samedi 10 novembre 2012

EXPOSITION Bruxelles au travail.

LA FONDERIE
Musée bruxellois de l’industrie et du travail
EXPOSITION Bruxelles au travail.
Images et récits des années nonante

La Fonderie est la gardienne de la mémoire du travail à Bruxelles. En préambule à son musée permanent qui s’ouvrira en 2014, elle vous invite à découvrir l’exposition Bruxelles au travail. Images et récits des coulisses industrielles. Dans les années nonante, La Fonderie a réalisé des milliers de photographies d’entreprises, d’usines, d’ateliers ou de magasins dans des secteurs les plus divers. Ces clichés témoignent de l’évolution récente du monde du travail dans la capitale et notamment de la disparition de certains domaines d’activités. Pour la première fois, à partir de septembre 2012, La Fonderie en présentera une sélection. Souvent insolites, parfois cocasses, ces images dévoilent un Bruxelles méconnu, parfois disparu, alors qu’elles n’ont pas vingt ans. Cette sélection est à la fois le reflet de l’évolution socioéconomique de la ville et une exploration de cette relation au travail qui nous concerne tous. En effet, que représente le travail pour chacun de nous : un moyen de subsistance, une réalisation de soi ou une source de souffrance ? Associés à ces photos, des témoignages oraux de travailleurs, recueillis La Fonderie pendant trente ans, feront découvrir au visiteur des expériences, des savoir-faire, des anecdotes, des souvenirs heureux ou douloureux. Ces paroles partagées révèlent le travail à Bruxelles et le ressenti de ces travailleurs. Ces photos et témoignages ont été récemment numérisés grâce au Plan de préservation et d'exploitation des patrimoines (PEPS) de la Fédération Wallonie-Bruxelles. L’exposition permettra aux publics qui le souhaitent, par des dispositifs privilégiant l’observation, la mémoire et l’imagination, d’associer à la contemplation des images une démarche participative. Les multiples évocations, ressurgences ou questionnements que suscitent les ambiances, les représentations et les détails des photos seront au cœur de ces dispositifs. Amenant les visiteurs à se glisser dans ces corps à l’ouvrage, elles les invitent à s’insérer dans cette exploration de la mémoire. Une démarche qui amène forcément une réflexion autour de nos rapports complexes et variés au travail. Un programme d’activités (conférences, rencontres, projections documentaires) complètera l’exposition ainsi qu’une série d’animations à destination des publics scolaires ou en cours de formation socioprofessionnelle. La Fonderie conserve la mémoire du travail. Nous vous invitons à venir la partager et à découvrir un Bruxelles méconnu.
Quand ? Du 20 septembre 2012 au 24 mars 2013 Où ? La Fonderie, 27 rue Ransfort 1080 Bruxelles www.lafonderie.be Contacts : Pascal Majérus, conservateur, pmajerus@lafonderie.be
Françoise Marneffe, responsable des expositions, fmarneffe@lafonderie.be

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
MAIS OU SONT PASSES NOS MERVEILLEUX ARTISANS D'ANTAN "Bruxelles, tout à la fois source de richesse et lieu de grande pauvreté au chômage croissant, voit grandir un clivage de plus en plus important entre les travailleurs peu qualifiés et ceux qui sont spécialisés. Face à la désindustrialisation importante que connaît la Région (l’emploi manufacturier est passé de 170.000 personnes en 1970 à seulement 30.000 en 2010), La Fonderie souhaite conserver cette mémoire en disparition, puisqu’en vingt ans à peine, nombre de ces entreprises ont fermé leurs portes. Elle a ainsi collecté archives, machines, outils, produits finis, images et paroles. Les activités tertiaires ont compensé économiquement la disparition de la plus grande partie des activités industrielles de la ville, ce qui l’a profondément transformée, que ce soit dans son aspect ou dans sa structure d’emploi." Dans les années cinquante encore et depuis le moyen âge, Bruxelles tirait sa prospérité de l'artisanat, quelquefois et plus souvent qu'à son tour: artisanat haut de gamme.Des milliers de petits ateliers ont été transformés en loft pour bobos tandis que les centaines de milliers d'artisans d'excellence gisent dans le cimetières. On aurait pu envisager de créer des écoles d'artisanat pour les populations en déshérence. On n'en fit rien: à la place, des centaines d'écoles techniques ou professionnelles mal gérées et sans ambition.Le drame de nos dirigeants bruxellois: leur manque de vision à moyen terme et leur sclérose en termes d'innovation.Il n'est peut-être pas trop tard pour revaloriser la salopette et créer des écoles où on enseigne la ferronnerie, l'ébénisterie, l'orfèvrerie fine, la reliure, la mosaïque sans parler bien sûr de la plomberie, du carrelage d'art, de la maçonnerie fine, de la sellerie, de l'art du stuc et de l'électricité. Un gisement d'emplois pour ceux qui ont "l'intelligence au bout des doigts" et qui ignorent qu'ils ont de l'or dans les mains.
MG

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