jeudi 7 mars 2013

DE QUOI BART DE WEVER EST IL LE NOM?


De quoi Beppe Grillo est-il le nom ?
JACQUES ATTALI
La vérité est très simple : Dans le monde qui vient, qui aura bientôt 9 milliards d’habitants, avides d’apprendre, de produire, de créer et de consommer, nos vieilles nations d’Europe ne pourront conserver leur formidable niveau de vie qu’à condition de choisir clairement entre deux stratégies: se replier sur des cités-états fermées sur elles-mêmes, et abandonnant leur environnement au déclin, ou se regrouper en une vraie puissance européenne, politiquement unie, de la taille des grandes nations-continents de demain.
Pour cela, il faut prendre acte de ce que le nécessaire désendettement passe autant par la croissance que par la rigueur. Que la rigueur seule aggrave la dette ; que l’euro ne peut-être le simple prétexte d’une austérité qui ne mène à rien, sinon au chômage de masse ; que sans réforme institutionnelle majeure, lui donnant les moyens de la croissance, toute l’eurozone aura bientôt le statut de la Grèce, et qu’il lui faudra alors renégocier avec ses créanciers, dans des conditions extrêmement pénibles.
Au total, la croissance suppose une politique volontariste que seul peut décider une nation-continent ou une cité-état. Etre la Chine ou Singapour. Etre Venise ou les Etats-Unis d’Europe.
Voilà ce que signifie cette montée d’un populisme incertain. Elle constitue un appel à la décision. Si les démocraties n’en sont pas capables, elles seront balayées par des gouvernements autoritaires, qui décideront, et prendront au pied de la lettre les propositions de Grillo et de ses semblables.
Il n’y a plus de place pour les demi-mesures. Les faux semblants.
Tout petit. Ou très grand. Il faut choisir. Et vite.
j@attali.com


DE QUOI BART DE WEVER EST IL LE NOM?
"LA BELGIQUE FEDERALE ? "A TERME, UNE COQUILLE VIDE"
Francis Van de Woestyne et Vincent Rocour
Le président de la N-VA dévoile sa stratégie pour 2014. Rendre la N-VA incontournable et imposer un changement copernicien de l’Etat belge.
JOHAN SAUWENS, DEPUTE CD&V, EX-VOLKSUNIE, DEMONTRE CHIFFRES A L’APPUI, SUR LA BASE DE L’INSTITUT DES COMPTES NATIONAUX, QUE LA WALLONIE S’EN SORT MIEUX QUE LA FLANDRE. IL DIT AUX FLAMANDS : “CESSEZ DE RIRE DES WALLONS”. VOUS, RECEMMENT ENCORE, VOUS DISIEZ QU’IL FALLAIT EVITER LA “WALLONISATION” DE FORD GENK…
J’espère que ce redressement va donner de la confiance aux Wallons pour accepter l’autonomie. Vous devriez me remercier : c’est moi qui ai poussé les Wallons vers cette nouvelle fierté, ce dynamisme, la liberté d’entreprendre. En Wallonie, par rapport à la Flandre, il y a beaucoup de subsides, de subventions, et pas assez d’esprit d’entreprise. Surtout en Hainaut et à Mons
LE BRABANT WALLON, NAMUR, LE LUXEMBOURG, LIEGE SE REDRESSENT. VOUS N’EN PARLEZ PAS BEAUCOUP. VOUS PREFEREZ RAPPELER QUE LES WALLONS ONT BESOIN DES TRANSFERTS COMME UN JUNKIE DE DROGUE…
Vous ne voulez pas comprendre
Si on dépend des transferts d’argent, c’est comme un patient qui dépend des médicaments et qui ne peut plus vivre sans. Au lieu de guérir, il restera dans la même condition.
La Wallonie ira mieux si l’on met fin au système des transferts pour le remplacer par une solidarité transparente et efficace.
C’EST PREVU DANS LES ACCORDS INSTITUTIONNELS...
Il y a une certitude : dans la nouvelle loi de financement, la Wallonie ne peut pas perdre d’argent. Il y a une autre certitude : la Flandre va perdre de l’argent. La Flandre perdra 2,5 milliards d’euros chaque année en vitesse de croisière. Ce sont Bruxelles et la Wallonie qui gagneront.
Le mécanisme de révision de la loi de financement ne met pas fin aux transferts et ne prévoit pas de mécanisme de responsabilisation.
CE N’EST PAS EXACT : IL Y A BIEN UN MECANISME ACCRU DE RESPONSABILISATION…
Mais bon, si le redressement est là, si les chiffres sont bons, si M. Demotte fait un bon job Je suis heureux. Ainsi, les Wallons accepteront peut-être plus facilement une scission du financement de la Belgique. Ainsi, entre les deux démocraties, la solidarité sera organisée de manière claire, objective, explicite, comme en Allemagne.
L’enjeu de 2014 sera en Flandre : pour ou contre la N-VA. Si on veut installer Di Rupo 2, il faudra faire un choix : la N-VA ou pas. Kris Peeters a changé son discours du jour au lendemain. On lui a offert d’être la figure de proue du CD&V en 2014 et, en échange, il a accepté une certaine loyauté à un futur gouvernement Di Rupo 2. L’enjeu est clair : ou bien les trois partis traditionnels flamands, avec éventuellement les écologistes, se mettent ensemble. Ou, alors, la N-VA sera incontournable.
QUELLE SERA VOTRE CONDITION A LA PARTICIPATION A UNE PROCHAINE MAJORITE FEDERALE ?
Si on rejoue le même jeu avec le PS, on aura perdu. Moi, je veux une vraie autonomie fiscale, qui permette aux Régions de décider des taux. Dans la "réforme", l’argent continuera à être perçu par l’Etat et puis sera transféré. Tout cela est anecdotique. Personne en Flandre ne croit que cette réforme nous donnera les moyens de mener la politique qu’on veut. C’est-à-dire une politique de centre droit, comme en Allemagne, comme en Scandinavie,
ADMETTONS : VOUS AVEZ GAGNE LES ELECTIONS EN FLANDRE EN 2014. LA N-VA EST INCONTOURNABLE. QUE FAITES-VOUS ?
Cela dépend de ce qui se passe dans la démocratie francophone de ce pays. J’ai lu l’interview de Paul Magnette : il veut créer une nation, oui une nation Wallonie-Bruxelles Donc, Magnette réfléchit déjà en termes de nation "post-Belgique". J’ai une note du PS, de 2007, qui évoque déjà l’arbitrage d’institutions internationales ("Uti possidetis") en cas de scission du pays. Les francophones pensent que la N-VA est dangereuse parce qu’elle songe à la fin de la Belgique. Le PS est donc aussi dangereux
LE SEPARATISME CONDUIT A L’ECLATEMENT…
Pour la nième fois, je le redis : on a toujours parlé d’une évolution : d’une part vers l’Europe et, d’autre part, vers les deux démocraties de ce pays.
De toute façon, il n'y a qu'une chose a comprendre: la Flandre vote a droite et veut être gouvernée a droite. à l'entendre, la Belgique est un frein dont se servent les Wallons pour empêcher la mise en place d'une réelle autonomie, une vraie responsabilité claire et transparente. Pour lui, il ne sert à rien de vouloir garder ensemble deux "démocraties" si différentes (celle des Flamands, l'autre des francophones). Les destins ne doivent plus se croiser.
Finalement: à terme, le niveau fédéral sera vide. La Belgique? Trop petite en Europe, ou trop grande ici. Mais son scénario, ce n'est pas l'éclatement violent; sa conception, c'est l'évaporation.
Il a sa logique, son schéma de pensée qui ne veut plus s'embarrasser du système belge. La prospérité de la Flandre serait menacée. Seule, une gestion à l'allemande peut la sauver.


UNE NOUVELLE VICTOIRE POUR LA N-VA
Veronique Lamquin( Le Soir)
La N-VA a joué son rôle d’opposition en s’interrogeant sur la légalité et l’éthique de la gestion du mouvement chrétien flamand. Bien sûr, Bart De Wever, qui a bien pris soin de laisser ses parlementaires porter les attaques, a soigneusement choisi son os à ronger. Faire vaciller l’ACW, c’est déstabiliser tout le CD&V. Sa stratégie politique a, une fois de plus, payé : avec la démission de son vice-Premier ministre, le parti de Wouter Beke replonge. Au passage, on parle de la N-VA dans des dossiers de fond, pas seulement pour une déclaration polémique.
Bart De Wever sort incontestablement renforcé…!


POUR BART DE WEVER, KRIS PEETERS A TROMPE L'ELECTEUR
Le Vif

Le président de la N-VA Bart De Wever a accusé mercredi dans La Libre le ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) d'avoir "changé son discours du jour au lendemain" et "trompé l'électeur".

Bart De Wever évoque l'enjeu des élections de 2014 qu'il résume à un "pour ou contre la N-VA".

​Kris Peeters a changé son discours du jour au lendemain. On lui a offert d'être la figure de proue du CD&V en 2014 et, en échange, il a accepté une certaine loyauté à un futur gouvernement Di Rupo 2."

Interrogé sur le fait que Kris Peeters semble commencer à reconnaître à Bruxelles le statut de région à part entière et plaide pour un fédéralisme à 2+2, Bart De Wever juge "pas très malin, un an avant les élections, de dire aux francophones ce que l'on est prêt à accepter". Il rappelle pour sa part son plaidoyer pour un modèle à deux Communautés.
Critiquant le PS, le président de la N-VA reprend le discours du vice-Premier ministre MR Didier Reynders affirmant que le renvoi des socialistes francophones dans l'opposition constituerait une réforme de l'Etat en soi.
" Quand je scrute le paysage politique francophone, je vois le PS comme le soleil et les autres partis comme des planètes qui tournent autour".
Interrogé sur le ministre des Finances Steven Vanackere (CD&V), qui a démissionné sur les liens Belfius-ACW soulevés par la N-VA, Bart De Wever dit refuser d'y voir une victoire pour son parti. "Nous avons demandé la transparence". Pour lui, le gouvernement Di Rupo est celui des "morts vivants".


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
DE QUOI BART DE WEVER EST-IL LE NOM?
Pour qui n'aurait pas encore compris, Bart De Wever est allergique aux socialistes wallons et à leur figure de proue, l'homme aux noeuds pap. Il ne veut plus que la Flandre, qui vote à droite, soit dirigée contre son gré par un gouvernement de centre gauche. Tout le reste n'est que moyens pour arriver à ses fins: débarrasser pour de bon sa Flandre de l'influence directe ou indirecte des socialistes wallons, de préférence avec la complicité de Didier Reynders qu'il regarde comme son principal allié francophone.
Ses deux dernières prises de position publiques, en Français, à Bruxelles visent à faire prendre conscience au public francophone, singulièrement à ses élites économico-financières, de l'impact du Ps wallon sur l'ensemble de la vie politique belge.
A la différence de Beppe Grillo, Bart de Wever sait exactement où il va, comme le confirme l'article qui suit.


ALS DE N-VA DE FEDERALE VERKIEZINGEN IN 2014 WINT, WIL DE PARTIJ MEE REGEREN.
(De Standaard) Dat heeft voorzitter Bart De Wever verklaard. 'Als ik de kans krijg, zal ik zeker initiatief nemen.'
'Als we winnen en ik krijg de kans, zal ik zeker het initiatief nemen', liet De Wever weten bij de voorstelling van de Franstalige editie van zijn boek in Brussel. 'Zij die iets anders zeggen, vergissen zich grondig.' De partijvoorzitter beseft dat hij dan water bij de wijn zal moeten doen wat betreft het programma van N-VA..
Over dat federale programma wou De Wever nog niet veel kwijt. Over het confederalistisch model en de toekomst van Brussel wordt volgens het N-VA-kopstuk pas beslist op het ledencongres in 2014.
De Wever lichtte al wel een tipje van de sluier over Brussel. N-VA is voorstander van een BESTUUR VANUIT DE TWEE GEMEENSCHAPPEN, met een 'ruime mate van zelfbeschikking voor de Brusselaars'. 'Maar elke oplossing voor Brussel is onvolkomen', gaf De Wever toe.
De Antwerpse burgemeester verklapte ten slotte dat het op het federale niveau volgens hem MAKKELIJKER ONDERHANDELEN ZOU ZIJN MET DE MR DAN MET DE PS. 'Op belangrijke domeinen als het sociaaleconomische, migratie en de sociale zekerheid leunen zij toch nauwer bij ons aan.'



Aucun commentaire: