vendredi 4 janvier 2013

La N-VA prône le confédéralisme et une autonomie poussée

Belga

L'indépendance de la Flandre, qui figure pourtant dans les statuts de la N-VA, ne bénéficie actuellement pas de suffisamment de soutien dans l'opinion flamande. C'est pourquoi le parti préconise la confédéralisme, "la plus acceptable et la plus efficace des solutions", juge vendredi le député Ben Weyts dans une interview à Metro."Il est évident à nos yeux qu'il n'y a pas aujourd'hui de base suffisante pour une Flandre indépendante. Mais cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de déficit démocratique, et cela nous devons le comprendre. C'est pourquoi, le confédéralisme nous semble la plus acceptable et la plus efficace des solutions", affirme-t-il.
Le confédéralisme désigne généralement la collaboration entre deux Etats indépendants, mais il s'agit là d'une "définition académique", à laquelle il convient d'apporter "une autre définition en Belgique", propose l'élu nationaliste flamand."Cela consisterait en une autonomie poussée des entités fédérées, de telles sortes qu'elles exercent leurs compétences au plus près des gens. Mais nous devons aussi reconnaître que la politique étrangère et la défense seraient mieux exercées au niveau fédéral. Comme cela se passe déjà au niveau européen".


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
CONFEDERALISME= FEDERALISME DE CONS (FRANCIS DELPEREE)
"Le problème réside dans le fait que la Flandre devrait, avant de parler de confédéralisme, être un État, hors que je sache, ce n'est toujours qu'une région de Belgique, n'en déplaise à BDW et ses sbires !"
"Ils ont refusé d'être au gvt fédéral, qu'ils s'occupent donc des domaines qui les concernent."
"Le conféréralisme implique que les différents partenaires décident ce qu'ils veulent faire ensemble, il s'agit donc donc d' une démarche bottom-up.
Dans le système actuel (cfr les dernières négociations), c'est le fédéral qui décide ce qui sera délégués aux échelons inférieurs (top-down)
La première approche suppose que les entités inférieures sont adultes, la seconde qu'elles sont des enfants.
Le confédéralisme est aussi en phase avec le concept de subsidiarité qui implique de ne laisser faire à l'échelon supérieur que ce qui n'est pas réalisable à l'échelon considéré."
"Nous ne devons pas nous soumettre à leur diktat, jamais"
"Quel diktat ? Que chacun gère son propre brol ? Ce n'est pas un diktat, ça devrait être un soulagement. Où est le problème ?"
"Les Flamands parlent de confédéralisme sans savoir de quoi ils parlent."
"Le confédéralisme est peut-être une meilleure solution qu'un fédéralisme trop évidemment dominé par la puissance flamande. A tout bien considérer..."
"What's in a name: dans le contexte actuel on ferait mieux de résoudre les problèmes économiques."
"On voudrait bien être indépendant mais on a peur de perdre notre main-mise sur toute la Belgique, vous comprenez ?"
"Appelez ça fédéralisme alors !"
Ce petit montage de commentaires d'internautes montre deux choses: premièrement le grand désarroi du citoyen lambda face à l'évolution politique de ce pays; deuxièmement que ces internautes expriment le bons sens légendaire des Belges francophones.
En ce qui nous concerne, nous pensons que le mieux est de poser inlassablement la question de Didier Reynders: "Demandons nous d'abord ce que nous voulons encore faire ensmble"
A l'évidence ce sera la phrase clef du prochain gouvernement fédéral, à condition qu'on parvienne à le constituer.
On l'aura compris, la N-VA est déjà en train de nous imposer son agenda. Habile!
MG

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