lundi 12 novembre 2012

Les élèves défavorisés abandonnent plus vite l’école



Al. D. (La Libre)

Une disparité importante commence dès l’entrée dans le secondaire avec un écart important entre la première année du 1er degré différencié et celle du 1er degré commun.
Outre la persistance du phénomène d’accroissement de la population scolaire ainsi que l’amplification de l’immersion linguistique dans certaines écoles de la Communauté française, les indicateurs de l’Enseignement 2012 mettent en exergue les multiples cas de relégation ou de ségrégation "qu’il est nécessaire d’affronter afin de lutter contre toute forme de déterminisme et d’éviter l’accroissement des inégalités au sein et à la sortie du système scolaire", déclare-t-on dans les rangs de la ministre de l’Enseignement obligatoire, Marie-Dominique Simonet (CDH).
Ainsi, sur la base de l’indice relatif aux disparités socio-économiques dans l’enseignement fondamental et secondaire, il ressort que la répartition différenciée des élèves en fonction de leurs milieux et ressources apparaît très tôt dans le parcours scolaire et s’accentue tout au long de l’enseignement obligatoire.
Le graphique reproduit ci-dessous (voir PDF) et intitulé "Indice socio-économique moyen des quartiers où résident les élèves des différentes années d’études et formes de l’enseignement secondaire (2006-2007 et 2010-2011)" est très révélateur de cette dualisation progressive entre les parcours des enfants issus de milieux plus favorisés et ceux issus de milieux moins favorisés.
D’une part, une disparité importante entre les formes de l’enseignement secondaire est observable. Elle commence dès l’entrée dans le secondaire avec un écart important entre la première année du 1er degré différencié et celle du 1er degré commun (de 0,57 en 2010-2011). Pour rappel, depuis 2009-2010, le 1er degré différencié accueille uniquement les élèves qui n’ont pas obtenu le CEB - certificat d’études de base - au terme de leur sixième année du primaire. Cette dispersion des indices socio-économiques (ISE) moyens s’accentue dans les 2e et 3e degrés où les élèves fréquentant la forme professionnelle ont un ISE moyen en 2010-2011 de -0,26 alors que dans la forme technique de qualification, il est de +0,01.
D’autre part, dans chaque forme d’enseignement, l’indice socio-économique moyen progresse avec l’année d’études. Cela peut s’expliquer par la sortie, durant le parcours scolaire, d’élèves socio-économiquement défavorisés, ou encore par une possible augmentation de la moyenne de l’indice dans d’autres formes d’enseignement, si des élèves socio-économiquement plus favorisés y sont réorientés.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
INTERVENIR EN AMONT
Il ne faut pas, surtout pas être ministre de l'éducation ou docteur en pédagogie pour comprendre qu'il n'y a qu'une manière d'investir en éducation: en amont, quand les enfants sont petits. C'est à dire en maternelle en redessinant le profil des Froebéliennes et en les transformant en éducatrices aux valeurs et en enseignantes du français langue étrangère: chanson, contines etc.
Il faut un réseau unique de crèches et de prégardiennats pour arrêter les gaspillages de budgets qui sont actuellement sidérants. En primaire il faut instaurer un coaching bien maillé des enfants issus de l'immigration. Comment le financer? En suppriment les gaspillages d'allocations  et de subsidiassions d'une myriade d'écoles de devoirs peu performantes qui bricolent.
Si on répugne à prendre ces mesures, on va droit au choc civilisationnel entre les communautés et beaucoup plus vite qu'on ne l'imagine.
MG

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