samedi 3 novembre 2012

Un déclic au Palais?



Edito: un déclic au Palais?
Christian Laporte

Le fait que le Palais ait saisi le Conseil de déontologie journalistique à propos de "Questions royales" ne signifie pas comme on a déjà lu ou entendu ci et là qu’il va attaquer Frédéric Deborsu, qu’il s’ensuivra une plainte en bonne et due forme devant cette instance voire ensuite en justice avec un procès à la clé. Rien de tel pour le moment dans les intentions du Cabinet du Roi même si ce dernier a de bonnes raisons de réagir aux attaques contre la famille royale. On est néanmoins frappé par la suite de démarches palatiales par rapport à des écrits qui ne font que recycler de vieilles rumeurs qui n’ont à ce jour débouché sur la moindre confirmation. Habituellement, le Palais disait ne pas commenter des écrits relatifs à la vie privée de ses membres ou, dans des cas plus rares, ajoutait qu’il ne réagissait pas à des ragots et des rumeurs. Dans l’affaire Deborsu, c’est déjà la troisième réaction en dix jours : il y a eu le communiqué parlant de faits "injurieux et erronés" puis la réaction du prince Philippe et voici la demande d’information auprès du CDJ. A événement exceptionnel, réaction hors du commun mais si c’était le déclic d’un changement de politique dans la communication du Palais ? Jusqu’ici, celui-ci a trop souvent dû recourir à la communication de crise et parfois maladroitement comme lors de l’"apparition" de Delphine Boël. En réagissant de manière plus directe et pro-active à certaines attaques, l’on désamorce aussi les bombes.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
MAIS QUELLE REPUBLIQUE?
Que veut ce petit monsieur Deborsu? S'enrichir rapidement en déboulonnant, vite fait, la statue bancale de notre monarchie?
"Bof, Deborsu fait de l'audience , donc de l'argent. Et c'est cela qui l'intéresse, " commente un internaute.
Un autre: " M DEBORSU a écrit et dit tout haut ce qui se disait tout bas. Quant au reste de la famille royale, ils ne sont pas non plus des modèles de vertu. En Angleterre, on cache moins cela."
Jusqu'à nouvel ordre, la Belgique demeure un royaume constitutionnel et non point encore une république simple, voire double.
Noircir le portrait de l'héritier, démystifier par un écrit vitriolé la légende dorée de la gentille princesse héritière fait grincer les dents dans le camp républicain, singulièrement du côté de chez Bart, dans les chaumières de Flandre et du Brabant.
Qu'aurons nous à la place? une République, façon cinquième ou façon quatrième avec une laïcité à la française?
Avec qui pour président? Un flamand assurément, de Wever Premier évidemment, ou à défaut le président Elio?
Ou alors un président pour chaque confédération.
Léopold Ier européen génial, Léopold II roi bâtisseur, Albert I roi chevalier, Léopold III roi félon, Baudouin moine roi, Albert II roi Beulemans et enfin Philippe premier "koning naast Mathilde".
Pas de quoi jubiler, certes mais on aurait aimé que les torpilles ne soient pas d'origine francophone.
Attention, cette affaire relève de près et de loin de l'art du vivre ensemble sous le toit commun de la maison Belgique.
MG

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