jeudi 6 septembre 2012

Les dérapages de certains internautes dans les commentaires





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Dorian de Meeûs
Rédacteur en chef LaLibre.be

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE GRAND DESARROI DES INTERNAUTES
Quelle est la différence entre un quotidien papier et son site internet?
Elles sont diverses et variées mais c'est un débat dans lequel nous n'entrerons pas.
Une différence essentielle, c'est que sur le site internet d'un journal les internautes réagissent désormais en temps réel ce qui génère le pire comme le meilleur. On y trouve des analyses d'une belle
pertinence qu'il nous arrive de relayer en les publiant. On y trouve surtout, et pas seulement dans les journaux populaires, des propos franchement  "excessifs, insultants, diffamatoires, racistes,
homophobes,..."
En cela ces forums sont d'excellents sismographes de l'opinion publique exprimant son désarroi.
L'opinion publique se sent dépassée par les événements et exprime grande souffrance.
On y sent poindre la haine de l'autre à toutes les pages, la haine aussi et surtout du politique qui trouve grâce aux yeux de très peu.
Trop souvent, les internautes s'abandonnent à leurs émotions comme font les manifestants de Malonne que ne guide pas vraiment la raison.
Décidément, le vivre ensemble en temps de paix se révèle un exercice difficile qui demande une longue initiation.
On aimerait penser que l'éducation du citoyen commence à l'école. Pour beaucoup, on peut dire que l'école a failli et continue à échouer
aujourd'hui encore dans ce rôle.
L'éthique, la morale pratique, quotidienne s'enseignent elle? et par qui sont-elles dispensées?  La famille, l'école, la religion?
On se souvient du discours ambigu de Sarko au Latran: "Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur".
La réponse est simple, la meilleure école de l'éthique c'est la vie.
C'est elle qui à travers les parents, les frères, les soeurs les proches les amis, les enseignants, la culture nous enseignent directement et indirectement le bien, le mal ou pire, l'indifférence.

«LE COURS DE MORALE AIDE A DEFENDRE SES PROPRES VALEURS»
Par Judith Duportail - Journaliste Figaro



INTERVIEW - En Belgique, la morale est obligatoire pour tous, du primaire au lycée. Joachim Lacrosse, professeur de morale à Etterbeek, explique au Figaro en quoi consiste cet enseignement.

LEFIGARO.FR.- QU'EST-CE QU'UN COURS DE MORALE NON CONFESSIONNELLE?
Joachim LACROSSE. - Je sais que c'est difficile pour vous les Français de comprendre à quoi un tel cours ressemble. Il faut tout d'abord comprendre que la Belgique n'est pas un État laïc comme la France mais un État neutre. Les cours de morale ont été instaurés suite à un compromis entre l'Église et les «libéraux» (appelés également laïques).
Nos élèves peuvent aujourd'hui choisir entre plusieurs cours de morale: inspirée par la religion catholique, protestante, juive, musulmane, bouddhiste, ou alors non confessionnelle. C'est ce dernier
cours que je donne. Les élèves suivent deux heures de cours de morale par semaine, de la primaire au lycée.
Dans la pratique, les élèves et certains collègues distinguent cours de morale et cours de religions, mais ces cours sont tous en réalité des cours de morale.
En Belgique, professeur de morale est un métier à part entière et pour enseigner au lycée, il faut avoir suivi des études de philosophie.
QUI FIXE LE PROGRAMME DU COURS DE MORALE? QU'Y APPREND-ON?
Le programme du cours de morale, en partie commun, est assez ouvert et organisé autour de grandes questions éthiques et philosophiques:
Qu'est-ce que l'homme (animalité et liberté de l'homme)? Suis-je seul au monde? Dans quelle société je veux vivre? Qu'est-ce que je tiens pour vrai? Quel sens je donne à ma vie?
En pratique, ces questions permettent aussi bien de donner un cours de philosophie que de commenter l'actualité ou d'avoir un débat sur une question de société. Le but du cours étant chaque fois de permettre aux élèves de se positionner et de s'engager dans la société.
Il s'agit de leur apprendre à être acteurs du monde et non spectateurs, de comprendre avant de juger, d'apprendre à respecter la diversité du corps social, etc.
COMMENT SE PASSE CONCRETEMENT LE COURS? S'AGIT-IL D'UN COURS MAGISTRAL CLASSIQUE?
C'est un cours où la parole de l'élève est plus importante que d'habitude. Il y a certes de la théorie, des textes, des graphiques, etc. Mais on essaie toujours de partir des questions et interventions
des élèves, de construire un espace commun.
Nous réorganisons la classe en «U» pour faire des débats, nous divisons la classe en petits groupes pour commenter des textes, des tableaux, etc. Nous avons bien sûr à notre disposition des dispositifs pédagogiques habituels comme des manuels. J'ai fréquemment recours à des supports ludiques: quizz, cadavre exquis, jeux de cartes...
COMMENT DONNER DES COURS DE MORALE SANS IMPOSER A UN ELEVE SA PROPRE VISION DU BIEN ET DU MAL?
Le but du cours de morale est toujours d'amener l'élève à défendre ses propres valeurs, à construire lui-même son système de références, à chercher librement ce qui est bien ou mal. On n'impose aucune vérité, on essaie même de ne pas donner de point de vue «professoral».
C'est la différence principale entre le cours de morale non confessionnelle ou laïque, fondée sur le principe du libre examen, et les cours de religion catholique ou musulmane, où il y a un ensemble
de règles ou d'interprétation des règles qui sont imposées par le professeur.
La seule chose qui est imposée, c'est le respect de l'opinion d'autrui et le rejet de toute discrimination, autrement dit, certains droits fondamentaux de la personne humaine.
NOTEZ-VOUS LES ELEVES? COMMENT EST-CE POSSIBLE?
Comme dans vos cours de philosophie, il est possible d'évaluer les élèves, même si les critères ne sont pas aussi rigoureux que dans un cours de grammaire ou de mathématiques. J'insiste sur l'originalité ou le caractère personnel des réponses, sur la qualité de l'argumentation qui soutient les choix éthiques, politiques ou philosophiques de  l'élève, quels qu'ils soient.
En d'autres termes, ce n'est pas la conformité des idées de l'élève à celles du professeur qui est en jeu.
Jamais un élève n'aura une meilleure note qu'un autre parce qu'il serait, comme le professeur, favorable à l'abolition de la peine de mort, ou partisan de telle utopie sociale. Il s'agit d'encourager la
construction d'un sujet politique, d'un créateur de valeurs, libre et autonome.
CES COURS AIDENT-ILS LES ELEVES A DEVENIR PLUS OUVERTS, PLUS TOLERANTS?
Ce sont des cours très importants, même s'ils gagneraient à être communs, au lieu de séparer les élèves en fonction de leurs convictions religieuses. Le vivre-ensemble, la paix intercommunautaire
et le respect mutuel sont à ce prix. Je crois que les élèves gagnent à suivre ces cours, dans l'ensemble, et pour le professeur c'est un laboratoire fabuleux de l'humain, de la psychologie contemporaine et de l'état général de nos sociétés.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA MORALE DE MOHAMMED EST ELLE DIFFERENTE DE CELLE DE CHRISTIAN OU DE SARAH?
Tout se passe comme si la morale enseignée à Mohammed n'était pas fondée sur les mêmes valeurs que celle transmise à Christian ou à Sarah.
Si, en théorie toutes les morales (chrétienne, juive, musulmane, laïque ou agnostique) quelque part se rejoignent  au royaume des valeurs universelles, dans la pratique quotidienne il en va bien
autrement.
Une directrice d'école primaire me confiait récemment que l'attitude des élèves et des parents de confession musulmane avait beaucoup évolué dans les dernières années et dans le sens d'une plus grande revendication pour tout ce qui touche à la mixité, au hallal, au port du foulard etc. La morale islamique enseignée dans nos écoles officielles met l'accent bien moins sur les valeurs (l'agir bellement) que sur l'orthopraxie, la conformité à la règle prescrite par les mosquées et leurs représentants.  Cette morale conformiste et traditionnaliste se fonde sur une interprétation littérale du prescrit du Coran bien plus que sur l'éthique coranique librement interprétée.
Il est grand temps que la formation des profs de religion islamique soit confiée non pas à un vague exécutif musulman mais à nos universités belges.
MG

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