mercredi 13 mars 2013

Au moins 70 Belges sont partis se battre en Syrie


BELGA La Libre
Le ministre néerlandais de la Sécurité et de la Justice, Ivo Opstelten, a fait part mercredi de ses craintes à propos de la présence de combattants djihadistes néerlandais dans des pays tels que la Syrie et qui pourraient revenir aux Pays-Bas pour y commettre des attentats, rapporte l'agence de presse néerlandaise ANP. Le niveau de la menace a été revu à la hausse.
En Belgique, la porte-parole de la ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet n'a pas souhaité réagir. "Nous ne communiquons pas sur le niveau de la menace terroriste", a-t-elle précisé. Bien qu'il n'y ait pas d'indication concrète de la préparation d'un attentat, le Coordinateur national néerlandais pour la Lutte contre le Terrorisme et la Sécurité (CLTS), Dick Schoof, a relevé mercredi le niveau de la menace terroriste. C'est la première fois en quatre ans que le niveau "substantiel" (niveau 3 sur une échelle qui en compte 4) est en vigueur. Depuis novembre 2009, le niveau 2 - "limité" - était d'actualité.
Une petite centaine de combattants provenant des Pays-Bas se sont rendus sur des champs de bataille, principalement en Syrie, mais aussi dans différents pays d'Afrique. Selon le CLTS, les combattants djihadistes peuvent représenter un risque pour la sécurité à leur retour, en raison de leur expérience au combat. Ils sont non seulement plus radicaux, mais ils peuvent aussi être traumatisés et éventuellement prêts à utiliser la violence.
Ces djihadistes peuvent également représenter un risque pour les intérêts occidentaux dans les territoires qu'ils traversent et "il existe une possibilité qu'ils entraînent dans leur sillage d'autres sympathisants néerlandais", avertit M. Schoof. Ce dernier dit comprendre qu'ils veuillent venir en aide à la population syrienne. "Mais nous nous inquiétons pour ceux qui vont combattre."
En Belgique, le SPF Intérieur refuse de communiquer sur le niveau de la menace terroriste actuellement en vigueur. "Si les Néerlandais décident d'élever le niveau de la menace terroriste dans leur pays et de communiquer à ce sujet, c'est leur choix, mais nous avons pour règle de ne pas communiquer sur le niveau de la menace, ni à propos des mesures qui y sont liées", a indiqué Ingrid Vandaele, la porte-parole de la ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet.
Le SPF Intérieur dit toutefois connaître "le phénomène des jeunes de notre pays qui partent se battre à l'étranger". "Tous les services diplomatiques et de sécurité concernés sont au courant et prennent également le phénomène au sérieux", selon la porte-parole.

​​COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"le phénomène des jeunes de notre pays qui partent se battre à l'étranger" , comme c'est joliment pondu cet euphémisme angélique qui ne cache, en fait, que le mot 'terroriste"...

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