samedi 15 septembre 2012

Les salafistes arabes: une influence grandissante?


afp - La Libre



Les salafistes ont "une volonté de créer un rapport de forces dans la rue, en prenant prétexte de la dénonciation des atteintes au sacré."
Les manifestations violentes dans le monde arabe contre un obscur film dénigrant l'islam pourraient traduire l'influence grandissante des salafistes, prompts à se mobiliser pour la défense du sacré et qui profitent d'une liberté nouvelle.
Le Printemps arabe a parmis à ces groupes, adeptes d'un retour aux sources des "pieux ancêtres" (Al-Salaf Al-Salih en arabe) et dont seule une petite frange est pour le recours à la violence, de se mettre sur le devant de la scène, notamment en Libye, en Tunisie et en Egypte.
Les salafistes ont "une volonté de créer un rapport de forces dans la rue, en prenant prétexte de la dénonciation des +atteintes au sacré+", explique Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences Po (Paris).
Ce sont surtout les chaînes de télévision religieuses saoudiennes qui ont contribué à propager le discours salafiste dans les pays arabes au cours des vingt dernières années.
Mais s'ils étaient réprimés dans plusieurs pays arabes, d'autres régimes les encourageaient en sous-main, "pour diviser les islamistes" et affaiblir notamment les Frères musulmans, estime Basheer Nafi, chercheur principal au centre d'études Al-Jazeera basé au Qatar.
Et certains régimes utilisent toujours "l'épouvantail" salafiste, surtout le pouvoir syrien en butte à une insurrection populaire et qui exagère leur présence au sein de ses opposants armés, selon les spécialistes.
A la différence des Frères musulmans, à l'organisation bien structurée et chez lesquels la politique prime, les salafistes se regroupent en petites formations hétéroclites ou en adeptes de cheikhs influents, et ont un message plus religieux et social, axé sur la défense du dogme, selon les spécialistes.
"Leur discours politique reste souvent à l'état embryonnaire, et c'est bien la réforme socio-religieuse qui reste leur priorité", explique Stéphane Lacroix, auteur d'ouvrages sur le salafisme dont "Les islamistes saoudiens, une insurrection manquée".
M. Filiu souligne que le terme salafiste est surtout utilisé pour "distinguer les islamistes soutenus par l'Arabie saoudite, d'une part, des Frères musulmans, d'autre part. Aujourd'hui, le Qatar est d'autant plus engagé auprès des Frères musulmans que l'Arabie soutient les salafistes", estime-t-il.
Réprimés sous le régime de Mouammar Kadhafi, les salafistes libyens ont commencé à faire parler d'eux après la destruction de mausolées musulmans et plusieurs d'entre eux se sont organisés en groupes armés.
Une organisation salafiste radicale libyenne, "Katibat Ansar al-Charia", a été pointée du doigt par des médias locaux dans l'attaque mardi soir du consulat américain à Benghazi -- dans laquelle ont péri quatre Américains, dont l'ambassadeur-- mais ce groupe a nié toute responsabilité . L'attaque a été menée lors d'une manifestation contre le film "Innocence of Muslims" dont des extraits sont diffusés sur internet, et qui a enflammé la rue dans plusieurs pays musulmans, car il est jugé insultant pour l'islam.
En Tunisie, la police a dispersé mercredi plusieurs centaines de salafistes manifestant devant l'ambassade des Etats-Unis à Tunis contre ce film. Pourchassée sous le régime déchu de Zineddine Ben Ali, la mouvance salafiste dans ce pays se compose de deux courants principaux, les prédicateurs rejetant la violence et une voie jihadiste responsable des récents coups d'éclat ayant visé plus particulièrement les évènements culturels jugés contraires à l'islam. "Une majorité de salafistes arabes continue de refuser d'entrer en politique et fonctionnent en contre-société prête à se mobiliser violemment contre les atteintes au sacré", estime Jean-Pierre Filiu. "Les salafistes sont plus susceptibles d'encourager des débordements dans les pays où ils ne sont pas assimilés dans le jeu politique" comme la Tunisie ou la Libye, souligne Stéphane Lacroix. En revanche, en Egypte où "une partie des salafistes se sont intégrés au jeu politique", ils "ont été amenés à modérer leur discours", ajoute-t-il. Les salafistes ont fait une irruption spectaculaire sur la scène politique en Egypte en remportant près de 25% des sièges aux élections législatives de l'hiver dernier, en deuxième place derrière les Frères musulmans. Et pour Basheer Nafi, "la montée en puissance des salafistes n'est qu'un phénomène transitoire. La liberté et la démocratie les ramèneront à leur poids réel", assure-t-il.
COMMENTAIRE DE DIVERCITY
« UNE VOLONTE DE CREER UN RAPPORT DE FORCES DANS LA RUE, EN PRENANT PRETEXTE DE LA DENONCIATION DES ATTEINTES AU SACRE »
Reprenons le points essentiels:
les chaînes de télévision religieuses saoudiennes ont contribué à propager le discours salafiste dans les pays arabes au cours des vingt dernières années.
"pour diviser les islamistes" et affaiblir notamment les Frères musulmans,
Les salafistes se regroupent en petites formations hétéroclites ou en adeptes de cheikhs influents, et ont un message plus religieux et social, axé sur la défense du dogme, selon les spécialistes.
les salafistes libyens ont commencé à faire parler d'eux après la destruction de mausolées musulmans
Les salafistes ont fait une irruption spectaculaire sur la scène politique en Egypte en remportant près de 25% des sièges aux élections législatives de l'hiver dernier, en deuxième place derrière les Frères musulmans.
On a pu constater qu'à Anvers, Sharia for Belgium s'est empressée de relayer l'événement dans les rues de Borgehout, le quartier musulman de la métropole.
Il s’agit donc bien d'un mouvement global habilement orchestré et visant à déstabiliser le monde non musulman.
Entretemps on apprend que l'auteur ne serait pas un américano-israélien mais un chrétien copte.
L'information n'est pas sans importance.
MG

120 DEMONSTRANTEN OPGEPAKT IN BORGERHOUT BIJ PROTEST ANTI-ISLAMFILM
Fotosets
BORGERHOUT - In Borgerhout bij Antwerpen zijn jongeren zaterdagnamiddag talrijk de straat opgekomen om te demonstreren tegen de anti-islamfilm 'Innocence of Muslims'. Het protest eindigde met rellen. Ruim 120 amokmakers werden administratief aangehouden en overgebracht naar het cellencomplex aan de Noorderlaan. Dat meldt de lokale politie van Antwerpen.
Vrijdag werd via sms-berichten opgeroepen om zaterdag om 15 uur te verzamelen aan de Drink in Borgerhout. 'Wij zijn bereid om met onze zielen en harten te strijden voor onze geliefde profeet, al is het de dood die ons tegemoetkomt. Wie liefde heeft voor de profeet moet aanwezig zijn', luidde de boodschap. Een tweehondertal jongeren waren op de afspraak.
De jongeren scandeerden leuzen, terwijl de politie een oogje in het zeil hield. Toen de sfeer grimmig werd en amokmakers de confrontatie met de politiemensen opzochten, werd er ingegrepen. Een van de organisatoren - van wie wordt vermoed dat het om een lid van Sharia 4 Belgium gaat - werd opgepakt, waarna de demonstratie uit de hand liep.
'Vermijden dat er nog rellen zouden uitbreken'
'Op de Turnhoutsebaan was een braderij bezig en we wilden ten alle koste vermijden dat de heethoofden tot daar zouden geraken. Het ging er toen eventjes hard aan toe. De politie heeft pepperspray en de wapenstok gebruikt, maar er raakte niemand gewond. De amokmakers konden worden teruggedrongen tot op de Drink, waar ze administratief werden aangehouden', zegt woordvoerder Fons Bastiaenssens.
Een concreet cijfer over het aantal aanhoudingen is er nog niet, maar het zouden er zeker meer dan 120 zijn. De jongeren worden nu stelselmatig overgebracht naar het cellencomplex aan de Noorderlaan. 'We willen op die manier ook vermijden dat er later nog rellen zouden uitbreken. Ze zullen één voor één geïdentificeerd worden en dan in de loop van de avond met mondjesmaat worden weer vrijgelaten', aldus de woordvoerder.


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