dimanche 23 décembre 2012

Van heiligschennis beschuldigde Pakistaan in brand gestoken


De Morgen− Bron: belga.be

In de Zuid-Pakistaanse provincie Sindh heeft een woedende menigte een van heiligschennis beschuldigde man gedood door hem levend in brand te steken. De man was gisteren aan de politie overgedragen door een groep lokale inwoners, die hem ervan beschuldigde de islam te beledigen door Koranboeken te verbranden.

Volgens een plaatselijke functionaris bestormden dorpsbewoners het politiekantoor, waarna ze de man naar buiten brachten en levend verbrandden. Het incident vond plaats in een afgelegen dorp op ongeveer 225 kilometer ten noordoosten van Karachi. Volgens de lokale politiechef Ghulam Mustafa Tunio ging het om 200 woedende mannen, die de weinige van dienst zijnde agenten overrompelden. Een tiental mensen werd al opgepakt op verdenking van moord, terwijl enkele agenten beschuldigd zijn van nalatigheid.

Ook in juli werd een man levend verbrand in de stad Bahawalpur, omdat hij de Koran ontheiligd zou hebben. Volgens onofficiële schattingen zijn sinds 1986 minstens veertig mensen omgebracht voor heiligschennis. Dat jaar voerde Pakistan omstreden wetten op heiligschennis in. Overtreders riskeren de doodstraf.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
AU NOM DU FANATISME
Décidément, le XXIème siècle risque vraiment de devenir le siècle du fanatisme. En cela le XXème lui offrit une assez bonne initiation.
MG

Islam et hérésies, l'obsession blasphématoire
Haytham Manna
L'Harmattan, 1997

La pensée libre n'existe pas dans le monde musulman actuel mais il n'en a pas toujours été ainsi. Haytham Manna relate dans cet ouvrage riche et très instructif l'épopée des zindiq et autres hérétiques dans les temps anciens de l'islam. Pourtant, l'existence d'opinions alternatives sur l'islam et les religions, à Bagdad vers les 8ème - 9ème siècles, n'implique pas que ces penseurs aient joui d'une existence aisée. L'histoire de la zandaqa (l'hérésie) est aussi l'histoire sanglante de sa persécution. On sait, depuis, qui eut le mot de la fin et ceux-là sont toujours actuellement aux postes de commandements.

Haytham Manna ne limite pas son étude à la persécution des libres penseurs (athées, agnostiques ou adeptes d'autres interprétations de la religion) mais examine de multiples comportements compris comme blasphématoires. C'est d'abord l'association d'autres divinités à Allah. Le credo musulman, qui surprend par sa simplicité ("il n'y a de dieu que Dieu"), rejette comme impie l'idolâtrie des païens, le polythéisme plus organisé et, enfin, le christianisme qui à Dieu associe un fils. Le blasphème procède aussi de la phobie d'un sexe libéré des entraves de la religion, en vertu de la règle inhérente à tous les monothéismes que c'est par la culpabilisation de l'individu dans ce qu'il a de plus intime qu'est le mieux assurée sa servitude à la caste des gourous.

Autre point détaillé par l'auteur, qui ici revêt son titre de médecin psychosomaticien, celui des comportement hystériques, des hallucinations où sont mis en scène les djinns, ces êtres fantastiques qui peuplent la mythologie musulmane. Les exemples présentés ne sont pas exhumés d'un passé lointain mais observés à l'époque actuelle. Principales et dramatiques victimes de ces croyances, les femmes contraintes à des mariages forcés. L'imposition d'un ordre patriarcal a tôt fait de les précipiter dans des troubles mentaux ; le conservatisme et l'ignorance des proches n'identifiera pas la soumission absolue de la femme aux coutumes familiales comme la cause réelle de ces perturbations psychiques. Pour conclure, l'auteur dénonce avec vigueur le djihad, cette guerre sainte qui accompagne une conception de l'Etat qu'il qualifie de "projet fascisant".


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