dimanche 24 mars 2013

Rik Torfs, le sénateur CD&V qui a quitté la vie politique cette semaine, estime que les partis traditionnels doivent évoluer plus vite.


On l’a appris cette semaine : Rik Torfs, sénateur CD&V, quitte la vie politique. Son ambition, désormais, est de s’installer au rectorat de la KULeuven, où, entre deux séances au parlement et deux autres dans les médias, il enseigne déjà de droit canon. Invité de « L’indiscret » sur la RTBF ce dimanche, l’ex-sénateur a précisé qu’il n’était « ni dégoûté, ni désabusé » mais déçu par la lenteur de la vie politique.
« J’ai fait de belles choses comme sénateur mais il n’y a plus grand-chose à faire au Sénat dans les années à venir, »a-t-il concédé. « Je ne suis ni dégoûté ni désabusé, mais la vie politique est relativement lente et ne se rend pas compte de l’évolution de la société. Ca ne bouge pas assez vite ».
Rik Torfs a expliqué avoir essayé d’aider son parti mais constate que « les grands partis ne se rendent pas compte des changements qui ont lieu. C’est le cas au CD&V mais aussi un peu partout dans les grands partis ». Il précise : « Ils ne se rendent pas compte que les gens veulent être impliqués plus directement dans la vie du parti. Il faut plus d’ouverture, de transparence… Tous les partis politiques sont un peu à la recherche d’une nouvelle identité. Mais c’est difficile de le faire tout en étant au pouvoir… »
Une Belgique en panne, un discours proche de celui de Bart De Wever ? Il s’en défend. « Je ne suis pas poujadiste. Bart De Wever a de bons arguments quand il critique le système mais il ne propose pas de solution ou alors des solutions radicales auxquelles je ne crois pas. Moi je suis un modéré », insiste-t-il. « Mais les modérés peuvent aussi être entendus ! Il ne faut pas avoir peur (…) proposer des solutions modérées, c’est le rôle des partis traditionnels. »


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
QUAND LES DEGOUTES SEN VONT...
"Quand les dégoûtés s'en vont, il ne reste que les dégoûtants" disait VDB, le premier ministre grossiste en boucherie, qui parlait flamand en français et français en flamand.
Difficile de ne pas aimer Torfs, ce Don Quichotte à la mèche folle et à l'humour acidulé. Ce professeur de droit canon est un touche- à-tout égaré en politique. Egaré? Pas du tout, il y était à sa place, précisément, avec son souci des questions éthiques dans lesquelles il excelle. C'est que ce sioux déteste de marcher à la file indienne, ce qu'exigent les présidents de partis allergiques à la controverse interne.
Ce Socrate à la langue acérée, volontiers vachard, était et demeurera de tous les talk show de la VRT et de VTM. Même la RTBF avait adopté le chien fou du CD&V. Il est désormais candidat recteur à la KUL pour la seconde fois, mais il semble bien que ce chouchou des médias se soit fait au sein de son université, plus d'ennemis jaloux de son charisme exceptionnel que de partisans.
Il me fait penser à un Gabriel Ringlet qui serait entré en politique et y aurait presque perdu son âme. « les grands partis ne se rendent pas compte des changements qui ont lieu."
Il laissera un vide que personne ne comblera.
Salut l'artiste!
MG


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