mercredi 5 septembre 2012

Un préfet bruxellois : << Nos écoles sont devenues des garderies, rien de plus ! >>




Dorian de Meeûs (LB)
<< Elle est où la mixité sociale ? Regardez les écoles techniques, imaginez ceux qui ont les moyens de déménager pour être mieux placés géographiquement ou ceux qui connaissent bien la législation... Même les ministres, vous avez vu où ils mettent leurs enfants ? La mixité sociale, c'est pour les autres..."
Comment les directeurs d'écoles de tous réseaux confondus (officiel, libre et privé) appréhendent-ils ce décret sur le terrain ? Auprès de ceux que nous avons contactés, le discours y est autrement plus critique qu'au cabinet de la ministre de l'Enseignement. C'est presque un monde parallèle, où les constats sont inversés.
Le préfet d'une école réputée de la Ville de Bruxelles, qui préfère rester anonyme afin d'éviter des sanctions du Pouvoir Organisateur qui supporte mal les interviews-vérités de ces responsables d'écoles officielles, a accepté de partager son avis... sans langue de bois : << Ce décret est une belle idée, mais j'ai plus que des doutes sur son efficacité. Dans notre école, il y a 5 ans, on avait des élèves motivés et en phase avec les orientations pédagogiques de l'établissement. De plus en plus d'élèves s'en foutent de la pédagogie de notre école... mais voilà, la garderie est assurée ! >>
Pour les directeurs d'écoles interrogés, le décret est avant tout une source d'ennuis : << On abat un travail phénoménal et inutile. Je suis obligé de recevoir tous les élèves et parents des listes d'attentes pour leur expliquer le décret et justifier leur place en liste d'attente. On a plus de 100 élèves en liste d'attente, vous imaginez ! >>
L'ECHEC SCOLAIRE EN PREMIERE S'ENVOLE...
Notre préfet poursuit sur sa lancée : << Et puis, l'échec scolaire n'a jamais été aussi important en première. Et vu qu'on n'a pas toujours le droit de les faire doubler, ils passent en deuxième. Ce décret se retourne contre ses objectifs, car les enfants s'en foutent et ne font finalement que prendre la place d'un autre. De plus, les demandes d'inscriptions s'envolent entre la 2ème et la 5ème, car les parents retentent leur chance. >>
Du coté du cabinet Simonet, on précise ne pas connaître de tels chiffres d'échecs dans le premier degré et on rejette l'argument qui consiste à dire que l'augmentation des échecs réduit un peu plus encore les places disponibles pour l'année suivante. C'est pourtant un discours que tiennent tous les directeurs contactés par nos soins. Certains estiment que ce phénomène ne cessera de s'empirer avec les années.
Et la mixité sociale, objectif premier de ce décret ? << Elle est où la mixité sociale ? Regardez les écoles techniques, imaginez ceux qui ont les moyens de déménager pour être mieux placés géographiquement ou ceux qui connaissent bien la législation... Même les ministres, vous avez vu où ils mettent leurs enfants ? La mixité sociale, c'est pour les autres... >>.
Une directrice d'école libre ajoute : << la ghettoïsation de certains quartiers s'aggrave avec ce décret, d'autant qu'il stigmatise les écoles en difficultés. >> Un autre directeur d'école lâche : << Je ne comprends pas pourquoi tous les ministres de l'enseignement luttent contre l'excellence. Si certaines écoles sont plus élitistes que d'autres, pourquoi est-ce un problème ? Cela convient très bien à certains enfants. >>
LE DECRET DOPE-T-IL LES INSCRIPTIONS DANS LE PRIVE ?
On peut logiquement imaginer que l'enseignement privé soit une éventuelle sortie de secours pour des enfants sans école. << A vrai dire, non ou à peine 5% de nos élèves. >> nous précise Félix de Merode, Président du Lycée Molière, << Bien sûr, les difficultés rencontrées par certains parents, que le système laisse parfois désemparés, fait que des enfants peuvent s'inscrire ultérieurement chez nous. Nous sommes alors heureux, en tant qu'école privée, de pouvoir leur présenter une solution. Mais le décret n'a pas changé la fréquentation, nos objectifs et perspectives. >>
Pour sa part, Muriel de Bergeyck, la directrice de la toute nouvelle école privée Arboretum College à Kraainem pense que les choses peuvent encore évoluer après la rentrée de 3 septembre : une fois l'enfant inscrit dans aucune école après la rentrée << certaines familles se diront qu'elles ne sont pas armées pour l'enseignement à distance ou à domicile et choisiront l'Arborteum College". >> Cette école, fondée par une mère de famille opposée au décret inscription n'a pour le moment pas encore suffisamment d'inscriptions pour ouvrir ses portes. Même s'il est acquis qu'elle proposera au minimum une étude. Mais vu les difficultés qu'ont les enfants de la périphérie Nord de Bruxelles pour s'inscrire dans les écoles traditionnelles, l'ouverture de cette école est encore envisageable.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
PUISQUE L'ECOLE ECHOUE ESSAYONS L'IGNORANCE
Ce préfet dit tout haut ce que pensent ses collègues.
Les parents ne sont pas dupes, ils exploitent les failles du système.
Un exemple parmi cent. Un couple de cadres sup voulant inscrire leur enfant dans une école de la ville de Bruxelles se fait dire par le chef d'établissement. "Avez vous des amis, des membres de votre
famille qui demeurent près de l'établissement? Que madame s'y fasse domicilier et le tour est joué?
Si tôt dit, si tôt fait, madame s'exécuta et le gamin fut inscrit, sans problème dans l'école choisie par papa.
En vérité ce qui se passe c'est que le projet pédagogique élitaire, éculé et traditionnel des athénées de la ville de Bruxelles et de deux autres communes est étouffé dans l'oeuf par des décrets niveleurs. Le libre catho, plus différencié, pratique une politique de vases communicants en interne entre écoles élitaires et établissements moins "ambitieux".
Oui ces écoles sont en train de devenir "des garderies" avec un personnel enseignant qui refuse de s'adapter et ne modifie en rien ses habitudes pédagogiques. Donc :Bérézina scolaire: hécatombe d'échecs!
A qui profite le crime?
D'abord à l'enseignement catholique dont de la périphérie qui récolte tous les déçus de la capitale dont beaucoup déménagent. Ensuite et surtout, à l'enseignement privé qui immanquablement se développera dans les années qui viennent.
La mixité sociale, pour indispensable qu'elle soit si on veut éviter un choc des cultures et des classes sociales incluses et exclues, ne se décrète pas. Elle ne peut se réaliser sans mixité sociale préalable des quartiers. On en est très loin et on semble s'en éloigner toujours plus!
Certes, le système mis en place par le binôme Ps-CDH (décret inscriptions) vise, en principe du moins, à promouvoir la mixité sociale. Il est certain que dans l'absolu, la bourgeoisie qui est peu
partageuse devra se résigner à voir ses enfants côtoyer ceux de l'immigration. Sinon, les décrets inscriptions installeront partout la médiocrité et l'ignorance en même temps qu'ils renforceront un
apartheid scolaire de fait. Effet pervers? Assurément!
On le sait, l'individualisme bourgeois rêve de réussite sociale pour sa descendance plus que de solidarité avec les exclus.
Cela dit, il faut bien voir que n'est pas vraiment l'école qui fait la différence mais bien les enseignants.
"Leerkrachten zijn de bepalende factor in het onderwijs".
L'école c'est trois choses: une stucture en dur, (à la limite ce n'est pas le plus important) une structure et une organisation administrative, (c'est capital, sinon on ne fonctionne pas) ; des
élèves qui se stimulent mutuellement ou se découragent les uns les autres (un vrai bouillon de culture ou d'inculture) et une équipe enseignante animée par un chef d'école plus ou moins inspiré qui sait
à peu près où il veut aller.
De tous ces facteurs, le plus important à mes yeux- j'ai passé soixante ans dans les écoles, -jardin d'enfant compris, c'est le talent et surtout l'engagement des enseignantes et des enseignants.
Pedro De Bruyckere ne dit pas autre chose.
A vingt ans je pensais que trois enseignants m'avaient marqué, à cinquante j'en énumérais cinq; à l'automne de ma vie, j'en compte une petite dizaine de maîtres à écrire, à penser, à regarder, à écouter, à lire, et plus important encore à vivre
Et je ne compte que les profs, pas les écrivains, les artistes croisés dans les livres, les musées, la société. Ne sommes-nous pas le fruit de nos rencontres?
Heureux ceux qui ont croisé à l'école des enseignants cultivés, généreux, rigoureux et surtout enthousiastes qui leur ont donné le goût de la connaissance et le plaisir d'apprendre.
J'eus cette chance et je le mesure enfin à sa juste valeur.
C'était, je le comprends aujourd'hui, des hommes et des femmes issus sans exception des classes laborieuses mais redevables à l'école de ce qu'ils étaient devenus.
Le monde politique a eu grand tort dans les années septante et quatre-vingt de décourager les vocations enseignantes et de casser l'élan des enseignants. Elio Di Rupo et Laurette Onkelinx portent en cela une lourde responsabilité. Est-il indécent de se demander dans quellles écoles furent ou sont inscrits leurs propres enfants?
Aujourd'hui, le gros effet d'annonce de rentrée de la ministre Simonet c'est de faire passer la formation initiale de trois à cinq ans.
Apparamment tout le monde applaudit, y compris les syndicats.
Allonger la formation est une chose, en augmenter la qualité est un autre défi.
J'ai connu une petite école normale qui se voulait "pas comme les autres" où on formait en deux ans des maîtres accomplis et des institutrices motivées et compétentes. des artisans pédagogues dont quelques uns vécurent leur métier en véritables artistes éveilleurs.
Elle a disparu en faveur de la création de grands ensembles anonymes sortes d'usine à diplômer de mauvais enseignants.
"Now that we have put a man on the Moon, let's commit to keeping everyone in school. Let's commit that, within a decade, every American will have the tools for, and financial access to, some kind of
postsecondary education -- whether it is vocational school, community college or a four-year university. Because without some higher education that makes you "work ready" for one of today's good jobs and a lifelong-learner for one of tomorrow's, you'll never secure a decent job or realize your full potential here on Earth.' (Friedman NYT)
MG

ENKELE WENSDROMEN VOOR HET NIEUWE SCHOOLJAAR

Leerkrachten zijn de bepalende factor in het onderwijs, laten we dat niet vergeten, schrijft Pedro De Bruyckere. Hij is lerarenopleider en onderzoeker aan de Arteveldehogeschool, auteur van onder andere "De jeugd is tegenwoordig".
 
 
 
Leerkrachten zijn de bepalende factor in het onderwijs. Je kan iPads invoeren, maar deze zullen pas een meerwaarde hebben in de handen van een goede leerkracht
"You're a teacher, Taylor.
Be honest. What do you make?"
Deze vraag kreeg de beroemde dichter en leerkracht Taylor Mali ooit op een etentje. Wat maken leerkrachten nu?
Maandag gaan onze kinderen terug naar school. Op scholen is het onderwijspersoneel al een tijdje bezig met lessen voorbereiden, lokalen klaarzetten,... Leerkrachten zijn geen supermannen of
-vrouwen, maar doen wel superwerk. Leerkrachten leren, inspireren, doen transpireren.

Minstens een keer per jaar wijs ik mijn studenten, leraren in wording,erop dat door de deur van hun klas de hele wereld kan en zal binnenkomen. Ze zullen positieve dingen meemaken, een broertje, een zusje, een eerste verliefdheid, maar ook elke oorlog of elke vorm van misbruik kan je als leraar van wel heel dichtbij ervaren.
Steeds weer zullen ze er als leerkracht moeten zijn en proberen er op de best mogelijke manier op in te gaan en mee om te gaan.
Als er een ding steeds terugkomt uit onderzoek, is dat leerkrachten de bepalende factor zijn in het onderwijs. Je kan iPads invoeren, maar deze zullen maar een meerwaarde betekenen in de handen van een goede leerkracht. Je kan het onderwijs hervormen, maar het zijn de leerkrachten die het moeten uitvoeren.

Ja, we hebben allemaal slechte herinneringen aan die ene leerkracht, maar denk ook terug aan die andere leerkrachten die je gemaakt hebben wie je nu bent. Ik speel gitaar door meester Frank, ik ben leraar geworden door meester Pieters, ik blijf lastige vragen stellen door grote meneer Vlaminck en professor Spoelders. En zo kan ik lang doorgaan, sorry voor wie ik nu niet vernoem.

Maar leerkrachten verdwijnen. Bijna een op drie jonge leraars stopt binnen de 5 jaar. Het tekort zal de komende jaren snel oplopen boven de 12.000. Minister Pascal Smet en de onderwijsorganisaties werken aan een loopbaanpact, maar ze kunnen het niet alleen. Het gaat niet alleen over anciënniteit, werkzekerheid of meer loon. Dit is belangrijk, zeker, maar er is meer.

We hebben allemaal nog steeds een groot vertrouwen in het onderwijs, maar toch vragen we nog steeds aan iemand die voor de klas wil staan of hij of zij niets beter kon vinden? Of koos je ervoor om meer tijd met je kinderen door te brengen? Is de vakantie mooi meegenomen?

We hebben het over een tekort aan plaatsen voor onze kinderen, maar merkte je ook al dat we het dan quasi altijd eerst over gebouwen
hebben? We bouwen bij of plaatsen containers, maar pas als achterafgedachte vragen we ons af wie er in de klas zal staan. We hebben vertrouwen in ons onderwijs, tot onze eigen zoon of dochter
slecht scoort.

Voor dit nieuwe schooljaar heb ik enkele wensdromen.

Ik droom van scholen waarin leerkrachten niet vrezen voor hun gezondheid en die van hun leerlingen.
Ik hoop meer leerkrachten te horen in alle debatten over de vele veranderingen die op til zijn in het onderwijs. We horen ze vaak niet omdat ze met iets belangrijks bezig zijn, namelijk onze kinderen
opvoeden, maar te vaak vergeten we hen ook gewoon te bevragen.

Beste ouder, misschien heb je gelijk dat de leerkracht van je zoon of dochter een fout maakte, maar probeer dit jaar gewoon als denkoefening eerst eens je zelf af te vragen of het wel zeker zo is. Je kan daarna nog altijd informeren.

Beste leerkracht, mag ik je vragen je directies bij te staan. Ze doen hoogstwaarschijnlijk een van de moeilijkste jobs in het onderwijs. En doe verder gewoon fantastisch werk.

Beste leerling, leer en ontdek. Verwonder en bewonder. Lach met je leerkracht, ook als de grap minder was, lach niet uit en weet vooral dat het mensen zijn die niet in een kast gaan in het weekend, maar wellicht op zondagavond aan het werk zijn om jouw les nog beter te maken.

Beste scholen, mag ik vragen dat jullie stagiairs massaal verwelkomen, ondanks het vele werk. Sommigen zal je de ogen openen dat onderwijs niets voor hen is, anderen zal je ontdekken als toekomstige collega.

Wat maken leerkrachten nu? Taylor Mali geeft het antwoord op het einde van zijn gedicht. Leerkrachten maken 'verdomme' het verschil.
Maar zijn laatste woorden zijn misschien nog veel belangrijker: Now what about you?
LAAT KENNIS UITDRAGEN DOOR LERAARS DIE GELOVEN DAT JE VERSLAAFD KAN RAKEN AAN KENNIS
BRON: OPINIE
Ingrid Vander Veken is auteur en journaliste. Zij schreef theater en scenario's, romans en kinderboeken. Haar jongste roman is Aankomen in Bali (2011).
Ik dacht eraan, toen voor de schoolvakantie het debat over de leerplannen losbarstte. Ik dacht er opnieuw aan nu aan het einde van de vakantie het taalgebruik onder vuur ligt. Ik zal er opnieuw aan
denken, als vanochtend de dure boekentassen worden bovengehaald.


Hoe ik, kuierend door Parijs, in het Quartier Latin belandde. En ik er minutenlang op stond te kijken. Verbluft, ontroerd. Zo kon het dus ook. Gebeiteld in steen, zo niet voor de eeuwigheid dan minstens voor hele generaties, prijkte daar op gevels het hele aanbod. Géologie, paléontologie, géometrie, mineralogie, physiques, zoologie, mathématiques..., en ergens daartussenin ook mécaniques. Geen
afzonderlijke of minderwaardige discipline: nee, onder hetzelfde dak met evenveel pracht en praal. Geen haar op de toenmalige hoofden dat eraan dacht dat men ooit minder zou willen. Want het ging zo maar door, daar in die wijk van onderwijs en wetenschap, huizenblok na huizenblok.




Op de hoek van het Institut de Géographie las ik: 'opgericht door markiezin Arconati Visconti ter ere van haar vader Alphonse Peyrat, homme de lettres et sénateur.' Literator en senator, wanneer had ik die twee nog met zoveel vanzelfsprekendheid in één adem vernoemd gezien?

Nee, dit stukje Parijs is niet gegroeid uit een eenheidsdenken.
Hieraan zijn eindeloze ideologische en inhoudelijke discussies voorafgegaan, en zo hoort het. Debatteren is ook een vorm van leren, is er een schoolvoorbeeld van. Om bij het recente debat te blijven, mij gaat het niet eens om deze of gene taal. Dialecten vertederen mij, er is niks mis met sms-poëzie. Als woorden maar worden gekoesterd, er bewust wordt omgegaan met taal. Als het maar niet is van lamaarhangen, tisalgoegenoeg. Als we niet blijven bukken.

Volksverheffing
Du choc des idées jaillit la lumière, heet het in het Frans. Wat mij daar in Parijs zo trof, was het kader waarin die choc des idées plaatsvond. Geen opgeleukte scholen, geen gepriegel over vakken of
uren, geen afdingen op een onsje wiskunde of Latijn. Nee, hier waren ernst en overdaad aan de orde en ja, ook een gebrek aan (valse?) bescheidenheid.

De lat moest hoog, niet laag; de basis breed, niet eng. Zoveel mogelijk voor zoveel mogelijk gegadigden was het doel. Volksverheffing dat o zo verdomde en onterecht verguisde woord. Deze trots, deze ambitie: wanneer hebben wij die verloren? Zijn ze gefnuikt door de complexiteit van onze samenleving of hebben wij ze losgelaten uit gemakzucht, wanhoop, twijfel?

Er was dus een tijd waarin men er prat op ging. Kijk eens, dit kennen wij en nog meer willen wij kennen. En al die kennis willen wij delen.
En dat etaleren wij met fierheid, daarvoor trekken wij de nodige middelen uit, spreken wij de beste architecten en kunstenaars aan.
Want kennis verdient het, ingebed te worden in schoonheid. Kennis is schoonheid.

En, dacht ik daar in dat zonovergoten vijfde arrondissement, laat die dan uitgedragen worden door leraars die niet ontmoedigd worden door ontmoedigde leerlingen. Leraars, die niet verdrinken in regeltjes en papieren, maar tijd hebben voor elk van die leerlingen, ook deze die meer tijd vragen. Leraars, die geloven dat je verslaafd kan raken aan kennis, dat cultuur even zinnenprikkelend kan zijn als een goede vrijpartij, en dat enthousiast belichamen. Die dat geloof belijden in een voor iedereen begrijpelijke maar meeslepende taal.

Van die bevlogen leraars, die eenieder die er ooit een heeft gekend, nooit vergeet. Leraars kortom, die passen in zulke paleizen, samen met hun leerlingen. En al zullen die leerlingen misschien nooit in een Panthéon eindigen, zoals de grote denkers en sprekers die dit geloof in kennis heeft voortgebracht, ze zullen tenminste bij leven geweten hebben dat voor hen alleen een paleis goed genoeg was. En dat ze daar welkom waren, of ze er bleven of niet. Ook zonder dure boekentas.

Now that we have put a man on the Moon, let's commit to keeping everyone in school. Let's commit that, within a decade, every Americanwill have the tools for, and financial access to, some kind of
postsecondary education -- whether it is vocational school, community college or a four-year university. Because without some higher
education that makes you "work ready" for one of today's good jobs and a lifelong-learner for one of tomorrow's, you'll never secure a decent job or realize your full potential here on Earth.
Or let's make America for the world what Cape Canaveral was to America -- the world's greatest launching pad for new companies. Let's commit that, in the next decade, we'll create the dynamics to double the number of new companies started in America each year -- from 500,000 to 1 million. That means combining immigration reform, new investments in research to push out the boundaries of science, vastly increasing the speed of our Internet, rebuilding our infrastructure and reforming the tax code. Whatever it costs, we will make it back times 10.
Romney and Ryan denounced Obama for not touting "American exceptionalism." That's actually how a great country becomes unexceptional. You give up the great journeys and just assert your
exceptionalism louder. Exceptionalism has to be earned by each generation, and, when that happens, it speaks for itself.
If only this election were a choice, not between two parties or two candidates, but between two exceptional journeys -- with maps included.

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