dimanche 21 octobre 2012


 « LA GAUCHE EN WALLONIE ET A BRUXELLES N’EST PLUS UNE FATALITE » (Charles Michel)
 « C’est l’enseignement de ces communales. Aujourd’hui le MR est un partenaire incontournable (…) pour mettre en œuvre une autre politique », déclare le président du MR.


 « Molenbeek était devenu, ces dernières années, un symbole de tous les défis manqués à Bruxelles.
A Molenbeek il y avait l’envie d’un projet alternatif, une  commune où il y a eu pendant longtemps une domination du PS avec un échec pour les politiques qui concernent le vivre-ensemble. »
« A Bruxelles et en Wallonie la gauche n’est plus une fatalité. C’est l’enseignement de ces communales. Aujourd’hui le MR est un partenaire incontournable (…) pour mettre en œuvre une autre politique.

« Je pense que le succès de la NVA est lié en bonne partie à l’échec, depuis 2004, des politiques de gauche en Wallonie et à Bruxelles ». "Mon intime conviction c’est que Bart De Wever ne veut pas réformer la Belgique sur le plan socioéconomique, ce qu’il veut c’est détruire la Belgique ».

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
UNE AUTRE POLITIQUE? QUELLE AUTRE POLITIQUE?
Qu'on se le dise, ce que redoute plus que tout De Wever c'est que ne se forme un axe libéral puissant au Sud et au Nord du pays.
Son cauchemar serait que disparaisse ou s'affaiblisse sa cible privilégiées et son bouc émissaire, le PS de Di Rupo. Sans lui la baudruche se dégonflerait rapidement et pas qu'au physique
Pour Dave Sinardet, le cauchemar de Bart De Wever serait une Belgique qui voterait au centre-droit provoquant  un déclin socialiste en Wallonie et à Bruxelles. Mais ne se dit-il pas lui-même néo libéral? Certes mais ce n'est pas pour lui une finalité, seulement un moyen populiste (centenpopulisme) pour attirer les gogos de Flandre et les pousser à l'indépendance. L'autonomie flamande, voilà son dessein, sa lutte finale à lui. Il a parfaitement compris que le nationalisme indépendantiste pur et dur (à la Volksunie) sans appât liberal ne peut que faire long feu.
Que veut-il au juste? Faire de la Flandre une Bavière en bord de mer avec le moins possible d'immigrés venus de la capitale.
MG

EEN RECHTS BELGIË, DE ANGSTDROOM VAN BART DE WEVER
DM
Als puntje bij paaltje komt dient het liberale verhaal als doel voor een nationalistisch project. Niet omgekeerd, schrijft politicoloog Dave Sinardet.


De verkiezingsuitslag van vorig weekend gaf het opnieuw aan: de N-VA is uitgegroeid tot een partij die een groot deel van de rechterzijde van het politieke spectrum in Vlaanderen heeft weten te kannibaliseren. (Vooral Vlaams Belang en Open Vld zijn daarvan het slachtoffer, alsook in mindere mate de CD&V.)

MIDDEL EN DOEL
Bart De Wever heeft allang begrepen dat een klassiek nationalistisch verhaal geen massa's stemmen meer oplevert. In alle mogelijke tv-studio's klinkt het vooral dat we plat worden belast, het ondernemerschap wordt gefnuikt, de criminaliteit onbestraft blijft en ongecontroleerde migratie ons overspoelt. En dat dat enkel kan veranderen als Vlaanderen autonomer wordt, omdat het dan bevrijd zal zijn van de PS (vaak vereenzelvigd met 'de Franstaligen'), die hierover heel andere opvattingen zou koesteren dan de Vlaamse 'grondstroom'. Kortom: in zijn discours is Vlaamse autonomie het middel, een rechtser beleid het doel.
De indruk ontstaat daardoor dat liberalisme en nationalisme in Vlaanderen samenvallen. 'Centennationalisme', zoals Bart Eeckhout dat deze week knap samenvatte.

MAAR IS DAT WEL ZO?
In de praktijk lijkt het pleidooi voor een rechtser beleid eerder een middel om het doel van Vlaamse autonomie te bereiken. En als de twee met elkaar in tegenstelling komen, kiest de N-VA duidelijk voor het laatste. (...) Geconfronteerd met de keuze tussen een rechtse en een Vlaamse agenda, kiest N-VA dus voor die laatste. Dat is ook perfect logisch, want de N-VA is opgericht als een Vlaams-nationalistische partij, niet als een liberale.
Vooral rechtse opiniemakers interpreteerden het N-VA-succes van vorige zondag als een overduidelijk signaal ten aanzien van de 'belastingregering'-Di Rupo.

Maar als puntje bij paaltje komt, dient het liberale verhaal bij de N-VA als doel voor een nationalistisch project en niet omgekeerd.
Daar ligt ook een essentieel verschil tussen Vlaams-nationalisten en liberalen. Sterker nog: een (centrum)rechts beleid in België - zoals dat in 2007 mogelijk was - is voor De Wever veeleer een angstdroom dan een wensdroom.
Bestond Di Rupo niet, De Wever zou hem uitvinden.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
DE WEVER LAVE PLUS BLEU QUE BLEU
Bestond Di Rupo niet, De Wever zou hem uitvinden. Si Di Rupo (ou le PS) n'existaient pas, "dan bestond De Wever ook niet".
Depuis sa fondation la Belgique se fonde sur trois antagonismes: wallons-flamands, droite-gauche, catho-laïque. Ce dernier antagonisme a fondu comme neige sous le soleil de la sécularisation.
Reste l'opposition flamande-néo-libérale et socialo-francophone.
C'est cela le carburant qui propulse le moteur De Wever.
PARADOXALEMENT, l'effet De Wever a fait bouger les lignes, un peu en Wallonie, surtout à Bruxelles où , nous l'avons vu, le parti de Di Rupo et son alliée Joëlle ont senti le vent du boulet.

De Wever a réussi à faire croire à la Flandre petite bourgeoise que la N-VA lave plus bleu que bleu.
Mais qu'on ne s'y trompe pas: le vrai combat des "Centennationalisten" (les nationalistes du portefeuille ) c'est une forme de xénophobie qui, contrairement à celle du Vlaams Belang, s'avance masquée et ne dit jamais son nom. Lisez plutôt ce qui suit et gravez le une fois pour toute dans votre mémoire:
Les lecteurs du Morgen écrivent: " pour De Wever l'indépendance de la Flandre est le meilleur moyen de raidir hardiment la politique migratoire laxiste soutenue par le PS et de réduire en Flandre la facture de la sécu".
Il est tellement persuadé que la Wallonie et Bruxelles sont profondément ancrées à gauche, que même une avancée des libéraux n'y changerait pas grand chose à ses yeux. Il veut larguer les amarres et laisser le remorqueur Flandria s'éloigner à toute vapeur du rafiot Wallobrux. Et tant pis pour tous les électeurs flottants de Flandre qui ne veulent pas de la séparation mais qui ont voté N-VA pour protéger leurs "petites" économies.
Et s'il se trompait d'analyse? Si quelqu'un demain proclamait haut et clair que le roi est nu?  "Maar wat er in dit land ontbreekt is iemand die de af en toe eens tegen de stroom inroeit met duidelijke taal."
MG

COMMENTAIRES DE LECTEURS DU MORGEN
"Een aantal jaren terug heeft BDW in een interview in Humo gezegd dat hij pas goed is gaan functioneren toen hij begreep dat de onafhankelijkheid van Vlaanderen (VL) een middel was om een ander doel te bereiken nl. een strengere immigratiewetgeving en sociaal- economische besparingen. Dat rechtse doel is maar mogelijk als VL onafhankelijk, dus vrij is van de Waalse PS."
"Het trieste is dat een deel van de N-VA kiezers geen splitsing van België willen doch menen dat BDW met confederaal model bedoelt dat het land wél samen blijft maar we minder samen doen met de Walen."
"BDW zal zich nu koest houden, en wil tegen 2014 zoveel stemmen dat hij incontournable wordt en dan het land kan laten verrotten en splitsen. Men zou moeten hopen dat hij het nu in A'pen slecht doet zodat zijn "true colors" naar boven komen en ook zijn kiezers hem door hebben."
"Alle partijen en de ganse pers zijn het er volkomen over eens dat men alles moet splitsen. Niemand durft zeggen dat er dingen zijn als men die splitst niet zullen werken of voor beide partijen meer zullen kosten. De Schelde en de Maas stromen door beide gebieden,de E wegen lopen door beide regio's,samen beheren is nodig voor een goed beleid."
"Maar wat er in dit land ontbreekt is iemand die de af en toe eens tegen de stroom inroeit met duidelijke taal."

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
CET HOMME CE SERA DEGUCHT
"Maar wat er in dit land ontbreekt is iemand die de af en toe eens tegen de stroom inroeit met duidelijke taal."



Ce qui manque dans ce pays c'est un grand bonhomme qui donne un bon coup de gueule à contre courant des idées reçues.
"Il est urgent d'attaquer Bart De Wever de front estime le commissaire européen et ancienne figure de proue de l'Open Vld Karel De Gucht, au lendemain de la débâcle électorale de son parti. De Gucht s'exprimait à l'occasion de la sortie de son nouvel ouvrage: "Liberté. Le libéralisme au temps du choléra".
On sait ce qu'il entend par libéralisme et on devine ce qu'il entend par choléra.
Karel De Gucht :"Pourquoi personne n'oppose-t-il pasà Bart De Wever des arguments, des exemples historiques?". "Je suis convaincu que la majorité de ses électeurs n'ont pas lu ses thèses nationalistes.  Il faut le démasquer et c'est aux politiciens de le faire."
Se présentera-t-il aux élections de 2014:  De Gucht avoue n'avoir "pour l'instant" aucune ambition nationale. Dommage!  Son salaire de Commissaire européen serait-il sa priorité? Centenliberalisme?   "L'Open Vld ne joue pas dans la division qui est la sienne", ajoute-t-il, en invitant les bleus à se ressaisir en  s'inspirant de son livre.
Divercity comprend difficilement que les trois ténors du VLD- Guy Verhofstadt (le politicien flamand le plus apprécié en Belgique francophone), Karel De Gucht, la plus grande gueule de Flandre après BDW et Jean Marie Dedecker, et le maire de Tongres, Patrick Dewael- aient confié la direction de leur cher parti à une bande de gamins fragiles complètement désarmés face au bacille du "choléra".
De Wever a cannibalisé le VLD qui lui-même avait cannibalisé le CVP quinze ans auparavant.
Seul un VLD régénéré (allié à un SPA ressuscité) pourront cannibaliser De Wever.
MG

L’UNION, JOUET DE FORCES CONTRAIRES
Olivier le Bussy (LB)
Pour Elio Di Rupo, la crise nourrit les populismes et les velléités indépendantistes.
Le chef du gouvernement belge, Elio Di Rupo, est intervenu dans le débat européen , incitant l’Europe à faire preuve d'unité et de détermination pour juguler la crise et couper l'herbe sous les pieds des partis populistes et indépendantistes.
Elio: "Ce n’est pas un secret qu’il y a chez nous un parti indépendantiste qui a gagné les élections (communales), notamment à Anvers", a-t-il déclaré.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ELIO DIT UNE CHOSE PUIS SON CONTRAIRE
Tiens, comme c'est étrange, Elio avait pourtant affirmé de façon péremptoire que la victoire de De Wever à Anvers et celle de son parti en Flandre étaient à considérer comme un phénomène purement local, communal sans rapport avec la politique fédérale.
"Nous essayons de renforcer l’intégration européenne et ces partis sont centrifuges alors que nous essayons d’être centripètes".
Centripètes ?
"Etrange que monsieur le Premier, qui donne à l'élection de monsieur BdW une portée locale, choisisse maintenant d'alarmer ses collègues européens..." commente un internaute.
Paradoxalement et de façon très habile, la N-VA se présente comme  un parti très pro-européen.
FEDERATION EUROPEENNE OU MOSAÏQUE NATIONALISTE?
Face à la crise du système monétaire mondial et à la dérégulation financière qui plombent notre pouvoir d'achat, les peuples d'Europe, à défaut du peuple européen toujours en devenir, ont tendance à se rabattre sur la voie nationale populiste fondée sur le repli sur soi.
Le "centenpopulisme' de Bart De Wever  en est l'illustration la plus caricaturale et la plus détestable.
Quid dans tout cela du rêve européen, celui qui attire chez nous des centaines de milliers d'immigrés en profonde détresse.
Elio Di Rupo:  « L’UE doit empêcher la montée du populisme » « Pour redonner de l’espoir aux citoyens, l’Europe doit mettre en place des instruments comme la supervision bancaire et tout faire pour relancer la croissance. »
De toute évidence rien ne va plus entre Di Rupo et la N-VA. La campagne électorale 2012 se termine et voilà que la campagne 2014 est lancée par l'homme au noeud pap sur le parquet européen.
Si comme le pense Charles Michel patron des bleus, la gauche n’est plus une fatalité à Bruxelles et en Wallonie...
Si Bart De Wever devait s'enliser à Anvers dans d'interminables négociations face aux partis coalisés contre lui....
Si de surcroît le parti d'un seul homme devait commettre quelques grosses boulettes d'ici 2014...
Si enfin De Gucht et Verhofstadt, exilés à l'Europe, décidaient de remonter hardiment sur le ring belge pour lui rabattre une bonne fois le caquet, tout pourrait changer au royaume de Belgique.
Le cas échéant, le changement pourrait aller en direction d'un confédéralisme de consensus (on ne l'évitera plus, le confédéralisme) où les libéraux reprendraient la main en posant enfin et en toute transparence la question fondamentale de Didier Reynders.
La voici: "Que voulons nous faire encore ensemble, nous Wallons, Flamands et Bruxellois?"
Dave Sidaret a raison sur un point essentiel: une Belgique de centre droit est en effet le cauchemar qui devrait empêcher De Wever de dormir pour de bon.
En somme le plus grand mal dont souffre la Belgique c'est la faiblesse de deux "fils de", à savoir le fils de Croo et le fils Michel.
C'est à cause de leur gestion molle du libéralisme en Flandre et en Wallonie que De Wever a su faire coup double: cannibaliser le VLD (tout en siphonnant les voix du Vlaams belang) et diaboliser un Di Rupo qui se joue du fiston Michel.
Il reste à peine deux ans: c'est peu pour renverser la vapeur.
MG

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