samedi 19 janvier 2013

Clerfayt: "le PS est responsable des échecs actuels" (suite)


Belga et La Libre
Des propos déclarés suite à l'annonce de l'accession de Laurette Onkelinx à la présidence de la fédération bruxelloise du Parti Socialiste.
"Aux commandes de la Région bruxelloise depuis 20 ans, le PS reste le premier responsable des échecs bruxellois actuels: doublement du chômage (de 10 à 20% entre 1989 et 2013), triplement du nombre de minimexés ou RIS (Revenu d'intégration social), crise sociale du logement et congestion automobile croissante", a affirmé vendredi le député-bourgmestre FDF de Schaerbeek Bernard Clerfayt, à la suite de l'annonce de l'accession de Laurette Onkelinx à la présidence de la fédération bruxelloise du Parti Socialiste.
"Aujourd'hui Bruxelles manque d'ambition, de réalisations qui redonnent aux Bruxellois le goût de croire en l'avenir de leur ville, qui attirent les classes moyennes et qui créent la fierté d'une Bruxelles accueillante, multiculturelle et innovante", a commenté le chef de file FDF.
Pour lui, la meilleure manière de protéger les Bruxellois contre les attaques d'une partie de la Flandre et singulièrement celles de la N-VA sur Bruxelles, c'est de proposer un projet fort de prospérité pour les Bruxellois, qui dépasse les clivages politiques qui divisent, qui mobilise toutes les forces vives impliquées dans la capitale et qui transforme les échecs en programmes ambitieux.
"Le PS bruxellois a démontré qu'il ne parvenait pas à redonner vie à la Région bruxelloise, à moins de changer son fusil d'épaule", a encore dit Bernard Clerfayt.
Interrogée vendredi matin par Bel RTL, la vice-première ministre et nouvelle présidente de la fédération bruxelloise du Parti socialiste a promis de défendre Bruxelles "comme une région forte" face à la vision communautariste de la N-VA. Elle a dit vouloir œuvrer à "fédérer toutes les énergies du PS à Bruxelles pour imposer Bruxelles comme une région forte qui se défend, qui doit continuer à être respectée et qui doit continuer à se développer au profit de l'ensemble des Bruxellois".
ONKELINX A BRUXELLES : « ZERO CONNIVENCE AVEC LA N-VA »
David Coppi, Veronique Lamquin (Le Soir)
Dans « Le Soir », Laurette Onkelinx livre une interview où elle affirme son engagement bruxellois, son relatif optimisme au fédéral : « La crise ? On voit le bout du tunnel ». Mais a une inquiétude, elle tire la sonnette d’alarme : il faut un « plan Jeunesse »…
• ©Sylvain Piraux – Le Soir

VOUS ARRIVEZ AVEC UN PROJET POUR BRUXELLES ?
Il faut renforcer l’identité bruxelloise. Elle transcende les origines sociales, culturelles, religieuses. Ce sera l’une des priorités de ma présidence. Attention, ce n’est pas une identité de repli, c’est une identité d’ouverture. On doit empêcher tous les ghettos, qu’ils soient intellectuels, culturels, religieux. Je vais y travailler avec la société civile qui, à Bruxelles, est d’une force inimaginable.
ET LES FLAMANDS DE BRUXELLES ?
Ils sont les mal-aimés de la Flandre. Bien sûr qu’on doit forger cette identité bruxelloise avec eux.
Et quels liens voyez-vous entre Bruxelles et les autres Régions ?
Il faut renforcer l’ancrage francophone de Bruxelles.
CE N’EST PAS CONTRADICTOIRE AVEC L’IDENTITE BRUXELLOISE ?
Quand on a une identité forte, la relation avec les autres est plus facile. Je ne veux surtout pas que la relation Wallonie-Bruxelles s’infecte. Avec la Wallonie, on a une relation naturelle, Bruxelles est très largement francophone.
« S’INFECTE » ?
J’ai senti, à la Fédé bruxelloise, qu’il y a un sentiment de ne pas être respecté par les Wallons. Plutôt que de nous replier sur nous-mêmes, nous devons régler le problème. Rudy Demotte y réfléchit aussi. Je vais aller le voir.
SI LA N-VA CARTONNE BRUXELLES POURRAIT ETRE MENACEE ?
Oui, il y a un risque !
QUE POURRONT FAIRE LES FRANCOPHONES ?
On doit se préparer aux situations extrêmes : le blocage des institutions bruxelloises par la N-VA. Et alors, clairement, il faudra une réponse proportionnée.
C’EST QUOI ?
C’est un langage qu’on emploie souvent dans les négociations liées aux conflits armés.
Laurette Onkelinx intervient également comme vice-Première ministre fédérale, évoquant la crise économique et sociale en ces termes…
DERNIERE LIGNE DROITE DE LA LEGISLATURE FEDERALE : LA CRISE FRAPPE TOUJOURS, LES AJUSTEMENTS BUDGETAIRES SERONT DOULOUREUX…
Écoutez, la crise, j’ai l’impression que l’on voit le bout du tunnel. Et 2013 pourrait être la dernière année très difficile pour la Belgique. L’incendie provoqué par le krach financier est en train d’être maîtrisé. Et, malgré les difficultés, la concertation sociale continue !
ON VOUS VOIT OPTIMISTE : LA « FIN DU TUNNEL »…
Mais un élément me tracasse, énormément : la crise et les jeunes. Le constat est alarmant. Taux de chômage : 18,8 % pour les moins de 25 ans, 32,8 % à Bruxelles. Travail à temps partiel : + 50 % en dix ans. Travailleurs devant cumuler deux jobs pour s’en sortir : + 24 %. 39 % des familles monoparentales sont dans le giron de la pauvreté. Le taux de suicide augmente, les dépressions : 9,1 % des jeunes… On ne peut pas ne rien faire. Tous les niveaux de pouvoir doivent agir ensemble. Ce serait immoral de se cacher derrière le principe de l’autonomie des entités. Il existe un « comité du vieillissement », créons un « comité jeunesse ». Il existe un plan Union européenne 2020 pour le développement, lançons un plan Belgique 2020 pour la jeunesse.
Lire l'entretien dans son intégralité dans Le Soir de ce samedi.
COMMENTAIRE DE DIVERCITY
A CHACUN SA VERITE
Décidément le duel Onkelinx- Clerfayt quitte Schaerbeek pour se perpétuer sur la scène régionale bruxelloise. Face à la lourde machine de guerre socialiste, Clerfayt est le meilleur challenger possible, malgré le très brillant Didier Reynders.
MG

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