mardi 11 septembre 2012

Que veut vraiment Bart De Wever ?





V.d.W. (La Libre)
Le pouvoir. A Anvers d’abord. Au fédéral ensuite, où il veut faire changer le centre de gravité des institutions belges. Et à la Région flamande ? Non, ce n’est pas son "truc", paraît-il.
Reprenons. Dans un mois, Bart De Wever espère conquérir le maïorat d’Anvers. Ainsi, il pourra démontrer que la N-VA est capable de bien gérer une grande ville, après 90 ans de socialisme. Il le répète, la N-VA, ce n’est pas un cauchemar, cela peut même devenir un rêve pour la Flandre et la Belgique.
Après Anvers, rien, croit-il, ne pourra arrêter le sacre de la N-VA et de son empereur, aux élections fédérales, régionales et européennes de 2014. A l’entendre, les nationalistes seront donc, cette fois, incontournables. C’est bien avec Bart De Wever qu’il faudra entamer et conclure.
Et son programme est connu. Non, dit-il en roulant les yeux doux aux francophones, l’objectif de la N-VA, ce n’est pas le séparatisme, même si cet objectif figure toujours au programme de son parti. Il ne veut même pas, dit-il, de révolution, mais d’une "simple" évolution, à savoir un pas de plus vers le confédéralisme. D’ailleurs, plaide-t-il, Kris Peeters (CD&V), le ministre-Président du gouvernement flamand, défend la même option.
Qu’est ce que cela signifie, pratiquement ? De Wever veut accroître la responsabilité des entités fédérées et obtenir plus de compétences encore pour les Régions et les Communautés. Son rêve : changer l’article 35 de la Constitution et limiter au strict minimum les compétences de l’Etat à quelques grands domaines. Tout ce qui ne serait pas listé comme étant fédéral appartiendrait donc automatiquement aux entités fédérées. Bart De Wever montre son impatience. Et dit aux francophones : n’attendons pas 2014 pour en parler. Lançons dès maintenant des négociations discrètes entre le Nord et le Sud du pays.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE PLAN B EST PLOMBÉ
Les francophones ont un point commun avec les Cubains: leurs dirigeants sont fondamentalement progressistes et croient en la vertu des plans: Plan B, plan Marshal et désormais Horizon 2022 (Ce n’est pas du blabla, c’est du concret" Demotte). Tout est chez nous planifié pour le meilleur et surtout pour le pire.  On a même un scénario filmé de ce qui nous attend: Bye, bye Belgium.
Une chose est certaine: après 2014, il faudra apprendre à tirer son plan sans les transferts d'argent flamand. Seconde évidence:  le gouvernement papillon sera tombé depuis longtemps et Elio retournera  à la présidence du PS sauf putch interne contre le César au papillon. On a bien assassiné "papa".
L'avenir de Bruxelles? Ce ne sera plus le problème de Charles Picqué qui pourra jouer tranquillement avec ses châteaux forts de collection en carton pâte. Le siège de Bruxelles sera le problème de son successeur. Qui? Nul encore ne le sait.
Plus De Wever maigrit et plus grossissent son arrogance tranquille et ses ambitions. C'est un homme très intelligent lança le Spit avant de nous quitter et il sait où il va , lui! Surtout il y va imperturbablement.
Il se pourrait qu'en choisissant de s'établir à Uccle le milliardaire Arnault ne devienne belge que pour un temps assez bref, le temps que la francophonie demande son rattachement à Paris. Entre socialistes on trouvera sûrement un arrangement accommodant. Boutade?
"Les Flamands ne veulent pas l'éclatement de la Belgique : ils veulent surtout en garder le contrôle et le profit." commente un internaute et un autre d'ajouter: "Quand un cadre socialiste bxlois ose "ENFIN" dire la vérité, les cadres socialistes wallons, n'embraient pas au 1/4 de tour, puisque leurs intérêts wallons divergent."
"Pourquoi pas 2032 ? ....En France, après quatre mois, la population s'impatiente du peu d'action et de décisions. Hollande promet alors un plan à 2 ans. Ici, avec 14 % de chômage, on parle d'un horizon à 10 ans ! " "Quelle hypocrisie! Quelle manque de lucidité et de courage! Seuls des Spitaels et des Picqué osent dire la vérité. Mais ils sont en fin de carrière (même plus pour le premier). " "Les autres veulent encore parader quelques mois dans leurs postures ministérielles. En face, ils savent ce qu'ils veulent. Cela fait plus de 50 ans qu'ils s'y préparent."
Nous qui prônons le vivre ensemble devenons franchement perplexes face au spectacle que nous donnent nos dirigeants.
A chacun de nous de conclure, demain dans l'isoloir.
MG

DEMOTTE : PLUTOT « HORIZON 2022 » QU’UN PLAN B
Le Gouvernement wallon a invité, ce lundi 10 septembre, le Premier Ministre, Elio Di Rupo, à l’Elysette pour lui présenter les premiers enseignements de la dynamique « Horizon 2022 ».



Belga
Interrogé sur le plan B – qui doit baliser l’avenir de la Wallonie et de Bruxelles en cas de scission du pays –, remis sur le devant de la scène par Charles Picqué ce week-end, le Premier ministre s’est montré peu convaincu par ces annonces. « Les déclarations ne font pas la politique. Je ne vais pas réagir à des déclarations », a-t-il lancé. « Les élections législatives n’ont lieu qu’en 2014, d’ici là, je travaille avec les six partis de mon gouvernement et avec 8 partis sur le institutionnel à mettre en œuvre la réforme. C’est ça qui prime pour moi. »
Elio Di Rupo a cependant précisé qu’il était évidemment important pour chaque région de travailler pour améliorer sa situation et accroître le nombre d’emplois.
« HORIZON 2022, CE N’EST PAS DU BLABLA »
Rudy Demotte a, lui, insisté sur l’importance d’un plan comme « Horizon 2022 » par rapport à un hypothétique plan B. « Si la volonté de Picqué est de dire qu’il faut trouver des outils pour se prendre en charge, c’est bien le cas du plan « Horizon 2022 ». Dans ce plan, il y a des actions, des moyens, du monitoring. Ce n’est pas du blabla, c’est du concret. »
« Par contre, nous n’avons fixé le contenu de ce que pourrait être un plan B », a-t-il conclu. Plus tôt dans la journée, le ministre-président wallon avait affirmé qu’il ne fallait pas se voiler les yeux : « Il y a évidemment péril en à la demeure avec les gens qui prônent l’éclatement du pays. La question qu’il faut se poser, c’est que fait-on au lendemain du plan B ? Aujourd’hui, il y a déjà des décisions à prendre ».

Aucun commentaire: