lundi 12 novembre 2012

Le sapin de Noël de Bruxelles enflamme la Toile




Aurore Peignois
(Le Soir)
Cette année, le conifère des Ardennes sera remplacé par une installation électronique. Après le commentaire d’une élue estimant que le motif religieux en était la raison, la polémique enfle sur les réseaux sociaux.
Va-t-on « bientôt mettre sur la Grand-Place du sable et des chameaux ? » pouvait-on lire hier sur le mur Facebook de « Je boycotte les plaisirs d’hiver ». Différentes initiatives en ligne, telles que celle-ci, ont vu le jour sur internet. D’une page Facebook qui appelle au sauvetage du sapin de Bruxelles à une pétition en ligne pour « un véritable sapin de noël sur la grand-place de Bruxelles et le respect de nos valeurs et de nos traditions » ayant déjà récolté près de 9.000 signatures, les internautes débordent d’imagination. Un rendez-vous est d’ailleurs prévu le 8 décembre prochain à 15h où chacun est invité à venir poser sur la Grand-place avec son propre sapin de Noël.
MOTIFS RELIGIEUX ?
La polémique est née après l’annonce par la Ville de Bruxelles d’un sapin électronique pour célébrer la fin de l’année en lieu et place du traditionnel conifère ardennais.
Dans une interview, une élue bruxelloise CD&V, Bianca Debaets, a justifié ce choix de l’abandon d’un vrai sapin par des motifs religieux, rappelant à cette occasion que l’appellation « Marché de Noël » avait déjà été remplacée par « Plaisirs d’hiver » pour ne pas choquer les susceptibilités.
« Qu’arrivera-t-il ensuite, s’inquiète-t-elle, la suppression des œufs de Pâques parce qu’ils se réfèrent à Pâques ? »
Il n’aura pas fallu plus d’une heure pour que les défenseurs de l’Arbre s’insurgent oubliant au passage que le sapin est une tradition païenne, avant d’être reproduite par le monde chrétien. Et que la traditionnelle crèche au toit de chaume, avec ses animaux vivants, prendra bien ses quartiers sur la Grand Place.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
NOEL CRETIN
En ce qui me concerne , on peut supprimer les sapins et les fêtes de fin d'année qui grèvent les budgets en entraînant des obligations de cadeaux. Le petit Jésus né dans sa crèche symbole de pauvreté n'en éprouvera aucune frustration. Quand aux innombrables épicéas sacrifiés sur l'autel du veau d'or, qu'on arrête cette hécatombe imbécile et qu'on rende la Grand Place à sa beauté nue, sans crèche et sans sapin: austérité oblige.
Qu'on en profite pour supprimer tous ces congés pour fêtes liturgiques que plus personne ne pratique ni ne respecte. Qu'on travaille donc ces jours là, l'économie s'en portera peut être un peu mieux.
En revanche qu'on nous explique un peu mieux via les medias ce que fut cette saleté de guerre qui se termina le 11 novembre 1918 qui annonça mai 40 et marqua le début de notre inexorable déclin. Et qu'on n’en profite pas pour les remplacer par des festivités musulmanes ou autres à des fins purement électoralistes.
Que tout cela sorte une fois pour toutes de l'espace public et de la vie sociale et entre définitivement dans la sphère du privé.
Un lecteur commente " L'histoire des civilisations est comme celle des plaques tectoniques, à la différence essentielle qu'il n'y a pas, dans l'histoire, de fatalité. Notre "civilisation" a intégré le paganisme, le christianisme, les Lumières etc. dans un ensemble qui a ses côtés honteux et ses côtés brillants. Il n'y a pas plus de honte que d'orgueil à en avoir. Quant à la religion coranique, il faut l'intégrer rapidement à cette "civilisation" qui a inventé la liberté de penser, celle de croire ou pas. La laïcité implique l'effacement des signes religieux dans la "fonction publique", pas dans "l'espace public".
On est bien d'accord. Mais que l'espace public devienne aussi neutre que possible pour que chacune et chacun puisse vivre sa singularité identitaire, convictionnelle et culturelle à sa manière, en toute liberté, en toute indépendance sans se préoccuper de ceux qui pensent et vivent autrement, selon la devise: vivre et laisser vivre.
Un autre surenchérit "Si on avait annoncé que cette année encore un sapin avait été expressément coupé et transporté jusqu'a la Grand-Place pour les fêtes de fin d'année, on aurait eu droit aux critiques écologiques et probablement communautaires (ben oui, le sapin ne vient pas de Flandre) quant à une tradition éculée symbolisant simplement le mercantilisme du monde occidental. Remplacer le sapin et boum et nous voici maintenant au beau milieu de la théorie du complot arabo-musulmo-alqaidiste contre un symbole fort de la chrétienté (c'est bien connu, Jesus est né sous un sapin). Quoi qu'on fasse de toute façon il y a et aura toujours des mécontents..."
Ce qui est certain c'est que les versions virtuelles des journaux  se "cuculisent" dangereusement.
J'ai passé la journée au Bistrot de l'Athénée à lire six quotidiens et leurs passionnants suppléments. Franchement c'est tout autre chose.
MG


Polémique sur le sapin : «Bruxelles a voulu innover»
Nicolas Verstappen (St.)
Le Soir
Cette année, le conifère des Ardennes sera remplacé par une installation électronique. Pour motif religieux ? L’échevin du Tourisme à la Ville de Bruxelles dément.



Cette année, le conifère des Ardennes sera remplacé par une installation électronique. Après le commentaire d’une élue estimant que le motif religieux en était la raison, la polémique enfle sur les réseaux sociaux. Va-t-on « bientôt mettre sur la Grand-Place du sable et des chameaux ? » pouvait-on lire hier sur le mur Facebook de « Je boycotte les plaisirs d’hiver », une des initiatives qui ont vu le jour récemment.
Après la réaction du bourgmestre de Bruxelles, Freddy Thielemans – « une audace » –, c’est au tour de l’échevin du Tourisme à la Ville de Bruxelles, Philippe Close, de soutenir ce choix. Dans un communiqué au titre symbolique « Lettre ouverte d’un défenseur des traditions de Noël », Philippe Close tient à rappeler que dans le cadre des fêtes de fin d’année, la Grand-Place de Bruxelles aura bel et bien sa crèche de Noël traditionnelle et son sapin mais qu’ils ont « voulu innover ».
« BRUXELLES, VILLE AVANT-GARDISTE »
« Nous avons voulu montrer notre modernité, nous démarquer des autres grandes capitales », écrit-il, assumant ainsi le « caractère avant-gardiste de Bruxelles (qui propose) un spectacle son et lumière au départ d’un sapin d’un autre genre, moderne ».
Et de préciser sur le sapin – après avoir rappelé le caractère convivial et chaleureux des Plaisirs d’Hiver qui s’étalent sur plus de 2 km, et l’outil économique et touristique important qu’ils représentent – qu’il sera « une structure artistique de bois et métal » et qu’il sera « le centre du spectacle son et lumière le soir » où il pourra « être escaladé en journée » avec les bénéfices d’entrées qui seront « entièrement reversés au Samu social. Car l’esprit de Noël, c’est aussi le partage ».
Nullement l’envie pour lui de vouloir opposer les communautés autour des traditions : « Que l’esthétisme de notre nouveau sapin crée un débat, je le comprends. Que certains préfèrent un « vrai » sapin d’épines, je le comprends également ». S’il reconnaît que « le concept de 2012 est audacieux », Philippe Close rappelle que son objectif reste « tradition et modernité se rassemblent autour d’un projet commun et fédérateur : Bruxelles ».

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
CECI NEST PAS UN SAPIN
Magritte aurait adoré. Nous on trouve cela complètement débile.
On attend du monde politique bruxellois une vision d'avenir et un nouveau modèle de vivre ensemble convivial, pas des gadgets de pacotille qui déplaisent à la majorité des Bruxellois et son financés sur le dos des contribuables.
On aurait pu, au pis, imaginer un mobile interculturel ou une installation sur le thème "paix aux homme de bonne volonté".
On aimerait savoir ce que coûte ce machin et qui est l'heureux bénéficiaire de la commande.
MG



RUIM 9.000 HANDTEKENINGEN VOOR BEHOUD 'ECHTE' KERSTBOOM
 brusselnieuws.be
Een petitie voor het behoud van de traditionele kerstboom op de Grote Markt verzamelde in een paar dagen tijd 9.400 handtekeningen. Vooral de veronderstelling dat de kerstboom moeten wijken als christelijk symbool, lokt reacties uit. De digitale kerstboom kost met 44.000 euro - betaald door Electrabel - het zesvoud van een gewone boom.

De elektronische kerstboom stond eerder in Guebwiller (Elzas)
Vorige week had Brussels gemeenteraadslid Bianca Debaets (CD&V) het over haar vrees dat de traditionele kerstboom moest wijken voor een elektronische versie omdat hij een christelijk symbool is. Die interpretatie wekte meteen heftige reacties op en circuleerde de voorbije dagen vlot in sociale media.
Een internetpetitie op lapetition.be voor het behoud van de traditionele boom verzamelde ondertussen al 9.400 handtekeningen.
De petitie roept op tot “respect voor onze waarden en tradities”. “Na het verbod van varkensvlees in de schoolrestaurants, na het hernoemen van de kerstmarkt tot Winterpret heeft men nu beslist om de kerstboom van de Grote Markt te bannen”, luidt het.
ODE AAN DE TRADITIONELE KERSTBOOM
De Stad Brussel ontkende eerder al dat religieuze motieven meespelen. Op Facebook zegt burgemeester Freddy Thielemans (PS) nu opnieuw dat de Stad met de elektronische kerstboom een ode brengt aan de traditionele kerstboom. Met de vernieuwde look wil de Stad de trein van de moderniteit niet missen. “En met de kerststal erbij zal de boom een waardig symbool zijn van onze culturele traditie”, aldus Thielemans. De kerststal verdwijnt niet.
Ook de kostprijs van de elektronische kerstboom - 44.680 euro of ruim zes keer meer dan een gewone kerstboom - lokt ondertussen kritiek uit. “Dit bedrag maakt deel uit van het totale bedrag van 200.000 euro dat sponsor Electrabel ter beschikking stelt van de Stad voor de verlichting op Winterpret”, zegt woordvoerster Perrine Marchal van schepen van toerisme Philippe Close (PS).
MEERWAARDE
“We konden dit jaar meer geld uittrekken voor deze hedendaagse kerstboom omdat de kosten voor de verlichting van de Grote Markt fors naar beneden gaan dankzij de nieuwe verlichting die is geplaatst met middelen van Beliris. De overige 155.000 euro gaat naar de verlichting en de lichtinstallaties op de volgende plaatsen: de Oude Graanmarkt, de Dansaertstraat, de Devauxstraat, het Sint-Katelijneplein en de Sint-Niklaaskerk."
De stad zelf investeert 300.000 euro voor Winterpret, dat op 30 november van start gaat. Marchal verwijst ook naar een ULB-studie uit 2010 in opdracht van de Stad Brussel. Die studie berekende dat Winterpret een economische meerwaarde met zich meebrengt van 23 miljoen euro, vooral voor de horeca en de handel, en dat het evenement ook voor bijkomende jobs zorgt.
Of er ook volgend jaar een elektronische kerstboom komt, weet de stad Brussel nog niet. “Het concept van de kerstverlichting verandert elk jaar”, aldus Marchal.


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