lundi 3 septembre 2012

Affaire Martin : « L'émotion a malmené la raison »



La libération de Michelle Martin a suscité énormément d'émotions et fait couler beaucoup d'encre. Pour l'écrivain-blogueur et observateur des médias Marcel Sel, il y a eu « une récupération politique malsaine ».

30 août 2012

Marcel Sel a observé la manière dont les médias ont traité la libération de Michelle Martin. Selon lui, la classe politique qui n'a pas pris la distance nécessaire avec ce sujet de société ou les médias
qui ont parfois endossé le rôle de catalyseur de l'émotion, ont, lors du traitement de cette affaire, surtout tiré la couverture médiatique vers eux.
« Au niveau politique, on a été oblitéré par des discours de réponse à l'émotion. Les hommes politiques ont fait mine de répondre à une question mais en fait ils n'ont fait que brouiller les cartes, »
estime Marcel Sel. Alors que les communales se profilent à l'horizon, les partis n'ont pas pris la peine de se mouiller en expliquant les choses calmement. « Il y a eu une sorte de pensée unique par peur de perdre des voix. »
Selon lui, Charles Michel a été le plus loin dans ce jeu-là. Chacun s'est renvoyé la balle pour ne pas paraître plus tendre. « Il y a eu un moment où l'on a cessé de présenter la vérité. J'entends par là, la vérité juridique, car il y a eu un procès, le système démocratique a fonctionné comme il faut. »
«Cette affaire a divisé la société » Pour certains, les médias en général n'ont pas non plus fait dans la dentelle, surfant sur l'emballement et l'attention des téléspectateurs, auditeurs et lecteurs.
Pour Marcel Sel, qui l'a dit haut et fort, certains ont franchi la ligne blanche. Dans un post publié jeudi sur son blog, Marcel Sel creuse sa réflexion au départ d'un édito paru dans Sud Presse qui laissait entendre que « cette affaire a creusé un fossé énorme au sein de la société belge. (…) d'un côté, la grande majorité (de l'opinion publique, blessée par la faveur faite à l'ex-épouse de Marc Dutroux ; de l'autre une certaine élite intellectuelle, ou prétendue telle (…), qui a fait du respect du droit une sorte de règle parfaite et donc indiscutable. »
Pour Marcel Sel, le populisme, dans ce cas précis c'est « lorsqu'on tente de diviser deux classes distinctes, deux parties, deux vérités opposées, en affirmant que l'une est bonne et l'autre est mauvaise. »
Alors que les deux opinions coexistent sans s'exclure dans notre société affirme-t-il. « Dans les citoyens qui n'ont pas fait de grandes études, il y en a plein qui ont été choqués par les réactions
violentes que l'on a pu voir à la télé autour du monastère de Malonne. »
Les médias ont parfois perdu leur rôle d'observateur intelligent pour rentrer de plain-pied dans l'émotion laissant la raison sur le bas-côté. « Les éditos, très importants selon moi, devraient être la
morale de l'info du jour. Un commentaire intelligent qui permet d'expliquer les choses de façon sincère, honnête et précise. »
(St-) Aldwin Raoul (Le Soir)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
CONTROVERSE
Et voilà que dimanche midi sur RTL comme sur la RTB on retrouve les mêmes intervenants, les mêmes arguments, mimiques et esquives des politiques. Zéro en pédagogie et 19 pointé en démagogie.
Pendant ce temps là la N-VA pédale de conserve et en "famille" sur les chemins du gordel tandis que les militants FDF y sèment ses clous et embûches diverses.
Décidément, les médias télévisés n'ont de cesse de répercuter la vindicte populaire dans le seul dessein de se concurrencer et de faire de l'audience. "Les médias ont parfois perdu leur rôle d'observateur intelligent pour rentrer de plain-pied dans l'émotion laissant la raison sur le bas-côté."
On ne saurait mieux dire. La démagogie façon Tea Party à la républicaine fait des ravages redoutables.
Obama risque d'en faire les frais et le tsunami qui a déjà ébranlé la Flandre atteint le reste du pays. Partout triomphe l'omniprésente bêtise au front de Jean Denis Lejeune le vertueux.
On retiendra l'uniforme d'entrepreneur de pompes funèbres adopté pour la circonstance par Michel le Fils toujours aussi imbuvable et malhabile.
Le Ps n'a aucun souci à se faire aussi longtemps que MR lui opposera des gugus de cet acabit, il n'a aucune raison de craindre les élections.
Elio, en ses interviews de rentrée, se veut rassurant dans les deux langues. Il serait temps qu'il se mette aussi à l'allemand, comme son roi.
Tout va très bien monsieur le marquis, tout va très bien!
MG

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