jeudi 20 septembre 2012

Une enquête a recueilli les témoignages de parents sur ce qu’ils pensent de l’école.





A l’occasion, ce mercredi, de la 5e Journée européenne du refus de l’échec scolaire, l’association de parents luttant contre l’échec scolaire et l’abandon scolaire a, via 258 formulaires de 43 questions, sondé des parents sur ce qu’ils pensaient de l’école. En voici les principaux résultats.
Tous les parents interrogés déclarent demander à leur enfant comment se passe leur journée d’école. Ils sont 8 sur 10 à s’en enquérir tous les jours. Dans le même temps, 96 % des parents disent aider leurs enfants à faire leurs devoirs et répéter leurs leçons. Plus de 6 parents sur 10 ont le sentiment que leur enfant a beaucoup de devoirs. En effet, 40 % des parents confient que la durée des devoirs à domicile est d’une heure tandis que 15 % disent que c’est fréquemment toute la soirée et ce, tant pour les élèves du primaire que du secondaire; 42 % des parents estiment que leur enfant a des difficultés de compréhension en classe.
Ils sont plus de 7 sur 10 à réexpliquer la matière s’ils s’en sentent capables. Pour les auteurs de l’enquête, "l’école telle qu’elle est organisée en Communauté française a un besoin impérieux des parents pour scolariser les enfants. Les parents sont très souvent les enseignants de leur enfant après l’école". A noter qu’un quart des parents affirment chercher du soutien scolaire à l’extérieur. Ils sont, en outre, près de 80% à juger que le rythme en classe est trop rapide et que les enseignants devraient faire des rappels réguliers.
Lorsque leur enfant est en échec, 63 % des parents admettent revoir avec lui la matière tandis que 45 % disent demander à l’enseignant d’aider leur enfant. L’enquête souligne, par ailleurs, que selon 31 % des parents, leur enfant ne bénéficie jamais de remédiation en classe.
Parmi les parents (48 %) qui ont appris que leur enfant devait redoubler, une part importante juge cette mesure inadaptée. Ils sont en effet 65 % à craindre que leur enfant ait envie de quitter l’école et abandonne ses études. (La Libre Belgique)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
MAUVAIS BULLETIN POUR L'ECOLE
"l’école telle qu’elle est organisée en Communauté française a un besoin impérieux des parents pour scolariser les enfants. Les parents sont très souvent les enseignants de leur enfant après l’école".
C'est sans doute un euphémisme.
Très rares sont les enfants qui réussissent seuls toutes les matières. "7 parents sur 10 à réexpliquent la matière s’ils s’en sentent capables". C'est hallucinant!
Tous ont besoin d'être aidés, notamment par des leçons particulières dans les milieux plus aisés, par des écoles des devoir pour les plus démunis.
C'était sans doute le cas il y a cinquante ans déjà mais à l'époque, les mamans étaient plus disponibles car elles étaient peu nombreuses à travailler à l'extérieur. Un internaute commente: Ben... "C'est normal qu'on aide ses enfants, non ? On les a fait, on les assume"
Les enseignants dénoncent la non implication des parents, les parents déplorent la désinvolture de beaucoup d'enseignants.
Certes  cette étude est un sondage sommaire qui ne nous dit rien sur l'origine ou le profil social des parents ni sur l'âge des enfants dont il est question.
En tout état de cause, ces conclusions font écho à des situations que nous avons tous vécues directement ou indirectement.
Quand on aborde le sujet de l'école, aussitôt fusent les critiques des parents ou grands-parents; rarement les éloges ou les enthousiasmes.
En cause, la formation initiale et surtout la formation continuée des enseignants.
MG
UN INTERNAUTE COMMENTE:
"L'école n'est pas à la hauteur et les efforts de "mixité sociale" ne s'adressent en rien à ce problème. Car quand les parents sont incapables d'aider, par exemple parce qu'immigrés et maîtrisant mal le français, avoir des camarades bourgeois n'aidera pas leurs enfants. J'ai une petite fille qui participe à un échange scolaire. Elle va passer deux mois au Canada dans une famille, y aller à l'école et revenir en Belgique avec son amie canadienne qui ira deux mois dans une école belge. Les organisateurs ont prévenu les parents : "pour des enfants belges, les écoles américaines, c'est le paradis, pour des enfants canadiens, les écoles belges, c'est l'enfer". Et pourquoi ? En Amérique du Nord, on respecte les enfants, leur spontanéité, on encourage leur curiosité, en Europe on a l'obsession de l'ordre, de la discipline, poser des questions, c'est gêner, et le résultat n'est pas bon : les enfants sont inhibés, démotivés, frustrés et on a bien plus de problèmes de discipline."

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