dimanche 9 septembre 2012

Bart De Wever cible le PS et se projette déjà en 2014



Le président de la N-VA, Bart De Wever, a ciblé dimanche le PS, à l’occasion de la rentrée politique, et s’est d’ores et déjà projeté en 2014, après les élections fédérales et régionales que les sondages annoncent triomphales pour son parti.
















Fidèle à sa vieille antienne, le président des nationalistes flamands a rappelé sa vision de la Belgique : une addition de deux démocraties, dominées au sud par le PS, à gauche, et au nord, par la N-VA, à droite. « Cette addition,

ça ne va plus », a-t-il asséné, interrogé au cours de l’émission « Mise au point » sur la RTBF. A ses yeux, les francophones font payer la facture de ce modèle aux Flamands : « si on veut la gestion du PS, que l’on paie pour cette gestion », a-t-il averti. Et de se montrer très clair : la N-VA est en totale opposition avec le PS.
Les nationalistes flamands réclament un modèle confédéral. Les élections de 2014 constitueront un moment décisif pour le mettre en place.
« Le match sera fini », a asséné M. De Wever : les vainqueurs seront soit les partis flamands, minoritaires, qui ont soutenu le gouvernement Di Rupo, soit la N-VA. « Je suis très optimiste : ce sera
la N-VA (…). A ce moment, on aura une vraie discussion sur le confédéralisme ».
S’il se projette déjà en 2014, le président de la N-VA n’a toutefois pas voulu s’avancer sur l’ambition qu’on lui prête de devenir le nouveau ministre-président flamand. Il est candidat en tête de liste
pour le scrutin communal du 14 octobre à Anvers et entend en devenir le bourgmestre. Les enquêtes d’opinion lui prédisent là aussi une large victoire qui serait, selon lui, un signal à l’égard de la « rue
de la Loi » (à Bruxelles) après 90 ans de gestion socialiste de la métropole.
(Belga)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LES JEUX SONT FAITS; RIEN NE VA PLUS
« Si on veut la gestion du PS, que l’on paie pour cette gestion », a-t-il averti.
Et de se montrer très clair : la N-VA est en totale opposition avec le PS.
La messe est dite. Il y a plus de quarante ans que ce discours est tenu en Flandre, dans les fermettes, les conversations de barbecues et les propos du café du commerce.
Désormais ces raisonnements sont partagés sont quasiment officiels et sont partagés au bas mot par plus de 50 % des Flamands et les politiciens socialistes wallons en ont pris parfaitement conscience.
On songe à l'interview testament de Guy Spitaels et aux dernières déclarations d'un Charles Picqué complètement désabusé: "la Belgique est une illusion".
"Les vainqueurs seront soit les partis flamands, minoritaires, qui ont soutenu le gouvernement Di Rupo, soit la N-VA. « Je suis très optimiste : ce sera la N-VA (…). A ce moment, on aura une vraie
discussion sur le confédéralisme ».
On reposera la question de Didier Reynders: "Que voulons-nous encore faire ensemble?"
La réponse risque d'être: pas grand chose - la politique étrangère (l'Europe prendra bientôt le relais), la défense donc l'armée, la monarchie réduite à sa fonction protocolaire et c'est à peu près tout
puisque la monnaie est d'ores et déjà européenne. Quant à la capitale, on se demande quel sera son statut. C'est une vraie question qui exigera une vraie réponse et pas n'importe laquelle.
MG

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