samedi 24 novembre 2012

72,4 % des snack-pittas ne respectent pas les mesures d’hygiène


Le Soir
À peine un quart des vendeurs de pittas respectent les conditions d’hygiène demandées par l’AFSCA. Les points noirs sont la propreté ou encore la rupture de la chaîne du froid.

Le bilan présenté par l’AFSCA (l’Agence fédérale pour Sécurité de la Chaîne Alimentaire) a de quoi inquiéter les consommateurs.
Sur les 273 snacks pittas contrôlés récemment, 72,4 % d’entre eux ont reçu un avis défavorable et 25,8 % ont bénéficié d’un jugement favorable (en hausse de 5 %), mais avec des commentaires relatifs aux améliorations à faire, note Sudpresse.
Parmi les problèmes les plus fréquents, l’AFSCA note l’absence de propreté, l’absence de respect des températures lors du stockage, la méconnaissance des pratiques liées à l’hygiène ou l’absence de self-contrôle.
L’HYGIENE LAISSE A DESIRER DANS L’HORECA
En juin dernier, l’Agence tirait déjà la sonnette d’alarme. Si la note globale du Royaume s’améliorait légèrement, la cote attribuée aux hôtels, restaurants et cafés contrôlés restait déplorable.
Concrètement, sur 11.720 établissements du secteur Horeca inspectés, à peine 55 % sont conformes sur le plan des installations et de l’hygiène. Le constat n’est pas plus positif dans les commerces de détail, avec 54 % de maisons en conformité, sur les 10.297 magasins contrôlés.
AMENDES A LA HAUSSE
Globalement (Horeca et hors Horeca), les 171.000 inspections et visites d’entreprises effectuées par les agents de l’Afsca, en 2011, se sont soldées par quelque 21.000 sanctions: essentiellement des avertissements, mais aussi près de 1.500 saisies (220 tonnes de produits alimentaires, au total), et 172 fermetures temporaires d’établissements (à 95 % dans la distribution).
Le montant des amendes infligées a augmenté de 8 % : il est passé de 2,245 millions à 2,422 millions. Leur montant peut varier de minimum 137,50 euros à 27.500 euros. En moyenne, en 2011, l’établissement sanctionné a dû payer 569 euros (contre 504 euros en 2010).
La situation n’est pas meilleure dans les autres types d’établissements contrôlés : 59,9 pc d’avis défavorables dans les pizzerias, 58,3 pc pour les restaurants et 51,6 pc pour les friteries.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
PETITE RESTAURATION HALAL
Question subsidiaire: combien de ces 273 snacks pittas contrôlés récemment sont halal?
Certes, ces innombrables pitas bars sont un vivier d'emploi pour des milliers de jeunes non ou peu qualifiés. Toutefois ils sont largement responsables avec les restos fast food (plus hygiéniques) de l'explosion de l'obésité chez les ados.
Alors à quoi bon ces hideuses officines à microbes et à calories?
Sur la route qui longe la Meuse de Namur à Givet, on compte une friterie tous les 15 kilomètres.
Il serait intéressant de connaître le nombre de bars à pitas et à durum au km2 à Bruxelles, spécialement dans les communes les plus défavorisées.
MG

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