mercredi 28 novembre 2012

Etat de Palestine: "Les Européens perdront leur crédibilité s’ils s’abstiennent"


Entretien réalisé par Vincent Braun
La Libre Belgique
Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, déposera jeudi une demande de reconnaissance d’un Etat de Palestine non membre de l’Onu. "Une manière de rappeler à la communauté internationale ses responsabilités envers le peuple palestinien."

Près d’une semaine après le cessez-le-feu de Gaza signé entre Israël et le Hamas, nous avons rencontré Leila Shahid, la déléguée générale de Palestine auprès de l’Union européenne, de la Belgique et du Luxembourg. Pour elle, l’Union européenne jouera sa crédibilité sur la scène internationale ce jeudi, lorsque le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas proposera la reconnaissance de l’Etat de Palestine devant l’Assemblée générale de l’Onu.
PENSEZ-VOUS QUE CETTE OPERATION ISRAELIENNE A GAZA AIT CHANGE LA DONNE ?
Le résultat immédiat de ce nouvel épisode de cette guerre contre Gaza, c’est de faire du recours à l’Assemblée générale des Nations unies un appel pour la paix. Pendant huit jours, on a vu ce que donnait l’alternative : ce sont des Palestiniens qui se procurent des armes pour tenir tête à l’armée israélienne. Je pense que cette opération s’est retournée contre Benjamin Netanyahou, qui a été pris de court par la capacité militaire du Hamas, de même que le Jihad islamique, qui dispose désormais de missiles de longue portée.
L’AUTORITE PALESTINIENNE S’EN TROUVE-T-ELLE AFFAIBLIE ?
Le Fatah (le parti de Mahmoud Abbas) a fait un choix, qui est de renoncer à la lutte armée. Nous avons espéré que la négociation politique mènerait à notre revendication, un Etat palestinien reconnu. Après 20 ans de négociations (et même 23 puisqu’elles avaient commencé à Madrid en 1990), nous constatons que la seule réponse d’Israël a été une réponse militaire. Israël a été kidnappé par une mentalité militariste qui déshumanise les Palestiniens et qui voue les Israéliens à des confrontations militaires avec tous ses voisins. On a bâti un mur, on a créé un dôme de fer, on a construit une clôture contre les Africains, un mur avec le Sud-Liban. C’est George Orwell. C’est une vision effrayante pour les jeunes générations d’Israéliens qui seront vouées à être dans l’affrontement militaire et technologique.
C’EST LA STRATEGIE DU BUNKER. ISRAËL PENSE “AVOIR LA PAIX” EN CONFINANT SON TERRITOIRE…
Et c’est exactement le contraire qui se passe. A l’escalade militaire israélienne répond une escalade militaire du côté des milices palestiniennes. Surtout que ceux qui ont choisi la négociation n’ont pas été capables, en vingt ans, d’assurer ni la fin de l’occupation militaire, ni un Etat souverain et viable. Les Palestiniens en tirent les leçons, se disant que peut-être nous avons eu tort de faire ce chemin-là. D’où le désir du président Abbas de faire le point aux Nations unies. Notre demande (pour la reconnaissance d’un Etat de Palestine non membre de l’Onu, NdlR) n’est pas une déclaration de guerre. Il s’agit de mettre la communauté internationale devant ses responsabilités face aux violations systématiques de notre territoire, dont la plus importante est certainement la colonisation. Celle-ci est en train de détruire l’Etat palestinien à venir puisqu’elle lui prend tout son territoire. Pour rappel, la communauté internationale s’est engagée, à Madrid et à Oslo, à nous aider à mettre en œuvre notre Etat.
CETTE INITIATIVE CONSTITUE-T-ELLE UNE ETAPE CHARNIERE ?
Absolument. Nous nous devons de dire à nos partenaires dans le monde, où qu’ils soient, qu’ils ont aussi des devoirs à l’égard des résolutions qu’ils ont votées et qu’ils n’ont jamais mises en œuvre. Je rappelle qu’une décision de la Cour internationale de justice de La Haye demande la destruction du mur. Or, non seulement il n’est pas détruit mais il est prolongé tous les jours. Les Palestiniens ne constituent pas un sous-peuple qui n’aurait pas le droit d’être protégé par le droit international. Nous avons droit à la souveraineté, à l’indépendance, à l’intégrité territoriale et à un Etat. Il est temps que le monde reconnaisse ces droits inaliénables.
C’EST AUSSI UNE QUESTION DE SURVIE POUR L’AUTORITE PALESTINIENNE…
Nous sommes affaiblis parce que l’opinion publique palestinienne nous demande des comptes sur vingt ans de négociations de paix qui n’ont servi à rien, et qui, parfois, ont fait empirer les choses. Car, avant, il n’y avait ni le mur de séparation, ni les territoires (sous contrôle partiel israélien), ni ce nombre incroyable de près de 500 000 colons israéliens, qui ont construit une partie de l’Etat israélien dans ce qui devrait devenir l’Etat palestinien.
C’est donc l’échec des négociations qui affaiblit M. Abbas. C’est aussi l’échec de la communauté internationale parce qu’il y a un déséquilibre total entre Palestiniens et Israéliens à tout point de vue. Aucune garantie n’a été donnée ni par l’UE, ni par le Quartette, ni par les Etats-Unis. Nous voyons les colonies augmenter et l’espoir d’un Etat palestinien disparaître. Nous avons besoin de cette reconnaissance avant de revenir à la table des négociations.
Y A-T-IL D’AUTRES CONDITIONS PREALABLES POUR REPRENDRE LE DIALOGUE ?
Les seules conditions, elles n’en sont pas. Dans la feuille de route signée par Israël et nous, et garantie par le Quartette, nous devons renoncer à la violence et Israël mettre fin à la colonisation. Israël a violé systématiquement cet accord en continuant à créer des colonies. Cette colonisation est dénoncée par tous les conseils de ministres européens depuis 2009, qui reconnaissent que la poursuite de la colonisation menace la solution à deux Etats. Sur le papier, l’UE a des positions très claires. Même Obama. Le problème c’est que ce n’est jamais traduit (en actes). En ce qui concerne notre demande de reconnaissance, la capacité des membres de l’Union européenne de revoir leur position sera déterminante. Les Américains sont malheureusement presque prisonniers de leur alliance avec Israël. Mais les Européens, qui ont fait de la Méditerranée le cœur de leur politique étrangère, perdront complètement leur crédibilité dans le cas où ils s’abstiennent. Et je le redoute. J’espère que les Européens auront le courage de prendre en compte qu’il ne s’agit pas seulement de notre liberté, de notre souveraineté, mais aussi de la leur.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA POLITIQUE DU BUNKER
Comme à son habitude, Leila Shahid va à l'essentiel, sans détour et sans pathétique inutile. Ses arguments sont secs comme des coups de buttoir: reprenons les un à un:
" Israël a été kidnappé par une mentalité militariste qui déshumanise les Palestiniens et qui voue les Israéliens à des confrontations militaires avec tous ses voisins"
Près de 500 000 colons israéliens, qui ont construit une partie de l’Etat israélien dans ce qui devrait devenir l’Etat palestinien.
1. Nous voyons les colonies augmenter et l’espoir d’un Etat palestinien disparaître.
2. Dans la feuille de route signée par Israël et nous, et garantie par le Quartette, nous devons renoncer à la violence et Israël mettre fin à la colonisation.
3. Sur le papier, l’UE a des positions très claires. Même Obama. Le problème c’est que ce n’est jamais traduit (en actes).
4. Les Américains sont malheureusement presque prisonniers de leur alliance avec Israël. Mais les Européens, qui ont fait de la Méditerranée le cœur de leur politique étrangère, perdront complètement leur crédibilité dans le cas où ils s’abstiennent."
« Israël a choisi l’arrogance de la force et, pour son image, c’est une catastrophe. Il semble qu’il n’y ait plus rien à attendre d’un pays qui se croit de plus en plus en état d’insécurité depuis que le manque absolu de vision politique de ses dirigeants l’a conduit à l’isolement. »Jean Daniel 3 juin 2010.
En vérité l'humanité a besoin, si elle entend survivre, de sages plus que de pain ou de croissance.
Gandhi en fut un et pourtant, in fine il échoua du moins à court terme.
Dans une interview extrêmement émouvante, le sage de Duve explique simplement mais de manière irréfutable pourquoi les hommes de culture et/ou de religion différente se haïssent à ce point.
"Nous avons en héritage certains traits génétiques, apparus voilà cent mille ans. Il en est ainsi de l'égoïsme de groupe. Nos ancêtres ont tiré avantage du fait que s'entraider pour le bien du groupe permettait une meilleure survie individuelle. Ce trait fut imprimé dans nos gènes par la sélection naturelle, parce qu'il s'est avéré utile à leur survie. Et lorsque j'utilise la conjonction "parce que", cela ne doit pas évoquer une quelconque intention. Ceux qui par hasard avaient cette qualité d'égoïsme de groupe ont mieux survécu que les autres, et leur descendance, dont nous sommes, a conservé ce trait. L'autre volet de cet héritage génétique est l'hostilité entre groupes. Nos ancêtres dans la savane africaine formaient un groupe d'une cinquantaine d'individus. D'autres groupes vivaient là, qui, comme eux, cherchaient un climat clément, des terres giboyeuses, des femelles attirantes. Ils se rencontraient, se battaient pour ces ressources naturelles. L'hostilité entre groupes a été imprimée dans les gènes de nos ancêtres et nous la perpétuons. Ouvrez les journaux, vous le constaterez. On se bat partout et on s'entraide à l'intérieur du groupe."
(...)"L'humanité semble rester prisonnière de ses gènes, condamnée à répéter les erreurs du passé jusqu'à ce que la sélection naturelle aille au bout de son oeuvre fatale. Nous sommes une espèce menacée par la guerre, le conflit, l'épuisement des ressources, la surpopulation, le risque d'extinction au même titre que tous les hominidés qui nous ont précédés."
"La sélection naturelle est influencée uniquement par le présent, ce qui est utile hic et nunc pour la survie des individus, elle ne sélectionne pas des qualités utiles pour demain. Nous sommes les seuls capables de regarder l'avenir, de prévoir les conséquences de nos actes futurs. Cela échappe à la génétique.
Le sage dont notre monde a besoin se nomme Jésus, il y en a peut-être d'autres, mais c'est celui que je connais le mieux. Il enseigne exactement le comportement qu'il faut pour contrecarrer les méfaits de la sélection naturelle et sauver l'humanité de la perte à laquelle ses gènes la condamnent. Lorsqu'il dit : "Aimez-vous les uns les autres", il nous invite à agir contre l'égoïsme de groupe inscrit dans notre héritage. Il s'élève contre l'appât du gain, contre la poursuite égoïste du profit. Lorsqu'il désarme Pierre en lui disant : "Celui qui vit par le glaive périra par le glaive", il prend parti contre l'hostilité entre groupes, elle aussi inscrite dans notre patrimoine génétique"

DE DUVE, LE NOBEL QUI ROULE POUR JESUS
Christian de Duve, 94 ans, biologiste, Prix Nobel, publie "De Jésus à Jésus... en passant par Darwin" (Odile Jacob). Pour nous opposer à notre héritage génétique, il nous invite à retrouver Jésus.

LE POINT : QUI EST CE JESUS QUE VOUS RETROUVEZ APRES SOIXANTE-SEPT ANNEES DE VOTRE VIE CONSACREES A LA SCIENCE ?

Christian de Duve : Ce n'est pas le Jésus qui me fut enseigné. Il n'est ni celui du catéchisme ni celui de l'histoire sainte. Les mystères de la consécration, la divinité du Christ et sa résurrection sont des notions difficilement crédibles. Je n'accepte pas toute cette mythologie. La science, à laquelle j'ai consacré ma vie, m'a permis de comprendre combien ces dogmes sont faux, car fondés sur des affirmations gratuites. La science fait des hypothèses, puis imagine des expériences qui permettent de les vérifier ou de les réfuter. On y part du principe que rien n'est connu avec certitude. Or il n'existe aucune preuve de ce que m'ont enseigné les jésuites. Jésus, disent-ils, est le fils de Dieu. Où est la preuve ? Il est ressuscité. Où est la preuve ? J'appelle aujourd'hui l'humanité à écouter un second Jésus, l'homme dépouillé de ces attributs merveilleux, l'auteur d'un message d'amour et de concorde, dont l'actualité est brûlante.
Je ne suis pas croyant. Est-ce que je défends le christianisme ? Non, car je refuse ce mot même de Christ qui est lié à toute une mythologie. Je voudrais aujourd'hui parler du message "jésuiste", comme on dit bouddhiste, confucianiste. Je suis un disciple du philosophe, du sage Jésus. Nous avons besoin de ses paroles.
VOUS REDOUTEZ NOTRE EXTINCTION PROCHAINE. EN CAUSE, CE QUE VOUS NOMMEZ LE PECHE ORIGINEL GENETIQUE ?
Nous avons en héritage certains traits génétiques, apparus voilà cent mille ans. Il en est ainsi de l'égoïsme de groupe. Nos ancêtres ont tiré avantage du fait que s'entraider pour le bien du groupe permettait une meilleure survie individuelle. Ce trait fut imprimé dans nos gènes par la sélection naturelle, parce qu'il s'est avéré utile à leur survie. Et lorsque j'utilise la conjonction "parce que", cela ne doit pas évoquer une quelconque intention. Ceux qui par hasard avaient cette qualité d'égoïsme de groupe ont mieux survécu que les autres, et leur descendance, dont nous sommes, a conservé ce trait. L'autre volet de cet héritage génétique est l'hostilité entre groupes. Nos ancêtres dans la savane africaine formaient un groupe d'une cinquantaine d'individus. D'autres groupes vivaient là, qui, comme eux, cherchaient un climat clément, des terres giboyeuses, des femelles attirantes. Ils se rencontraient, se battaient pour ces ressources naturelles. L'hostilité entre groupes a été imprimée dans les gènes de nos ancêtres et nous la perpétuons. Ouvrez les journaux, vous le constaterez. On se bat partout et on s'entraide à l'intérieur du groupe.
DEPUIS CENT MILLE ANS, NOS GENES N'AURAIENT-ILS QU'A PEINE CHANGE ?
Pendant tout le temps qui s'est écoulé depuis les origines, peu de traits nouveaux se sont révélés suffisamment avantageux pour être retenus par la sélection naturelle. Le patrimoine génétique de l'humanité ne s'est pas grandement modifié depuis les jours où nos ancêtres poursuivaient une existence précaire au coeur de l'Afrique. L'humanité semble rester prisonnière de ses gènes, condamnée à répéter les erreurs du passé jusqu'à ce que la sélection naturelle aille au bout de son oeuvre fatale. Nous sommes une espèce menacée par la guerre, le conflit, l'épuisement des ressources, la surpopulation, le risque d'extinction au même titre que tous les hominidés qui nous ont précédés.
SERIONS-NOUS PERDUS ?
Grâce à notre cerveau, nous avons acquis la possibilité de faire ce que la sélection naturelle ne fait pas : regarder l'avenir. La sélection naturelle est influencée uniquement par le présent, ce qui est utile hic et nunc pour la survie des individus, elle ne sélectionne pas des qualités utiles pour demain. Nous sommes les seuls capables de regarder l'avenir, de prévoir les conséquences de nos actes futurs. Cela échappe à la génétique.
Le sage dont notre monde a besoin se nomme Jésus, il y en a peut-être d'autres, mais c'est celui que je connais le mieux. Il enseigne exactement le comportement qu'il faut pour contrecarrer les méfaits de la sélection naturelle et sauver l'humanité de la perte à laquelle ses gènes la condamnent. Lorsqu'il dit : "Aimez-vous les uns les autres", il nous invite à agir contre l'égoïsme de groupe inscrit dans notre héritage. Il s'élève contre l'appât du gain, contre la poursuite égoïste du profit. Lorsqu'il désarme Pierre en lui disant : "Celui qui vit par le glaive périra par le glaive", il prend parti contre l'hostilité entre groupes, elle aussi inscrite dans notre patrimoine génétique.
CET HOMME JESUS, SI SINGULIER, POUVAIT-IL N'ETRE QU'UN HOMME ?
Que voulez-vous qu'il soit ?
L'ÉGLISE CATHOLIQUE PERPETUE L'ENSEIGNEMENT DE JESUS. PUISQUE VOUS APPELEZ A ENTENDRE SON ENSEIGNEMENT, VOUS DEVRIEZ ETRE CATHOLIQUE, NON ?
L'Église catholique est une église autoritaire et dogmatique. Je n'accepte pas qu'on me dise : ceci est la vérité. Je veux trouver des preuves.
LE PRIX NOBEL QUE VOUS ETES RECONNAIT QUE LA CONSCIENCE HUMAINE DEMEURE UN MYSTERE.
Les neurobiologistes sont trop affirmatifs lorsqu'ils disent, comme Francis Crick, que nous ne serions qu'un paquet de neurones, donc de cellules nerveuses. J'accepte qu'on dise qu'il n'y a pas de conscience sans neurones, car, si on prive nos neurones d'oxygène, en effet nous perdons conscience. Alors, oui, la conscience est une émanation de l'activité des cellules nerveuses, mais de là à expliquer ce phénomène mystérieux, que chacun de nous connaît par expérience personnelle mais qui échappe à toute caractérisation objective... on n'a toujours pas d'explication.
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Dieu n'est pas une question scientifique. Je ne suis pas d'accord avec mes collègues militants athées parce que je trouve que leur affirmation de l'inexistence de Dieu est gratuite, elle relève du dogmatisme tout comme l'affirmation de l'existence de Dieu. Il n'y a de preuves en faveur ni de l'une ni de l'autre. Notre capacité à appréhender certains aspects de la réalité dépend de notre cerveau, et cette réalité dépasse ce dont notre cerveau actuel est aujourd'hui capable, même si celui-ci nous permet d'appréhender de nombreuses faces intelligibles. Si j'avais un cerveau dont le volume serait augmenté de 20 %, que pourrais-je comprendre, ressentir, dont je ne suis pas capable aujourd'hui ? Entre les 1 000 centimètres cubes du cerveau de l'Homo erectus et les 1 350 centimètres cubes du nôtre, il y a tous les progrès merveilleux de la science. Le bond a été spectaculaire. Quelles opérations mentales, quelles expériences pourraient réaliser des individus dotés d'un cerveau encore plus gros ? Apprendront-ils la théorie de la relativité au jardin d'enfants ? Nous ne pouvons répondre à cette question avec notre cerveau d'aujourd'hui, sauf en affirmant que nous serions dépassés. Nous ne sommes que provisoirement le sommet de l'évolution.
LA MORT EST-ELLE UNE FIN ? N'Y A-T-IL RIEN APRES, COMME IL N'Y EUT RIEN AVANT ?
Que reste-t-il après la mort ? L'enveloppe charnelle pourrit. Depuis que les humains ont atteint le stade de savoir qu'ils vont mourir, ils croient à ce mythe d'une résurrection. Il n'existe aucune preuve valable de quelqu'un qui soit ressuscité. Le message de Jésus doit être débarrassé de la mythologie développée autour de lui, qui réserve sa portée centrale aux seuls croyants. Dans son essence, il annonce une nouvelle forme de rédemption qui correspond à ce que notre vision darwinienne de la condition humaine recommande si nous voulons échapper aux conséquences fatales de la tache originelle imprimée dans nos gènes par la sélection naturelle.
COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE TEMPS DES SAGES
Heidegger, à la fin de sa vie pensait que seul un nouveau Dieu nous sauverait, Garaudy l'égaré était persuadé que de nouveaux prophètes nous viendraient en aide, Edgar Morin pense que seul l'imprévisible sauvera l'humanité du naufrage. De Duve croit dans le message des sages de l'humanité.
Il est vrai qu'ils sont impressionnants ces nonagénaires aux neurones fatigués mais toujours en bon ordre de fonctionnement qui ont largement décanté leur vaste savoir et jouent parfaitement leur rôle de donneurs d'alarme.
Songeons à Edgar Morin, Helmut Schmidt, Jean Daniel, Christian de Duve, et Stephane Hessel pour ne citer que les plus célèbres.
L'allongement de la vie serait-il de nature à produire dans les décennies à venir une génération de sages capables de remettre l'humanité devenue folle sur la voie de la sagesse et de la rectitude?
MG





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