bien informée" du programme de Tour et Taxis. Mieux, la ministre n’a pas attendu non plus la missive du député "pour aborder avec les autorités compétentes, dont les autorités locales, les mesures nécessaires à prendre, comme pour tout événement similaire". En clair, elle fera tout pour "veiller à ce que la loi belge soit entièrement respectée, à tout moment". A la moindre infraction, les autorités judiciaires interviendront

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
FOIRE DE L'ISLAM OU FOIRE DE L'ISLAMISME?
Le député Ducarme est à son affaire, acharné comme le pitbull il ne lâchera plus sa proie. Electoralisme? sans doute!
Ceci dit,avec la meilleure volonté du monde, on a de plus en plus de mal à faire la différence entre islam et islamisme.
A bien lire ces deux articles, on se doit de conclure que les organisateurs de cette foire n'en font aucune et le fringant Tariq Ramadan apparemment non plus. On est presque rassuré que l'exécutif musulman ait décliné l'invitation à participer à ces réjouissances foraines.
Mais on est très surpris de constater que ce genre de manifestation n'ait pas suscité plus de vigilance  auprès des autorités politiques tant bruxelloises que fédérales. Heureusement, Joëlle Milquet "veillera vivement au grain" ce qui nous rassure pleinement, eu égard à la légendaire rigueur de la passionaria des Humanistes.
Charlie Hebdo perd son temps et le nôtre avec ses dessins d'un goût douteux; les islamistes font beaucoup mieux en nous offrant au quotidien une caricature d'islam grimaçant, conquérant et dominateur. Rien à voir avec les lustres de Grenade ou de Cordoue de jadis, le rayonnement apaisant du Bel Agir et la pensée sublime d' Ibn Arabi. Mais où sont passées les splendeurs de l'islam d'antan?
On n'en peut plus des tribulations salafistes, des turpitudes des évangélistes jusqu'auboutistes, des catholiques intégristes et des populistes de tout poil qui s'entendent à ruiner les fondements démocratiques de notre société.
Jacques  Attali écrit sur son blog:
"Un nombre croissant de jeunes Français, diplômés ou non, s’éloignent  du pays mais sans en partir. Ils choisissent l’exil intérieur, vivant en France sans en accepter les règles ni la culture. Ils s’enferment dans des mouvements religieux, dans des sectes, dans des groupuscules, dans des langues autres que le français. Ils vivent en France comme dans un pays qui leur serait" étranger, auquel rien ne les rattacherait, où ils ne se verraient aucun avenir ; sans racine ailleurs, ils s’inventent alors un pays imaginaire, lieu de leur exil, dont ils se voient comme une avant-garde."
Islamophobie, Jacques Attali? Nullement! On se souviendra qu'il est l'auteur de la "confrérie des éveillés" qu'il situe en Andalousie à l'époque d'Averroès et de Maimonide.
Tous deux  rêvent d'une " société dirigée par des laïcs , où chacun aurait les moyens  de réaliser ses aspirations et de déployer ses talents, où les riches financeraient les projets des pauvres. Avec une reconnaissance explicite du droit de toutes les religions à exister à côté de l'islam." "L'islam régnait en maître et protecteur(...) sans exiger  la conversion des infidèles, sans faire régner la terreur dans les églises et les synagogues, sans contraindre ceux qui pourraient vouloir partir à abandonner leurs biens. Un islam dont la finalité ne serait plus de dominer la planète mais de l'éclairer" (p.161)
Est-ce cela le thème de cette foire?  Pas sûr du tout!
Et Attali de citer Omar Khayyâm:
"Sur la terre bariolée chemine un homme qui n'est ni musulman  ni fidèle, ni riche ni pauvre. il ne révère ni Dieu ni loi. Il ne croit pas en la vérité. Il n'affirme jamais rien. Sur la terre bariolée , quel est cet homme triste?"
et d'ajouter: "Referme ton livre,. Pense librement et regarde librement le ciel et la terre.", "j'ai décidé d'en faire ma devise." (p. 85)
Bienvenus dans la Confrérie des Eveillés.
MG




STAATSVEILIGHEID EN POLITIE VOLGEN EERSTE MOSLIMBEURS IN BELGIË OP
 BRUSSEL - Volgend weekend vindt in Tour & Taxis de eerste ‘Foire musulmane’ plaats. Die kan alvast rekenen op de aandacht van de Veiligheid van de Staat.
De islamitische creativiteit in al haar aspecten tonen, de originaliteit en innovatie van islamitische producten naar waarde schatten en de bezoekers verbazen met talrijke conferenties en lezingen.’
Zo luidt volgens de site van de ‘Foire des musulmans’ het mission statement van de eerste moslimbeurs in Brussel.
Circa twintigduizend bezoekers worden er verwacht.
 ‘Een beurs waarop de who’s who van de moslimgemeenschap zich toont’, noemt de Leuvense sociologe Nadia Fadil het evenement. ‘Ook niet-moslims zijn natuurlijk welkom.’
SALAFISTEN
In de marge van de expostities vinden voordrachten plaats. Fadil houdt er zaterdag een uiteenzetting over de zichtbaarheid van de moslimgemeenschap in ons land.




L’exil. Extérieur, intérieur



JACQUES ATTALI
Deux mouvements de fond, apparemment sans rapport, se conjuguent aujourd’hui en France.
D’une part, un nombre croissant de jeunes Français, diplômés ou non, quittent le pays. Pour faire des études, pour travailler à l’étranger ; et, désormais, la plupart le font sans idée de retour ; sans plus aucun sentiment de devoir quelque chose au pays qui leur a donné une culture, et a financé leur éducation, leur santé, leur sécurité. Parce que seul compte désormais à leurs yeux leur destin personnel ; parce qu’ils ne ressentent plus aucune responsabilité à l’égard de la France ; et enfin parce qu’ils ne pensent plus pouvoir s’épanouir, dans un pays où plus du quart des jeunes sont au chômage, où l’initiative leur semble bridée, où les postes leur paraissent réservés à ceux qui ont des relations, et où le droit de réussir, et de faire fortune leur semble disparaître, sous les coups de la fiscalité et de la bureaucratie.
D’autre part, un nombre croissant d’autres jeunes Français, diplômés ou non, s’éloignent eux-aussi, du pays. Mais, eux sans en partir. Ils choisissent l’exil intérieur, vivant en France sans en accepter les règles ni la culture. Ils s’enferment dans des mouvements religieux, dans des sectes, dans des groupuscules, dans des langues autres que le français. Ils vivent en France comme dans un pays qui leur serait étranger, auquel rien ne les rattacherait, où ils ne se verraient aucun avenir ; sans racine ailleurs, ils s’inventent alors un pays imaginaire, lieu de leur exil, dont ils se voient comme une avant-garde.
Exil extérieur des jeunes partant chercher fortune à Londres ou à Shanghai. Exil intérieur de jeunes de banlieue, chômeurs au pied des HLM ou salafistes manifestant sur les Champs Elysées. Dans les deux cas, une jeunesse pleine de promesses perdue pour le pays.
Si cela continue, le pays perdra ainsi l’essentiel de ses forces vives. Le nomadisme réel et virtuel détruira la nation. Alors que ces mêmes jeunes, différemment orientés, pourraient très utilement créer en France des entreprises, des œuvres d’art, et renouveler la classe politique du pays.
Pour y parvenir, il est urgent de redonner à tous les jeunes de ce pays le sentiment qu’ils y ont des droits et des devoirs.
Des droits parce qu’ils doivent recevoir de la nation les moyens de se former, de s’orienter, de créer des entreprises, sans privilèges pour les enfants des dirigeants ; même s’il faut pour cela mettre à contribution les autres générations, et en particulier les retraités : après tout, ce sont les jeunes qui garantissent, par leur travail, le paiement durable des pensions.
Des devoirs aussi, à l’égard du pays, parce que les générations précédentes ont financé leur jeunesse et qu’ils doivent rendre possible, par leur travail, celle de leurs propres enfants.
Pour réussir ce délicat équilibre, pour que le contrat social retrouve sa force, il appartient d’abord aux hommes politiques de redonner à la jeunesse des raisons d’être fier d’être français. Des raisons de croire que le pays est digne des attentes des générations à venir. Et pour cela, oser même aller plus loin, car l’Histoire le montre : un pays qui n’attire pas les étrangers ne pourra plus garder ses propres enfants.
Il faudra beaucoup d’audace pour repenser ainsi toutes les dimensions de notre politique nationale. Il en va pourtant de notre survie.
j@attali.com
Twitter : @jattali

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"UNE JEUNESSE PLEINE DE PROMESSES PERDUE POUR LE PAYS."
"IL EN VA DE NOTRE SURVIE"

"Si cela continue, le pays perdra ainsi l’essentiel de ses forces vives. Le nomadisme réel et virtuel détruira la nation."
Il n'y a pas que la France qui soit concernée par le phénomène. L'Europe dans son ensemble est victime de cette évolution.
"Pour réussir ce délicat équilibre, pour que le contrat social retrouve sa force, il appartient d’abord aux hommes politiques de redonner à la jeunesse des raisons d’être fier d’être français."
Autant dire fier d'être européen car que signifie être fier d'être belge, wallon, flamand ou bruxellois?
"l’Histoire le montre : un pays qui n’attire pas les étrangers ne pourra plus garder ses propres enfants."
L'Europe perd ses élites attirés par d'autres horizons plus prometteurs en apparence.
"Il en va pourtant de notre survie."
Si, comme le suggère un  proverbe hébreu, "Les prophètes ont toujours tort d’avoir raison"  on peut considérer que Jacques Attali en est un, à sa manière tellement singulière.  Les prophètes sont parmi nous mais ils sont rarement écoutés et moins encore suivis.
"C'est avoir tort que d'avoir raison trop tôt" pensait Marguerite Yourcenar.
Nos jeunes élites nous quittent en nous tournent le dos. En revanche, nos jeunes  beurs, ci-devant allochtones,  nous tournent le dos sans nous quitter.
Ce qui s'observe en France se confirme en Belgique, en Hollande en Allemagne bref partout en Europe.
Il nous manque à l'évidence ce qu'un autre prophète, Edgar Morin nomme "un nouveau contrat social".
MG

A LIRE... FRANÇOIS HOLLANDE - EDGAR MORIN... DIALOGUE SUR LA POLITIQUE, LA GAUCHE ET LA CRISE...


Résumé
Le président et le philosophe confrontent leur vision de la gauche, du progrès et du désordre mondial. Pour E. Morin, la crise actuelle est une crise de civilisation face à laquelle la politique doit penser le multiculturalisme et éviter le communautarisme. Face aux ambiguïtés de ce mot qui risque de gommer les références communes, F. Hollande préfère renforcer la laïcité dans la Constitution.
Quatrième de couverture
«L'homme politique qui veut être un "président normal" et le philosophe de la "démesure", le socialiste de la "synthèse" et le sociologue de la "complexité" se sont rencontrés pour confronter leur vision de la gauche, du progrès et du nouveau désordre mondial. François Hollande et Edgar Morin ont de nombreux points communs. Le premier veut "changer le destin", le second préfère "changer d'ère" ; le premier souhaite engager "une transition", le second rêve à "la métamorphose" de nos sociétés. Leurs divergences sont également manifestes.
Mondialisation, progrès, écologie, jeunesse ou éducation : un dialogue destiné à s'orienter dans la crise de notre civilisation et à remettre la politique avant l'économique.»
Nicolas Truong
http://www.laprocure.com/dialogue-politique-gauche-crise-francois-hollande/9782815906630.html

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
UN DESSEIN PUR LA FRANCE EN PANNE, UNE VOIE NOUVELLE POUR LE MONDE EN CRISE
Ce petit livre se dévore en une soirée, une sacrée soirée!
Certes, ses fans dont nous sommes, reprocheront au vieux Morin de brasser une fois de plus ses idées sur la complexité et la crise de civilisation.
Le vieillard se répète mais il demeure très séduisant jusque dans sa posture de pédagogue radoteur. Moi je ne me lasse pas de l'écouter, de le redécouvrir et de relire ses livres. Se lasse-t-on d'écouter du Bach?
Les moraniens invétérés se souviendront qu'en début de mandat, Nicolas Sarkozy avait tenté- en vain- de phagocyter le projet de civilisation de Edgar Morin.
Inutile de dire qu'il n'en fit rien. Et voilà qu'à son tour, candide, François Hollande semble vouloir se lancer dans la même aventure. Telle était du moins son intention quelques semaines avant son élection. Il en résulta ce dialogue à la Socrate  repris dans ce mince volume.
Partant de l'idée que  "Le réel est complexe", Morin qui se décrit  comme "un conservateur révolutionnaire, un intellectuel autocritique et prophétique" (p. 20) établit une hiérarchie des valeurs "où l'argent ne soit plus au dessus de tout" (p.10) et nous propose une nouvelle fois "son grand dessein, sa nouvelle voie", son rêve de "formuler un message universel" pour surmonter "la crise de civilisation" que nous traversons.
Et de nous reformuler pour la nième fois sa  " pensée politique capable de relier, de tisser ensemble ce qui est séparé et qui sera capable d'être à la hauteur de l'ère planétaire." (p. 17 et 18)
Il nous invite également à " dépasser l'alternative stérile croissance/décroissance et à promouvoir la croissance de l'économie verte, de l'économie sociale et solidaire et en même temps faire décroitre l'économie des produits futiles aux effets illusoires." (p.  34)
François Hollande en bon disciple moranien surenchérit : "L'éthique n'est pas fondée uniquement sur des convictions personnelles: nous devons définir ensemble ce qui est possible et ce qui ne l'est pas." (p. 39)
Il nous rappelle que " La France se nomme diversité" comme l'avait si bien compris Fernand Braudel.
"La France est une réalité multiculturelle: Basques, Flamands, Alsaciens, Bretons...sont ethniquement hétérogènes; dans un processus historique de francisation ils sont devenus Français." (p. 41). "N'est ce pas la reconnaissance de l'autre, à la fois dans sa différence et dans sa ressemblance qui fait de plus en plus défaut et qui nous conduit vers la désunion?" (p. 42) "La laïcité nous permet de vivre tous ensemble, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs." (p. 43)
Mais attention pour Morin: " La crise que nous vivons n'est pas seulement économique, c'est une crise de civilisation." (p.46)
Et de diagnostiquer "un mal être qui se développe non seulement chez les démunis et les appauvris, mais dans l'ensemble de nos concitoyens soumis à une civilisation vouée aux seuls avoirs matériels, économiques et techniques." (p. 47)
Seule une "politique du mieux vivre serait propre à développer les solidarités humaines, renversant l'hégémonie du quantitatif sur le qualitatif, tout en subvenant quantitativement aux besoins des démunis."
A cette fin, Morin propose d'"instituer un service civil de solidarité de la jeunesse," (p. 48) une économie plurielle, comportant le développement d'une économie verte, de l'économie sociale et solidaire, du commerce équitable, de l'économie de convivialité, de l'agriculture fermière et biologique, de l'entreprise citoyenne (p. 50) qui résorberaient du même coup le chômage. " (p.51)
Il nous invite à " prohiber les multiples produits  jetables ou à obsolescence programmée, ce qui favoriserait les artisanats de réparation?" Il nous enjoint à  "envisager une grande politique de ré humanisation des villes qui veillerait à opérer la désagrégation sociale, à ceinturer les villes parking pour y favoriser la piétonisation,  et la réinstallation des commerce de proximité?" (p. 51)
Il rêve d'"une nouvelle politique de la France rurale qui ferait régresser l'agriculture et l'élevage industrialisés devenant nocifs pour les sols, les eaux, les consommateurs, et progresser l'agriculture fermière et bio. Elle revitaliserait les campagnes en les repeuplant d'une nouvelle paysannerie. Elle instaurerait l'autonomie vivrière dont nous aurons besoin en cas de grave crise internationale." (p. 52)
François Hollande pour sa part entend bien "Bâtir une société de la sobriété et de l'efficacité énergétique, promouvoir l'éducation à la consommation (consommer mieux pour préserver les ressources terrestre, dont nous savons désormais qu'elles ne sont pas infinies). (p. 55)
Morin objecte qu' une grande politique de la jeunesse ne saurait se limiter à favoriser l'éducation, la formation et l'emploi. Elle devrait miser sur l'énergie qui anime la jeunesse pour "changer la vie". Surtout, elle devrait 'tenir compte de la plasticité de l'adolescence et traiter de la délinquance.'
Une grande politique de l'éducation ne devrait-elle pas refonder tout notre système d'enseignement en vertu du principe formulé par Jean Jacques  Rousseau  "enseigner à vivre" ?(p. 57 et 58)
L'opuscule se termine par un appel en faveur d'une "grande politique de régénération démocratique" susceptible d"'instaurer la démocratie participative en instituant des conseils de gouvernance urbaine et municipale comportant les citoyens?"
Parce que "la démocratie se réinvente tous les jours" 62 il faut oser dépasser "les insuffisances et les carences de l'idée de réforme et de révolution dans la notion de Métamorphose qui combine conservation et transformation." (p.67)
 Voilà qui nous change des routines répétitives de la vie politique belgo-belge et nous invite au rêve.
Always look at the bright side of life!
MG







Deze regering gooit haar eigen ruiten in




Het wordt tijd dat Di Rupo inziet dat het premierschap een inhoudelijke job is, geen uitvoerende. We hebben een piloot nodig in de cockpit
Een premier heeft de kracht van zijn ambt. Hij zet de toon, voor en achter de schermen. Zo bouwt hij geloofwaardigheid en draagkracht op voor het gemeenschappelijke project van zijn coalitie.

Niet zo met Elio Di Rupo.

Vlaanderen omarmt deze premier en zijn project niet, integendeel. De relatie blijft onderkoeld en afstandelijk, zeker met de ondernemende toplaag. Na de ongenuanceerde uitspraken van een grootindustrieel 'dat deze regering niet socialistisch maar marxistisch is', zou je logischerwijze afstand verwachten van collega-ondernemers en industriëlen.

Er valt immers economisch weinig te winnen bij een ramkoers met de macht. En toch lijkt ondernemend Vlaanderen net daarvoor te kiezen, afgaande op de bittere gal die men spuwt over de premier en zijn kabinet.

De vraag of Di Rupo als Waalse socialist überhaupt een faire kans zou hebben gehad in een landsdeel waar N-VA de politieke toon zet, is terecht. Alleen, ze is ook irrelevant. Want deze regering gooit haar eigen ruiten in, en niet alleen bij Vlaamse ondernemers.

Heel het debat rond de fiscaliteit, de laatste steen des aanstoots voor de boze bedrijfsleiders, is symptomatisch. Bijna iedereen, van partijleider over sociale partner tot opiniemaker is het erover eens dat de belastingdruk op arbeid in dit land te zwaar is. En bijna iedereen is het er ook over eens dat we onze huidige welvaartsstaat niet mogen opgeven. Dus moeten we de financiering van het land herbekijken.

Maar wanneer de komst van de rijkste Fransman pijnlijk aantoont dat ons fiscaal regime voor vermogens wel erg mild is, komt de kat op de koord. De linkerflank van de federale regering, PS en cdH op kop, jaagt half Vlaanderen op de kast met iets wat ruikt naar een belastingverhoging: de invoering van een vermogenstaks. De rechterflank steigert en blokkeert, met als toppunt een liberale vicepremier die dreigt de regering op te blazen. Terwijl het heel simpel zou kunnen zijn: meer taks op vermogen, minder taks op arbeid.

In plaats van daadkracht, van durf om dit dossier aan te snijden, schuift deze regering de boel op de lange baan. Met steeds dezelfde mantra bij de premier: 'We houden ons aan het regeerakkoord'.

Het wordt tijd dat Di Rupo inziet dat het premierschap een inhoudelijke job is, geen uitvoerende. We hebben een piloot nodig in de cockpit, iemand die moeilijke vragen niet uit de weg gaat, maar ze aansnijdt. In die zin is de boosheid van ondernemend Vlaanderen te begrijpen, ze snakken naar een toekomstgericht project. Alleen is die verzuchting geen monopolie van de haute finance, die in één beweging dreigt de koffers te pakken.

Ook verpleegster An maakt zich terecht zorgen over haar toekomst, en vraagt zich af waarom ze proportioneel meer belastingen betaalt dan een miljardair.

Wouter Verschelden
Hoofdredacteur De Morgen

COMMENTAIRES D'INTERNAUTES

"Toine maakt zich ook terecht zorgen en vraagt zich af waarom hij allerhande belastingen dient te betalen en de vakbonden niet , waarom hij zijn geld niet in belastingsparadijzen zou mogen onderbrengen, aan gunstige voorwaarden, maar de vakbonden wel"

"Enige dagen terug rade een aantal ondernemers aan om voor N-VA te stemmen. Daarna kwam er een aandraven met een marxistische onderscheiding voor de premier. Dat het niet allemaal loopt zoals het hoort staat buiten kijf, maar dit alles geeft een wrang gevoel van "Vokaïzering" met de nauwelijks verholen bedoeling hun messias op de troon te helpen plaatsen."

"De traditionele 3 politieke families inclusief de rooien zorgen er reeds jaar en dag voor dat de écht groten en écht rijken inderdaad in België nog steeds een zéér gunstig fiscaal regime hebben, maar de gemiddelde hardwerkende zelfstandige wordt net als de gemiddelde werknemer ontzettend zwaar belast. Diegenen die hier stellen dat N-VA er puur voor de rijken zou zijn, kletsen maar. 't Zijn de traditionele 3, inclusief de soc'en die reeds decenialang quasi dezelfde regels laten gelden."

"De NVA hoeft geen campagne te voeren, dat doen de media in hun plaats."

"Ik ben ook voorstander van de rijken meer te belasten, maar niet op de eerste plaats. Volgens mij moet je eerst afvragen : "Neemt iedereen zijn verantwoordelijkheid". Want volgens mij moeten de mensen die hun plichten niet nakomen aangepakt worden. Ik heb het enerzijds over 'belastingontduiking' en anderzijds over 'werklozen die te weinig moeite doen om werk te zoeken'."

"Wat "ondernemend Vlaanderen" wil, staat mooi verwoord in het NVA-programma: maatregelen die het werkvee dwingen slechtere arbeidsvoorwaarden te accepteren en de "ondernemers" nog meer winsten opleveren. Niks inhoudelijk project en zeker geen daadkrachtige Di Rupo in de cockpit."

COMMENTAIRES DE DIVERCITY
QUAND ELIO SE MET EN SCENE A LA VISCONTI
A observer les tribulations d' Elio dans les rues de New York en compagnie de deux de ses ministres on n'a vraiment pas le sentiment qu'il se met en scène  pour remporter les élections communales (il est candidat à sa succession à mons) qui se rapprochent à grands pas. "Dans cette mise en scène, la photo joue un rôle essentiel: il s’agit, presque exclusivement, de “photo opportunities”(LB).
Et ceci , selon de Morgen au dépens de son efficacité de chef de gouvernement.  "Een premier heeft de kracht van zijn ambt. Hij zet de toon, voor en achter de schermen. Zo bouwt hij geloofwaardigheid en draagkracht op voor het gemeenschappelijke project van zijn coalitie.
Niet zo met Elio Di Rupo" (DM)
Curieusement Elio premier donne, plus l'impression de régner en souverain décontracté que de gouverner la Belgique.
Yves Leterme, malgré sa belle maîtrise du français et son nom à consonnance latine,  nous donnait le sentiment  d'être le premier ministre des seuls Flamands. Avec Elio ce serait plutôt l'inverse: "Vlaanderen omarmt deze premier en zijn project niet, integendeel, (...)
de linkerflank van de federale regering, PS en cdH op kop, jaagt half Vlaanderen op de kast met iets wat ruikt naar een belastingverhoging: de invoering van een vermogenstaks."
Il est bien certain que les slogans de campagne du PS renforcent encore cette impression.
Le vivre ensemble entre Flamands néo conservateurs et francophones regardés par eux comme des néo marxistes est vraiment mis à rude épreuve.
Quoi qu'il en soit, Elio premier ne boude pas son plaisir. Serait-il persuadé qu'il entrera dans l'histoire commele dernier premier ministre du royaume de Belgique?
MG



PHOTO OP: BELGIUM

Philippe Paquet (La libre)
L’entourage du Premier ministre nous en veut d’avoir peut-être suggéré, dans notre chronique d’hier, que M. Di Rupo était venu à New York pour ne rien faire.
La diplomatie, nul ne l’ignore, fait une grande place aux apparences: des déclarations ciselées à la virgule près, des gestes mûrement réfléchis (sourire ou pas, serrer une main ou non…), des rapports volontiers manipulateurs avec les médias, etc.
Dans cette mise en scène, la photo joue un rôle essentiel. Il suffit, pour s’en convaincre, de passer en revue le programme envoyé chaque jour par le service de presse des Nations unies aux journalistes accrédités: il s’agit, presque exclusivement, de “photo opportunities”. Les médias doivent trouver leur bonheur dans le privilège d’immortaliser l’entrevue de X et Y au siège de l’Onu. Quelques coups de flash, trois petits tours, et l’on s’en va.
La Belgique ferait-elle bande à part ? Préférerait-elle la vérité à l’illusion? Privilégierait-elle la coulisse plutôt que le show? Toujours est-il, comme devait nous le dire mardi, à New York, Paul Magnette, ministre des Entreprises publiques, de la Politique scientifique et de la Coopération au développement, chargé des Grandes Villes, etc., notre pays ne fait pas assez savoir tout ce qu’il réalise et finance dans le cadre des Nations unies (la Belgique occupe d’ailleurs une remarquable 15e place sur 193 en termes de contribution au budget global de l’Organisation).
La Belgique compte ainsi parmi les principaux contributeurs aux budgets spécifiques des agences de l’Onu qui s’occupent d’aide humanitaire, de santé publique, d’éducation, mais on l’ignore, a souligné le ministre de la Coopération etc. La Belgique fait souvent aussi bien, voire plus, que la Hollande et les pays scandinaves, mais autant ceux-ci ont l’art de le crier sur tous les toits, autant notre petit royaume sait se faire discret.
C’est pareil sur le terrain diplomatique. La Belgique se bat ainsi continuellement pour que l’Afrique centrale reste sur le radar des Nations unies, rappelle Didier Reynders, notre ministre des Affaires étrangères, alors que, cette année, la Syrie, l’Iran et même le Mali tirent la couverture médiatique et diplomatique à eux, aux dépens du Congo.
On n’est dès lors pas trop de trois, du côté belge, pour tenter de remettre les pendules à l’heure. L’entourage du Premier ministre nous en veut d’avoir peut-être suggéré, dans notre chronique d’hier, que M. Di Rupo était venu à New York pour ne rien faire. On ne saurait, en effet, être plus éloigné de la réalité puisque, en plus de sa participation à plusieurs réunions multilatérales et de ses rencontres bilatérales (notamment avec son collègue d’Andorre), le chef du gouvernement doit faire la promotion de Liège Expo 2017.