mercredi 31 octobre 2012

THE MED ORCHESTRA
"DROR YIKRA"

Le MED Orchestra, dirigé par l’artiste virtuose Tom Cohen, nous entraine à travers un voyage musical qui présente les différents aspects de la tradition judéo-arabe dans un répertoire musical varié issu des classiques de la musique marocaine, allant du Al-Ala-Andalous à des compositions plus contemporaines. Il propose aussi la traditionnelle technique du Matrouz, alliant texte poétique en hébreux et le son et la musicalité de la langue arabe, jouant sur les résonances et les sonorités similaires aux deux langues. Pour DABA Maroc, l’orchestre invite le célèbre interprète de la musique Judéo-arabe, le légendaire chanteur Rabbi Haim Louk qui transmet par son expérience les profondeurs des poèmes liturgiques hébreux et arabes.

Jeudi 01.11.2012 - 20:00

Palais des Beaux-Arts / Salle M


TINGHIR - JÉRUSALEM

Kamal Hachkar réalisateur, scénario
Tinghir-Jérusalem : les échos du Mellah
Redécouverte d'une culture judéo-berbère
Jeune réalisateur franco-marocain, Kamal Hachkar habite en France mais est né à Tinghir, dans la région montagneuse de l'Atlas, où juifs et musulmans vivaient côte à côte dans une communauté berbère. Fasciné par ses origines, il part à la recherche de ses racines. Ce documentaire nous emmène d'abord à Tinghir, où l'histoire de ses grands-parents l'entraîne dans un monde à jamais disparu, du temps où juifs et musulmans vivaient ensemble. Ensuite, il prend la route pour Israël, à la recherche des juifs qui ont quitté Tinghir à la fin des années 60. Là aussi, il rencontre cette vieille génération de Berbères et fait connaissance avec les chants, les voix et les histoires judéo-musulmans. Une impressionnante mémoire collective dans un film qui offre aussi une réflexion plus universelle sur les identités qui voyagent. Totalement d'actualité !

Le film sera suivi d’un débat. Les intervenants seront Kamal Hashkar (réalisateur), Ruth Grosrichard (agrégée d’arabe, professeure à Sciences-Po à Paris) et Joseph Chetrit (professeur émérite à l’Université de Haïfa, spécialiste de la culture et de l’histoire des Juifs en Afrique du Nord).

Palais des Beaux-Arts / Studio
Dates
Jeudi 01.11.2012 - 17:00
Prix € 5,00: standard

Langue(s)
VO: Hébreu | Arabe | Anglais | Français

Aladin jette un pont entre juifs et musulmans

Christian Laporte
La Libre

Le Projet Aladin passe aussi à la vitesse supérieure en Belgique.
Lancé en 2009 sous le parrainage de l’Unesco, le Projet Aladin prône "la recherche du dialogue, de la compréhension mutuelle, de la justice et de la fraternité humaine". Et veut promouvoir le rapprochement interculturel entre juifs et musulmans. Comment ? Par une meilleure connaissance mutuelle et par une éducation à l’Histoire qui refuse les conflits de mémoire.

Soutenu par plus d’un millier d’intellectuels, universitaires et personnalités publiques issus du Moyen-Orient, d’Afrique, d’Asie, d’Europe et d’Amérique du Nord, le Projet Aladin compte depuis 2011 une section belge. En décembre dernier, au Parlement francophone bruxellois, des représentants des communautés juive et musulmane, des imams et des rabbins, des jeunes mais aussi des parlementaires et des universitaires ont débattu des missions d’Aladin et des relations interculturelles en Belgique. Julie de Groote, la présidente du Parlement, avait "invité la société civile à envahir l’hémicycle pour parler de la citoyenneté en temps de crise parlementaire et expérimenter le laboratoire du vivre-ensemble". A savoir la Belgique avec ses communautés, mais aussi des populations marocaine et turque importantes et la plus grande communauté juive orthodoxe d’Europe. L’antenne belge du Projet Aladin démarrait sous la coordination d’Hubert Benkoski. Un de ses combats est de lutter contre la négation de la Shoah. "Si c’est gagné en Europe, c’est loin d’être le cas dans le monde arabe. Nous diffusons aussi des ouvrages sur l’histoire commune des juifs et des musulmans car il est important de renouer les fils de leur coexistence en enseignant une histoire millénaire, tantôt heureuse, tantôt violente. Aladin recourt au Net, où on peut télécharger gratuitement sur son site des publications traduites en arabe, en persan et bientôt en turc".

Une dizaine de titres sont traduits et téléchargeables. Le fameux film "Shoah" de Claude Lanzmann est disponible avec des sous-titres en arabe, persan et turc.

L’association développe aussi rencontres et débats, en Europe et en terre d’Islam. Chez nous aussi des projets se concrétisent : la semaine dernière, il y a eu un partenariat entre le Centre communautaire laïc juif et El Kalima et ce 1er novembre au Bozar, le Centre culturel judéo-marocain s’unit au Projet Aladin pour une journée sous le signe du dialogue.

Rens. : www.projetaladin.org

mardi 30 octobre 2012

Lijst Islam: 'Ambtenaar of agent in hoofddoek moet kunnen'

© tvbrussel/brusselnieuws.be
Met twee verkozenen op vier kandidaten is de electorale vuurdoop van de lijst Islam geslaagd. Een strijdpunt is het recht van moslima's om een hoofddoek te dragen op het werk, ook in de openbare dienst. De invoering van de sharia is geen doelstelling "tenzij daar een meerderheid voor is.
Op 14 oktober deed de politieke islam haar intrede in enkele Brusselse gemeenten. De lijst Islam haalde met slechts vier kandidaten - enkel mannen - in totaal meer dan 5.000 stemmen. Dat was niet genoeg voor een verkozene in Brussel-Stad, maar in Anderlecht en Molenbeek haalde de jonge partij wel telkens een zetel.
Islam wil naar eigen zeggen "de ethiek terug in de politiek brengen" en een alternatief bieden voor de moslimkandidaten die "hun ziel verkocht hebben" bij de traditionele partijen. "Zonder ziel of ethiek zijn we geen mensen maar dieren", zei kandidaat Redouane Ahrouch, straks gemeenteraadslid in Anderlecht, voor de verkiezingen. Op economisch vlak strijdt de partij tegen het "ultraliberale systeem" en voor "een propere economie zonder speculatie".
Concreet is het recht op het dragen van de hoofddoek op school en op het werk een strijdpunt. "We willen dat ambtenaren van de gemeente of het OCMW en vrouwelijke politieagenten een hoofddoek mogen dragen", aldus Ahrouche nu voor de camera van tvbrussel. "In Engeland kan dat, waarom zou het hier niet kunnen?"
De partij pleit ook voor aparte sportbeoefening voor mannen en vrouwen.
'FASCISTISCH DISCOURS'
Ahrouch, een buschauffeur bij de MIVB, is al lang politiek actief. In 1999 stichtte hij de moslimpartij Noor. In 2009 kwam Ahrouche op met de partij Musulman.be, samen met de bekeerde Jean-François Bastin. Veiligheidsdiensten hielden die een tijd in de gaten wegens zijn radicaal-islamitische ideeën.
De ideeën van Ahrouch stuiten ook in de moslimgemeenschap op tegenstand. "Hij heeft een fascistisch discours", zegt Moustapha Zoufri van de Belgisch-Marokkaanse kunstenaarsvereniging. "Hij staat voor waarden waar we jarenlang tegen gevochten hebben. Extreemrechts heeft altijd gezegd dat wij het land willen islamiseren, Ahrouch bedient hen met een gouden schaaltje."
SHARIA
De invoering van de sharia of islamitische wetgeving in België is echter niet aan de orde volgens Ahrouch. "Wij werken binnen het grondwettelijke kader", klinkt het, wat niet wil zeggen dat Islam geen voorstander is. "Als er een meerderheid zou zijn om de sharia in te voeren via een referendum: waarom niet?"
"Als meneer Ahrouch de sharia wil invoeren nodig ik hem uit om het land te verlaten en zich elders te vestigen of een eigen land te stichten waar hij dat kan doen", antwoordt Zoufri.
In een gesprek met Ahrouche op straat geeft ook een oudere Marokkaanse man aan de ideeën van de partij Islam niet op prijs te stellen. "De islam heeft niets te maken met hoofddoeken of klederdracht", klinkt het. "De islam is een gedragscode. Je mag niet liegen of stelen. Je mag geen mensen aanvallen en moet vriendelijk zijn voor je buren."
De lijst Islam heeft ook plannen om op te komen bij de regionale, federale en Europese verkiezingen in 2014.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE NOUVEAU VISAGE DE L'ISLAM POLITIQUE BRUXELLOIS
Ils n'ont pas l'air commode, les gentils conducteurs de la STIB qui bien se guident et conduisent leurs vies en suivant à la lettre la très stricte guidance coranique .
Voici donc le visage des nouveaux ennemis de la démocratie, démocratiquement élus à Molenbeek et à Anderlecht. A quand le réseau d'enseignement islamique?
"Islam" wil naar eigen zeggen "de ethiek terug in de politiek brengen" en een alternatief bieden voor de moslimkandidaten die "hun ziel verkocht hebben" bij de traditionele partijen."
Ils plaident pour un retour de l'éthique en politique, s'insurgent contre leurs coreligionnaires qui selon eux ont vendu leur âme aux partis traditionnels. Ils ne sont pas allergiques à l'introduction du voile à l'école ni à celle de la sharia qui finira, selon eux, par s'imposer chez nous, même si cela doit prendre cent ans.
On s'insurge partout de bon droit et à raison contre les excès antidémocratiques de l'extrême droite. Mais attention que ces gentils agents de la STIB ne prennent demain la place des politiciens qui ont conquis le pouvoir et ne s'y maintiennent que par le clientélisme communautariste qui demain n'hésitera pas à les balayer dans le vent de l'histoire au profit d'un islamisme qui progresse, progresse inexorablement.
MG


Madrane: "Une grosse partie du MR a un problème avec l'immigration"



Jonas Legge (La libre Belgique)
Rachid Madrane est actuellement vice-président de la fédération bruxelloise du PS, député fédéral et échevin à Etterbeek. Il va bientôt succéder à Emir Kir au sein du gouvernement bruxellois. Il est l'invité de LaLibre.be.
LA CHAMBRE A ADOPTE, CE JEUDI, LA MODIFICATION DU CODE DE LA NATIONALITE BELGE. VOUS VOUS ETES ABSTENU. VOUS PENSEZ DONC QUE LES CONDITIONS DEVIENNENT TROP STRICTES?
Soyons clairs, le groupe socialiste a voté ce texte qui est le résultat de très longues discussions qui ont duré plus de 600 jours. Je suis donc content qu'on ait pu aboutir, d'autant qu'on clarifie et réduit les procédures. Mais, symboliquement, je me suis abstenu parce que, dans ce texte, le nombre de 468 jours de travail requis dans les 5 années qui précèdent la demande de nationalité reste dur pour les femmes et les jeunes qui travaillent à mi-temps. On le voit avec Ford Genk, Duferco, Arcelor, les réalités du monde du travail aujourd'hui, dans notre pays, c'est de plus de plus de mi-temps, du travail précaire,... Or, le texte tel qu'il a été voté risque de pénaliser les travailleurs qui n'obtiennent pas de temps plein.
DE SON COTE, LA N-VA A REGRETTE QUE CERTAINES CONDITIONS NE SOIENT PAS PLUS STRICTES. CELA VOUS SURPREND?
Non. Ce texte est un compromis. Aucun parti n'obtient toujours ce qu'il veut. Nous avons réalisé un magnifique travail parlementaire, notamment durant les affaires courantes. Ce n'est pas les partis qui contestent le plus qui ont été les plus actifs pendant les 600 jours. Il y a eu de longs silences assourdissants de la part de certains.
QUE REPONDEZ-VOUS A THEO FRANCKEN QUI SOUHAITE AUGMENTER LES POSSIBILITES DE RETIRER LA NATIONALITE?
La déchéance de nationalité existe déjà dans la loi. Mais, selon moi, c'est une prérogative du pouvoir judiciaire, et non du politique. Les gens qui crient "België barst" ("Belgique crève") sont-ils les mieux placés pour nous expliquer s'il faut garder la nationalité? C'est paradoxal. Ceux qui veulent la fin du pays nous parlent aujourd'hui de déchéance de nationalité. Il faut aussi y voir une manœuvre politique.
LA FUTURE BOURGMESTRE DE MOLENBEEK, FRANÇOISE SCHEPMANS, ESTIME QUE DES DISCOURS TENUS PAR CERTAINS MEMBRES DU MR, COMME CORINNE DE PERMENTIER OU DENIS DUCARME, NUISENT FORTEMENT A L'IMAGE DU PARTI LIBERAL. REJOIGNEZ-VOUS SES PROPOS?
En effet, au MR, il y a des personnes qui ont des discours de droite très dure. Ils ont une vision négative de l'immigration et donc ils stigmatisent et se réfugient derrière des arguments sécuritaires. Une grosse partie du MR a un problème avec l'immigration, avec l'intégration. Pourtant, on nous montre toujours la petite catégorie qui pose problème. Mais vous savez, si on ne nous rappelle pas qu'on n'est pas belge ou qu'on est d'origine étrangère, on ne le sait pas. Tout simplement parce qu'on est belge. On se sent profondément attaché à ce pays où on est né, à ses valeurs.
LES MUSULMANS SONT-ILS STIGMATISES A BRUXELLES?
L'immigration, c'est un chiffon rouge qu'on agite frénétiquement à l'approche de chaque échéance électorale. Évidemment, c'est un fonds de commerce pour certains. C'est tellement facile de dire que tous les problèmes sont de la faute des immigrés. Mais ces mêmes personnes ne vont évidemment pas vous expliquer que le problème réside dans le capitalisme sauvage. Plus vous créez un sentiment d'insécurité dans la population plus les réponses que le politique doit apporter sont sécuritaires. Et comme ils n'ont que des réponses sécuritaires à apporter, forcément ils entretiennent l'insécurité et un sentiment anxiogène. Mais la vérité, ce n'est pas cela.
FRANÇOISE SCHEPMANS ESTIME AUSSI QUE CES DISCOURS SUR L'IMMIGRATION SONT EXPLOITES PAR DES PARTIS COMME LE PS...
Je ne comprends pas ce qu'elle veut dire par "exploités par le PS". Mais il n'est pas anormal que des gens se défendent et réagissent quand ils sont attaqués.
LORS DES ELECTIONS COMMUNALES, LE PS A ESSUYE DE GROSSES PERTES, PARMI LESQUELLES LE MAÏORAT DE MOLENBEEK OU LA MAJORITE A UCCLE. COMMENT L'EXPLIQUEZ-VOUS ?
J'ai une toute autre lecture que la vôtre. J'ai analysé les chiffres. Sur 271 communes en Wallonie et à Bruxelles, où le Parti socialiste présentait des candidats, le PS est le premier parti dans 117 communes. A Bruxelles, le PS reste la première formation. C'est le parti qui enregistre le plus de progression. Nous avons 7 bourgmestres et participons à 9 majorités. On ne peut donc pas parler de défaite. C'est plutôt une grande victoire au vu de nos maïorats renforcés et de nos progressions dans des communes qui ne sont pas sociologiquement "rouges".
VOUS ALLEZ BIENTOT REMPLACER EMIR KIR COMME SECRETAIRE D'ETAT A LA PROPRETE, AU PATRIMOINE ET A L'URBANISME AU SEIN DU GOUVERNEMENT BRUXELLOIS. ATTENDEZ-VOUS AVEC IMPATIENCE DE DEBUTER VOS NOUVELLES FONCTIONS?
Oui. J'ai siégé au Parlement régional plus de cinq ans. C'est un retour aux sources. Des défis majeurs m'attendent. Je suis impatient de m'atteler à ma tâche. Je serai là pour apporter un dynamisme, une énergie nouvelle. Mes parents m'ont élevé en insistant sur cette valeur qu'est le travail. Je sais ce que ce pays m'a donné, ce que cette région m'a donné et je sais ce que j'ai à leur rendre.
COMMENT PREPAREZ-VOUS LE TERRAIN?
Je rentre dans les dossiers comme un étudiant universitaire qui est dans ses syllabus. J'étudie, je travaille, je rencontre. Des semaines studieuses m'attendent. Je suis conscient de la responsabilité.

COMMENTAIRE DE DIVERS INTERNAUTES


"Les immigrés choisis que je connais (gens qui travaillent ET s'intègrent) votent pour qui ils veulent et souvent MR (Magrébhins), CDH (Subsahariens) voire même ecolo, personne vote PS. Les immigrés subis (vivent d'allocation OU refusent de s'intégrer) sont condamnés à voter PS ."

"Force est de constater qu'avant l'afflux massif d'immigrés subis s'imposant dans notre pays, le MR était le parti ultra-dominant à RBC/BHG. Maintenant, il partage le pouvoir avec le PS, renforcé par de nouveaux clients-électeurs."

Ouimaisnon : "Comme les francs maçons sont tout puissants à Bruxelles, il faut reconnaître que ce sont eux qui ont favorisé cette immigration massive, pour on ne sait quelles obscures et occultes raisons dont ils ont le secret.
Bruxelles était déjà largement maçonnisée depuis 1830, la voilà fortement islamisée. Ce sont donc les catholiques qui s'y sentent les plus rejetés et qui ont le moins à dire. Que les maçons se débrouillent avec cette situation de colonisation musulmane, qu'ils ont créée en quelques dizaines d'années."

linsoumis "Il n'y a pas que le MR qui a un problème avec l'immigration mais l'immense majorité des autochtones, car le bilan est désastreux: échec total de l'intégration, repli identitaire et communautarisme exacerbé ( quand on regarde Maghreb Tv, on se demande dans quel pays on vit) , établissement et développement d'une religion dont les principes sont à l'opposé des valeurs de nos démocraties occidentales, incapacité de notre société de donner des emplois a la majorité des immigres, en particulier les jeunes, délinquance sans précédent dans les cités, police dépassée par les événements, prisons surpeuplées... Une gigantesque bombe sociale a retardement! Moi je vis à BXL et ses méfaits se voient chaque jour davantage. Il est temps que l'on se bouge et mette fin à l'angélisme et au politiquement correct sur le sujet de la gôche bobo (et au silence coupable des autres)."

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ILS SONT BOUCHES A L'EMERI
Où en est-on en matière de promotion de l'interculturel, à Bruxelles, en Belgique, en Europe?
A lire ce genre de commentaires on serait enclin à penser: nulle part.
Les internautes commentateurs de la Libre Belgique en sont restés au temps de la colonisation et des anciens Belges: niveau Tintin au Congo. Ils sont loin d'être les seuls. On lit ce genre de salades dans la plupart des forums de journaux, on les entend au café du commerce, dans les déjeuners en ville ou les dîners en famille au pousse-café quand les vieux oncles se lâchent et que les langues de vipère se délient. On retrouve la même attitude chez les nouveaux élus de la nouvelle majorité N-VA à la ville d'Alost qui entendent bien "reflamandiser" la ville face à la tâche d'huile francophone, c'est-à-dire endiguer l'arriver massive de ressortissants bruxellois d'origine africaine.

En revanche, les ados ont l'air de regarder les choses d'une tout autre manière si j'en crois le joli témoignage que me fait parvenir une jeune fille de 17 ans inscrite dans un athénée bruxellois.
Il s'agit du brouillon en langue française d'un devoir scolaire d'anglais demandé par son professeur après lecture et discussion en classe du célèbre "I have a Dream" de Martin Luther King. Jugez donc par vous-même. Angélisme? Certes mais entre diabolisation et angélisme il y a place pour le dialogue inter culturel et convictionnel.
MG

I HAVE A DREAM
"J’ai fait un rêve aujourd’hui, j'ai rêvé que les cultures se parlaient et se mélangeaient. Nous aurions intérêt à nous rendre compte que le métissage socio culturel est un enrichissement.
C’est une chance pour nous tous de pouvoir côtoyer à Bruxelles différentes cultures, diverses religions, langues, de multiples approches culinaires, musiques et traditions,… alors ne gâchons pas cette opportunité qui nous est offerte et tendons la main à l'autre qu’il soit juif, musulman, chrétien, bouddhiste, noir ou blanc.
J’ai fait un rêve aujourd’hui: j'ai rêvé que nous accueillions des hommes et des femmes de toutes les origines à bras ouverts et que nous cultivions nos différences tout en rejetant l’indifférence.
Celle ou celui qui fut brimé à cause de sa religion, humilié ou raillé à cause de sa race, ou de son accent, en raison de son orientation sexuelle ou de ses coutumes ne l’oubliera jamais et le pardonnera très difficilement. C’est à nous de combattre cette injustice en unissant nos forces et en acceptant chaque individu dans sa ou ses différences. Comment? En nous rapprochant d’autres coutumes, d’autres langues et en nous enrichissant de ce que les blancs, les noirs, les jaunes, les arabes, peuvent nous apprendre.
J’ai fait un rêve aujourd’hui, j'ai rêvé que tous les racistes de ce monde craquaient devant un bébé métis. Ceux qui sont nés de l’union de deux races ont un rôle à jouer pour tisser des liens, raisonner les uns, tempérer les autres,… Ils ont pour vocation d’être les traits d’union, les passerelles, les médiateurs entre les diverses cultures et les différentes communautés. Et c’est notre devoir à nous d’intégrer ces personnes, de leur permettre d’assumer leurs appartenances et leurs identités multiples. Frères et sœurs humain je vous demande d’intégrer dès aujourd’hui ces gens, de ne pas leur demander de choisir leur camp et de n'exiger d’eux qu'une seule chose: qu’ils restent tels qu’ils sont car c’est leur plus belle richesse.
Par facilité nous "amalgamons" sous les mêmes étiquettes les gens qui nous semblent « différents », nous les enfermons dans des généralités, des clichés, nous leur accolons nos préjugés, par facilité nous leur imputons toutes sortes de crimes, d'actes collectifs – « Les Allemands ont "génocidé"… », « Les Serbes ont massacré,… », « Les Américains ont saccagé… », « Les Noirs ont incendié… », « Les Arabes ont violé… ». Sans état d’âme et surtout sans la moindre réflexion critique nous proférons des jugements à l'emporte pièce sur telle ou telle population. Mais je vais vous rappeler quelque chose d'une immense banalité, mes frères, mes sœurs, quelque chose qui est évident, même si en cela je ne vous apprends rien: c'est que nous sommes tous humains et que c'est le propre de la nature humaine de commettre des erreurs. Des égarés des « sales types », nous en dénombrerons dans chaque ethnie, dans chaque communauté, dans chaque région et dans chaque sexe. Mais s’il vous plait mes amis, ne commettons pas l’erreur fatale de rejeter autrui en bloc. Au contraire, combattons ensemble les préjugés qui circulent dans notre société. J’ai fait un rêve aujourd’hui: j'ai rêvé que nous luttions tous ensemble contre la ségrégation, que ce soit sur le lieu du travail, à l’école, en rue, dans les espaces publics… Partout nous combattions cette maudite exclusion, tous ensemble, main dans la main! Et j'ai rêvé aussi que nous cultivions ce que chacun peut nous apporter. Ce n'était hélas qu'un rêve.
J’ai fait un autre rêve aujourd’hui, j'ai rêvé que tout le monde comprenait que le racisme n’est pas une opinion gratuite mais un délit. L’intelligence humaine s'arrête où commence le regard haineux du xénophobe ou de la raciste. Nous sommes tous égaux en droit, même si nous nous n’avons pas forcément tous la même couleur de peau. Nous avons tous de fait la même couleur de sang. Nous n’avons pas les mêmes yeux mais ils pleurent les mêmes larmes. Ces larmes qui ont tant coulé à cause des délits raciaux et des infâmes génocides.
Alors luttons pour que les guerres d’ethnie ne se reproduisent plus !
J’ai fait un rêve aujourd’hui, j'ai rêvé qu’aucun d’entre nous ne restait agglutiné uniquement avec les « siens », mais que tout le monde rêvait de rêver les rêves de Martin.


dimanche 28 octobre 2012

"De Wever reprend les méthodes de Di Rupo"



Bosco d'Otreppe
"En cas de blocage on entrerait dans une guerre de communication politique."
Grand maître d'Anvers après avoir renversé le socialiste Patrick Janssens le 14 octobre lors des élections communales, Bart De Wever (N-VA) doit maintenant s'atteler à la formation d'une majorité. Pris entre la région, les districts qui structurent la ville, les désidératas de la gauche et les exigences de ses électeurs, le politicien ne peut surtout pas passer pour un incapable. Le défi est donc important et encore loin d'être gagné. Nous avons fait le point avec Dave Sinardet, politologue à la VUB et à l'Université d'Anvers.
OU EN EST DE WEVER DANS LA FORMATION D'UNE COALITION POUR LA VILLE D'ANVERS ?
Il prépare pour l'instant une note de formation, sur la base de laquelle il va entreprendre des négociations avec les différents partis. Ce qui est surprenant, c'est qu'en rédigeant une telle note et qu'en prenant son temps, il reprend un peu la méthode que Di Rupo avait utilisée en 2010 dans le cadre des négociations fédérales.
PEUT-ON NEANMOINS AVANCER DES PRONOSTICS QUANT A L'ISSUE DE CES NEGOCIATIONS ?
C'est très difficile. De Wever doit prendre en compte de nombreux paramètres. En sachant que la Stadslijst, formée du CD&V et du sp.a ne veut pas monter dans une majorité sans Groen, deux grandes options s'offrent à la N-VA. Une coalition avec les socialistes et les verts qui aurait comme gros inconvénient pour Bart De Wever de faire pencher la majorité à gauche, et une majorité avec le VLD et Groen. Mais les verts accepteraient-ils de rentrer dans un collège marqué à droite ? Rappelons que l'opposition avec les socialistes et le PTB-PVDA (qui a obtenu quatre sièges!) serait alors très dure.
PEUT-ON S'ATTENDRE A D'AUTRES SOLUTIONS ?
Des spéculations très fortes se distinguent autour d'une possible rupture sp.a-CD&V, qui permettrait à l'un des deux de monter dans la majorité. À court terme cela semble improbable, mais si aucune solution ne se dessine, on peut imaginer qu'à long terme, la pression aidant, les partis changeraient de position. Aucun des deux ne voudrait passer aux yeux de l'opinion publique comme étant celui qui bloque les négociations.
UN BLOCAGE POLITIQUE POURRAIT-IL NUIRE A L'IMAGE DE DE WEVER ? À SA CREDIBILITE ?
Il est clair qu'en cas de blocage on entrerait dans une guerre de communication politique, dans une guerre de perception pour rejeter la faute sur les autres.
CE SONT DONC PLUS DES DIFFICULTES POLITIQUES ET ARITHMETIQUES QUI BLOQUENT ACTUELLEMENT BART DE WEVER. ON NE DISTINGUE PAS DE REELLE VOLONTE DE LA PART DE SES ENNEMIS POUR LUI METTRE DES BATONS DANS LES ROUES?
Quand Janssens affirme qu'il ne veut pas entrer dans une majorité sans les verts, on peut se poser des questions. Il faut savoir que ceux-ci en matière de mobilité ont des exigences très fortes qui pourraient mettre De Wever en porte-à-faux avec le gouvernement flamand dont son parti est membre. Soulignons enfin qu'il y a aussi la question des districts qui forment la ville. Les districts du centre ont majoritairement voté pour les socialistes, et à Borgerhout se forme une coalition de gauche. Il sera intéressant de voir comment De Wever pourra cohabiter avec ce dernier, lui qui a d'ailleurs promis de renforcer les compétences des districts.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LES FAITS SE REVELENT PLUS TETUS QUE LE FUTUR LORD MAIRE
Au vrai, il a beau adopter une formule qui a réussi à Elio, il patauge malgré la présence de l'éternelle muse blonde à ses côtés qui de toute évidence sera la prochaine "mairesse" d'Anvers.  Quant à Elio, il se fait laminer par ses troupes pour l'excès d'intérêt qu'il port au drame limbourgeois par rapport à celui provoqué par le retrait d'Arcelor Mittal.
Plus curieux encore, Bart ne lâche rien sur la dramatique fermeture de Ford Genk. Lui qui ne cesse de plaider pour un système économique ultra libéral dont il est persuadé qu'il sauvera le monde. "Ford verhuist naar Spanje omdat dat land in diepe crisis zit en ze mensen daar, in ruil voor werk, van alles door haar strot kan rammen."
J'ai visité Ford Genk et en garde le souvenir d'avoir changé d'ère, d'avoir été transposé quelques heures dans le XXIème siècle. Je ne croyais pas si bien dire.
Oui, les autorités politiques qui ne cessent de procrastiner sans jamais décider sur tous les dossiers chauds, portent une responsabilité majeure dans le drame social qui endeuille le Limbourg.
Ford qui avait le choix de fermer l'une ou l'autre de ses usines était bien consciente que la résistance serait moindre en Belgique ou les autorités, cela se vérifie, préféreraient de se renvoyer mutuellement la responsabilité de la fermeture plutôt que de l'en rendre coupable.
Autrefois la classe ouvrière était envoyée au massacre au bruit du clairon. Désormais la grande faucheuse frappe sans hacher la chair à canon, elle la broie par d'autres moyens. Plus ça change, plus c'est la même chose.
MG  

DE OVERHEID DRAAGT EEN VERPLETTERENDE VERANTWOORDELIJKHEID

Beste regering, laten we stoppen met uitstellen en werk maken van echte hervormingen nu Ford Genk sluit, schrijft Jo Van Biesebroeck.
Hij bestudeerde als hoogleraar economie van de KU Leuven jarenlang de internationale autosector.
Keer op keer, in elk dossier, doen onze politici het absolute minimum om het schip varende te houden. Een keuze natuurlijk, maar met zo'n houding kan je erna toch geen onschuld veinzen?

Het is echt om moedeloos van te worden. In zowat elk dossier dat op de tafel van de regering komt zien we voornamelijk uitstelgedrag. Als er al hervormingen komen, zijn het steeds marginale aanpassingen in de marge.

Een paar voorbeelden. Na jaren overleg is er nog altijd geen eenvormig systeem voor arbeiders en bedienden. De sociale partners komen er duidelijk zelf niet uit. Het is dan aan de regering om een compromis op te leggen. Spoorstakingen blijven zich opvolgen en de discussie over een minimale dienstverlening leidt ook tot niets. Als er geen compromis bovendrijft, betekent daadkrachtig leiding geven dat de overheid een beslissing forceert.

Europa vraagt al jaren een aanpassing van het mechanisme van automatische loonindexering. Het is toch bizar. Het systeem dient, zogezegd, om de koopkracht te vrijwaren, maar loonsverhogingen kunnen maximaal meestijgen met de lonen in onze buurlanden. Hoe slaan die andere landen er eigenlijk in om zonder een rigide indexsysteem de koopkracht te vrijwaren?

België is altijd eerste van de klas om te ijveren voor meer Europa, maar als een van de Europese pijlers centraal toezicht is op de begrotingscontrole, moet België wel meteen een uitzonderingsregime krijgen. We hadden immers gemeenteraadsverkiezingen. Zelfs als er ingegrepen wordt, zoals met de begrotingscontrole van 2012, is het een beetje schuiven met boekhoudposten. Keer op keer, in elk dossier, doen onze politici het absolute minimum om het schip varende te houden.



samedi 27 octobre 2012

Islam-christianisme: des extrémismes des deux côtés


afp et La Libre

"La plupart de nos problèmes sont provoqués par les déclarations et activités dangereuses de groupes extrémistes marginaux des deux côtés".
Les extrémistes de l'islam et du christianisme provoquent la plus grande partie des problèmes entre eux, a affirmé au Vatican un archevêque nigérian, appelant les deux religions à travailler ensemble plutôt qu'à se concurrencer dans leur "mission divine".
"Nos deux religions prétendent à une mission globale. Comme nous nous trouvons dans le même +village global+, nous devons chercher des moyens de concilier ce sentiment d'avoir une mission mondiale avec le devoir que nous donne Dieu de vivre en paix avec nos semblables", a écrit l'archevêque d'Abuja, Mgr John Olorunfemi Onaiyekan, insistant sur "la liberté de conscience comme liberté fondamentale".
Alors que le Nigeria est endeuillé par une longue série d'attentats perpétrés par la secte islamiste Boko Haram, qui frappe surtout les églises chrétiennes, le prélat a fait distribuer son intervention aux membres du synode sur la "Nouvelle évangélisation" réuni au Vatican.
Faute de temps, ce discours n'a pas été prononcé  par Mgr Onaiyekan. "La plupart de nos problèmes sont provoqués par les déclarations et activités dangereuses de groupes extrémistes marginaux des deux côtés", observe-t-il.
"Les différences entre l'islam et le christianisme ne sont pas négligeables, mais il y a aussi des domaines de valeurs communes", ajoute-t-il, en rappelant le document "Nostra Aetate" du Concile Vatican II qui avait prôné le respect des autres religions.
Il appelle les deux religions les plus importantes dans le monde à "promouvoir des valeurs partagées, dans un monde qui a un grand besoin de ces valeurs".
Le prélat catholique, qui n'a cessé ces derniers mois de lancer des appels à refuser l'engrenage de la vengeance, souligne qu'"il y a beaucoup de sortes de musulmans" et que ceux qui "sont amicaux sont la majorité" au Nigeria.
En matière de cohabitation, "nous pensons avoir appris quelques leçons qui peuvent être utiles au reste du monde", estime-t-il.
La crainte de l'islamisme radical et violent et l'accent sur les difficultés d'un vrai dialogue avec l'islam ont été jusqu'à présent omniprésents dans la bouche de nombreux évêques arabes et africains au synode.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
Voici un article qui devrait interpeller les habitués de DiverCity.
Toutes les religions prônent la tolérance, mais paradoxalement toutes cherchent à dominer !
L'islam à progressé cimeterre au clair. Les catholiques qui pendant des siècles ont évangélisé les "païens", souvent par la force avec l'inquisition et la colonisation font aujourd'hui mine, par l'intermédiaire de leurs évêques africains, d'être les seuls à tendre la main avec leur plaidoyer pour l’œcuménisme et dialogue interreligieux. Intéressant!
Mgr Onaiyekan appelle les musulmans et les catholiques à "promouvoir des valeurs partagées, dans un monde qui a un grand besoin de ces valeurs".
Valeurs partagées? Entend-il par là: valeurs éthiques par exemple "Bel Agir" (Mohammed) et "amour du prochain" ( Jésus), empathie (Bouddha) ?
Paradoxal quand la haine et la volonté de meurtre habitent les communautés chrétiennes et musulmanes établies au Nigéria et dans bien d'autres territoires.  Les religions s'y combattent plus qu'elles ne collaborent au bonheur et à la qualité du vivre ensemble des hommes et des femmes.
Ce prélat catholique africain, n'a cessé ces derniers mois de lancer des appels contre l'engrenage de la vengeance. En matière de cohabitation,  il pense "avoir appris quelques leçons qui peuvent être utiles au reste du monde" au delà de la crainte de l'islamisme radical et violent et de la difficulté de créer un vrai dialogue avec l'islam".
"La plupart de nos problèmes sont provoqués par les déclarations et activités dangereuses de groupes extrémistes marginaux des deux côtés".
Les extrémistes sont-ils vraiment aussi marginaux que ne le laisse entendre ce prélat?
 "Les différences entre l'islam et le christianisme ne sont pas négligeables, mais il y a aussi des domaines de valeurs communes".
Un intégriste catho qui sévit quotidiennement sur le site de la Libre commente: "Si même le Vatican se met a faire la propagande d'un islam modère ( contrairement au fameux discours de Ratisbonne du Saint Père ) , alors on est foutu".Sidérant!
Pourtant, le même ajoute: "Je vous recommande très chaudement la lecture du livre "le moine, l'imam et le rabbin", discussions entre 3 religieux sur les bases de leur religion et sur l'actualité post-11 septembre. Ça fera tomber bien des préjugés sur le pseudo-impossible dialogue ou l'incapacité des interlocuteurs valables dans les autres religions."
Un autre internaute rebondit avec beaucoup d'à propos sur les propos de Mgr Onaiyekan, relatif à "la liberté de conscience comme liberté fondamentale".
"En matière de religion ou d'athéisme la seule attitude raisonnable est de laisser une petite place au doute. Le doute est présent chez le croyant aussi. C'est ce qui lui permet de refaire à chaque fois un choix éclairé par sa réflexion et son questionnement."
Le questionnement c'est le contraire du dogme et de la conviction qu'on impose à autrui, le cas échéant par la force et la coercition.
Drewermann écrit:
"Le christianisme, j'ose l'affirmer, ne parviendra à capter le message du Christ que s'il se laisse enseigner par les autres religions.
Du judaïsme il apprendra ce que Jésus, le juif, a vraiment pensé et voulu.
Des bouddhistes, en quoi consiste la sagesse de cet homme, comment se trouver soi-même, comment parvenir à clarifier ses sentiments à sonder son âme.
Des musulmans enfin, comment la foi pourrait être chose simple au regard des amas de lois qui nous oppressent. " (Drewermann: Dieu immédiat  page 54")
Voilà qui participe intelligemment d'un dialogue interconvictionel pour lequel nous plaidons ici depuis des années.
Mais...
"Les croyants savent qu'ils croient, et les incroyants croient qu'ils savent."  commente un autre internaute.
Et d'ajouter: "Une religion est une conception du monde, et une manière dont l'homme est 'relié' à ce monde."
La science recherche « comment » fonctionne ce monde, et la religion « pourquoi » ce monde existe." Les athées ne croient pas que... Ils savent que... du moins quand la science offre une réponse "
Il arrive fréquemment que la science soit en contradiction avec les religions (genèse, créationnisme, etc).  La science a souvent dû s'opposer à la religion qui la contredisait, ce qui explique que la plupart des scientifiques soient athées.

La science progresse en posant les bonnes questions, en doutant, en expérimentant de découverte en découverte et en trouvant des réponse provisoires, toujours remises en question par la communauté anonyme des scientifiques du monde entier, l'élite de l'humanité. Les religions ne sont pas dans le doute, elle prônent la fixité du dogme non soumis à révision.
Le vrai drame c'est que la science  progresse à un rythme accéléré que le commun des mortels est incapable de suivre. Il s'en suit un hiatus terrible entre les happy few qui la comprennent à peu près et les milliards de unhappy many qui sont complètement dépassés par elle. En conséquence, ces derniers, ignorants et incultes se tournent de plus en plus vers les formes les plus frustes de religion, les sectes et les mouvements évangélistes et islamistes divers. Et si c'était cela le drame du XXIème siècle?
MG



...

mardi 23 octobre 2012

Non, le succès de Bart De Wever n’est pas dû à « la crise »



Le Soir
Mia Doornaert, ex-éditorialiste au « Standaard », ancienne collaboratrice indépendante au cabinet d’Yves Leterme.
Vouloir l’indépendance de la Catalogne, de l’Écosse, de la Flandre (ou de la Wallonie) peut paraître une bêtise à beaucoup d’Européens. Mais cela fait partie de la liberté d’opinion. Les partis qui militent, de façon démocratique, pour cette indépendance ne sont donc pas pour autant des partis d’extrême droite. Les mettre sur le même banc avec des partis xénophobes, des partis d’extrême droite, des populistes, c’est faire un amalgame qui est faux sur le plan intellectuel et dangereux sur le plan politique. C’est pourtant ce qu’on fait un nombre de dirigeants européens, dont Mr. Di Rupo, après leur sommet fin de la semaine dernière à Bruxelles. Et pour comble de simplisme, ils ont imputé le succès grandissant de nombre de ces partis radicaux différents à ‘la crise économique’. C’est dommage, car ces différents phénomènes nécessitent des analyses beaucoup plus fines.
En ce qui concerne le succès du N-VA de Bart De Wever dans les récentes élections communales et provinciales, un nombre d’amis européens m’avaient demandé comment je l’expliquais. J’ai essayé de leur répondre le plus honnêtement possible, en leur expliquant des perceptions et des sentiments qui existent en Flandre, perceptions et sentiments que je ne partage pas nécessairement, mais qu’il faut connaître et essayer de comprendre pour pouvoir après y répondre. Voici ma ‘liste’ qui ne prétend pas être exhaustive.
1
.BART DE WEVER CONTINUE A RECOLTER CE QUE LES PARTIS POLITIQUES FRANCOPHONES ONT SEME APRES LES ELECTIONS DE 2007, en refusant de négocier sérieusement avec Yves Leterme et les partis néerlandophones classiques – à ce moment, le N-VA n’était que le cinquième parti en Flandre ! Ils n’ont pas voulu voir que l’acceptation de certaines vieilles revendications flamandes, comme la scission de Bruxelles-Halle-Vilvorde, était une condition sine qua non pour apaiser les relations communautaire. Résultat des déboires du formateur et premier ministre Yves Leterme : colère flamande, déception des électeurs envers le CD&V et les autres partis « mous », et transfert de voix vers le N-VA lors d’élections successives, avec la victoire du N-VA lors des élections législatives de 2010. Après la longue crise, et sous l’impulsion d’Elio di Rupo qui s’était enfin rendu compte de l’état d’esprit au nord du pays, des blocages tenaces ont enfin été levés. Mais les électeurs flamands n’en ont pas su gré aux partis flamands au gouvernement. Beaucoup en ont tiré une autre leçon : c’est grâce à Bart De Wever que les autres partis flamands cette fois-ci ont tenu bon et sont venu à bout de l’intransigeance francophone. Donc, pour faire respecter la Flandre, il faut renforcer le N-VA.
2
MEME SI ELIO DI RUPO EST CONSIDERE COMME UN HOMME PLUTOT SYMPATHIQUE EN FLANDRE, IL NE FAUT PAS OUBLIER L’INCOMPREHENSION OU L’IRRITATION DE BEAUCOUP DE FLAMANDS QU’UN HOMME AUSSI INTELLIGENT ET CULTIVE, ET QUI EN PLUS A DES AMBITIONS NATIONALES, AIT DE SI PIETRES NOTIONS DU NEERLANDAIS, LA LANGUE DE LA MAJORITE DES BELGES. Ils y voient le énième signe de mépris de la part de beaucoup de Wallons pour leur langue et leur communauté. Et ils se disent que l’on ne peut pas prétendre vouloir la survie de la Belgique fédérale et en même temps ignorer la langue de majorité des Belges.
3
Ce qui est considéré comme un mépris envers la langue en culture flamande suscite d’autant plus d’incompréhension ou de colère que depuis moult années, il y a des transferts budgétaires massifs de la Flandre vers la Wallonie. D’où un sentiment : NOUS SOMMES JUSTE BONS A PAYER, MAIS POUR LE RESTE ON NOUS DEDAIGNE.
4
Nous voilà arrivés à la situation économique de la Wallonie et les transferts. LA PLUPART DES FLAMANDS TROUVENT NORMAL QU’IL Y AIT UNE SOLIDARITE ENTRE LES DIFFERENTES PARTIES DU PAYS. CE QUI LES INQUIETE ET IRRITE C’EST QUE LES TRANSFERTS VERS LA WALLONIE SEMBLENT DISPARAITRE DANS UN PUITS SANS FOND. La perception persiste que, sauf au Brabant Wallon, on ne voit pas une politique dynamique visant à moderniser les moeurs politiques, syndicales, sociales et à créer un environnement dynamique pour la création d’emplois. L’impression persiste que le PS utilise les transferts pour des allocations sociales très généreuses qui installent les gens dans une « culture » de chômage et de dépendance, en qui plombent encore plus l’économie wallonne. Alors, le sentiment en Flandre est que l’on veut bien payer pour aider la Wallonie à se relever, mais pas pour continuer une politique archaïque qui manifestement ne marche pas, et qui en fait ressemble plutôt à une politique de clientélisme du PS. D’où l’argument très porteur de De Wever (et pas seulement de lui) que, si la Wallonie veut suivre une politique économique et sociale fondamentalement différente de celle de la Flandre, elle doit en assumer les responsabilités et les coûts, la solidarité ne pouvant pas venir d’un seul côté.
5
La crise européenne aidant, Bart De Wever compare cette frontière ‘culturelle’ en Belgique avec celle qui en Europe sépare les pays du sud dits irresponsables et dépensiers des pays sérieux du nord qui, eux, ont eu le courage de prendre en temps utile des mesures impopulaires pour préserver l’avenir. Vu la Grèce, qui s’est mise elle-même dans le pétrin où elle se trouve mais où la presse et certains partis traitent maintenant Angela Merkel de tous les noms parce qu’elle ne veut signer un chèque en blanc, cet argument-là ne porte pas mal auprès de l’opinion publique flamande. BEAUCOUP DE FLAMANDS EN EFFET NE SUPPORTENT PLUS DE S’ENTENDRE REPROCHER, CHAQUE FOIS QU’ILS CRITIQUENT CERTAINES POLITIQUES ECONOMIQUES ET SOCIALES EN WALLONIE, QUE CES CRITIQUES NE SONT QUE DES PRETEXTES ET QU’EN FAIT, ILS VEULENT TOUT SIMPLEMENT GARDER LEURS RICHESSES POUR EUX ET REFUSENT LA SOLIDARITE AVEC LE SUD DU PAYS.
6
Il ne faut pas oublier que le succès de De Wever est dû aussi au fait qu’il a attiré une grande partie des voix qui auparavant allaient au Vlaams Blok/Vlaams Belang. Vu son caractère xénophobe, il y avait un cordon sanitaire autour du VB. Ses blocs d’élus étaient ‘gelés’ et les voix pour le VB étaient en fait des voix perdues. Alors, beaucoup d’électeurs du VB – qui ne sont pas tous des racistes d’extrême droite, loin de là – préfèrent transférer leur vote protestataire vers le N-VA pour voter utile. Ceci enlève une ‘rente’ politique aux partis flamands classiques. En effet, comme le Vlaams Blok était isolé, il fallait souvent une tripartite pour avoir une majorité flamande à la Chambre et ces partis étaient donc presque assurés d’être continuellement au gouvernement. LES PARTIS N’ONT PAS ASSEZ BIEN COMPRIS QUE LE VB N’ETAIT PAS SEULEMENT LA FIEVRE MAIS AUSSI LE THERMOMETRE, ET N’ONT PAS FAIT ASSEZ POUR CONVAINCRE ET RECONQUERIR SON ELECTORAT.
7
IL Y UNE PLACE EN FLANDRE POUR UN GRAND PARTI CENTRE-DROIT, UN PARTI QUI DIT QUE CEUX QUI TRAVAILLENT DOIVENT GAGNER PLUS QUE CEUX QUI VIVENT D’UNE ALLOCATION, QU’IL N’Y A PAS SEULEMENT DES DROITS CITOYENS MAIS AUSSI DES DEVOIRS, UN PARTI A L’IMAGE DE LA CDU EN ALLEMAGNE OU DE L’UMP EN FRANCE. C’est sur cette base-là qu’Yves Leterme avait fait son alliance avec le N-VA qui, à ce moment, était le petit parti d’appoint. Le VLD de Guy Verhofstadt avait lui aussi l’ambition de devenir le grand parti populaire en Flandre. Mais le CD&V et le VLD n’ont jamais voulu dire clairement qu’ils étaient de (centre-) droite, et ont trop cultivé une image de ‘gauche’, le CD&V à cause de son aile syndicaliste (ACV) en gauchiste (ACW), le VLD avec ses positions en pointe sur les questions éthiques. Résultat : c’est le N-VA qui est en train de devenir ce parti populaire. Il n’attire pas seulement beaucoup d’anciens électeurs démo-chrétiens, mais risque aussi de laminer le VLD car son programme économique et social est le plus libéral de tous les partis néerlandophones. Bart De Wever est très populaire auprès des entrepreneurs et indépendants qui ne critiquent pas seulement la politique belge, mais sont de plus en plus excédés par la manie de réglementation de la part du gouvernement et de l’administration flamandes.
Conclusion
L’électorat du N-VA est divers et différents électeurs veulent différentes choses : plus de libéralisme économique, moins de tracasseries bureaucratiques et de charges sur les entreprises, plus d’autonomie flamande, des politiques plus actives pour défendre le néerlandais et arrêter la ‘tache d’huile’ francophone autour de Bruxelles etc. Il est frappant aussi de constater que la majorité des électeurs N-VA ne veut pas d’un point important du programme de ce parti, c’est-à-dire la scission de la Belgique. Tous les sondages sont là pour le montrer. LA MEILLEURE FAÇON DE CONTRER LES ARGUMENTS DE MR. DE WEVER CONTRE LA BELGIQUE, N’EST DONC PAS DE LE METTRE DANS LE COIN DES GENS INFREQUENTABLES – IL NE L’EST PAS. C’EST DE DEMONTRER, AUX ELECTEURS DU NORD ET DU SUD DU PAYS, QUE LA BELGIQUE A UNE PLUS-VALUE ET EST UNE PLUS-VALUE. CELA PASSE PAR L’ECOUTE, L’OUVERTURE D’ESPRIT, LE REFUS DES SCHEMAS ‘EUX CONTRE NOUS’, LE RESPECT, LE DIALOGUE. C’est tout le contraire des simplismes et amalgames dont semblaient se contenter nos dirigeant européens, Mr. Di Rupo inclus.

COMMENTAIRES D'INTERNAUTES
"Cet article considère comme des axiomes les principes du néo-libéralisme et de la concurrence entre territoires. Pour le reste, il faut évidemment punir ceux qui sont victime de ce même néo-libéralisme, il est inconcevable que les francophones n'adhèrent pas à cette évidence. Et évidemment, salauds de francophones qui ne voient pas, depuis 2007, combien c'est une évidence qui ne mérite même pas d'être discutée qu'il faut régionaliser le code de la route."
"La démonstration est faite que la Flandre ne parle que d'une seule voix, celle de Bart. Tous les partis sont solidaires de la pensée de la N-VA. Mme Doornaert, vous dressez là une série de stéréotypes aussi mensongers qu'insultants! Quel manque de recul pour une journaliste"

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
REVIENS-NOUS VITE VERHOFSTADT, AVANT QUE NE S'EVAPORE TA CHERE BELGIQUE!
Comment ne pas être affligé en lisant les commentaires réducteurs d'internautes obtus, ignorant tout de l'évolution des mentalités en Flandre par rapport à la puissante synthèse qu'en donne Mia Doornaert, ex-éditorialiste au "Standaard" et par rapport au souci d'éclairage du fait flamand qui caractérise le travail remarquable de Béatrice Delvaux, depuis des années, au sein du journal le Soir.
Il y a cependant une exception notable:
"Rarement lu une analyse aussi cuisante et, dans son ensemble, correcet. Ceux qui pensent que Madame Doornaert appartient à l'entourage de Monsieur De Wever, font preuve de leur méconnaissance fondamentale de ce qui existe en Flandre. Gravissime erreur. Et...c'est trop tard."

Jusqu'il y a peu, il n'était pas permis de décortiquer et de dénoncer dans les medias francophones la politique hégémonique, clientéliste et très dispendieuse du Parti socialiste d'Elio Di Rupo.
Désormais, ce tabou est brisé, à l'exception de la RTBF qui continue à manier l'encensoir à l'endroit du PS qui a depuis longtemps phagocyté ses équipes journalistiques.
Incontestablement, tout ceci participe de l'effet De Wever sur lequel nous nous sommes longuement attardés sur ce blog.
Plus personne ne l'ignore: la Wallonie vit depuis plusieurs décennies aux crochets de la Flandre. (même si autrefois ce fut l'inverse).
Il est clair que la politique d'assistanat déresponsabilisante du PS plombe une Wallobrux qui a pourtant tout pour décoller comme le montre le développement d'une Silicon Valley autour de Louvain-la-Neuve.
Il manque un point essentiel dans cette riche analyse de Mia: la faillite du VLD et la médiocrité de la stratégie actuelle du MR, son pendant francophone
C'est un point essentiel que nous avons largement évoqué ici.
En abandonnant la direction de VLD a des mains inexpérimentées, le trio Verhofstadt, De Gucht et De Waele ont permis à De Wever de  cannibaliser leur parti, en "lavant plus bleu que bleu" et de réaliser ce qu'eux même avaient ambitionné : créer en Flandre un puissant parti de centre droit, un "volkspartij" qui prendrait la place du CVP (devenu CD&V). Ils ont failli réussir mais ce sont désintéressés de cette entreprise en optant pour l'Europe; Bart de Wever a repris leur projet à son compte.
A Bruxelles, le MR a eu grand tort de se séparer du FDF qui lui garantissait une suprématie locale sur le PS.
Pour le reste, Joëlle Milquet fut très mal inspirée de lier le destin de son parti à celui du PS.
Son successeur est en train de corriger cette erreur stratégique en tirant le CDH vers le centre, son toponyme de prédilection.
Il faut bien voir que c'est le clientélisme communautariste qui paralyse la vie économique à Bruxelles. C'est plus qu'un échec, c'est un désastre. En Wallonie, la suprématie absolue des socialistes dans toutes les administrations, au sein de l'enseignement, lequel est mal géré et sans ambition, plombe la région au bénéfice d'une nomenclatura d'aparatchiks PS confortablement installés dans leurs fromages.
Ce n'est pas par hasard que le PTB fait un tabac au détriment du PS et que le parti "Islam" obtient 4% des voix dans deux communes de la couronne du Nord et presque autant à Bruxelles-ville.
Après Louis Michel et Didier Reynders, le MR a besoin d'un homme fort ou d'une femme à poigne et pas d'un "fils de". On rêve de voir Guy Verhofstadt reconstituer un parti libéral national en le présidant avec panache.  C'est une idée folle, à première vue seulement, car l'homme a indiscutablement une aura européenne et un profil foncièrement cosmopolite. De plus cet ex-baby Tatcher a dénoncé avec force les dérives droitières du sarkozysme. Cet intellectuel de haut vol, apprécié en Hollande et en Allemagne, s'est allié avec l'ex-gauchiste Cohn-Bendit pour écrire à quatre main un best-seller sur l'Europe. Non, ce ne saurait être un mauvais homme.
Difficile de comprendre que le Palais n'ait pas joué ce joker, en accordant toute sa confiance au Machiavel Di Rupo qui joue la carte belgicaine comme De Wever joue la carte flamande: par opportunisme politique plus que par conviction. Tous deux sont assoiffés de pouvoir et de gloire personnelle. Les auteurs du vidéo montage sur der Untergang l'ont parfaitement compris.
MG
.



Dan maar een muur rond Brussel?


Anderstaligheid hoeft geen bedreiging te zijn

In plaats van de nieuwkomers als vreemden te blijven bekijken, kan er beter geïnvesteerd worden in de multiculturele toekomst.
Geertje De Waegeneer

Voor een acute verfransing van Aalst hoeven we niet meteen te vrezen, zegt Luckas Vander Taelen . Maar dat Brussel uit zijn voegen barst en dat Aalst daar mee de gevolgen van draagt, is niet te ontkennen. Of de toenemende anderstaligheid kan worden afgeremd door de straatborden te voorzien van een Vlaamse Leeuw, valt te betwijfelen. (...)
BRUSSELSE VOORSTAD
Mijn vader studeerde in de dertiger jaren af aan een Aalsters college en zijn diploma was in het Frans opgesteld. Aalst was toen naar het beeld van België een stad waar de bourgeoisie Frans sprak en Franstalige opschriften bij het stadsbeeld hoorden.Toen ik er school liep in de jaren zeventig, was dat al helemaal anders. Het Frans was verdwenen uit het dagelijkse leven in Aalst.
De sociologische realiteit van een stad is dus geen vast gegeven.. Sinds een aantal jaren is er een grote, vooral Afrikaanse immigratiestroom vanuit Brussel op gang gekomen. Aalst heeft een vlotte spoorverbinding met de hoofdstad en lijkt goed op weg om er een voorstad van te worden.
Dat maakt dat de Aalsterse scholen ook niet meer zijn wat ze waren tijdens mijn jeugdjaren. In vele klassen zitten kinderen die thuis geen Nederlands praten. Dat maakt het werk van de leerkrachten helemaal anders dan toen alle leerlingen geboren en getogen Aalstenaars waren.
Toekomstig burgemeester D’Haese is zo vol van het probleem dat hij als eerste maatregel de straatborden wil versieren met een Vlaamse Leeuw. Sommige straten wil hij zelfs hun Aalsterse bijnaam teruggeven.
Hoe een afbeelding van een klauwende leeuw op de hoek van een straat bijdraagt tot de strijd tegen de verfransing van een stad is iets dat enkel voor Vlaams-nationalisten duidelijk is.
Met groot enthousiasme deelde D’Haese ook mee dat er een schepen van Vlaamse Aangelegenheden komt, die moet waken over de Vlaamse identiteit van de stad. En dat zou Karim Van Overmeire worden, net als D’Haese nieuw in de partij, want niet zo lang geleden overgekomen van Vlaams Belang.
Door Van Overmeires politiek haalde Aalst nog eens de nationale media. Het was voorwaar Le Soir dat het nieuws in exclusiviteit bracht en La Libre Belgique vroeg zich af of ze het nog over ‘Alost’ mocht hebben.
(...)Het is nochtans onvermijdelijk dat we steeds meer te maken zullen krijgen met de gevolgen van de mondialisering en de demografische explosie in Brussel. Zoals vroeger wordt het nooit meer. Ook al decreteert Vlaanderen zijn onafhankelijkheid, dan nog zal er geen muur rond Brussel komen.
De realiteit van de verandering
Als Vlaamse Aangelegenheden echt belangrijk zijn voor de partij van D’Haese, dan moet ze de realiteit van de verandering onder ogen zien. Dat er in een winkel in Aalst nu soms andere talen te horen zijn dan het Aalsters, betekent niet dat we terug gaan naar de tijd van mijn vader en dat de stad verfranst wordt. Met anderstaligheid zullen we moeten leren omgaan. Dat hoeft geen bedreiging te zijn voor onze eigen taal. Het zal wel een massale investering in nieuwe scholen met aangepaste onderwijsmethodes vergen.
Een plaatselijke authenticiteit willen bewaren mag geen alibi worden om nieuwkomers als vreemden te blijven bekijken. Zij zijn immers de Aalstenaars van morgen en zij zullen het carnaval een nieuwe kleur geven. Een visie op deze multiculturele toekomst vergt een ander antwoord dan leeuwenstickers.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE ROI BART EST NU
Le roi aime porter du jaune et noir, il trouve que cela lui va.
Mais il a beaucoup, beaucoup  maigri et il lui faut de nouveaux habits.
Des tailleurs habiles lui ont tissé un nouveau costume plus bleu que bleu.
Et voilà qu'il a inauguré ses habits neufs à Alost en Brabant.
Un sénateur groen alostois de naissance et à l'âme d'enfant vient de hurler: "Mais le roi est tout nu sur son cheval"
En effet nu comme un ver. Et voilà que la vérité éclate, nous avions pointé la chose aussitôt: la NVA se montre à Alost aussi xénophobe que le Vlaam Belang.  Sous prétexte de combattre la francisation on y dénonce la cosmopolitisation rampante  de la ville. . (Telkens als ik in Aalst kom, merk ik dat de stad veel meer gekleurd is dan vroeger Sinds een aantal jaren is er een grote, vooral Afrikaanse immigratiestroom vanuit Brussel op gang gekomen. Aalst heeft een vlotte spoorverbinding met de hoofdstad en lijkt goed op weg om er een voorstad van te worden.)
Parodions Clausewitz: la N-VA c'est la Vlaams Belang  avec d'autres moyens ou plus axactement avec un autre discours pour atteindre les mêmes objectifs: la purification ethnique de la Flandre.
VanderTaelen a dit tout haut ce que tout le monde devine depuis longtemps.
Le temps presse: nous avons deux ans pour faire disparaître cette peste brunâtre que les transferts du VB ont innoculée à la N-VA devenue N-VB.
MG




lundi 22 octobre 2012

LE LIBRE ET L’OFFICIEL EN "ALLIES OBJECTIFS"



Alice Dive
Pour le patron du Segec, les deux réseaux doivent former la culture scolaire.
Entretien
Tout au long de la première semaine d’octobre, "La Libre" a publié une série consacrée à l’enseignement catholique. Celle-ci s’inscrivait dans le cadre de l’édition 2012 du Congrès du Secrétariat de l’enseignement catholique. Il s’est tenu ces 18, 19 et 20 octobre à Louvain-la-Neuve. Il vient de se terminer. Tour d’horizon avec Etienne Michel, directeur général du Segec.
PAR LA VOIX DE DIVERS EXPERTS, LA REFLEXION MENEE TOUT AU LONG DE VOTRE CONGRES PARTAIT DU CONSTAT SUIVANT : ALORS QUE LA SOCIETE ACTUELLE TEND A SE SECULARISER, QUE “DE PLUS EN PLUS DE VOIX S’ELEVENT POUR CONSIDERER L’ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE COMME UNE SORTE D’HERITAGE DU PASSE DONT IL CONVIENDRAIT DE SE DEFAIRE”, AVEZ-VOUS DECLARE, DE PLUS EN PLUS DE PARENTS CHOISISSENT L’ECOLE CATHOLIQUE POUR LEURS ENFANTS. AU TERME DE CE CONGRES, ETES-VOUS EN MESURE D’EXPLIQUER CE PARADOXE ?
Comme vous le dites très justement, on constate d’une part la prégnance d’un discours pessimiste sur l’institution scolaire en général, de l’autre cette confiance palpable des parents à l’égard de l’école, et en particulier du réseau libre. Si on apprécie l’évolution des inscriptions par exemple, on constate que les attentes des parents à l’égard de l’enseignement catholique n’ont jamais été aussi grandes qu’aujourd’hui. (Ndlr : dans le cadre du décret inscriptions en vigueur en première secondaire, environ 80 % des écoles complètes relèvent du réseau catholique). Première chose donc, comment expliquer ce discours pessimiste à l’égard de l’institution scolaire ? Cela fait plus de vingt ans que les discours dominants déclarent l’école en crise. Mais peut-on encore parler de crise après 30 ou 40 ans ? Selon nous, il est grand temps de prendre acte d’une transformation profonde des conditions de l’éducation dans la société contemporaine. Selon le philosophe Marcel Gauchet, ces transformations majeures sont observables sur quatre "fronts" : les relations de l’école avec la famille, le sens des savoirs qu’elle dispense, l’autorité dont elle a besoin et sa place dans la société.

QUANT A L’AUTRE DIMENSION DU PARADOXE…
Une enquête européenne menée sur les valeurs montre que 80 % de nos concitoyens expriment leur confiance dans le système d’enseignement. Par rapport aux autres institutions de la société, cet indice de confiance se situe parmi les plus élevés, au même titre que le système de santé ou la sécurité sociale. Pour moi, il y a un lien entre les deux : tant les mutuelles que l’enseignement libre se sont constitués sous la forme d’associations organisées à partir de la société civile, et non l’initiative de l’Etat. Au regard de ce qui se passe dans nos pays voisins, on constate que la confiance dans l’enseignement est assez élevée partout, mais beaucoup plus élevée là où l’enseignement catholique est davantage présent. Ainsi, en Belgique, 67 % des élèves sont scolarisés dans l’enseignement catholique (50 % du côté francophone). J’en conclus qu’un lien reste solidement établi entre la confiance dans l’école catholique, dans son projet et dans son organisation, et la confiance de l’école tout court. A l’heure où d’aucuns évoquent si souvent l’idée d’un réseau unique, ces chiffres devraient faire réfléchir
QUE VOULEZ-VOUS DIRE ? L’ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE DOIT-IL ETRE LA SEULE ALTERNATIVE DANS LE PAYSAGE SCOLAIRE BELGE ?
Pas du tout. Que du contraire. Dans ce combat d’aujourd’hui, je pense que l’enseignement catholique et l’enseignement officiel devraient se considérer comme des alliés objectifs plutôt que comme des concurrents, tant il est vrai que l’affirmation positive d’une référence ne suppose pas, bien au contraire, la négation de la référence à l’autre. Pour moi, c’est un élément central dans notre travail de réinterprétation d’une tradition éducative.
UN TRAVAIL DE RECONTEXTUALISATION, C’EST DONC CETTE VOIE QUE LE RESEAU LIBRE ENTEND PRIVILEGIER ?
Précisément. Pour nous, il ne s’agit pas de penser sécularisation, reconfessionnalisation ou réduction de la référence chrétienne à l’éducation aux valeurs, mais bien d’évoluer vers une réinterprétation d’une tradition éducative. Il s’agit ainsi de mobiliser la référence à la tradition chrétienne de l’éducation pour contribuer à la formation de l’identité des élèves, mais dans un contexte de pluralité des convictions.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
VOUS AVEZ DIT "COMBAT"?
Pour le patron du Segec, "les deux réseaux doivent former la culture scolaire" avec cette différence que l'officiel est l'émanation de l'Etat et que le réseau catholique s'organise sur base "privée" avec des fonds publics.
La preuve: "Tant les mutuelles que l’enseignement libre se sont constitués sous la forme d’associations organisées à partir de la société civile, et non l’initiative de l’Etat."
Voilà qui a l'avantage de la clarté. Traduisons en bon français: l'enseignement officiel est une émanation de l'Etat (autrement dit: un monopole où le PS impose sa voix et sa loi) l'enseignement libre catholique "est constitué sous la forme d’associations organisées à partir de la société civile" autrement dit sur une base privée et avec l'aval du clergé.
C'est la raison pour laquelle le MR, fondateur historique de l'école officielle défend désormais plus volontiers l'enseignement libre catholique en raison de son caractère "privé" (lisez: échappant ainsi à l'endoctrinement socialiste). "La confiance dans l’enseignement est beaucoup plus élevée là où l’enseignement catholique est davantage présent"
"A l’heure où d’aucuns évoquent si souvent l’idée d’un réseau unique, les chiffres devraient faire réfléchir"
Voilà qui est limpide: le libre catholique annonce clairement la couleur: il ne veut à aucun prix d'un "réseau unique" de caractère pluraliste. (à moins qu'il n'en devienne le patron)
"Dans ce combat d’aujourd’hui, je pense que l’enseignement catholique et l’enseignement officiel devraient se considérer comme des alliés objectifs plutôt que comme des concurrents"
Vous avez dit "combat d’aujourd’hui" !? N'est ce pas affirmer de la façon la plus claire que le "combat" d'hier se poursuit aujourd'hui avec d'autres moyens?  Mais attention les moyens financiers attribués à l'enseignement en Communauté française diminuent comme peau de chagrin et les transferts venus de Flandre sont en voie d'assèchement.
"Pour nous, il ne s’agit pas de penser sécularisation, reconfessionnalisation ou réduction de la référence chrétienne à l’éducation aux valeurs, mais bien d’évoluer vers une réinterprétation d’une tradition éducative. Il s’agit ainsi de mobiliser la référence à la tradition chrétienne de l’éducation pour contribuer à la formation de l’identité des élèves, mais dans un contexte de pluralité des convictions."
Mais que voilà une bonne définition de l'école pluraliste (dans un contexte de pluralité des convictions.") dont le réseau catholique ne veut cependant à aucun prix. A moins bien sûr qu'il n'en soit l'organisateur et qu'il n'absorbe les autres réseaux à son seul avantage ce qui semble être son nouvel objectif, à lire entre les lignes de cette interview.
De toute évidence l'instauration de cette école pluraliste unique et indépendante du politique et du religieux (du libre comme de l'officiel)  serait la plus élégante, la plus rationnelle,  la plus efficace et surtout la plus économiques des solutions.
Mais je ne pense pas que c'est à cela que songe le patron du Segec lorsqu'il affirme de façon péremptoire: "L’enseignement catholique et l’enseignement officiel devraient se considérer comme des alliés objectifs plutôt que comme des concurrents"
Mais, encore une fois, comment ne pas s'étonner que personne ne s'élève avec force pour défendre à nouveau le principe de l'école pluraliste unique, neutre, indépendante et en accélérer la mise en place.
C'est en faveur de ce combat qu'il convient désormais de s'engager si on veut sauver du naufrage l'enseignement subventionné par la Communauté française.
Reste une question et non des moindres: l'école pluraliste combien de divisions?
MG

L'enseignement catholique dispensera-t-il à nouveau des cours de religion islamique?


Belga
"Comment construire un vrai dialogue inter-convictionnel dans les écoles, sachant que la relégation du religieux dans la sphère privée n'offre aucune solution à l'égard des risques de dérive fondamentaliste ?"
L'enseignement catholique a demandé samedi de pouvoir à nouveau dispenser des cours de religion islamique, dans une perspective de dialogue inter-convictionnel à l'école. "Est-il juste, lorsqu'une majorité des élèves qui fréquentent une école catholique est de confession musulmane, de ne pas offrir le choix de suivre un cours de cette confession", a demandé Etienne Michel, directeur du SeGEC (Secrétariat général de l'enseignement catholique), au terme d'un congrès sur les perspectives de l'enseignement catholique pour les dix prochaines années.
Actuellement, une seule école catholique d'enseignement fondamental à Cheratte (province de Liège) bénéficie d'une dérogation pour pouvoir dispenser un tel cours, que le cadre légal exclut de l'enseignement catholique depuis plus d'une dizaine d'années.
"Comment construire un vrai dialogue inter-convictionnel dans les écoles, sachant que la relégation du religieux dans la sphère privée n'offre aucune solution à l'égard des risques de dérive fondamentaliste ? Plutôt un vrai cours de religion, donné par quelqu'un de formé, que des discours simplistes tenus dans des arrière-salles de café", plaide Etienne Michel.
Nombre de familles musulmanes inscrivent leur(s) enfant(s) dans des écoles de l'enseignement officiel, où les cours de religion islamique sont dispensés.
Un débat sur l'opportunité d'instaurer un tronc commun de cours dits "philosophiques" dès l'enseignement fondamental fera l'objet d'auditions dès mardi, en commission de l'Education du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Côté laïc, le CEDEP (Centre d'étude et de défense de l'école publique), favorable à la création d'un cours commun de philosophie, y sera entendu de même que, côté chrétien, la CSC (syndicat), l'UFAPEC (parents) et le SeGEC (pouvoir organisateur).
Le directeur du SeGEC a également insisté sur la nécessité d'une évaluation formelle des enseignants, pour objectiver les évaluations "informelles, diffuses, permanentes, par l'intermédiaire du regard des élèves, de la direction, des parents, des autres enseignants".
Il a aussi plaidé pour le développement d'une centrale d'achat de l'enseignement catholique. Une asbl se met sur pied pour aider les écoles, confrontées à la complexité d'un nombre croissant de marchés publics et demandeuses d'économies d'échelle.
L'enseignement catholique scolarise un élève sur deux en Fédération Wallonie-Bruxelles. Un millier de participants ont fréquenté ses trois jours de congrès décennal à Louvain-la-Neuve.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
GAGNER DES PARTS DE MARCHE
Depuis plusieurs semaines, la Libre Belgique se livre à une formidable opération de communication marketing vantant sans vergogne les mérites de l'école catho.
A lire ces articles et surtout l'important courrier de lecteurs qui les accompagne, l'école dite libre c'est à dire privée et catho, se révèle de moins en moins catholique au point de revendiquer des subventions pour organiser des cours de religion islamique. Un comble pour qui se veut un tant soit peu cartésien.
C'est dire que le message évangélique qui en principe détermine la spécificité de son projet éducatif semble s'estomper et passer au second plan.
On veut nous faire croire, et on y réussit fort bien, que le projet évangélique s'est évaporé au profit d'un objectif qui se veut "d'excellence". En somme le message subliminal est celui-ci: la différence entre le libre et l'officiel? Il n'y en a pas, sauf que le libre catho est meilleur puisque les parents lui font davantage confiance.

Parmi les dizaines de commentaires d'internautes, celui-ci a retenu notre attention: "Une seule volonté, c'est de gagner des parts du marché de la religion! L'immigration fait marcher le commerce, un client est un client."
Décidément, hormis l'arsenal marketing qu'il met en œuvre au service du client roi, on finirait par se demander ce qui sur le plan des structures distingue encore l'enseignement catholique de l'enseignement officiel.
Pour le patron du Segec, "les deux réseaux doivent former la culture scolaire." Mais alors pourquoi ne pas décider, enfin, de ne plus en former qu'un seul, comme en Finlande où il est organisé, de façon très efficace et en toute indépendance par les municipalités?
Et cela surtout en fonction de l'argument suivant : "il est grand temps de prendre acte d’une transformation profonde des conditions de l’éducation dans la société contemporaine. Selon le philosophe Marcel Gauchet, ces transformations majeures sont observables sur quatre "fronts" : les relations de l’école avec la famille, le sens des savoirs qu’elle dispense, l’autorité dont elle a besoin et sa place dans la société."
Puisqu'on on est là, il devient nécessaire et urgent  d'organiser : "Un débat sur l'opportunité d'instaurer un tronc commun de cours dits philosophiques dès l'enseignement fondamental" dans une " société actuelle qui tend a se séculariser".
Et ceci d'autant plus que “de plus en plus de voix s’élèvent pour considérer l’enseignement catholique comme une sorte d’héritage du passé"
Mais voilà qu'au même moment et au rebours de cela, il faut bien constater que se concrétise la possibilité de voir se créer à assez court terme un nouveau réseau libre mais cette fois de confession musulmane.
Mais s'est-on vraiment demandé, (à l'aube de l'instauration du confédéralisme) si la Communauté française, déjà exsangue, pourra encore  financer longtemps des réseaux d'enseignement concurrents.
Mais où est le parti, où sont les hommes, les femmes politiques téméraires qui prendront enfin l'initiative hardie de plaider pour un réseau unique avec un cours sur les religions et les philosophies commun à tous?
Surtout, comment allons nous faire face à la question fondamentale "Comment construire un vrai dialogue inter-convictionnel dans les écoles, sachant que la relégation du religieux dans la sphère privée n'offre aucune solution à l'égard des risques de dérive fondamentaliste ?"
Assurément personne n'ose  répondre à cette question que DiverCity considère comme absolument fondamentale.
Il existe cependant une approche alternative: remplacer les réseaux concurrents par une école unique et pluraliste.

MG

dimanche 21 octobre 2012


 « LA GAUCHE EN WALLONIE ET A BRUXELLES N’EST PLUS UNE FATALITE » (Charles Michel)
 « C’est l’enseignement de ces communales. Aujourd’hui le MR est un partenaire incontournable (…) pour mettre en œuvre une autre politique », déclare le président du MR.


 « Molenbeek était devenu, ces dernières années, un symbole de tous les défis manqués à Bruxelles.
A Molenbeek il y avait l’envie d’un projet alternatif, une  commune où il y a eu pendant longtemps une domination du PS avec un échec pour les politiques qui concernent le vivre-ensemble. »
« A Bruxelles et en Wallonie la gauche n’est plus une fatalité. C’est l’enseignement de ces communales. Aujourd’hui le MR est un partenaire incontournable (…) pour mettre en œuvre une autre politique.

« Je pense que le succès de la NVA est lié en bonne partie à l’échec, depuis 2004, des politiques de gauche en Wallonie et à Bruxelles ». "Mon intime conviction c’est que Bart De Wever ne veut pas réformer la Belgique sur le plan socioéconomique, ce qu’il veut c’est détruire la Belgique ».

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
UNE AUTRE POLITIQUE? QUELLE AUTRE POLITIQUE?
Qu'on se le dise, ce que redoute plus que tout De Wever c'est que ne se forme un axe libéral puissant au Sud et au Nord du pays.
Son cauchemar serait que disparaisse ou s'affaiblisse sa cible privilégiées et son bouc émissaire, le PS de Di Rupo. Sans lui la baudruche se dégonflerait rapidement et pas qu'au physique
Pour Dave Sinardet, le cauchemar de Bart De Wever serait une Belgique qui voterait au centre-droit provoquant  un déclin socialiste en Wallonie et à Bruxelles. Mais ne se dit-il pas lui-même néo libéral? Certes mais ce n'est pas pour lui une finalité, seulement un moyen populiste (centenpopulisme) pour attirer les gogos de Flandre et les pousser à l'indépendance. L'autonomie flamande, voilà son dessein, sa lutte finale à lui. Il a parfaitement compris que le nationalisme indépendantiste pur et dur (à la Volksunie) sans appât liberal ne peut que faire long feu.
Que veut-il au juste? Faire de la Flandre une Bavière en bord de mer avec le moins possible d'immigrés venus de la capitale.
MG

EEN RECHTS BELGIË, DE ANGSTDROOM VAN BART DE WEVER
DM
Als puntje bij paaltje komt dient het liberale verhaal als doel voor een nationalistisch project. Niet omgekeerd, schrijft politicoloog Dave Sinardet.


De verkiezingsuitslag van vorig weekend gaf het opnieuw aan: de N-VA is uitgegroeid tot een partij die een groot deel van de rechterzijde van het politieke spectrum in Vlaanderen heeft weten te kannibaliseren. (Vooral Vlaams Belang en Open Vld zijn daarvan het slachtoffer, alsook in mindere mate de CD&V.)

MIDDEL EN DOEL
Bart De Wever heeft allang begrepen dat een klassiek nationalistisch verhaal geen massa's stemmen meer oplevert. In alle mogelijke tv-studio's klinkt het vooral dat we plat worden belast, het ondernemerschap wordt gefnuikt, de criminaliteit onbestraft blijft en ongecontroleerde migratie ons overspoelt. En dat dat enkel kan veranderen als Vlaanderen autonomer wordt, omdat het dan bevrijd zal zijn van de PS (vaak vereenzelvigd met 'de Franstaligen'), die hierover heel andere opvattingen zou koesteren dan de Vlaamse 'grondstroom'. Kortom: in zijn discours is Vlaamse autonomie het middel, een rechtser beleid het doel.
De indruk ontstaat daardoor dat liberalisme en nationalisme in Vlaanderen samenvallen. 'Centennationalisme', zoals Bart Eeckhout dat deze week knap samenvatte.

MAAR IS DAT WEL ZO?
In de praktijk lijkt het pleidooi voor een rechtser beleid eerder een middel om het doel van Vlaamse autonomie te bereiken. En als de twee met elkaar in tegenstelling komen, kiest de N-VA duidelijk voor het laatste. (...) Geconfronteerd met de keuze tussen een rechtse en een Vlaamse agenda, kiest N-VA dus voor die laatste. Dat is ook perfect logisch, want de N-VA is opgericht als een Vlaams-nationalistische partij, niet als een liberale.
Vooral rechtse opiniemakers interpreteerden het N-VA-succes van vorige zondag als een overduidelijk signaal ten aanzien van de 'belastingregering'-Di Rupo.

Maar als puntje bij paaltje komt, dient het liberale verhaal bij de N-VA als doel voor een nationalistisch project en niet omgekeerd.
Daar ligt ook een essentieel verschil tussen Vlaams-nationalisten en liberalen. Sterker nog: een (centrum)rechts beleid in België - zoals dat in 2007 mogelijk was - is voor De Wever veeleer een angstdroom dan een wensdroom.
Bestond Di Rupo niet, De Wever zou hem uitvinden.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
DE WEVER LAVE PLUS BLEU QUE BLEU
Bestond Di Rupo niet, De Wever zou hem uitvinden. Si Di Rupo (ou le PS) n'existaient pas, "dan bestond De Wever ook niet".
Depuis sa fondation la Belgique se fonde sur trois antagonismes: wallons-flamands, droite-gauche, catho-laïque. Ce dernier antagonisme a fondu comme neige sous le soleil de la sécularisation.
Reste l'opposition flamande-néo-libérale et socialo-francophone.
C'est cela le carburant qui propulse le moteur De Wever.
PARADOXALEMENT, l'effet De Wever a fait bouger les lignes, un peu en Wallonie, surtout à Bruxelles où , nous l'avons vu, le parti de Di Rupo et son alliée Joëlle ont senti le vent du boulet.

De Wever a réussi à faire croire à la Flandre petite bourgeoise que la N-VA lave plus bleu que bleu.
Mais qu'on ne s'y trompe pas: le vrai combat des "Centennationalisten" (les nationalistes du portefeuille ) c'est une forme de xénophobie qui, contrairement à celle du Vlaams Belang, s'avance masquée et ne dit jamais son nom. Lisez plutôt ce qui suit et gravez le une fois pour toute dans votre mémoire:
Les lecteurs du Morgen écrivent: " pour De Wever l'indépendance de la Flandre est le meilleur moyen de raidir hardiment la politique migratoire laxiste soutenue par le PS et de réduire en Flandre la facture de la sécu".
Il est tellement persuadé que la Wallonie et Bruxelles sont profondément ancrées à gauche, que même une avancée des libéraux n'y changerait pas grand chose à ses yeux. Il veut larguer les amarres et laisser le remorqueur Flandria s'éloigner à toute vapeur du rafiot Wallobrux. Et tant pis pour tous les électeurs flottants de Flandre qui ne veulent pas de la séparation mais qui ont voté N-VA pour protéger leurs "petites" économies.
Et s'il se trompait d'analyse? Si quelqu'un demain proclamait haut et clair que le roi est nu?  "Maar wat er in dit land ontbreekt is iemand die de af en toe eens tegen de stroom inroeit met duidelijke taal."
MG

COMMENTAIRES DE LECTEURS DU MORGEN
"Een aantal jaren terug heeft BDW in een interview in Humo gezegd dat hij pas goed is gaan functioneren toen hij begreep dat de onafhankelijkheid van Vlaanderen (VL) een middel was om een ander doel te bereiken nl. een strengere immigratiewetgeving en sociaal- economische besparingen. Dat rechtse doel is maar mogelijk als VL onafhankelijk, dus vrij is van de Waalse PS."
"Het trieste is dat een deel van de N-VA kiezers geen splitsing van België willen doch menen dat BDW met confederaal model bedoelt dat het land wél samen blijft maar we minder samen doen met de Walen."
"BDW zal zich nu koest houden, en wil tegen 2014 zoveel stemmen dat hij incontournable wordt en dan het land kan laten verrotten en splitsen. Men zou moeten hopen dat hij het nu in A'pen slecht doet zodat zijn "true colors" naar boven komen en ook zijn kiezers hem door hebben."
"Alle partijen en de ganse pers zijn het er volkomen over eens dat men alles moet splitsen. Niemand durft zeggen dat er dingen zijn als men die splitst niet zullen werken of voor beide partijen meer zullen kosten. De Schelde en de Maas stromen door beide gebieden,de E wegen lopen door beide regio's,samen beheren is nodig voor een goed beleid."
"Maar wat er in dit land ontbreekt is iemand die de af en toe eens tegen de stroom inroeit met duidelijke taal."

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
CET HOMME CE SERA DEGUCHT
"Maar wat er in dit land ontbreekt is iemand die de af en toe eens tegen de stroom inroeit met duidelijke taal."



Ce qui manque dans ce pays c'est un grand bonhomme qui donne un bon coup de gueule à contre courant des idées reçues.
"Il est urgent d'attaquer Bart De Wever de front estime le commissaire européen et ancienne figure de proue de l'Open Vld Karel De Gucht, au lendemain de la débâcle électorale de son parti. De Gucht s'exprimait à l'occasion de la sortie de son nouvel ouvrage: "Liberté. Le libéralisme au temps du choléra".
On sait ce qu'il entend par libéralisme et on devine ce qu'il entend par choléra.
Karel De Gucht :"Pourquoi personne n'oppose-t-il pasà Bart De Wever des arguments, des exemples historiques?". "Je suis convaincu que la majorité de ses électeurs n'ont pas lu ses thèses nationalistes.  Il faut le démasquer et c'est aux politiciens de le faire."
Se présentera-t-il aux élections de 2014:  De Gucht avoue n'avoir "pour l'instant" aucune ambition nationale. Dommage!  Son salaire de Commissaire européen serait-il sa priorité? Centenliberalisme?   "L'Open Vld ne joue pas dans la division qui est la sienne", ajoute-t-il, en invitant les bleus à se ressaisir en  s'inspirant de son livre.
Divercity comprend difficilement que les trois ténors du VLD- Guy Verhofstadt (le politicien flamand le plus apprécié en Belgique francophone), Karel De Gucht, la plus grande gueule de Flandre après BDW et Jean Marie Dedecker, et le maire de Tongres, Patrick Dewael- aient confié la direction de leur cher parti à une bande de gamins fragiles complètement désarmés face au bacille du "choléra".
De Wever a cannibalisé le VLD qui lui-même avait cannibalisé le CVP quinze ans auparavant.
Seul un VLD régénéré (allié à un SPA ressuscité) pourront cannibaliser De Wever.
MG

L’UNION, JOUET DE FORCES CONTRAIRES
Olivier le Bussy (LB)
Pour Elio Di Rupo, la crise nourrit les populismes et les velléités indépendantistes.
Le chef du gouvernement belge, Elio Di Rupo, est intervenu dans le débat européen , incitant l’Europe à faire preuve d'unité et de détermination pour juguler la crise et couper l'herbe sous les pieds des partis populistes et indépendantistes.
Elio: "Ce n’est pas un secret qu’il y a chez nous un parti indépendantiste qui a gagné les élections (communales), notamment à Anvers", a-t-il déclaré.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ELIO DIT UNE CHOSE PUIS SON CONTRAIRE
Tiens, comme c'est étrange, Elio avait pourtant affirmé de façon péremptoire que la victoire de De Wever à Anvers et celle de son parti en Flandre étaient à considérer comme un phénomène purement local, communal sans rapport avec la politique fédérale.
"Nous essayons de renforcer l’intégration européenne et ces partis sont centrifuges alors que nous essayons d’être centripètes".
Centripètes ?
"Etrange que monsieur le Premier, qui donne à l'élection de monsieur BdW une portée locale, choisisse maintenant d'alarmer ses collègues européens..." commente un internaute.
Paradoxalement et de façon très habile, la N-VA se présente comme  un parti très pro-européen.
FEDERATION EUROPEENNE OU MOSAÏQUE NATIONALISTE?
Face à la crise du système monétaire mondial et à la dérégulation financière qui plombent notre pouvoir d'achat, les peuples d'Europe, à défaut du peuple européen toujours en devenir, ont tendance à se rabattre sur la voie nationale populiste fondée sur le repli sur soi.
Le "centenpopulisme' de Bart De Wever  en est l'illustration la plus caricaturale et la plus détestable.
Quid dans tout cela du rêve européen, celui qui attire chez nous des centaines de milliers d'immigrés en profonde détresse.
Elio Di Rupo:  « L’UE doit empêcher la montée du populisme » « Pour redonner de l’espoir aux citoyens, l’Europe doit mettre en place des instruments comme la supervision bancaire et tout faire pour relancer la croissance. »
De toute évidence rien ne va plus entre Di Rupo et la N-VA. La campagne électorale 2012 se termine et voilà que la campagne 2014 est lancée par l'homme au noeud pap sur le parquet européen.
Si comme le pense Charles Michel patron des bleus, la gauche n’est plus une fatalité à Bruxelles et en Wallonie...
Si Bart De Wever devait s'enliser à Anvers dans d'interminables négociations face aux partis coalisés contre lui....
Si de surcroît le parti d'un seul homme devait commettre quelques grosses boulettes d'ici 2014...
Si enfin De Gucht et Verhofstadt, exilés à l'Europe, décidaient de remonter hardiment sur le ring belge pour lui rabattre une bonne fois le caquet, tout pourrait changer au royaume de Belgique.
Le cas échéant, le changement pourrait aller en direction d'un confédéralisme de consensus (on ne l'évitera plus, le confédéralisme) où les libéraux reprendraient la main en posant enfin et en toute transparence la question fondamentale de Didier Reynders.
La voici: "Que voulons nous faire encore ensemble, nous Wallons, Flamands et Bruxellois?"
Dave Sidaret a raison sur un point essentiel: une Belgique de centre droit est en effet le cauchemar qui devrait empêcher De Wever de dormir pour de bon.
En somme le plus grand mal dont souffre la Belgique c'est la faiblesse de deux "fils de", à savoir le fils de Croo et le fils Michel.
C'est à cause de leur gestion molle du libéralisme en Flandre et en Wallonie que De Wever a su faire coup double: cannibaliser le VLD (tout en siphonnant les voix du Vlaams belang) et diaboliser un Di Rupo qui se joue du fiston Michel.
Il reste à peine deux ans: c'est peu pour renverser la vapeur.
MG

samedi 20 octobre 2012

Philippe Moureaux le machiavélique

Par un retournement d'alliance inattendu, le bourgmestre de Molenbeek-Saint-Jean a été poussé vers la sortie. Ce croquemitaine avait poussé très loin le flirt avec les musulmans.


Philippe Moureaux.© Image Globe
Le premier, il intégra des personnes issues des minorités ethno-religieuses sur ses listes communales, puis aux élections régionales. Sans ce réflexe, l'électorat socialiste bruxellois se réduirait aujourd'hui à 10 %. Mais la créature a échappé à son maître. A force de flatter les mosquées, Philippe Moureaux est devenu, aux yeux des Wallons et d'une partie des Bruxellois et des Flamands, l'incarnation du communautarisme. C'est lui et quelques autres qui bloquèrent toute restriction dans le domaine de l'immigration et acceptèrent des entorses au « pacte républicain ». Tournées électorales dans les mosquées, consultation des chefs religieux, prêt de locaux communaux pour des classes de religion islamique, « dispositif ramadan », etc. A force, Philippe Moureaux est devenu le patron informel de la communauté marocaine de Belgique, donnant des gages politiques au royaume du Maroc sur le Sahara occidental et agissant comme « juge de paix » en Belgique (il trancha une énième querelle de l'Exécutif des musulmans de Belgique en promotionnant la frange des Frères musulmans).
Sur le terrain, cependant, il perdait pied. Trafics de drogue dans la rue et dans les cafés, afflux de populations pauvres, harcèlement des femmes non voilées et des homosexuels dans la rue, politique occupationnelle des jeunes, faible maîtrise de l'espace public malgré une centaine de gardiens de la paix dénués de pouvoir coercitif, prolifération des foyers de radicalisme... Ces aspects de la vie urbaine ne sont pas propres à Molenbeek mais, en s'attaquant aux porteurs de mauvaises nouvelles plutôt qu'aux problèmes énoncés, Moureaux a donné une image caricaturale de sa commune. Sa succession n'était pas assurée. Après que Laurette Onkelinx, son héritière putative, eut refusé de s'établir à Molenbeek, il s'appuyait sur des échevins sans stature véritable. Pour une population de plus de 90 000 habitants, en plein boom démographique, il pouvait légitimement s'inquiéter. Le retournement d'alliance intervenu sous la houlette de Françoise Schepmans (MR), avec le soutien des trois autres partis démocratiques et leur pendants flamands, lui ôte ce souci.
Marie-Cécile Royen (Vif)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
EFFET CLERFAYT (SUITE)
"Et maintenant que va faire Madame Schepmans pour redresser une situation que nous pouvons qualifier de catastrophique ?" demande un internaute. Excellente question qui s'adresse à tous les bourgmestres bruxellois de la couronne du Nord.
Quand Milquet, Onkelinx et Moureaux mordent la poussière, c'est tout une conception du vivre ensemble qui s'effondre. Le communautarisme et le clientélisme ethnique sont une stratégie politique qui a bien réussi au PS et au CDH mais qui a beaucoup favorisé la progression de l'islamisme fondamentaliste dans leurs communes respectives. Elle vient de montrer ses limites avec le putsch démocratique de Kir à Saint Josse et la montée inquiétante du parti "Islam" (qui ne dit pas non à la sharia) à Molenbeek, Anderlecht et à la ville de Bruxelles.
Il est urgent de mettre au point une autre stratégie politique de caractère résolument interculturel qui associe tous les citoyens, quelle que soit leur origine, à la gouvernance et à la gestion de la Cité.  A cet égard, Schaerbeek semble marquer des points. Mais il ne faudrait pas que, pour des considérations purement tactiques, on y favorise au niveau des distributions d'échevinat en cours une ethnie au détriment d'une autre. Il faut une vraie dynamique d'interaction fondée sur un respect mutuel.  Il se dit que, excellents lobbyistes comme partout, les ressortissants d'origine turque font de plus en plus entendre leur voix à Schaerbeek également. Il est vrai que les communautés turques de la région bruxelloise font preuve d'un dynamisme commercial qui laisse pantois. Il n'en demeure pas moins que ces communautés particulièrement nationalistes ont une forte tendance à se replier sur elles- mêmes en se détournant des valeurs et de la langue du pays d'accueil. C'est insupportable.
On s'étonnerait également qu'un bourgmestre schaerbeekois, qui se dit déterminé à promouvoir l'interculturel dans sa commune et qui ne manque pas une occasion d'affirmer que son collège a marqué une rupture définitive avec le Nolsisme, conserve plus longtemps en son sein un échevin, et non des moindres, qui fut un fidèle lieutenant et défenseur de Roger Nols et de ses idées nauséabondes. Il y a en effet sur sa liste plurielle de brillants ressortissants des diverses communautés qui brûlent d'impatience de faire leurs preuves.
Un fait ne vaut-il pas un Lord maire? En l'occurrence, c'est sur des choix politiques comme celui-là que se jouera l'avenir politique régional du brillant maire de Schaerbeek.
Bernard Clerfayt sera-t-il le hardi leader interculturel que la Région Bruxelles Capitale attend pour sortir de l'impasse de fin de règne de Charles Picqué? Il en a assurément l'étoffe et le caractère. Reste à savoir s'il en aura la volonté...
MG


Milquet : « le PS a manqué d’une présidence forte »



Veronique Lamquin

S’exprimant pour la première fois depuis son éviction de la majorité à la Ville de Bruxelles, la vice-Première CDH ne veut « pas que les bassesses de la vie politique communale influent sur le gouvernement. »


S’affichant combative et volontariste, Joëlle Milquet veut se concentrer sur le budget. Mais la blessure de dimanche soir n’est pas refermée. Dès qu’on lui parle de l’attitude du PS de la Ville de Bruxelles, le verbe se fait acerbe. « Le PS s’est allié avec le troisième parti, dont la tête de liste fait moitié moins de voix que le bourgmestre ou moi, et est soumis à information judiciaire. Ils ont pris le parti le plus faible, le plus docile, avec une hypothèque d’affaires ; or, faire plonger sa ville dans ce genre de climat, c’est à éviter. »
Rappelant qu’elle avait signé un accord pré-électoral avec les socialistes, la vice-Première CDH dénonce le manque de respect du texte. « En politique, il faut respecter ses accords, sinon on fait un autre métier. C’est aussi un manque de respect par rapport aux personnes. La manière dont on a trahi une confiance humaine ! En plus, cela vient de gens avec qui j’avais noué une relation de quasi-amitié. »
« IL S’AGIT D’UNE ERREUR POLITIQUE MAJEURE »
Interrogée sur ses sentiments à l’égard d’un Elio Di Rupo incapable d’imposer à ses troupes le choix d’une alliance, Joëlle Milquet affirme recevoir de nombreux messages de soutien en interne au PS. « Tous disent que j’étais la dernière personne à qui ils pouvaient faire ça. Ce qui a manqué, c’est évidemment une présidence forte d’Elio Di Rupo. A un moment, il faut une vision collective, une vision stratégique interne et une analyse minimale qu’il s’agit, au-delà de l’outrance humaine imméritée, brutale et grossière, d’une erreur politique majeure. Ce n’était sans doute pas la symbolique que je représente qu’il fallait toucher. »
« Maintenant, c’est fait, à eux d’en tirer les conclusions. Au PS, ils doivent se poser des questions sur le management interne. A eux de voir si, comme je le pense, ils ont fait une erreur politique. Je l’entends de toute part, notamment de gens de chez eux. Mais ce n’est pas à moi de les commenter. »

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
EFFET DE WEVER (SUITE)
" A UN MOMENT, IL FAUT UNE VISION COLLECTIVE, UNE VISION STRATEGIQUE"
Elio Di Ripo a eu beau faire la sourde oreille à la harangue du vainqueur des élections anversoises (Bart De Wever n'est pas encore bourgmestre, faute de pouvoir réunir une majorité) en affirmant qu'il s'agissait d'un scrutin local.
En réalité la victoire du grand Caliméro flamand, tout le monde l'a compris,  a déplacé les lignes et provoqué de formidable dégâts collatéraux, singulièrement dans la Région de Bruxelles Capitale où trois pièces maîtresses de l'alliance PS-CDH ont été sacrifiées sur l'échiquier aux dépens de Elio Di Rupo: deux vices présidentes Joëlle et Laurette et un dinosaure, le bourgmestre de Molenbeek ont notamment fait les frais de ce tsunami.  Pire, c'est toute la tactique électorale de ces trois personnages qui a été mise à mal.
Qu'en pensent les lecteurs du forum du soir?
 "Ces Milquet, Moureaux et autres Onkelinx sont vraiment pitoyables. Depuis beaucoup trop longtemps, ils vendent notre culture à un islam conquérant uniquement pour conquérir des voix communautaristes aux élections."
"A Bruxelles, le parti de Joëlle Milquet est tout aussi coupable que le PS de la communautarisation de la politique locale."
 "Le PS a manqué d'une présidence forte. Par contre B. Lutgen, alors qu'il était encore à la Région, a osé dire qu'il n'était pas marié avec le PS. Dont acte"
"A un moment, il faut une vision collective, une vision stratégique"

C'est la vraie question, au delà du destin individuel du personnel politique.
Qu'on le reconnaisse ou non, le discours anti-Elio de De Wever et la stratégie anti-PS de la NVA ont fait bouger les lignes à Bruxelles.
Trop de communautarisme a été fatal aux trois champions du communautarisme.
Qu'on prenne toute la mesure d'une info de caractère anodin parue cette semaine dans la presse:  "Un échevin des affaires flamandes a été désigné à Alost pour lutter contre la francisation"
Et dans quel sombre dessein? "Sa tâche sera de lutter contre la francisation de la ville, explique le nouveau bourgmestre Christoph D'Haese, passé de l'Open Vld à la N-VA, dans le quotidien Le Soir."
"Nous assistons à une francisation de la ville." Traduction en termes clairs: Alost, comme Hal, Louvain ou Malines...assiste à l'arrivée de plus en plus massive d'allochtones qui quittent Bruxelles, poussés par le boom démographique et la précarité du logement.  "C'est ce que nous appelons le phénomène 'chemin de fer', lié au fait que notre ville se trouve non loin de Bruxelles sur la voie vers Gand. Nous accueillons le trop-plein de Bruxelles." Vient alors cette phrase inouïe digne de la prose du Dr Goebbels en début de carrière: " Nous ne sommes pas contre le français, tout le monde est bienvenu, nous ne sommes pas racistes. Mais on doit apprendre la langue pour s'intégrer", déclare M. D'Haese."
L'échevin aura pour tâche de renforcer le caractère flamand d'Alost, dit-il encore.
Que celui qui a des oreilles entende. En disant cela et en agissant ainsi, la N-VA reprend en mettant des gants et un boeuf sur sa langue la stratégie du Vlaams Belang avec des mots châtiés.

Nous assistons donc bien a un épisode du formidable bras de fer entre la vision wallonne d'un PS qui prend l'eau et la vison d'une N-VA flamande qui rêve d'hégémonie absolue en Flandre avec une structure confédérale face à un Wallonie aussi peu socialiste que possible.
2012, c'est les grandes manoeuvres avant le Waterloo de 2014. "Un apéritif avant le plat de résistance" pour parler comme le sénateur Delpérée.
Mais quid de la question du vivre ensemble?
MG