lundi 4 mars 2013

PS et MR : larrons en foire ou alliance contre-nature?


V.d.W. La libre

CES DERNIERS JOURS, SOCIALISTES ET LIBERAUX ONT CROISE LE FER.
CE BRAS DE FER ENTRE SOCIALISTES ET LIBERAUX EST-IL REEL OU DE FAÇADE ?
Est-il destiné à se renforcer mutuellement et au final, à se retrouver dans une prochaine coalition ? Car on le voit bien, les musculations permettent tant à Paul Magnette d’asseoir son autorité qu’à Charles Michel de confirmer la sienne. En même temps, les deux hommes se battent sur le terrain de l’idéologie.
ALORS TACTIQUE OU PAS ?
Sur un plan idéologique et pour reprendre la célèbre sentence de Laurette Onkelinx, rassembler PS et MR dans une même équipe, c’est "une alliance contre-nature". "Mais, tempère aussitôt un socialiste pragmatique, il faut reconnaître que PS-MR, cela fonctionne. Et rien ne dit que cela ne peut pas continuer à fonctionner un certain temps encore." Car il faut le reconnaître : au quotidien, libéraux, socialistes et humanistes travaillent et appliquent, au jour le jour, les décisions contenues dans l’accord de gouvernement. Cela ne fonctionne donc pas si mal, même si, de temps à autre, on les entend maugréer les uns contre les autres. Les socialistes soupirent parce que les libéraux refusent de taxer les revenus du capital, les plus-values, et rejettent l’idée d’un impôt minimum pour les entreprises. Les libéraux vouent les socialistes aux gémonies parce qu’ils seraient, in fine, les vrais conservateurs du système, collectionnant les tabous.
Paul Magnette affirme que le gouvernement est "centre-centre". Mais quand il reproche aux libéraux de ne pas vouloir "taxer les riches", il reconnaît implicitement que la balance penche un peu plus à droite
Ce n’est donc pas parce qu’ils se querellent, qu’ils se détestent. Et même quand ils se détestent, ils sont capables de préparer des alliances futures. N’est-ce pas ce qu’avait affirmé Didier Reynders, à propos des coalitions après 2014 : "On doit avoir des forces capables d’engager leur Région. Côté francophone, il y a deux formations politiques qui sont en opposition sur beaucoup de sujets mais qui ont une vraie capacité de s’engager : c’est le MR et le PS." Même si l’analyse consistait à éviter une mise à l’écart à Bruxelles, elle pourrait très bien s’appliquer aux futures majorités régionales et fédérales.

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