jeudi 4 octobre 2012

Ecole catho: quelle différence ?




Alice Dive
"Notre communauté scolaire a-t-elle suffisamment conscience de sa richesse et de son autonomie pour faire face aux pressions qui viennent de tous les côtés de la société ?"
L’école est en crise. C’est un constat que tout le monde fait. Précisément parce qu’elle ne cesse de grandir en importance. "La présence obligatoire d’un enfant à l’école s’allonge toujours davantage. Cela se fait par le haut, via les études supérieures qui sont quasiment obligatoires, et par le bas, du côté de la petite enfance où on commence toujours plus tôt", constate Jean De Munck. La nécessité de l’école est d’autant plus accentuée que les attentes qui lui sont adressées sont toujours plus lourdes et contradictoires. "L’éducation à la politesse et au civisme, le stage en entreprise, la lutte contre l’obésité, l’apprentissage du permis de conduire Les demandes sont infinies à l’adresse de l’école et viennent de lieux inconciliables entre eux. Le politique tire dans un sens, l’économique dans l’autre. Notre société n’est pas cohérente. L’école doit donc trouver une posture qui lui permette de résister à ces appels multiples et contradictoires", soutient le sociologue.
Face à cette crise, poursuit-il, "nous sommes partis à la recherche des ressources de sens internes à l’école et, en particulier, à l’école catholique. Il a fallu repérer sur la carte historique et politique la place de notre communauté scolaire et ce qu’elle pouvait apporter" (NdlR : 61 % des élèves du secondaire et plus de 40 % du fondamental sont dans une école catholique en Communauté française).
Et c’est là que la question fondamentale de l’autonomie de l’école se pose. "Notre communauté scolaire a-t-elle suffisamment conscience de sa richesse et de son autonomie pour faire face aux pressions qui viennent de tous les côtés de la société ?" Autrement dit, y a-t-il un acteur collectif autonome possible ? Quelle place pour la démocratie associative ? "A cela, nous répondons par l’affirmative : oui, l’école catholique en Belgique est une promesse d’autonomie. Historiquement, elle apparaît comme un biotope très particulier où s’est cristallisée une conception humaniste de l’éducation. Pendant longtemps, elle s’est adossée au clergé. Jusque dans les années 60, ce dernier fournissait - bien ou mal - une espèce de colonne vertébrale institutionnelle à l’école. Ce clergé s’est raréfié dans les années 70-80 mais l’acteur collectif était constitué, avec sa culture propre. Ce dernier a pris le relais." Aujourd’hui, pas moins de 8 000 volontaires siègent dans les pouvoirs organisateurs du réseau catholique. Et le spécialiste de commenter : "C’est quand même non négligeable comme démocratie associative. Au fond, la société civile s’est organisée autour de l’école".

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
GUERRE SCOLAIRE
Et voilà que la Libre Belgique remet le couvert: encore un coup d'encensoir en faveur du réseau libre catho. "Un biotope très particulier où s’est cristallisée une conception humaniste de l’éducation". Voilà qui réjouira tous les vrais humanistes, très fiers de l'être, qui sont sortis de l'enseignement officiel.
Et le forum des calotins virtuels et réels de se remettre à battre à son plein. Cela devient lassant. Trop is teveel!
Imagine-t-on le Soir ou la DH se déchainant jour après jour pour assurer la propagande marketing de l'enseignement officiel?
" 8 000 volontaires siègent dans les pouvoirs organisateurs du réseau catholique. C’est quand même non négligeable comme démocratie associative. Au fond, la société civile s’est organisée autour de l’école".  En somme, et si je lis bien,  il n'y a plus rien de vraiment catholique dans cet enseignement. Le PSC est devenu un CDH humaniste, comme l'école ci-devant chrétienne et l'université de Louvain- la-Neuve qui cherche à se débarrasser du "C" de catholique.
Si l'école qui se dit catholique a cessé de l'être dans les faits, à quoi bon la maintenir comme une entité séparée et un réseau à part.
Fusionnons tous les réseaux! (Plus vite dit que fait)
C'est dire que le forumeur ultramontain bon teint  "ouimaisnon" a  de bonnes raisons de se déchainer plus que jamais.
Lisez plutôt.
"Autonomie, c'est un grand mot. Quand on voit le poids de la structure collectiviste à la soviétique de l'enseignement en FWB. Tout se décide ou se décrète par le haut, aucune autonomie n'est possible. Au niveau des programmes, des méthodes, des budgets, des investissements, des effectifs. Et comme ceux qui sont dans les sphères du haut sont plutôt anti cathos, les écoles catholiques sont encore moins autonomes, puisque ces décisions à la soviétique se font à contre-courant de leurs valeurs propres."
Lui aurait-il échappé que l'enseignement est dirigé actuellement par un ministre et un cabinet recruté au sein du sérail catholique?
A lire sa prose cet homme (ou cette femme) doit être un(e) enseignant(e), préfet/ète ou inspecteur/trice  retraité(e) du libre.
A moins, bien sûr, que "ouimaisnon" soit le pseudo de Mgr André-Joseph Léonard.
MG




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