mardi 20 novembre 2012

« Combat de pauvres », le tweet qui choque



Catherine Makereel

La Ministre de la Culture ne jouait pas vraiment l’apaisement, lundi soir, à la veille d’une rencontre avec les artistes venus manifester leur opposition aux mesures d’austérité annoncées par le cabinet.

Interpellée gaiement par le canal Twitter sur le conflit qui l’oppose à un large groupe de comédiens, inquiets des coupes budgétaires prévues dans les aides à la création, la Ministre ironise sur un ton léger : « En période de crise, c’est normal : combat de pauvres ! »
Tollé immédiat sur les réseaux sociaux : Dérapage ? Piratage ? Mauvais blague ? Les artistes s’étranglent. Contactée dans la foulée par Le Soir, Fadila Laanan s’est défendue d’avoir eu des propos méprisants : « J’ai simplement voulu exprimer l’idée que, en période de crise, chacun regarde ce que l’autre a, et souvent, l’autre n’a pas beaucoup plus. Il n’y avait rien d’humiliant dans ce tweet, je connais la précarité des créateurs. »
C’est justement pour crier cette précarité aggravée qu’une pétition a été lancée, récoltant près de 6000 signatures, et qu’une manifestation est organisée ce mardi midi, devant le Ministère de la Culture. Habillés de noir et escortés de cercueils, les manifestants se rendront en cortège funèbre au cabinet. Leurs revendications ? Que la Ministre renonce à réduire de 45 % le budget alloué à l’aide aux projets théâtraux (CAPT), une mesure qui toucherait les plus précaires, c’est-à-dire ceux qui ne sont protégés par aucun contrat programme.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LES VERITES QUI BLESSENT
Les internautes, comme les artistes se déchainent contre la ministre:
"En politique, selon COLUCHE, il y a 50 % de bons à rien et 50% de prêts à tout."
"En vérité, la Ministre de l'inculture préfère mettre de l'argent dans l'audiovisuel (radio - avec l'arrivée du DAB & TV), ça rapporte plus (pognon + voix pour le parti)"
" Quand on commence à saquer dans la culture, c'est que l'on vit dans une société bien malade... Ils nous laissent The Voice et Dallas, la télépoubelle subsidiée ne leur provoque aucune gêne...Voilà ce que ça donne des élus incultes."
"Faudra qu'on m'explique pourquoi c'est toujours l'État qui doit allonger des subsides à toutes sortes d'associations. Les milieux artistiques ne devraient pas être considérés autrement que comme des entreprises. Les consommateurs doivent y aller de leur poches. Ce système d'aide tous azimuts n'a aucun contrôle sur la qualité des prestataires. Au lieu de faire du clientélisme politique que les organisateurs se tournent vers le sponsoring cela déchargera les finances de la collectivité."
Voilà pour les détracteurs et il sont nombreux à se déchaîner.
Mais qu'on ne se leurre pas, toute crise développe des trésors d'invention et de créativité comme le montre ce qui suit, lu dans la Libre Belgique (extraits):
“Comment les contraintes rendent créatif?”

POUR UNE ETHIQUE DU CHANGEMENT

"Fou d’idées, qu’il lance et attrape les unes après les autres, le philosophe et mathématicien Luc de Brabandere incite les jeunes  adultes de 18 à 35 ans qui peinent à concevoir un projet de vie  à penser le changement en un temps de grandes incertitudes.
Ecologiste de la toute première heure, ingénieur en créativité, fondateur à l’origine du mouvement pionnier Ecolo-J, le mathématicien-philosophe s’évertue à développer, en marge de sa pensée, une éthique du changement.
Ainsi fut-il le premier, à titre privé, à déployer dans son jardin de Hoves (Enghien) une immense éolienne, devenue l’emblème d’une préoccupation énergétique propre, s’il en est, à notre monde mutant.
"Quand les contraintes rendent créatif "
Ce sont précisément les contraintes qui nous obligent à sortir de notre champ de vision habituel ? Le philosophe évoque volontiers par exemple le concerto pour une corde de violoncelle de Paganini. Jeté en prison à la suite d’une violente rixe avec sa femme, le violoniste avait hérité là-bas d’un violon à une corde, qui lui fit inventer ce concerto au bas mot insolite.
Dans le même esprit, pour son illustre "Boléro", Ravel avait relevé le pari d’élaborer un morceau de douze minutes sur le même thème. Mais il avait également dédié un concerto pour la main gauche au frère du philosophe et logicien Ludwig Wittgenstein, pianiste qui, blessé à la guerre, avait perdu son bras droit. Voilà autant d’inédites victoires acquises sur des contraintes majeures et bouleversantes.
Dans un autre cas de figure, il y eut Georges Perec, maître artisan de l’OuLiPo, qui, imaginant également une "Recherche" de Proust sans "e" - comme dans "La Disparition" - débuta ainsi par ce génial incipit : "Durant un grand laps, tôt on m’alita " Des tas d’exemples de ce type sont disponibles en musique, en littérature, en architecture. André Gide, de nos jours quelque peu oublié, ne disait-il pas : "L’art naît de contrainte, vit de lutte, meurt de liberté" ?
"La photographie", poursuit Luc de Brabandere, "a notamment libéré la peinture du devoir de représenter la réalité. Picasso aurait été impossible sans être ainsi délivré de la contrainte. Mais, dans mon métier, je dois être très prudent : dès que je crois avoir trouvé quelque chose, il me faut aussitôt penser le contraire. On dira que la guerre a permis de concevoir le moteur à rutabaga; mais, a contrario, cette guerre n’était pas non plus indispensable. Il n’y a décidément pas de loi de la créativité. Galilée, en physique, m’a beaucoup appris à ce propos." Message à faire passer, au second degré : la créativité est sans foi ni loi. Et elle devrait tendre à nous faire choisir nos contraintes."
Autrement dit, la culture si elle se veut vraiment créative, libre, autonome a tout intérêt à sortir du carcan de la subvention qui tend à chloroformer la créativité et l'innovation.
Bien sûr ce raisonnement est dangereux car il pourrait en induire un autre lequel toucherait à l'enseignement qu'il serait suicidaire de vouloir privatiser.
De toute évidence, on ne tardera pas à réduire sa facture au train où vont les choses.
Le gouvernement Di Rupo voit sa marge de manoeuvres diminuer de mois en mois.
Son accouchement fut dramatique.
Il est maintenu en couveuse comme un bébé fragile et menacé.
Un dessin de Kroll montre Di Rupo avançant dans une jongle menacé à droite par une opposition à toute hausse, à gauche par un tabou nommé index, à droite par un autre nommé hausse de la TVA.




Et pendant ce temps, la NVA regarde tout cela de loin et ne cesse de gagner en crédibilité tandis que les partis traditionnels coalisés perdent la leur.
N'est ce pas donc le moment de leur demander ce qu'ils sont vraiment et quelles sont leurs ambitions, notamment en matière culturelle.
L'article qui suit, extrait du Morgen, répond à cette question.

Le voici
TIJD VOOR ECHTE VRAGEN AAN N-VA

Bart De Baere, directeur M HKA (Museum van Hedendaagse Kunst Antwerpen wil aan de N-VA onder andere vragen: wat met cultuur?
(...)De beperking van hoe het spel op dit moment in Antwerpen gespeeld wordt - als aanloop naar 2014 - is dat het vooral een retorische kwaliteit heeft. Het blijft hangen in slogans en spin control. De andere kant van de politiek - de ambitie van een toekomstproject - blijft in het ijle hangen. Dit heeft ook te maken met de civiele maatschappij. We slagen er met zijn allen niet in om onze toekomst slagkrachtig te denken. In Europa, België, Vlaanderen, Antwerpen.

De negatieve structurering van de politieke retoriek (De Wever tegen socialisme en tegen België, de rest tegen De Wever) wordt te weinig vervolledigd met constructieve vragen. Problemen primeren in de beeldvorming. Voor een soap is dat goed, voor een maatschappij niet.

Merkwaardig is bvb. hoe nu al is aanvaard dat het volgende verhaal in Brussel zal spelen. Brussel is dan niet de wereldstad die voor minderheidsaandeelhouder Vlaanderen een uitvalsbasis naar de wereld kan zijn. Het wordt het decor voor een echtscheidingsdrama zoals het Schoon Verdiep nu.

De maatschappelijke ruimte die daardoor minder aandacht krijgt, is Vlaanderen zelf. 2014 zou net zo goed op de eerste plaats een discussie kunnen zijn over Vlaanderen - en Europa. Daar kunnen toekomstvragen worden gesteld, en des te meer aan N-VA. Toch gebeurt zoiets amper. Ofwel volgt men nu de N-VA in haar Belgische offensief, ofwel laat men de argwaan gedijen en is men simpel tegen de N-VA. Het is alsof er heimwee is naar de tijden toen het Vlaams Blok een comfortabele vijand was.

Er zijn enkele fundamentele vragen waarop de N-VA kan worden aangesproken vanuit de historiek van de Vlaamse Gemeenschap. De culturele dimensie is daarbij de lakmoesproef. Aan de antwoorden kunnen de N-VA en haar duurzaamheid worden gemeten.

1. De Vlaamse beweging is van oorsprong een emancipatiebeweging. Blijft die traditie meespelen? Zal het antwoord een nieuwe, scherpe kracht geven aan het Vlaamse culturele weefsel? Dat weefsel is een dikke deken geworden, van goede kwaliteit maar te weinig gericht op waar emancipatie haar energie uit haalt, cultureel erfgoed enerzijds, nieuwe impulsen anderzijds. Welke infrastructuur tekent de N-VA uit voor de staat van haar natie? Verbindt die meer of minder? Wat is het plan van de N-VA om ervoor te zorgen dat ons volkje volledig is en niet enkel volks?

2. De autonomie van Vlaanderen startte met onderwijs en cultuur. Voor een nationalistische partij is dit meer dan een historisch feit. Nationalisme heeft een gewortelde identiteit nodig die het volk onderscheidt van andere volkeren. Hoe gaan het nationalistische en het liberale spoor van de N-VA samen? Wordt het tweede bepalend en komt er een afbouw vanuit een besparingslogica, of het eerste, met misschien ambitieuzere keuzes? Zoja, hoe?

3. Wat neemt de N-VA mee van haar moederpartij? De Volksunie, met haar geloof in een Europa van de regio's, gebruikte de term 'integraal federalisme'. Vlaanderen diende volwaardig internationaal te zijn. Van de N-VA mag logischerwijs een internationalisme worden verwacht. Hoe zal dit eruitzien? De N-VA zegt dat ze pro-Europees is. Betekent die uitspraak enkel een gedoogsteun of neemt Vlaanderen mee het Europese voortouw? Verder dan de culturele ambassadeurs is ons internationale cultuurbeleid nooit geraakt, en de wereld is echt wel groter dan dat.

4. Vlaanderen heeft een kosmopolitische geschiedenis. Het was al in de middeleeuwen een logistiek knooppunt, het zag Europese heersers en legers passeren zoals het nu de hoofdstad van Europa in zijn periferie ziet, het exporteerde de producten van zijn kenniseconomie 500 jaar geleden zoals nu nog beeldende kunst. Quod kosmopolitanisme, quod Brussel?

Die vragen gelden voor de N-VA maar bij uitbreiding ook voor alle andere Vlaamse partijen. Het zijn vragen naar de ziel van een toekomstperspectief voor Vlaanderen.
Als we onszelf als democraten zien, zijn we eraan gehouden dergelijke vragen te stellen. Onze democratie heeft immers beslist om steeds meer overheidsverantwoordelijkheden op het Vlaamse niveau te leggen. De meeste inwoners van Vlaanderen voelen zich daarmee ook echt verbonden. Op dat niveau kunnen we dus écht vooruit. Het zou goed zijn als we erin slagen om het politieke debat en de beeldvorming daarover te verbreden.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE SUBSIDE C' EST UN PEU COMME LES PRIVILEGES DE L'ANCIEN REGIME
TRIBUTAIRE  DU BON PLAISIR DES GOUVERNANTS
Commençons par des commentaires d'internautes:
"Waarom geen enkele vraag over zichzelf in vraag stellen. Hoe kan een gesubsidieerde sector steeds maar meer vragen van de werkende bevolking? In Nederland gaan ze de subsidiëring aan de kunstensector halveren. Wat zou ons dat kunnen opbrengen? En wat verliezen we dan? Men verwijst altijd naar de hoge kunsten in de middeleeuwen. Maar dat was kunst van vraag en aanbod. Slechter dan nu? Ik zou denken van niet gezien de vervlakking die er optreed in de cultuursector."
"boeiende vragen, en je kan het cosmopolisme van Antwerpen nog buiten de cultuur opentrekken.
"Men kan de NVA nog lang blijven bestoken met vragen, een antwoord zal er niet komen. Het is namelijk hun strategie om de bevolking zoveel mogelijk in het ongewisse te laten over hun ware bedoelingen. De kiezers hebben om heel diverse redenen op de NVA gekozen. Het charisma van de leider is daar waarschijnlijk de belangrijkste van, niet hun programma.
"Inderdaad graag antwoord op 2 vragen:1)wat met Brussel?2)welk Europa,federatie of een Europa van de natiestaten?Indien naties :welke?België?Vlaanderen? Brussel?Wallonië? . Indien de NV-A hierop geen duidelijk antwoord kan geven is ze gedoemd om op den duur te verdwijnen."
"De kultuur in Belgie. Hier is de overheid de werkgever, de bevriende artiest en administratieve hulp de werknemers en worden zij die niet bij de politieke vrienden meeheulen bijna onoverleefbaar gemaakt. Cultureel centra's worden opgericht, waar dezelfden komen spelen met geld van allen volgens het lijstje van minister S. Kunnen we niet terug naar een vraag en aanbod systeem?
"Het gebeuren met Fabre is minder een anecdote dan een teken aan de wand. Van een narcistische cultuur die door haar spiegelbeeld valt en zich bezeert. Minder de geharnaste glanzende die bovenwereldse bespiegelingen opmeet dan zelf een poesje dat veel te hoog werd opgegooid. Wordt het niet opnieuw tijd voor cultuur om zich vanuit besef over haar eigen feilbaarheid tot de medemens te richten i.p.v. zich op te richten als het ware kritische bastion ?"

Intéressant de constater que les questions se posent exactement de la même manière au Nord et au Sud du pays.
En Flandre, comme en Wallonie et à Bruxelles on met sérieusement en cause les critères qui soustendent l'attribution de subsides.
Par deux fois j'ai assisté à une cérémonie officielle organisée par des asbl cuturelles en mal de fonds pour quémander les faveurs de la ministre.
Pathétique à la fois par la prose mielleuse des requérants et par la platitude des réponses ministérielles.
Et pourtant ce pays grouille de créativité culturelle et de talents innombrables, au Nord au Sud et à Bruxelles.
La subvention c'est la nourriture qui gave le foie de l'oie en le lui gâtant et en ruinant sa santé.
 MG










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