lundi 8 octobre 2012

El gusto



Réalisé par :Safinez Bousbia
Durée : 88 minutes
Genre :Documentaire
Pays : Irlande (2011)
Langue originale : Français | Enfants admis

La bonne humeur - el gusto - caractérise la musique populaire inventée au milieu des années 1920 au coeur de la Casbah d'Alger par le grand musicien de l'époque, El Anka. Elle rythme l'enfance de ses jeunes élèves du Conservatoire, arabes ou juifs. L'amitié et leur amour commun pour cette musique qui "fait oublier la misère, la faim, la soif" les rassemblent pendant des années au sein du même orchestre jusqu'à la guerre et ses bouleversements.
El Gusto, Buena Vista Social Club algérien, raconte avec émotion et... bonne humeur comment la musique a réuni ceux que l'Histoire a séparés il y a 50 ans.
"Le Buena Vista Social Club algérien", vante le dossier de presse de ce premier film de Safinez Bousbia. Ce n'est pas faux. Tout y est : des vieux musiciens oubliés, une musique traditionnelle propre à vous retourner les tripes et un cadre bouleversé. Née dans la casbah d'Alger dans les années 20, la musique El gusto est jouée pour réchauffer les coeurs. La guerre d'indépendance éparpillera dans la nature les musiciens arabes et juifs. Le cinéma entend ici les réunir. Malheureusement, la mise en scène brouillonne de la réalisatrice a du mal à restituer ce miracle.
Chantre de la musique châabi, le groupe El Gusto célèbre par sa musique le temps où Juifs et Musulmans chantaient ensemble dans la Casbah d’Alger, il y a près d’un siècle. Il y a une dizaine d’années, Safinez Bousbia, jeune algéro-irlandaise rencontre un musicien chaabi d’Alger, et met à rêver d’un projet à la Buena vista social club. Elle réunit ceux qui ont été séparés par l’Histoire et se lance dans un film sur cette musique arabo-andalouse qui n’étaient plus chantée que dans les mariages et pendant les Aïd, et ses musiciens oubliés. Ils réussissent à tourner et à enregistrer un album live au Conservatoire municipal d’Alger avec le soutien de Damon Albarn (Blur, Gorillaz). Cette année, un an après la sortie du film, ils sortent enfin un album studio, avec les 42 musiciens du groupe armés de leurs violons, derboukas ou banjos, nommé sobrement El Gusto, qui traduit le plaisir du moment présent. Hasard du calendrier, 2012 et leur prestation aux Suds, à Arles, marque le cinquantième anniversaire de la séparation douloureuse de ces amis, pieds-noirs, juifs, arabes, et indigènes.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY
UN REGAL INTERCULTUREL
C'est de l'interculturel, pardon, du transculturel pur jus.
Bouleversant. Que ceux qui n'ont toujours pas compris ce qu'était l'interculturel courent voir ce film. Que ceux qui y croient se précipitent à leur suite pour découvrir et savourer cette merveille. Mise  en scène brouillonne? Allons donc, c'est un pur plaisir, ne boudons pas. "El Gusto célèbre par sa musique le temps où Juifs et Musulmans chantaient ensemble dans la Casbah d’Alger" et voilà que se retrouvent, à Marseille, ensuite à Alger et à Paris un quarteron de musiciens juifs et musulmans qui n'avaient plus joué ensemble depuis quarante ans. Emotion et percussions.
Les artistes en général, les musiciens plus spécialement, baignent dans l'interculturel comme les poissons dans la Méditerranée.
MG


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