dimanche 28 octobre 2012

"De Wever reprend les méthodes de Di Rupo"



Bosco d'Otreppe
"En cas de blocage on entrerait dans une guerre de communication politique."
Grand maître d'Anvers après avoir renversé le socialiste Patrick Janssens le 14 octobre lors des élections communales, Bart De Wever (N-VA) doit maintenant s'atteler à la formation d'une majorité. Pris entre la région, les districts qui structurent la ville, les désidératas de la gauche et les exigences de ses électeurs, le politicien ne peut surtout pas passer pour un incapable. Le défi est donc important et encore loin d'être gagné. Nous avons fait le point avec Dave Sinardet, politologue à la VUB et à l'Université d'Anvers.
OU EN EST DE WEVER DANS LA FORMATION D'UNE COALITION POUR LA VILLE D'ANVERS ?
Il prépare pour l'instant une note de formation, sur la base de laquelle il va entreprendre des négociations avec les différents partis. Ce qui est surprenant, c'est qu'en rédigeant une telle note et qu'en prenant son temps, il reprend un peu la méthode que Di Rupo avait utilisée en 2010 dans le cadre des négociations fédérales.
PEUT-ON NEANMOINS AVANCER DES PRONOSTICS QUANT A L'ISSUE DE CES NEGOCIATIONS ?
C'est très difficile. De Wever doit prendre en compte de nombreux paramètres. En sachant que la Stadslijst, formée du CD&V et du sp.a ne veut pas monter dans une majorité sans Groen, deux grandes options s'offrent à la N-VA. Une coalition avec les socialistes et les verts qui aurait comme gros inconvénient pour Bart De Wever de faire pencher la majorité à gauche, et une majorité avec le VLD et Groen. Mais les verts accepteraient-ils de rentrer dans un collège marqué à droite ? Rappelons que l'opposition avec les socialistes et le PTB-PVDA (qui a obtenu quatre sièges!) serait alors très dure.
PEUT-ON S'ATTENDRE A D'AUTRES SOLUTIONS ?
Des spéculations très fortes se distinguent autour d'une possible rupture sp.a-CD&V, qui permettrait à l'un des deux de monter dans la majorité. À court terme cela semble improbable, mais si aucune solution ne se dessine, on peut imaginer qu'à long terme, la pression aidant, les partis changeraient de position. Aucun des deux ne voudrait passer aux yeux de l'opinion publique comme étant celui qui bloque les négociations.
UN BLOCAGE POLITIQUE POURRAIT-IL NUIRE A L'IMAGE DE DE WEVER ? À SA CREDIBILITE ?
Il est clair qu'en cas de blocage on entrerait dans une guerre de communication politique, dans une guerre de perception pour rejeter la faute sur les autres.
CE SONT DONC PLUS DES DIFFICULTES POLITIQUES ET ARITHMETIQUES QUI BLOQUENT ACTUELLEMENT BART DE WEVER. ON NE DISTINGUE PAS DE REELLE VOLONTE DE LA PART DE SES ENNEMIS POUR LUI METTRE DES BATONS DANS LES ROUES?
Quand Janssens affirme qu'il ne veut pas entrer dans une majorité sans les verts, on peut se poser des questions. Il faut savoir que ceux-ci en matière de mobilité ont des exigences très fortes qui pourraient mettre De Wever en porte-à-faux avec le gouvernement flamand dont son parti est membre. Soulignons enfin qu'il y a aussi la question des districts qui forment la ville. Les districts du centre ont majoritairement voté pour les socialistes, et à Borgerhout se forme une coalition de gauche. Il sera intéressant de voir comment De Wever pourra cohabiter avec ce dernier, lui qui a d'ailleurs promis de renforcer les compétences des districts.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LES FAITS SE REVELENT PLUS TETUS QUE LE FUTUR LORD MAIRE
Au vrai, il a beau adopter une formule qui a réussi à Elio, il patauge malgré la présence de l'éternelle muse blonde à ses côtés qui de toute évidence sera la prochaine "mairesse" d'Anvers.  Quant à Elio, il se fait laminer par ses troupes pour l'excès d'intérêt qu'il port au drame limbourgeois par rapport à celui provoqué par le retrait d'Arcelor Mittal.
Plus curieux encore, Bart ne lâche rien sur la dramatique fermeture de Ford Genk. Lui qui ne cesse de plaider pour un système économique ultra libéral dont il est persuadé qu'il sauvera le monde. "Ford verhuist naar Spanje omdat dat land in diepe crisis zit en ze mensen daar, in ruil voor werk, van alles door haar strot kan rammen."
J'ai visité Ford Genk et en garde le souvenir d'avoir changé d'ère, d'avoir été transposé quelques heures dans le XXIème siècle. Je ne croyais pas si bien dire.
Oui, les autorités politiques qui ne cessent de procrastiner sans jamais décider sur tous les dossiers chauds, portent une responsabilité majeure dans le drame social qui endeuille le Limbourg.
Ford qui avait le choix de fermer l'une ou l'autre de ses usines était bien consciente que la résistance serait moindre en Belgique ou les autorités, cela se vérifie, préféreraient de se renvoyer mutuellement la responsabilité de la fermeture plutôt que de l'en rendre coupable.
Autrefois la classe ouvrière était envoyée au massacre au bruit du clairon. Désormais la grande faucheuse frappe sans hacher la chair à canon, elle la broie par d'autres moyens. Plus ça change, plus c'est la même chose.
MG  

DE OVERHEID DRAAGT EEN VERPLETTERENDE VERANTWOORDELIJKHEID

Beste regering, laten we stoppen met uitstellen en werk maken van echte hervormingen nu Ford Genk sluit, schrijft Jo Van Biesebroeck.
Hij bestudeerde als hoogleraar economie van de KU Leuven jarenlang de internationale autosector.
Keer op keer, in elk dossier, doen onze politici het absolute minimum om het schip varende te houden. Een keuze natuurlijk, maar met zo'n houding kan je erna toch geen onschuld veinzen?

Het is echt om moedeloos van te worden. In zowat elk dossier dat op de tafel van de regering komt zien we voornamelijk uitstelgedrag. Als er al hervormingen komen, zijn het steeds marginale aanpassingen in de marge.

Een paar voorbeelden. Na jaren overleg is er nog altijd geen eenvormig systeem voor arbeiders en bedienden. De sociale partners komen er duidelijk zelf niet uit. Het is dan aan de regering om een compromis op te leggen. Spoorstakingen blijven zich opvolgen en de discussie over een minimale dienstverlening leidt ook tot niets. Als er geen compromis bovendrijft, betekent daadkrachtig leiding geven dat de overheid een beslissing forceert.

Europa vraagt al jaren een aanpassing van het mechanisme van automatische loonindexering. Het is toch bizar. Het systeem dient, zogezegd, om de koopkracht te vrijwaren, maar loonsverhogingen kunnen maximaal meestijgen met de lonen in onze buurlanden. Hoe slaan die andere landen er eigenlijk in om zonder een rigide indexsysteem de koopkracht te vrijwaren?

België is altijd eerste van de klas om te ijveren voor meer Europa, maar als een van de Europese pijlers centraal toezicht is op de begrotingscontrole, moet België wel meteen een uitzonderingsregime krijgen. We hadden immers gemeenteraadsverkiezingen. Zelfs als er ingegrepen wordt, zoals met de begrotingscontrole van 2012, is het een beetje schuiven met boekhoudposten. Keer op keer, in elk dossier, doen onze politici het absolute minimum om het schip varende te houden.



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