mardi 25 septembre 2012

Cerexhe : "65% des demandeurs d'emploi n'ont pas de diplôme secondaire"




Gianni Ruggieri ( la libre Belgique)
90% de nos demandeurs d'emploi sont 'unilingue francophone', explique Benoït Cerexhe ce matin sur Twizz radio.
La Libre Belgique et La Dernière Heure/Les Sports consacrent ce jour un supplément de leur quotidien à l'emploi.
L'occasion toute trouvée pour Benoît Cerexhe de répondre au PS et au MR bruxellois qui estiment que le bilan de l'emploi à Bruxelles est "discutable".
"Nous sommes aujourd'hui la région où on crée le plus d'entreprises par tête d'habitant, où on performe le mieux en terme d'investissements étrangers, on a créé 60000 nouveaux emplois dans cette région au cours des dernières années, 50000 bruxellois ont eu accès à l'emploi, en plus, depuis 2004" entame Benoît Cerexhe et reconnaît que la région bruxelloise va devoir "absorber" l'explosion démographique à laquelle elle est davantage confrontée que les autres régions du pays.
Et concrètement pour répondre au PS et au MR ? "J'ai appris à prendre un peu de distance, on est en période électorale et il y en a qui roulent des mécaniques. Dans son même programme électoral, le PS de Bruxelles loue l'action de la ville en matière d'emploi !"
Le Ministre bruxellois explique donc les chiffres de l'emploi à Bruxelles (près de 110.000 demandeurs d'emploi en août 2012) par l'explosion démographique et par la problématique de la formation : "90% de nos demandeurs d'emploi sont 'unilingue francophone', 65% n'ont pas un diplôme d'humanités secondaires alors qu'on est dans une économie qui se tertiarise et demande de plus en plus de compétences !"

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA BATEAU COULE
Inutile de se rejeter la responsabilité politique de ce désastre: elle est collective. L'ensemble des acteurs sociaux, politiques, syndicaux et pédagogiques sont à mettre en cause et sans doute aussi et surtout les parents de ces jeunes gens; les filles sont généralement plus zélées et appliquées scolairement.
Une ville dont 65% des demandeurs d'emploi n'ont pas terminé leur enseignement secondaire est confrontée à un problème majeur.
Que peut-on faire pour sortir cette génération sacrifiée de l'impasse sociale? Mettre le paquet sur une formation professionnelle de la seconde chance?  On nous dit qu'on s'y emploie depuis des années déjà. Donc, il faut bien constater le double échec de l'école et celui des formations.
Ceci ne peut qu'entraîner une inflation de l'économie au noir ainsi que de la criminalité. Bonjour les dégâts.
MG

ALAIN MATHOT: "ON SE BALADE ET ON DIT BONJOUR"



Mathieu Colleyn
Alain Mathot ne craint pas grand-chose à Seraing, même ses déboires judiciaires. Sûr de sa popularité, il arpente les rues de sa commune. Il table sur les investissements qui prennent corps dans sa ville.
Souriants, les responsables de la mosquée remercient chaleureusement Alain Mathot d’être passé les écouter. 16h30, le bourgmestre, candidat naturel à sa propre succession, prend la route vers le thé dansant organisé par les seniors socialistes. Ceux-ci doivent l’attendre depuis une bonne heure déjà. La journée de campagne du "fils Mathot" est loin d’être terminée dans une ville qui lui semble acquise. Sa ville : Seraing.
 "On se balade et on dit bonjour aux gens." Clin d’œil. En marchant, le maïeur PS plante le décor politique de Seraing : 64 000 habitants, dont 40 000 électeurs. Le conseil communal compte 39 membres, dont 26 sont socialistes. En 2006, le "fils de Guy" avait "scoré" : plus de 8 400 voix, un millier de plus que le meilleur score de son père. Arcelor Mittal ? Grave, certes. Triste aussi. Mais peu de Sérésiens y travaillent encore, dit Mathot. Qui évalue toutefois le manque à gagner pour la commune en cas de fermeture : 4 à 10 millions d’euros de taxes.
(...)"On voit la santé d’une ville au nombre de grues à l’horizon , lance le jeune bourgmestre. Et ici, on commence à en voir." Effectivement, Seraing est en chantier. Quelque 120 millions d’investissements publics sur lesquels se sont greffées des dizaines de millions venus du privé. Pas peu fier de son bilan, Alain Mathot assure que sa ville remonte la pente. Mais la route est encore longue.
"LA SOLUTION C’EST L’EMPLOI
 LES PROBLEMES SOCIAUX N’ONT RIEN A VOIR AVEC L’IMMIGRATION"
 "Il y a tant à faire", répétera-t-il tout au long de la journée. Le groupe est toujours assis mais la discussion porte bientôt sur les problèmes de Seraing. L’insécurité, notamment. Le bas de la ville doit compter avec 25 % de chômage chez les jeunes. "On ne leur donne pas d’espoir." La solution c’est l’emploi, selon Alain Mathot, les problèmes sociaux n’ont rien à voir avec l’immigration : "Ce n’est pas un problème de race mais d’emploi. Il y a cinquante ans on parlait des macaronis dans les écoles mais à l’époque il y avait le plein-emploi." Son raisonnement : l’emploi fait disparaître la discrimination à l’embauche et relance la jeunesse. On en revient aux grues et donc au retour de l’activité économique au cœur de Seraing.
Puis, la maison quatre façades, "c’est passé". Les gens veulent revenir en ville, poursuit le bourgmestre. Qu’offre la villa finalement ? "Le barbecue et les gamins qui courent dans la pelouse . Il faut pouvoir offrir ça aux gens en ville des espaces verts, des barbecues" , poursuit-il. On change bientôt d’établissement. Les "Get 27", et les premières bières sont servies, les "blancs glace" suivront
 " Deux établissements plus tard, en route vers un petit restaurant situé au-delà de la Meuse. Un quartier difficile pour une rencontre avec le groupe de Sérésiens qui forment le gros de la liste PS. On entretient la bonne entente. De l’ambiance, il y en a. "Je suis vieux" , lancera un ancien de la tablée. "Maaaais non" , répliquera-t-on des quatre coins de la salle. L’ancien ponctuera son intervention par un : "A bas la calotte !", très nostalgique.
Alain Mathot quitte ses colistiers pour se rendre à la mosquée du centre de Seraing, à qui il a promis de rendre une visite officielle. "Nous avons soutenu votre candidature et nous espérons vous donner un coup de pouce pour les élections prochaines" , explique sans ambages la délégation de représentants du culte musulman. "On devrait pouvoir trouver une solution pour le cimetière" , répond très sérieusement Alain Mathot. Il rappelle que le pouvoir communal, en vertu de la sacro-sainte séparation de l’Eglise et de l’Etat ne peut subsidier une mosquée. "Ne me demandez pas de fermer des espaces verts, je veux en créer. Les gens veulent revenir en ville, la villa quatre façades, c’est terminé" , dit-il ne laissant guère d’espoir quant à l’extension du lieu de culte. Interpellé sur la discrimination à l’embauche et le voile islamique, Alain Mathot ne se démonte pas. Le voile dans l’administration, c’est "niet". Et puis, la priorité des priorités : c’est l’emploi. "Il y a cinquante ans, les femmes italiennes étaient voilées, mais il y avait le plein-emploi "
COMMENTAIRE DE DIVERCITY
DONNANT DONNANT
La villa quatre façades c'est fini. Et le plein emploi aussi. Les églises sont vides, les mosquées pleines. Et l'imam de préciser sans ambages:  "Nous avons soutenu votre candidature et nous espérons vous donner un coup de pouce pour les élections prochaines". Ils demandent plus d’espace pour la mosquée, un carré musulman dans l’un des cimetières communaux, ainsi qu’un subside. Donnant, donnant!
C'est un peu cela la démocratie à la mode wallonne.
Et à Bruxelles?
MG




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