mardi 30 avril 2013

CE QUE LUC TRULLEMANS ET VERONIQUE GENEST REVELENT SUR NOTRE SOCIETE…

Un commentaire de Dorian de Meeûs (La Libre)

Impressionnant. Les buzz créés par ces deux célébrités révèlent un malaise très profond et impose une réflexion plus générale sur notre société. Evitons d’emblée tout malentendu… les propos de M. Météo de RTL sur sa page Facebook sont inacceptables, car il fait un énorme amalgame en mettant tous les musulmans et immigrés dans le même panier. Or, très nombreux sont ceux qui se sont bien intégrés, ils représentent une plus-value pour notre pays. Cela dit, bien que Luc Trullemans soit une célébrité, cela n’empêche pas les dérapages d’un homme ‘comme un autre’ sous le coup d’une agression. Après un tel acte, qu’il soit commis par des mineurs, des drogués, des personnes d’une nationalité précise ou bien d’autres, on a tous tendance – dans un excès de colère - à généraliser et accabler le monde entier de l’injustice que l’on vient de subir… Certains tremblent en silence pendant des mois avant d’enfin oser sortir de chez eux, d’autres se lâchent pour évacuer la tension et leurs ressentiments.
Mais voilà, nombre d’internautes ont sauté sur l’occasion pour applaudir certains propos, comme la conclusion de Trullemans : « Intégrez-vous ou dégagez ! » et ses répétitions : « C’est ASSEZ ! ». Si un tel discours fait un tel buzz… on est dans l’obligation de se poser la question : Pourquoi ?
Nos citoyens sont-ils racistes ? Permettez-moi de penser et d’affirmer que, dans la grande majorité des cas, NON ! La réponse est plutôt dans l’absence de prise de conscience d’un mouvement de fond : il existe une frustration auprès de nombreux citoyens face à l’action des politiques et à la manière avec laquelle les médias traitent le sujet de l’intégration. Ce sentiment pousse des personnes comme Luc Trullemans et Véronique Genest à devenir involontairement des catalyseurs et porte-voix de ce ressenti. Et là, nous – journalistes - avons un rôle à jouer. Nous devons analyser notre manière d’appréhender notre société, car il y a comme un décalage entre le débat public et la perception du grand public. Celui-ci n’a pas forcément tort: il est devenu impossible d’exprimer des réserves sur le ‘mariage pour tous’ ou l’adoption par des couples homosexuels sans passer pour un affreux homophobe, il est presque interdit de critiquer l’Islam sans être accusé de répandre la haine contre tous les musulmans. On s’exprime contre le sexisme dans certains milieux, on s’attaque alors forcément à des personnes. Non, non et encore non !
ACCEPTONS D’ABORDER TOUS LES SUJETS
En s’empêchant d’aborder des sujets sensibles tels que l’islamisme radical, on rend un très mauvais service à tous ces musulmans qui se sentent rejetés par la société. Car oui, ce sont bien eux les premières victimes des intégristes ! D’autre part, on radicalise ceux qui souhaitent que notre société aborde ces sujets délicats.
Aujourd’hui, parler d’insécurité, c’est surfer sur les thèmes de l’extrême droite ! Au mieux, on « stigmatise » certains quartiers ! Non, il est normal de pouvoir évoquer l’insécurité et pointer du doigt les zones où même la police n’ose plus se rendre. Cette insécurité n’est pas confirmée par les statistiques ? Alors abordons ouvertement le sentiment d’insécurité. Pourquoi existe-t-il et comment peut-on le combattre ? C’est ça la vraie question. Il est temps que tous les partis démocratiques acceptent de débattre de tout cela, avant qu’un leader charismatique d’extrême droite ne prenne le relais. Si on veut combattre les clichés et discours faciles et populistes, acceptons de parler de certains sujets avec toute la nuance qui s’impose…
Oh, je sais, certains diront que je fais des liens ici entre islam et insécurité ! Non, j’évoque simplement deux sujets dont il est devenu impossible de parler sans être soupçonné des pires intentions.
Dorian de Meeûs
Rédacteur en chef du site LaLibre.be


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

"Cet article génère un nombre très important de commentaires qui doivent être tous revus en raison du sujet." C'est dire si ce "sujet" qui suscita 127 réactions est sensible. Nous les avons lues toutes les 127 et avons été frappé par la virulence de la majorité des propos. Nous avons retenu et commenté les plus caractéristiques selon nous.
En somme, la technique de la Libre pour conserver ses lecteurs les plus réacs : rédiger un article modéré et publier les 127 réactions la plupart virulentes et politiquement incorrectes. C'est de bonne stratégie éditoriale mais d'une honnêteté intellectuelle assez douteuse.
MG


"Nous voulons vivre avec des gens de n'importe quelle origine, mais avec le respect de nos valeurs occidentales, basées sur LA LAICITÉ""
"Si les musulmans ne veulent pas d'amalgame, s'ils ne veulent pas être mis dans le même sac que les islamistes et les délinquants de tout poil, qu'ils se démarquent en les condamnant eux-mêmes. Mais voilà, on ne les entend PAS. Peut-être parce que ça les arrange d'être représenté par une minorité qui ne s'exprime que par la violence."
Difficile de ne pas être d'accord avec ce commentaire. De fait, les "musulmans progressistes" se démarquent par des prises de positions hardies que nous reprenons volontiers sur ce blog mais en dehors d'eux on n'entend rien ou presque ce qui devient effectivement assez préoccupant comme le laisse entendre le prochain intervenant. MG


"Voila longtemps que je me pose les questions de savoir pourquoi les musulmans modérés ne combattent-ils pas les islamistes radicaux ?
Pourquoi les musulmans modérés laissent-ils leurs enfants et petits-enfants aux mains des radicaux sans réagir ?
Pourquoi les musulmans modérés laissent-ils tous leurs jeunes désœuvrés ternir la réputation de l'Islam en se comportant comme des voyous ? "
"Appelez l'islam comme vous le voulez: islamisme, islam modéré, islam belge, islam moderne etc...l'islam c'est l'islam."
Bien sûr que DiverCity ne saurait cautionner pareil amalgame. Et pourtant, hormis les hardis "musulmans progressistes" personne ne semble très enclin parmi les musulmans modérés à prendre ouvertement le parti d'un islam belge, européen, moderne, éclairé et soluble dans nos principes démocratiques et cela fait vraiment problème. MG

"Je pense naïvement peut-être que cette problématique d'intégration correcte et réciproquement respectueuse relève surtout des autorités religieuses islamiques."
Ceci est paradoxal mais essentiel. En effet, l'islam, en principe, ne reconnaît aucune autorité religieuse.Il considère en effet chaque croyant comme un lieutenant du divin sur terre. Un adith attribué à Ali, gendre de Muhammad que je cite volontiers ne dit-il pas "lis le coran comme s'il t'était révélé à toi même". Et pourtant, malgré cela, tout se passe comme si les musulmans belges ne pouvaient se passer de leurs imams locaux dont la plupart, pas toujours très fiables, sont importés du moyen orient. Etrange? MG

"Depuis que je lis les fora des journaux, jamais la population n'a montré un tel ras-le-bol. Il y aura des conséquences néfastes, c'est sûr. Ce sont les tartufes de politiciens et les bien-pensants qui en porteront la responsabilité. "
Ce ras de bol mérite une analyse fine à laquelle nous allons nous efforcer de nous livrer en toute rigueur. MG


"Les citoyens en ont assez du laxisme gouvernemental dont la seule motivation est l"électoralisme"
L'électoralisme est le fait des partis, pas du gouvernement. MG


"Nous ne sommes pas racistes mais nous n'acceptons pas d'être terrorisés par n'importe qui.
Nous voulons vivre avec des gens de n'importe quelle origine, mais avec le respect de nos valeurs occidentales.
Nous n'aimons pas la violence, ni le manque de respect.
Ceux qui ne veulent pas respecter nos normes sont priés d'essayer de s'intégrer dans un autre pays."
Assurément, encore que j'aimerais que l'on explique exactement ce qu'on entend pas s'intégrer. Pour moi cela veut dire respecter les lois et les valeurs du pays d'accueil sans renoncer à son identité profonde ce qui serait synonyme d'assimilation. MG

"Il y a quand même un problème de fond avec l'Islam. Certes, tous les musulmans ne sont pas terroristes et c'est heureux. Malheureusement, force est de constater que tous les terroristes sont musulmans, où que ce soit dans le monde. Je ne pense pas que c'est dû au hasard. L'Islam n'est pas seulement une religion, c'est également une idéologie totalitaire, au même titre que le communisme ou le national-socialisme."
C'est exact et non sans ambiguïté. On aimerait que les musulmans modérés prennent clairement leurs distances avec l'islamaisme et on se doit de constater qu'hormis les "musulmans progressistes" rares sont ceux qui font cette nette différence.
A DiverCity nous la faisons clairement et sans complaisance aucune pour la déviation islamiste. MG


"@ Erinyes: La Cour européenne des droits de l'homme, dans un arrêt du 31 juillet 2001 fait observer l’incompatibilité du régime démocratique avec les règles de la charia. La Cour reconnaît que les références explicites à l’instauration de la Charia sont difficilement compatibles avec les principes fondamentaux de la démocratie, tels qu’ils résultent de la Convention, comprise comme un tout. Il est difficile à la fois de se déclarer respectueux de la démocratie et des droits de l’homme et de soutenir un régime fondé sur la Charia, qui se démarque nettement des valeurs de la Convention, notamment eu égard à ses règles de droit pénal et de procédure pénale, à la place qu’il réserve aux femmes dans l’ordre juridique et à son intervention dans tous les domaines de la vie privée et publique conformément aux normes religieuses."
Sharia et droits démocratiques sont parfaitement incompatible. MG

"A titrer purement indicatif : après combien de génération cesserez-vous de qualifier d'immigrés des gens qui sont nés ici et n'ont jamais vécu ailleurs, mais à qui on rappelle quinze fois par jour qu'ils ne sont - prétendument - pas chez eux ?"
Tout à fait d'accord avec cette question fondamentale. MG

"Il est temps que tous les partis démocratiques acceptent de débattre de tout cela, avant qu’un leader charismatique d’extrême droite ne prenne le relais".
Le danger est réel mais le leader charismatique se fait attendre, comme Godot. MG

"Des analystes commencent à oser envisager le spectre d'une guerre civile en Europe. Application du principe de précaution et fermeture étanche des vannes svp."
Nous avons nous-mêmes évoqué une menace de beyrouthisation de Bruxelles en cas de rejet de la dynamique du dialogue interculturel et de la "convivance". MG


"En s’empêchant d’aborder des sujets sensibles tels que l’islamisme radical, on rend un très mauvais service à tous ces musulmans qui se sentent rejetés par la société."

"Le mot tolérance, c-à-d accepter la différence de la sexualité, la croyance, le lieu d'origine (ça peut être aussi bien une ville, une région, un pays, un continent), mais aussi le métier exercé, le choix d'avoir/d'élever des enfants ou non,... devrait être le dénominateur commun dans un monde parfait. C'est au moment où on attache une plus value à telle différence qu'on créé l'inégalité et le sentiment de rejet par ceux qui sont moins bien considéré. C'est pour cela que je ne crois pas en le concept de "communauté" car elle ghettoïse les gens qui en font partie. "

"En USA, la lettre de Mr Trullemans se résume par : "Love Us, or Leave Us".


Sa façade taguée, RTL porte plainte pour vandalisme


L.Dp La Libre Belgique
C'est Philippe Delusinne, le patron de RTL Belgium, qui a révélé l'information au JT de RTL : "La façade a été taguée par l'extrême-droite".
C'est Philippe Delusinne, le patron de RTL Belgium, qui a révélé l'information au JT de RTL : "La façade a été taguée par l'extrême droite".
Faut-il y voir un lien avec le récent licenciement du météorologue Luc Trullemans et la vague d'indignations suscitées sur les réseaux sociaux? Il est encore difficile de relier les deux
"Notre décision de remercier Luc Trullemans était devenue inévitable. Vendredi, je lui ai demandé de s'excuser et de retirer les propos déplacés de son compte Facebook. Il l'a fait. Mais, durant le week-end, Luc a continué à intervenir dans de nombreux médias de façon inadaptée".
"Je pense que j'ai touché quelque chose de très sensible en Belgique et mes excuses n'ont pas suffi...", a expliqué Trullemans. "Mon coup de gueule a néanmoins été partagé par de nombreux concitoyens. Je les ai d'ailleurs remerciés lundi soir sur ma page Facebook".
TRULLEMANS CHOISIT MODRIKAMEN POUR LE DEFENDRE EN JUSTICE
J. Lgg. et DdM La Libre Belgique.
Toute communication se fera dorénavant par le biais de son conseil, Me Modrikamen."
Selon des informations de LaLibre.be, l'ex-présentateur de la météo de RTL-TVI a choisi Mischaël Modrikamen pour défendre ses intérêts. Il a été chargé d’examiner le dossier et de contester les griefs, dès leur réception, devant les juridictions compétentes".
"M. Trullemans, comme chaque citoyen, jouit des prérogatives reconnues et garanties par la Convention européenne des droits de l’homme et notamment le droit à la liberté d’expression. Ce droit s’étend, comme l'a rappelé la Cour des droits de l’homme, aux opinions non consensuelles, polémiques", précise encore le communiqué de celui qui est également président du Parti populaire.
Par son attitude, RTL-TVI transforme donc la victime d’une agression en fautif et coupable. Mais coupable de quoi ?".
Le météorologue n’accepte donc pas de voir mettre en cause sa réputation au nom d’un "politiquement correct" rejeté par une très large majorité de la population belge.
Luc Trullemans affirme qu'il a "reçu l'ordre" de ne plus s'exprimer dans les médias. Un ordre qui vient directement de la direction de l'Institut royal météorologique, qui dépend immédiatement du SPF Politique scientifique, et donc du ministre Philippe Courard.
"Toute communication se fera dorénavant par le biais de son conseil, Me Modrikamen", conclut le communiqué.
Luc Trullemans confiait à nos confrères de La Dernière Heure qu'il avait "eu Modrikamen au téléphone. Il m’a appelé et m’a dit que je devrais faire de la politique. Que je serais un symbole. Il pense déjà aux prochaines élections. Mais moi, la politique, ça ne m’intéresse pas. Il n’y a pas plus apolitique que moi."


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
TRULLEMANS, REVELATEUR D'UN MAL ÊTRE LATENT

Le choix d'un avocat est révélateur.
Choisir Me Modrikamen comme n'est pas innocent, ni sans portée politique. "Nul doute qu'un célèbre Maître U. de Lasnes sera l'avocat d'en face" écrit un internaute sarcastique.
C'est pain bénit pour le Parti Populaire de Me Modrikamen.
Il y a de fortes chances que cette affaire sera le révélateur et le catalyseur d'un profond mal-être dans la population, relativement aux excès du politiquement correct - j'ai failli écrire la dictature du politiquement correct. Un révélateur et un déclencheur possible d'un mouvement populiste du type de celui qui réunit en France les opposants au mariage pour tous.
Le peuple a grondé comme on a pu s'en rendre compte au moment de la libération de Michèle Martin, complice de Dutroux.
Cela risque de coûter un gros paquet de voix au PS en 2014 et de renforcer le courant sarkosyste Tea Party au sein du MR. (Reynders, De Decker, Destexhe, Ducarme).
Tout ceci montre le formidable pouvoir de l'imprévisible, qui volontiers vient brouiller toutes les cartes.
Sale temps pour le vivre ensemble et la dynamique interculturelle.
MG


LES INTERNAUTES DE LA LIBRE COMMENTENT
"Il existe une chose plus puissante que toutes les armées du monde : c'est une idée dont l'heure est venue" (V. Hugo)
"Il y a parfois des femmes et des hommes qui lancent un mouvement de fond, là où l'on ne l'attendait pas. On a eu Frigide Barjot et le printemps français qui a pris une ampleur que personne n'avait vu venir, et nous avons maintenant Luc Trullemans, initiateur, plus ou moins malgré lui, du printemps belge..."

"RTL va se prendre du dommage collatéral inattendu à mon avis"

"Je ne connais pas bien Mr Trullemans, je ne regarde jamais RTL que je trouve trop abrutissant. Mais ici, je me prends d'affection pour ce monsieur Météo. Il est inadmissible d'inciter à la haine raciale d'un un sens comme dans un autre. Ce que LT à osé rappeler publiquement c'est que tout les droits sont assortis de devoirs et que le respect de l'autre doit fonctionner dans les 2 sens. Oui, malheureusement, une petite partie virulente de la communauté musulmane nous déteste volontiers et rêve de nous asservir. Au 21ème siècle, ce n'est pas normal d'avoir peur! Nous payons ici chèrement le clientélisme de la gauche parce que cette affaire va certainement déclencher des réactions violentes des 2 côtés..."
"Je souhaite que le politiquement correct soit cloué au pilori dans ce procès. Cette forme moderne d'inquisition et de terrorisme intellectuel et social n'a pas sa place dans une démocratie."

Dewinter verwijt N-VA-burgemeesters plagiaat

DS

In 2006 stelde Vlaams Belang een draaiboek voor gemeentelijk beleid op. ‘Sommige N-VA-burgemeesters voeren het programma uit dat wij hadden voorbereid’, zegt Filip Dewinter, die van plagiaat spreekt.
Het zogeheten ‘Draaiboek voor een Vlaams Belang-bestuur’ uit 2006 leest als een curiosum. De partij zat toen op haar maximum. Bij de gemeenteraadsverkiezingen dat jaar bestond de verwachting dat ergens in Vlaanderen het cordon sanitaire zou sneuvelen. Uiteindelijk veroverde de partij geen enkel gemeentehuis, maar in de Antwerpse districten Deurne en Hoboken scheelde het echt geen haar.
Het vijftig pagina’s tellende document bewijst hoezeer de partij potentiële onderhandelingen had voorbereid, zowel op strategisch als op inhoudelijk vlak. De waslijst aan concrete voorstellen leest bij momenten opvallend actueel.
Zo wilde de partij het Vlaamse karakter van de gemeenten opkrikken. Dat moest gebeuren met 11-julivieringen, het vervlaamsen van straatnamen en het toevoegen van leeuwenschilden op straatnaamborden. Die laatste maatregel staat in het bestuursakkoord van de gemeente Aalst. Karim Van Overmeire, N-VA-schepen in Aalst maar voormalig Belangkopstuk, werkte in 2006 trouwens mee aan dit draaiboek.
Op het vlak van vreemdelingen waarschuwde het draaiboek dat gemeentebesturen ‘niet bevoegd’ zijn om een ‘globaal vreemdelingenbeleid’ te voeren. Net daarom moesten ‘snelle en mediatieke maatregelen de nieuwe beleidsstijl benadrukken’. Het draaiboek suggereert een ‘onmiddellijke inschrijvingsstop’ voor nieuwe vreemdelingen. Bovendien wilde Vlaams Belang de inschrijvingstaks voor nieuwe vreemdelingen ‘drastisch verhogen’. De stad Antwerpen vertienvoudigde enkele maanden geleden deze ‘taks’. Vlaams Belang keurde de maatregel enthousiast mee goed. Maar Antwerps provinciegouverneur Cathy Berx schorste de verhoging wegens juridische bezwaren. Ook de Boomse N-VA-burgemeester Jeroen Baert verkiest zo’n taks.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
N-VA=VLAAMS BELANG?

Filip Dewinter est furibard. Il reproche aux collèges où la N-VA domine de mettre en oeuvre un programme de gestion communale directement inspiré de celui du Belang. Il les accuse de plagiat.
Le comble c'est qu'il a raison.
Qu'on observe ce qui se passe à Alost et à Anvers et on en sera facilement convaincu.
"In 2006 stelde Vlaams Belang een draaiboek voor gemeentelijk beleid op. ‘Sommige N-VA-burgemeesters voeren het programma uit dat wij hadden voorbereid’, zegt Filip Dewinter, die van plagiaat spreekt."
"Zo wilde de partij het Vlaamse karakter van de gemeenten opkrikken. Dat moest gebeuren met 11-julivieringen, het vervlaamsen van straatnamen en het toevoegen van leeuwenschilden op straatnaamborden. Die laatste maatregel staat in het bestuursakkoord van de gemeente Aalst."
"Vlaams Belang wilde de inschrijvingstaks voor nieuwe vreemdelingen ‘drastisch verhogen’. De stad Antwerpen vertienvoudigde enkele maanden geleden deze ‘taks’."
Extrapolons: si demain, suite à une victoire aux élections de 2014, la N-VA devait prendre le pouvoir en Flandre, on verrait, sans doute, mettre en pratique les idées nauséabondes du Vlaams Belang.
Pas rassurant du tout.
MG


Filip Dewinter : "La N-VA exécute notre programme"

Le Vlaams Belang avait sorti un "Scénario pour une gestion Vlaams Belang" en 2006, lorsque le parti était encore à son apogée. Le parti nationaliste espérait que le cordon sanitaire disparaîtrait au moins quelque part en Flandre.

Finalement, le Vlaams Belang n’a pu prendre le pouvoir nulle part. Cependant, le document démontre que le parti nationaliste y était préparé. Le scénario contient cinq fers de lance : la sécurité, les finances et le personnel, les hautes fonctions, les étrangers et le flamingantisme.
Le parti souhaitait renforcer le caractère flamand des communes en flamandisant les noms de rues et en ajoutant des lions flamands sur plaques des noms de rues. Cette mesure a été reprise dans l’accord de majorité de la commune d’Alost. Selon le quotidien De Standaard, Karim Van Overmeire, échevin N-VA à Alost mais ancien membre du Vlaams Belang, a participé à l’écriture de ce scénario en 2006.
AUGMENTER LA TAXE D’INSCRIPTION POUR LES ETRANGERS
Ainsi, le Vlaams Belang voulait augmenter la taxe d’inscription pour les nouveaux venus. La ville d’Anvers avait décuplé cette taxe il y a quelques mois et le Vlaams Belang avait approuvé avec enthousiasme. Cependant, le gouverneur de la province Cathy Berx a suspendu l’augmentation en raison d’obstacles juridiques. Le bourgmestre N-VA de Boom, Jeroen Baert opte également pour une telle taxe.
Filip De Winter a le sentiment que ses anciens partisans passés à la N-VA ont emporté quelques-unes de ses idées. "Non seulement la N-VA suit notre stratégie, elle met également un certain nombre de mesures symboliques en pratique. Les transfuges ne sont manifestement pas venus sans bagages" a déclaré Dewinter.
Annelies Van Erp (Le Vif)


Filip Dewinter© Belga

lundi 29 avril 2013

Les FDF exposent leur modèle social-libéral


Belga Le Soir
Dans son manifeste idéologique, le FDF veut convaincre qu’il ne s’occupe pas que de l’institutionnel. Le chef de groupe FDF au parlement bruxellois Didier Gosuin a expliqué la marche à suivre : « Je ne suis pas socialiste mais je veux réduire la fracture sociale. Je ne suis pas libéral, mais j’accepte l’économie de marché ».

Quelque 350 militants des FDF réunis dimanche à Woluwe Saint-Pierre ont donné leur feu vert, à l’unanimité moins une voix, à un Manifeste qui revisite leurs fondements idéologiques. Leur départ du MR et la crise économique n’ont pas entamé leur credo dans un modèle libéral social.
Dans ce document d’une quarantaine de pages, la formation amarante se veut « résolument progressiste » et rejette « toutes formes de conservatisme de droite comme de gauche, de protectionnisme écolo ou populiste et de nationalisme ».
UN ETAT FEDERAL DANS UNE EUROPE FEDERALE RENFORCEE
Sur le plan institutionnel, le parti affirme plus que jamais que la réforme de l’Etat en cours mène au confédéralisme. Dans ce contexte, il importe selon lui de renforcer les liens entre Bruxelles et la Wallonie. Les FDF entendent promouvoir un Etat fédéral dans une Europe fédérale renforcée, plus protectrice des citoyens. Ils veulent infléchir les forces du marché pour les mettre au service du bien-être collectif.
Ils veulent ainsi revoir à la baisse les charges sur le travail pour les resituer dans la moyenne européenne et davantage taxer les revenus de la spéculation et les atteintes à l’environnement.
Les FDF prônent un investissement prioritaire dans le capital humain à travers l’enseignement, la formation, et l’innovation pour mieux faire éclore les idées nouvelles, en particulier chez les jeunes.
« Je refuse d’être le clone de Paul Magnette, de Charles ou de Louis Michel »
Sur le plan social, le Manifeste soutient le principe de la solidarité interpersonnelle, fondée sur le concept de responsabilisation de tous les acteurs publics et privés.
« Je refuse d’être le clone de Paul Magnette, de Charles ou de Louis Michel. Je ne suis pas socialiste mais je veux réduire la fracture sociale. Je ne suis pas libéral, mais j’accepte l’économie de marché. Socialistes et libéraux se détestent mais veulent tout dominer… Nous devons être ceux qui éclairent la crise d’une autre lumière, sans manichéisme, ni dogmatisme », a déclaré Didier Gosuin, dans une allocution prononcée dimanche au terme du Congrès idéologique des FDF, à Woluwe-Saint-Pierre.
Pour lui, la résolution de la crise demande courage, audace, lucidité, « et sans doute aussi une dose d’impopularité », ce que ne font pas les partis au pouvoir, qui refusent de s’engager dans des décisions structurelles à fort risque électoral. Or, l’absence de vérité dans l’analyse et de mesures structurelles autres que budgétaires mettent en danger le modèle social belge.
Les FDF veulent raboter l’indexation sur les hauts salaires, et simplifier la fiscalité, qui doit être progressive. Pas question pour eux de détricoter la sécurité sociale qui évite la chute des plus précarisés dans une pauvreté irréversible, mais il faut tendre vers un statut unique de la personne protégée.
UN MODELE LIBERAL ET SOCIAL D’INSPIRATION DU NORD
Leur modèle de référence plaide pour l’intégration de la dimension environnementale dans tous les processus de décisions économiques et sociales. Il entend enfin renforcer la transparence, et l’évaluation des politiques publiques. On épinglera à ce sujet la volonté FDF de rationaliser les organismes publics en supprimant à terme les intercommunales.
Selon Didier Gosuin, le modèle libéral et social des FDF est d’inspiration du nord, « mais pas chez Bart (Ndlr : De Wever), parce qu’il faut s’inspirer des systèmes les plus justes et les plus efficaces, tant socialement qu’économiquement ».


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
CHARLES MICHEL COIFFÉ AU POTEAU

Charles Michel fut dépassé sur sa droite par Destexhe, Ducarme et surtout Reynders-Dedecker; à sa gauche le FDF, fort de ses trois gestionnaires municipaux (Maigain, Gossouin et Clerfayt), lui rafle son créneau porteur: le libéralisme social. Il lui reste le centre que semble vouloir lui disputer un CDH revenu à son dogme personnaliste d'antan.
On parle beaucoup d'une alliance post-électorale régionale entre le MR et le PS qui se haïssent dans tous les médias. (ce ne serait que du cinéma)
Mais qu'en serait-il de cet accord si le FDF devait cartonner en 214 et/ou les verts également?
On imagine que Charles Michel sortira du bois au rassemblement bleu du 1er mai. Quel lapin le fils de Louis sortira-t-il de son chapeau ?
L'interculturel? On peut rêver!
MG


Climat islamophobe en Belgique : avis de tempête

D’un accrochage banal à une avalanche de propos racistes

Bruxelles, le 27 avril 2013 - Muslims Rights Belgium dénonce les propos racistes et islamophobes ouvertement publiés par le présentateur météo de la chaîne privée RTL-TVI, Monsieur Luc Trullemans sur ses réseaux sociaux (Facebook et Twitter). Muslims Rights Belgium a reçu ce vendredi 26 avril 2013 vers 21h un signalement des internautes, heurtés et scandalisés par ces messages.

En effet, plusieurs messages ont été mis en ligne ce soir-là mêlant un racisme anti-arabe primaire et une islamophobie en constante recomposition : un premier message adressé aux musulmans (le mot est écrit en lettres capitales) avec l’injonction de s’intégrer ou de quitter le pays. D’autres photos représentant une couverture modifiée d’une bande-dessinée d’Hergé (Tintin en France), un chameau assimilé à un véhicule de police et une comparaison vestimentaire impliquant l’ex-rappeuse Diam’s, ont été postées par ailleurs.

M. Trullemans a poursuivi dans un commentaire en invoquant la liberté d’expression et en surenchérissant : « j’espère que le message a eu le temps de passer ». Ce n’est que dans un ultime message qu’il a reconnu la gravité de ses publications. Il a présenté « ses excuses personnelles à la communauté musulmane »,en expliquant avoir eu une rixe avec « une personne du Sud » lors d’un accrochage automobile. L’homme se défend d’être raciste et il faut pouvoir distinguer l’individu de ses actes. Cependant, même un conflit interpersonnel du quotidien ne peut justifier la prise de position haineuse d’une telle ampleur.

Muslims Rights Belgium prend acte des excuses publiques de M.Trullemans et salue la décision immédiate prise par la chaîne RTL d’écarter de l’antenne son employé. Néanmoins, le fait que M. Trullemans soit une personnalité publique, la diffusion ouvertement assumée de ces messages ainsi que le caractère répété de ces dérapages (dont certains résultent d’un vulgaire copier-coller provenant de sites racistes), nous amène à devoir émettre pour l’instant un signalement au Centre pour l’Egalité des Chances et la Lutte contre le Racisme.

Au-delà de la condamnation collective de ces propos, il est urgent de déterminer les causes profondes de la promotion de discours de haine ouvertement anti-musulmans dans notre pays (à ne pas confondre avec la liberté de critiquer une religion ou une philosophie). Muslims Rights Belgium demandera une médiation au Centre pour l’Egalité des Chances en présence de M. Trullemans. Il est impératif de déconstruire ensemble de façon argumentée ces accusations simplistes, excluantes et mensongères.

L’attitude de M. Trullemans est caractéristique d’un raccourci dangereux qui puise dans des frustrations personnelles de la vie de tous les jours pour se focaliser ensuite sur l’ « étranger », symbolisé actuellement par le musulman dont la différence se cristallise sur son appartenance religieuse. Le plus grave, c’est qu’auparavant, ces discours étaient marginaux et cantonnés aux groupes d’extrême-droite ; aujourd’hui ils se banalisent dans le champ public, comme l’a mis en évidence le Centre pour l’Egalité des Chances dans ses publications[1]. Les musulmans de Belgique sont des citoyens belges et souffrent de la banalisation de l’islamophobie qui visent à les mettre à la marge de la vie sociale,citoyenne et économique.

Muslims Rights Belgium demande enfin que nos élus puissent mettre en place toutes les actions nécessaires pour lutter fermement contre ce climat xénophobe en Belgique et sur les réseaux sociaux. En ce sens, la résolution au Sénat reconnaissant la réalité de l’islamophobie dans le champ du racisme est essentielle.


[1] « Les déclarations islamophobes foisonnent également sur l’Internet. C’est surtout le constat que ces expressions sont de plus en plus présentes sur des sites Internet ou forums de discussion qui ne ciblent pas spécifiquement des utilisateurs aux opinions extrémistes qui inquiète particulièrement le Centre. Cette évolution suggère en effet que les idées islamophobes deviennent monnaie courante», Rapport annuel 2011 du Centre, p 82

Muslims Rights Belgium
Email : secretariat.mrb@gmail.com

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
DES DROITS CERTES MAIS AUSSI DES DEVOIRS

Trullemans n'aimerait pas trop qu'on lui rappelle que son nom rime avec Beulemans ou Bossemans et pourtant, il nous force à faire ce raccourci rikiki.
Les Bossemans, les Coppenolle et leurs derniers descendants devraient comprendre une fois pour toutes que Bruxelles, la Belgique ne sont plus celles de grand-papa et que désormais l'islam fait partie des meubles, comme le judaïsme ou la laïcité.
Quant aux musulmans de Belgique qu'ils ont, à côté de leurs droits (on ne les leur conteste pas) aussi des devoirs dont celui de respecter strictement la séparation entre Etat et religion ainsi que les droits des hommes, des femmes y compris ceux des hollebis.
Il était bon de rabattre son caquet au météorologue "imprudent". Qu'on rabatte aussi celui des musulmans qui s'égarent dans l'islamisme en se référant plus à la sharia dont on ne veut pas qu'à la constitution pluraliste qui est notre balise à tous, sans exception.
MG



dimanche 28 avril 2013

FDF: Ni libéralisme débridé, ni socialisme désuet

Mathieu Colleyn (La Libre)

Le FDF présente son manifeste en congrès ce dimanche. En voici les axes majeurs.
Le FDF ne partage pas l’optimisme de la majorité en place au fédéral, encore exprimée dans “La Libre” de ce samedi par le Premier ministre… “Les partis politiques au pouvoir temporisent les effets de la crise et extrapolent les effets de leurs actions”, martèle d’ailleurs le manifeste qui sera soumis aux militants ce dimanche à l’occasion d’un congrès. Non, les FDF sont “de ceux qui posent un diagnostic plus sévère”. “Nous ne nous en sortirons pas par quelques pirouettes budgétaires”; “pour éviter les décisions structurelles, à fort risque électoral, les partis au pouvoir refusent de s’engager dans des réformes proactives” sont quelques-unes des phrases introduisant un texte ébauchant le programme du parti pour 2014. Le FDF entend “remettre le modèle social en perspective à contre-courant du chant ambiant des sirènes néolibérales et des complaintes usées d’un socialisme désuet” non exhaustif.
L’Europe. Résolument proeuropéen, le manifeste veut renforcer le caractère fédéral de l’UE ainsi que les institutions que sont la Commission et le Parlement pour “une renaissance européenne”. Et prône, dans la droite ligne de Daniel Cohn-Bendit et de Guy Verhofstadt, l’instauration d’un collège électoral unique et de listes transnationales afin par exemple d’élire le président de la Commission de manière directe.
“Redonner à l’Etat la prééminence de la conduite des affaires publiques.”. Face à la complexité du monde, estime le FDF, le politique en général cède à la tentation “de restreindre le champ de vision et de compréhension des citoyens, en exaltant des certitudes réductrices…” Conséquences : un rejet de la représentation politique contre lequel il faut agir. Les FDF entendent renforcer le rôle de l’Etat selon cinq axes. Ils veulent un Etat progressiste retrouvant sa mission d’analyse des évolutions de la société. Un Etat pédagogue soucieux de l’enseignement dont les objectifs “doivent être replacés dans la continuité d’une formation toute au long de la vie
”. Un Etat protecteur doit être retrouvé dans une société où “le juridisme remplace le civisme, la répression l’éducation et le désespoir la confiance”. Un Etat émancipateur pour “redéployer le modèle social autour d’un concept de responsabilisation…”: “l’Etat providence ne doit pas se réduire à un guichet distributeur d’allocations.” Un Etat contrôlé et responsable enfin. Le manifeste pointe le paradoxe suivant : “L’Etat soumet volontiers la société et les citoyens à un contrôle poussé, voire tatillon, mais offre de fortes résistances à toute évaluation de sa gestion.” Le parti entend renforcer le contrôle par la Cour des Comptes, le Conseil d’Etat des politiques qui sont menées.

Gouvernance. Il faut “une séparation stricte” entre le monde politique et économique, dit le manifeste qui plaide par exemple pour un moratoire empêchant tout mandataire de siéger comme administrateur dans de grandes multinationales. Il s’agit selon le texte d’une dérive inacceptable “liée aux avantages indécents de ces mandats” qui “met à mal l’indépendance de l’Etat”. Le manifeste prône un contrôle plus strict des rémunérations des mandataires et un débat sur le décumul des mandats.
Libéralisme social. Les FDF prônent un retour au libéralisme des Lumières tout en rejetant en même temps le collectivisme et les dérives du socialisme. “La liberté poussée à son extrême, tel que le préconise un courant du libéralisme économique, conduit à l’individualisme et la domination des puissances de l’argent sur la société”, dit encore le texte. Cette philosophie s’appliquerait par exemple dans une réforme fiscale supprimant certaines niches. Le système devant “revenir à des taux d’imposition plus bas mais appliqués à une base fiscale plus large”. Notamment “en déplaçant la fiscalité du travail vers des activités génératrices d’atteintes à l’environnement ou à la santé” et sur la spéculation. Réformer l’indexation des hauts salaires, et revoir le coût du travail sont aussi des pistes socio-économiques explorées.
Francophones. Le manifeste réaffirme la volonté de restructurer l’espace francophone autour de quatre niveaux de pouvoir : la Fédération Wallonie-Bruxelles, les Régions, les provinces et les communes. Notamment pour recentrer les missions de l’enseignement sur l’essentiel largement dépendant de la langue d’enseignement, selon les prescrits du centriste français François Bayrou. La Fédération doit être renforcée dans son rôle de garant de la solidarité entre Bruxelles et la Wallonie, répète le manifeste. Elle devra “si la Flandre revendique toujours plus d’autonomie” s’affirmer “comme un Etat au sein de la Belgique afin de faire jeu égal avec l’Etat flamand.”


COMMENTAIRE DE DIVERCIY
OLIVIER MAIGAIN CHAMPION AUTOPROCLAME DU LIBERAlISME SOCIAL, MAIS PAS UN MOT SUR L'INTERCULTUREL.

Comme Bart De Wever, son alter ego, Olivier Maingain, habile stratège, a eu l'intelligence d'élargir sa Weltanschauung aux matières socio-économiques. Non pas pour emboucher la trompette du néo-libéralisme style Tea Party mais bien pour s'emparer du libéralisme social, du centrisme à la Bayrou, un créneau apparemment abandonné par le parti de Charles Michel. Olivier Maingain prône rien moins qu' "un retour au libéralisme des Lumières tout en rejetant en même temps le collectivisme et les dérives du socialisme." C'est de bonne guerre après l'éclatement du MR.
Destexhe et Ducarme aboient sarkozyquement, la caravane passe et va se perdre dans le désert intellectuel.
On se demande ce que va opposer à cela un Charles Michel plus réactif qu'offensif. Question: le président du MR résiduel dispose-t-il, dans sa belle écurie d'un ou plusieurs poulains, voire d'un pur sang capable de remporter cette course d'obstacles en arborant fièrement la casaque du libéralisme social? Deuxième question: pas un mot sur l'interculturel. Pourquoi?
MG

Un internaute commente:
" Je suis toujours amusé de lire "le manifeste des FDF" qui n'est qu'en fait que "le manifeste d'O. Maingain". Je suis membre actif, j'ai participé aux élections et je peux vous assurer qu'il n'y a rien de démocratique dans ce parti...tout vient "d'en haut", c'est-à-dire d'O. Maingain et une clique d'arrivistes. Ce manifeste est un copié-collé du manifeste d'Olivier pour la pseudo-campagne présidentielle du parti (oui celle où il faisait face à un faux concurrent qui sans doute à accepter le rôle pour donner l'illusion de la démocratie). L'ouverture à la Wallonie est catastrophique qui plus est...vous verrez le niveau moyen des candidats aux prochaines élections, à faire peur."


Bert Anciaux : "Avec la N-VA, ce sera la Flandre sans Bruxelles"

Olivier Mouton

L’ancien président de la Volksunie, aujourd’hui chef de groupe sp.a au Sénat, Bert Anciaux, dénonce l’évolution récente de la N-VA, devenue revancharde. Et prône en guise de riposte le "pluralisme actif" et la société interculturelle. Interview.

Bert Anciaux (sp.a).© Image Globe
LE VIF/L’EXPRESS : COMMENT VOYEZ-VOUS, PLUS DE DIX ANS APRES, L’ENVOL DE LA N-VA QUI EST NEE DE L’EXPLOSION DE LA VOLKSUNIE ?
C’est un parti de droite conservatrice. Ce n’était pas le cas en 2009 : lors de leur première grande victoire électorale, ils avaient un programme social conservateur assez modéré. Depuis 2010, Bart De Wever a porté ce parti très à droite.
PAR OPPORTUNISME ?
C’est sa conviction forte. Il agit par opportunisme aussi : il sait que la vague dominante en Flandre se situe à droite. Dans son discours, toute la cohésion sociale de la société a disparu. Dit de façon crue : c’est le pouvoir des puissants. C’est ce qui me dérange profondément dans ce qu’est devenu le nationalisme. Mener un tel combat dans la Flandre d’aujourd’hui, alors qu’elle a pratiquement tous les pouvoirs entre les mains, économiques, financiers, sociaux… c’est une façon de faire payer aux autres ce que l’on a subit dans sa jeunesse.
VOUS AVEZ LONGTEMPS ETE L’HOMME POLITIQUE LE PLUS POPULAIRE DE FLANDRE. AUJOURD’HUI, C’EST DE WEVER AVEC UN TOUT AUTRE STYLE ET UN TOUT AUTRE DISCOURS…
C’est une très forte personnalité. Mais son message est vraiment angoissant. Il va à l’encontre de ma conviction de la justice et de la solidarité. Il m’offusque aussi en raison de ma situation à Bruxelles. Où est la place de ma ville dans un tel discours ? Avec la N-VA, ce sera la Flandre sans Bruxelles, j’en suis convaincu. Peut-être même sans un certain nombre de communes à facilités parce que dirait la communauté internationale en cas de référendum à Crainhem où 70 % de la population se prononcerait en faveur du rattachement à Bruxelles ?
VOUS ETES TOUJOURS PARTISAN DU CONFEDERALISME. C’EST-A-DIRE ?
C’est le maintien d’un nombre limité de compétences au niveau fédéral, essentiellement au niveau de la solidarité et de la sécurité sociale ! La Flandre doit se rendre compte que c’est dans son intérêt aussi : qui sait où l’on en sera en matière de pensions en de soins de santé d’ici dix ou quinze ans ? Je ne suis pas sûr que ce sera en faveur de la Flandre…
Nous devons nous battre ensemble pour les soins de santé encore beaucoup plus accessibles à tous, et Laurette Onkelinx fait déjà beaucoup pour cela. A Bruxelles, le fossé est énorme : plus les gens sont pauvres, moins ils consomment de médicament, c’est inacceptable. La stupidité de la N-VA et du Vlaams Belang, c’est de croire qu’ils pourront préserver une Flandre riche à côté d’un cimetière social où vivent un million de personnes, surtout des jeunes. C’est un non-sens.

UNE CONSTRUCTION A DEUX OU A TROIS ?
Bruxelles doit être la capitale de tout le pays, une plus-value. Je suis favorable à un modèle mixte : une ville dont les communes seraient fusionnées, qui aurait les compétences de la Région avec les dotations liées, mais qui demanderait les moyens financiers aux deux Communautés pour les compétences communautaires, culturelles etc. Si Bruxelles veut être une vraie capitale, elle doit garder des liens forts avec les autres Régions.
Avec une solidarité fédérale et une vraie capitale pour tous, alors, je crois que la Belgique a un avenir.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
INTERCULTUREL?

Malheureusement, les internautes n'ont pas accès à la partie de l'interview où Bert s'exprime sur l'interculturel.
Dommage, très dommage, car il est vraiment motivé et on compte sur les doigts d'une main les politiciens qui s'engagent vraiment sur ce terrain.
MG

Bert Anciaux (sp.a).© Image Globe

vendredi 26 avril 2013

BIENVENUE, PASSIONNE DE BRUXELLES!


Corijn : Waarheen met Brussel?
De Morgen

Kan er ook eens zonder verborgen agenda's over onze hoofdstad worden gepraat? Dat vraagt Eric Corijn, cultuurfilosoof, sociaal wetenschapper en stedenexpert aan de Vrije Universiteit Brussel. Dit is een voorbeschouwing op het boek 'Waarheen met Brussel?', dat vandaag wordt voorgesteld.

Komt er nog ooit een tijd dat we over Brussel kunnen nadenken zonder dat de Belgische stammentwisten roet in het eten komen gooien? Brussel is de grootste stad van het land, doorgekliefd en opgedeeld door verschillende administratieve grenzen. Een grootstedelijk gebied met zo'n drie miljoen mensen, waarvan de 19 kerngemeenten tot een apart gewest zijn afgezonderd en waarbij het ommeland vooral tegen die kern in wordt gepland.

Een stadsgewest met alleen territoriale bevoegdheden en nauwelijks greep op persoonsgebonden materies. Die zijn toegewezen aan twee gemeenschappen die elk op verschillende wijze maar een deel van de bevolking bedienen. Een bevolking waarvan de meerderheid geen boodschap heeft aan die 'autochtone' verbeelding. En dan is het gebied intern nog eens verdeeld in één stad met 167.000 inwoners - met ongeveer een even groot budget als dat van het gewest - en 18 gemeenten die variëren van centrum tot rand en van 128.000 inwoners tot nauwelijks meer dan 20.000.

Probeer dan maar eens aan buitenlandse stedelijke experts uit te leggen hoe de hoofdstad van Europa werkt. We houden ons hart vast als partijcongressen zich voor hun verkiezingsprogramma's gaan bezig houden met het beleid van de grootstad.

POSTINDUSTRIËLE METROPOOL
Met het oog op het komende Gewestelijk Ontwikkelingsplan hebben we enkele collega's bijeengebracht en hen de vraag gesteld: "Waarheen met Brussel?" Niet waarheen met Brussel zodat het de Vlamingen goed uitkomt, of in het raam van een federatie met Wallonië, of in de lijn van één of ander partijbelang, of in functie van de voorsteden. Neen, zoekend naar een antwoord vanuit de stedelijke dynamiek zelf en in het belang van de bevolking, toch zo'n 1,1 miljoen mensen.

Reken daarbij meer dan 100.000 permanente niet ingeschreven inwoners, dagelijks meer dan 360.000 pendelaars en tegen 2020 groeit die bevolking met zo'n 180.000 eenheden. Een klein stadsgewest dus, dat moet instaan voor meer dan 1,7 miljoen mensen!

Mag daar alsjeblieft eens zonder al die verborgen agenda's van de buren worden over gepraat? Dat is wat ons nieuwe boek beoogt, samen met topacademici als Jean de Salle, Pierre Vanderstraeten, Christian Vandermotten, Jean-Louis Genard en Christian Kesteloot. En als ze in Vlaanderen minder bekend zijn, dan is dat alleen te wijten aan de gebrekkige kennis en berichtgeving over de hoofdstad.

Wat leert ons die toekomstverkenning? Dat de agenda niet wordt bepaald door institutionele kwesties. Vijf vraagstukken komen naar voren.
Allereerst de aan de gang zijnde demografische explosie, een nooit gezien bevolkingstoename die Brussel zal verjongen, verder zal verarmen en nog diverser zal maken. Die demografische ontwikkeling - die overigens enkele jaren geleden precies is voorspeld - vraagt om 70.000 bijkomende woningen, 20.000 plaatsen in het onderwijs, vele crèches, tientallen voorzieningen, investeringen in het openbaar vervoer, en noem maar op.

Nieuwe verbeelding Over geen enkel van die punten bestaat al een geïntegreerde visie. De verschillende bevoegde instellingen blijven maar bekvechten. Daarbij zijn de Vlaamse instellingen geen haar beter dan de andere. De stad zal moeten verdichten en dat vraagt een grondige planning, ook van de open ruimte en de collectieve voorzieningen. Laten we er maar meteen aan toevoegen: ook de rand zal verder verstedelijken en de invloed van de grootstad zal verder reiken dan de 'gordel' alleen.

Die uitdagingen vragen om een duurzaam ontwikkelingsmodel dat meteen ook de ecologische voetafdruk kan verlagen. Er moet een ruimtelijke armatuur worden gemaakt die de littekens van decennia modernistische planning kan helen: de Noord-Zuidverbinding, de wereldtentoonstelling 58, de stad voor de auto's, de kantorenstad, de Europawijk...

Dus moet er worden gewerkt vanuit twee basisgegevens: de natuurlijke ecologie van de drie rivieren, die van Brussel een nogal heuvelachtige stad maken, en de mobiliteitsstructuur en toegankelijkheid van bepaalde centra in de stad (en de voorstad). Van daaruit kan een visie op het stedelijke metabolisme groeien, met een ruimtelijke ordening die vele van de bestaande afgrenzingen in vraag stelt. Een polycentrische duurzame ontwikkeling zal dus ook de instellingen herdenken.

In zowat dertig jaar is Brussel veranderd van een nationale industriële stad in een internationale postindustriële metropool. Het is een nogal grondige vervelling voor één generatie. En het zijn niet dezelfde mensen die de verschillende economieën hebben geschraagd. Terwijl de industriële crisis de klasse van de handarbeider, en dus vooral de migranten, frontaal trof, is de nieuwe arbeidsmarkt uitgegroeid tot een van de hoogst gekwalificeerde van Europa voor duizenden werknemers, waarvan er zeer velen in de periferie wonen.

Hoe kunnen we dan een inclusieve economie ontwikkelen voor die duizenden Brusselse werkzoekenden? Dat is de paradox. Derde rijkste gewest van de EU, met de hoogst opgeleide arbeidsmarkt, met 710.000 jobs, maar ook met 110.000 werklozen, een jeugdwerkloosheidsgraad van een op drie, al te veel armenwijken.

In de jaren zestig lag het gemiddelde inkomen in Brussel 60 procent boven het nationale. Vandaag is dat 15 procent lager en voor meer dan een derde van de bevolking valt dat onder de helft. Het is dan ook duidelijk dat zonder nieuwe economische ontwikkeling gericht op de bestaande talenten er geen oplossing zal komen.

Die sociaal-economische dualiteit heeft ook een ruimtelijke orde. De oude industriële wijken in de kanaalzone zijn vandaag armenwijken, terwijl de buitengordel, vooral in het zuidoosten welstellende inwoners telt. Ook dat vraagt een andere aanpak van het bestuur, maar volgens een heel andere agenda dan die opgemaakt door de eeuwige staatshervormers en stammentwisters.

BRUSSEL HEEFT NOOD AAN VISIE, AAN EEN NIEUWE VERBEELDING. Zowel het institutionele carcan als de mentale kaart ons opgelegd door het federale Belgische systeem met zijn aparte partijen, media, onderwijs en cultuur hebben de diepgaande veranderingen in deze kleine wereldstad vooral met een enge voorstedelijke bril bekeken.

HET STADSPROJECT moet deze oogkleppen kunnen wegnemen. Er is nood aan een ambitieus herdenken van het project, van de lotsverbondenheid van die heel diverse bevolking, die zoals ze is en niet zoals ze in de vergaderingen wordt verbeeld, de hoofdstad van Europa moet dragen.

Ons boek ontwikkelt elf scenario's voor een nieuw verhaal voor en over Brussel. En daarom ook moet het nieuwe ontwikkelingplan veel meer zijn dan een ruimtelijke ordening en een beleidskader. Tot nog toe werd het Gewestelijk Plan voor Duurzame Ontwikkeling vooral binnenskamers ontwikkeld. Men vond de gemeenteraadsverkiezingen niet geschikt om erover te discussiëren.

ZONDER TOEKOMSTPERSPECTIEF
Nu 2014 voor de deur staat en er allerlei politieke herschikkingen op til zijn, dreigt de publieke discussie nogmaals te worden uitgesteld. Terwijl zo'n plan net een hefboom kan zijn om een integrerende visie op de agenda te zetten en de maatschappelijke discussie te structureren. Het is weldra vijf jaar geleden dat het Brusselse middenveld via de Staten Generaal van Brussel haar prioriteiten heeft uitgeschreven. Kortom: het valt te hopen dat de werkgroepen en congressen die in 2014 met allerlei Brusselplannen voor de pinnen zullen komen, vertrekken van een gedegen analyse van de stedelijke dynamiek.

De uitdagingen zijn gekend.
1. Een ongeziene bevolkingstoename.
2. Een economie die niet kan voorzien in aangepaste tewerkstelling voor meer dan 20 procent van de bevolking en zo ongeveer de helft van de jongeren zonder toekomstperspectief laat.
3. Een crisis van de huisvesting, met een immens tekort aan sociale woningen en het overwicht van een ongereguleerde private huurmarkt.
4. Een onaangepast onderwijs dat bijna een derde van de leerlingen aan de kant zet en geen voldoende talenkennis oplevert.
5. Een mobiliteit die volkomen vastloopt. En dat in een metropool, de hoofdstad van Europa, die in feite alle ontwikkelingskansen heeft.

Eerder dan over instellingen en administratie moet het dus gaan over project, dynamiek, bestuur, geld en samenwerkingsverbanden. Over visie dus. Zo niet worden zowel de kansen als de jeugd verkwanseld. En wordt ook elke discussie in het noorden en het zuiden nog meer een schijngevecht. Want intussen draait de wereld door. En Brussel is voor elk van de twee andere gewesten de beste poort naar die wereld.

'Waarheen met Brussel? Toekomstperspectieven voor de Belgische en Europese hoofdstad' is uitgegeven bij VUB Press, onder leiding van Eric Corijn, met medewerking van Jean de Salle (voorzitter Gewestelijke Ontwikkelingscommissie GOC), Jean-Louis Genard (hoogleraar faculteit Architectuur en Stedenbouw ULB), Christian Kesteloot (hoogleraar sociale geografie KU Leuven), Christian Vandermotten (hoogleraar economische geografie ULB), Pierre Vanderstraeten (hoogleraar stedenbouw Sint-Lukas).


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"QUO VADIS BRUOCSELLA?"

Pardon lecteur bruxellois de "faire aussi long" mais attention, comprends qu'ici c'est carrément ton avenir qui est en jeu et celui de notre chère ville.
Donc, lis ceci et relis-le et rumine le pendant 13 mois avant de déposer ton vote dans l'urne à l'occasion de la mère de toutes les élections.

Imaginons, folle hypothèse, que la Belgique soit un pays unilingue. Bruxelles, sa capitale tentaculaire, constituerait une formidable communauté urbaine et cosmopolite de plus de trois millions d'habitants au cœur de l'Europe, dont elle est la capitale. Cela donnerait pleinement raison à Eric Corijn et à ses amis pour qui Bruxelles c'est précisément cela et rien moins que cela: une ville, une communauté urbaine bien plus qu'une ville-région, un presqu'Etat.
Mais voilà la réalité politique est tout autre. Et ce qu'affirment Eric Corijn et ses coauteurs en devient totalement surréaliste.
Voici donc mon essai de traduction assez libre de cet article vraiment interpellant.
MG

Un tiers des trois millions de Bruxellois sont enfermés dans un carcan régional de 19 communes, le reste se déployant selon une tout autre logique, carrément antagoniste. (waarbij het ommeland vooral tegen die kern in wordt gepland). Voyez ce qui se passe à Alost. (cf. notre article "Bruxelles tentaculaire")
Résultat: la Région Bruxelles capitale dispose de compétences territoriales mais elle n'a aucune prise sur les matières personnalisables (culture et enseignement) lesquelles sont dévolues aux Communautés française et flamande qui se comportent comme deux belles-mères pas commodes du tout. Quant au peuple bruxellois, il se compose d'une majorité d'allochtones aux identités diverses sous-représentées, ayant peu ou prou droit au chapitre.
Et au milieu de ces 19 communes, trône la Ville de Bruxelles avec ses 167.000 habitants et un budget hypertrophié équivalent à celui de la Région et très supérieur à celui de chacune des 18 communes dont la plus petite grande frise les 130.000 habitants et la plus petite à peine à peine 20.000 habitants.
Allez donc expliquer la complexité d'un tel mécanisme de gouvernance à des experts en urbanisme internationaux qui s'intéresseraient au fonctionnement de notre capitale européenne. Ils y perdront aussitôt leur latin et leur belle expertise.
Enfin et surtout, il nous reste à nous demander, avec angoisse, comment, suite au long règne du ministre-président Charles Picqué, les divers partis politiques en lice vont se situer en vue de sa succession. Comment, surtout ils envisageront de gouverner Bruxelles demain. Que décideront les congrès électoraux des partis politiques concernés qui seront réunis très prochainement?

Quelle vision vont-ils échafauder pour construire l'avenir de l'immense métropole postindustrielle bruxelloise?

Quo vadis Bruocsella? "Où va Bruxelles?" c'est la question que onze professeurs se sont posée, en toute objectivité dans un livre que chaque citoyen Bruxellois conscient des enjeux devra avoir lu et médité avant d'exprimer son vote aux élections régionales de 2014.
La question qui préoccupe ces experts indépendants du monde politique, ça n'est pas comment gouverner Bruxelles et ses 19 baronnies, ni comment gérer la capitale au mieux des intérêts flamands ou ceux de Wallobrux. (ce sont pourtant bel et bien ces questions là auxquelles répondront ces congrès qui laisseront beaucoup Bruxellois de glace). Ce qui, bien au contraire, passionne les auteurs et qui devrait intéresser plus d'un million de Bruxellois, c'est quelle dynamique urbaine impulser à la capitale la plus cosmopolite de l'Union européenne pour la faire décoller enfin.
Un million? Qu'on y ajoute 100.000 clandestins et 360.000 navetteurs et un bon 200.000 nouveaux Bruxellois d'ici 2020. On sera bientôt 1,7 million à se partager le territoire non extensible des 19 communes.
Un vrai challenge, un casse-tête insoluble pour un personnel politique qui ne donne pas vraiment l'impression de mesurer l'ampleur des enjeux.
C'est précisément de cela que parle ce livre. Comme les Etats Généraux avant lui, il aborde de front des problématiques de fond:
Suite à un boom démographique sans précédent Bruxelles va rajeunir, se diversifier et se cosmopotiliser comme jamais auparavant. De l'avis des auteurs de cette étude, il faudra, en un temps record, construire 70.000 logements supplémentaires et créer 20.000 places dans les écoles et ouvrir des crèches supplémentaires. En outre, cette explosion exigera des investissements considérables notamment en matière de transports en commun et d'espaces publics. Il s'agira de renforcer la densité, de construire en hauteur puisque les terrains disponibles manquent cruellement. Déjà beaucoup de Bruxellois ont émigré au-delà du "rand".

C'est dire qu'il faudra beaucoup d'imagination, des moyens financiers considérables et surtout une vision cohérente de la complexité bruxelloise pour être à la hauteur de tels défis.
N'en déplaise à la N-VA, la périphérie flamande continuera à s'urbaniser et l'influence de la grande ville - les nuisances sur l'empreinte écologique- risque de s'y multiplier malgré les réticences des élus locaux (le Collège d'Alost se surpasse en l'occurrence).
Tout ceci exigera un modèle de développement durable. (sustainable)

Il faudra tôt ou tard cicatriser les plaies de la liaison Nord-Midi, celles de l'Expo qui ont livré Bruxelles à la bagnole, l'invasion de bureaux, le cancer du quartier européen.
Il s'agira d'en revenir aux fondamentaux: une structure géographique, écologique urbaine construite autour de données de base: les trois rivières qui ont dessiné le relief plutôt accidenté de Bruxelles. (la Senne, le Maelbeek et la canal creusé au 16ème siècle).
C'est autour de ces réalités que s'imposera un nouveau métabolisme urbain avec un redéploiement spatial dépassant les frontières du rand, du gordel, du carcan si on préfère. Plus qu'une région, Bruxelles est une métropole tentaculaire.
Il faut envisager également un développement durable polycentrique qui induise une refonte des institutions locales.
En un peu plus d'une génération, Bruxelles, ville industrielle nationale s'est métamorphosée en une vaste métropole post industrielle internationale.
La grande crise industrielle a frappé de front les travailleurs manuels les moins qualifiés, le plus souvent d'origine immigrée. Le marché du travail bruxellois est devenu l'un des plus gourmands en main d'œuvre hyperqualifiée (l'une des plus spécialisées d'Europe) recrutée, la plupart du temps, parmi les navetteurs bilingues originaires de la périphérie. Comment, dans de telles conditions, fournir du travail aux dizaines de milliers de sous-qualifiés dont la plupart sont issus de l'immigration? C'est cela le paradoxe du marché du travail bruxellois. C'est cela le défi des années à venir. (Ne voit on pas les plus frustrés de nos jeunes gens prendre le chemin de la Syrie en brandissant la bannière identitaire?)
Bruxelles est la troisième région la plus riche d'Europe avec 710.000 postes de travail nécessitant une surqualification mais avec 110.000 demandeurs d'emploi et un taux de chômage de près de 40% parmi les jeunes des communes les plus pauvres.
Dans les années soixante le revenu du Bruxellois moyen était de 60% supérieur à la moyenne nationale, il lui est désormais inférieur de 15%
Pour un tiers des Bruxellois il est inférieur à la moitié.
On n'en sortira pas sans un sursaut économique mettant en valeur les talents de cette population jeune et frustrée. (Le danger de "Beyrouthisation" de Bruxelles est réel. NDLR).
A la dualisation sociale répond une dualisation territoriale: les anciennes zones industrielles du canal (Molenbeek, Anderlecht) sont désormais les quartiers pauvres de la capitale tandis que les Bruxellois riches s'agglutinent dans les communes du Sud Est jusqu'au delà du Rand. (NDLR: les riches expats français s'installent plus volontiers à Uccle qu'à Saint-Josse).
Tout cela exige une politique engagée fondée sur une vision cohérente laquelle fait terriblement défaut actuellement.
Eric Corijn et ses amis ont raison, les politiciens bruxellois au pouvoir manquent terriblement d'imagination et ils n'ont aucune vision ambitieuse pour l'avenir d'une capitale au formidable potentiel.
Il est vraiment urgent de nous débarrasser des œillères que nous imposent un système fédéral qui regarde Bruxelles à travers des partis séparés, des médias, un enseignement et une opinion publique antagoniste, divisés entre des néerlandophones et des francophones qui superbement s'ignorent et se tirent joyeusement dans les pattes.
Tous regardent Bruxelles à travers leurs petites lunettes réductrices tandis que la métropole Bruxelloise est depuis trente ans en pleine mutation.
Comme Marseille, Barcelone, Berlin, Bordeaux et Lille avant elle c'est surtout d'un projet de ville que Bruxelles a besoin. Débarrassons-nous donc de ces œillères, de ces carcans et attelons nous à un projet urbain, métropolitain et ambitieux digne de la capitale de l'Europe. Un projet qui fédère le destin de populations diverses et nombreuses en un peuple bruxellois. Un plan qui reflète ses aspirations profondes autrement qu'à travers des assemblées institutionnelles si compliquées que plus personne ne les comprend.

Le livre décrit onze scénarios qui proposent à Bruxelles un nouveau récit prospectif. Il s'agit de regarder droit dans le pare-brise et pas dans le rétroviseur.
Nous sommes en droit d'attendre du nouveau plan de développement urbain bruxellois bien plus qu'une simple réflexion d'experts sur la gouvernance et le développement territorial. Nous voulons un débat de fond sur l'avenir de Bruxelles postposé d'année en année. (On se demande ce que fait le parlement bruxellois NDLR)

Un vaste échange public est nécessaire, urgent, indispensable.
Il ne peut s'articuler qu'autour de quelques axes soigneusement esquissés à l'avance. Le tissu associatif avec l'aide et l'expertise des universités ont largement déblayé le terrain lors des Etats Généraux de Bruxelles il y a cinq ans déjà. Des priorités ont été pointées et il en est ressorti cinq enjeux essentiels:

1. Une explosion démographique sans précédent
2. Une économie locale qui stagne, incapable d'offrir du travail à 20 pourcent van de notre population active laissant près d'un jeune sur deux sans projet d'avenir.
3. Une formidable crise de logement avec un dangereux déficit de logements sociaux et un marché locatif sauvage.
4. Un enseignement totalement inadapté qui met hors jeu un élève sur trois et n'assure pas une bonne connaissance des langues.
5. Une mobilité chaotique de moins en moins fluide, indigne d'une grande métropole, qui court-circuite les chances de la capitale européenne au formidable potentiel de développement.

Qu'on cesse donc de nous bassiner les oreilles avec des débats institutionnels, communautaires et administratifs.
Qu'on nous propose une vision, des objectifs, une dynamique de gouvernance et des projets concrets. ("Over visie dus.")
A défaut, nous saborderons nos formidables atouts et notre belle jeunesse.
Que les régions flamandes et wallone ne s'y trompent pas : pour l'une comme pour l'autre, il n'est de meilleure porte sur le monde et la mondialisation que Bruxelles.

d'après Eric Corijn


"C'EST AVOIR TORT QUE D'AVOIR RAISON TROP TÔT"

Ce mot terrible de Marguerite Yourcenar a souvent été opposé par les politiques, Charles Picqué en tête, aux travaux et à l'engagement des militants des Etats Généraux autour de Eric Corijn, Philippe Van Parijs et Luc De Neef.
Le personnel politique bruxellois, toutes couleurs confondues, ne se soucie que du court terme à savoir sa prochaine réélection.
A cette fin, nos hommes et nos femmes politiques tueraient père et mère en sacrifiant volontiers ce qui pour eux est secondaire: l'avenir de Bruxelles.
C'est désolant car Bruxelles va de plus en plus mal et la flamandisation, pardon, la flamingantisation du rand est de nature à entraver son développement naturel vers et au-delà des frontières du Brabant. Les grands zoning industriels, l'aéroport national, se situent au delà des 19 communes, sur un territoire qui est en train,sous l'impulsion d'une N-VA de plus en plus arrogante , de renforcer, en le bétonnant, le mur virtuel du gordel.
MG


QUELQUES PERLES POUR TERMINER
Commentaires de lecteurs du Morgen

"Het probleem Brussel is onoplosbaar. Enerzijds zijn er overbetaalde internationale ambtenaren die het economisch leven ontwrichten door hun exorbitante weddes en vergoedingen en anderzijds is er een zeer grote groep vreemdelingen die leven van overheidssteun. En daar tussenin lopen een grote hoop pendelaars die 's morgens zo laat mogelijk toekomen en 's avonds zo vroeg mogelijk terug naar huis vluchten."

"Van Brussel een apart gewest maken was een niet al te snuggere zet. De stad is geen regio op zich maar maakt sociaal economisch deel uit van de Vlaamse ruit. Een Europees erkend metropoolgebied met 4,2 milj inwoners. Bijgevolg maakt het dus ook feitelijk deel uit van Vlaanderen. Maar het gewest is er nu en de Vlamingen hebben er niks meer te zeggen. Waarheen met Brussel, is dus een vraag die de Vlamingen zich niet meer moeten stellen. Net zoals we niks te zeggen hebben over de fusie vd 19."

"Ik ben er sterk van overtuigd dat het met spectaculair vendelgezwaai en geroffel van lansknechttrommen op de Brusselse Grote Markt opgelost kan worden; - tenminste als de 'slechte' Vlamingen, en de Bossemans en Coppenollen, ons niet tegenwerken..."

"maak er gewoon een brussels d.c. van zoals washington , onder beheer van de eu en iedereen is van de problemen verlost"

" De regionalisering was goed bedoeld maar is in elk opzicht mislukt en dus moet 2014 ons terugbrengen naar af =een unitair BE. Het VL nationalisme wil los zijn van Wallonië maar ook van BR want er worden 100 talen gesproken en de bedoeling van VL onafhankelijkheid is een onooglijk VL zonder hoofdstad op te leveren dat zich 100% onderwerpt aan de dominantie van de Grote Multinationale Ondernemingen: Sedert jaar en dag "De Duitse weg".


BIENVENUE, PASSIONNE DE BRUXELLES!
Nous sommes fiers de vous présenter une toute nouvelle initiative: la Brussels Academy. Une université urbaine et citoyenne, à l’initiative du Brussels Studies Institute, pour faire la ville ensemble. Nous allons mettre les connaissances sur Bruxelles à la disposition de la société civile afin de « valoriser un savoir urbain dans la ville, pour la ville et ses acteurs », selon Véronique Lamquin dans Le Soir.
Nous démarrons à Molenbeek dans la Maison des Cultures et de la Cohésion Sociale, chaque vendredi après-midi, à partir du 26 avril. Ne ratez surtout pas le Kick Off ce jour-là. Ce printemps, nous organiserons 8 cafés urbains comme lieux de rencontres informelles, une série de 8 cours sur Bruxelles, 4 labos urbains pour mieux faire la ville ensemble et 4 autres autour du nouveau livre “Où va Bruxelles ?”
Vous souhaitez être tenus au courant de nos activités ? Envoyez votre adresse email à info@brusselsacademy.be. Et n’oubliez pas de nous suivre sur Facebook et Twitter!
Nous sommes impatients de vous rencontrer à Molenbeek !
Prof. Dr. Eric Corijn (initiateur et inspirateur de la Brussels Academy)
Prof. Dr. Joost Vaesen (directeur Brussels Studies Institute)
Geert Cochez (coordinateur Brussels Academy)
et les professeurs de la Brussels Academy




Une école musulmane sur le chemin de la reconnaissance

St. Bo. La Libre Belgique

Le projet de créer l’Institut “La Vertu” avance peu à peu.
Si le dossier de l’Institut "La Vertu" devait aboutir, ce serait une première puisque jusqu’à présent, il n’y a aucune école de confession musulmane reconnue par la Communauté française dans l’enseignement secondaire ordinaire.
Pour l’heure, nous restons donc au conditionnel. Néanmoins, le Conseil général de concertation pour l’enseignement secondaire a récemment rendu deux avis quant aux demandes de reconnaissance des écoles "Al Amal" à Anderlecht et "La Vertu" à Schaerbeek.
RETROACTES
Pour rappel, les deux ASBL qui chapeautent chacun des projets - l’ASBL "Ibn Khaldoun" et l’ASBL ECIB (Enseignement confessionnel islamique de Belgique) - avaient déjà introduit en 2012 auprès de l’Administration générale de l’enseignement obligatoire une demande de reconnaissance pour fonder des écoles secondaires de confession islamique. Dans le premier cas, le Conseil général avait rendu un avis rendu négatif car le dossier était incomplet. Dans le second cas, le dossier était complet, mais parvenu très tardivement au Conseil général.
"AL AMAL", DOSSIER "PLUS DOUTEUX"
Aujourd’hui "mieux structurés", ces deux dossiers sont revenus récemment sur la table du Conseil général. Celui-ci les a examinés et a à nouveau rendu un avis.
Pour la demande d’ouverture de l’école "Al Amal" à Anderlecht, le Conseil général ne s’est pas prononcé favorablement. "Le dossier était plus douteux par rapport à certains aspects, même en matière de projet pédagogique, rapporte ce membre du Conseil général. On s’est posé plus de questions car le texte était moins bien rédigé et laissait planer des zones d’ombre, notamment par rapport aux prescrits du Pacte scolaire et du décret Mission."
Le bâtiment choisi par l’ASBL pour y ériger son école est également "trop exigu, avec peu d’espaces de convivialité". Exemple ? "Un grand espace, situé dans une cave, devait à la fois servir de réfectoire, de salle de gym et de lieu de prière, en fonction des moments de la journée, ce qui est difficile à concevoir dans une école", commente notre interlocuteur. Autre problème, "il y avait un plus grand nombre de toilettes pour les garçons que pour les filles, avec une concentration des toilettes pour filles aux étages et jamais en bas, cite-t-il. Nous avons trouvé cela surprenant et que, sans doute, il y avait une volonté d’éviter la mixité, ce qui est contraire au décret Mission."
AVIS RESERVE POUR "LA VERTU"
Quant au projet porté par l’ASBL ECIB, déjà pouvoir organisateur (PO) de l’école "Al Ghazali" à Etterbeek - le seul établissement fondamental de confession musulmane reconnu par la Communauté française -, il a reçu un avis réservé. Concrètement, le projet de fonder l’Institut "La Vertu" est conforme, mais l’implantation qui lui a été choisie (chaussée de Haecht à Schaerbeek) ne s’inscrit pas dans un quartier "déficitaire", c’est-à-dire où il manque des places scolaires.
"La balle est à présent dans le camp des auteurs du projet", indique-t-on au cabinet de la ministre de l’Enseignement obligatoire Marie-Dominique Simonet (CDH). Ils doivent en effet amener des compléments d’information à leur dossier avant que le Conseil général ne puisse à nouveau se prononcer sur le fond du projet et rendre un nouvel avis. "Un avis réservé n’entraîne pas d’avis positif automatique", précise-t-on au cabinet.
Si le Conseil général devait toutefois émettre un avis positif, le projet serait alors examiné en gouvernement, lequel a le dernier mot pour accéder ou non à la demande de reconnaissance "puisqu’il y a engagement des deniers publics", souligne le cabinet Simonet.
Le dossier vers une éventuelle reconnaissance avance donc (très) lentement alors que s’amenuise la possibilité de voir l’école ouvrir ses portes à la rentrée prochaine.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
CHEVAL DE TROIE (2)

La guerre de Troie, autrement dit la seconde guerre scolaire aura-t-elle lieu?
Beaucoup d'enseignants de ma génération s'en souviennent: quand furent crées les cours de religion islamique dans le réseau officiel, la fréquentation des cours de morale laïque a diminué rapidement jusqu'à disparaître pratiquement dans certains établissements.
Les professeurs de morale s'en sont émus par réflexe corporatiste, le CAL a réagi mollement et la classe politique n'y a rien vu à redire.
Mais voilà qu'une vraie menace se dessine à l'horizon: la création d'un réseau d'enseignement islamique. Rien d'illégal, en somme, puisque la constitution prévoit ce cas de figure, il existe des écoles catholiques, israélites, protestantes. Donc, pourquoi pas musulmanes...
Il faut bien voir qu'au fur et à mesure que se rempliront ces établissements libres de caractère muulman, se videront les écoles du réseau officiel (écoles de la Communauté française, des réseaux communaux et provinciaux).
Il ne faut pas être sociologue ni politologue pour comprendre que ce phénomène de vases communicants aura pour conséquence de réduire encore la mixité sociale à l'école et de renforcer l'isolement des communautés en bétonnant les ghettos. L'école officielle, c'est son slogan et son projet, est l'école de tous. En cela, elle est potentiellement le meilleur creuset et incubateur d'interculturalité.
Surtout, constatant dès à présent qu'on ne contrôle pas vraiment les professeurs de religion islamique on se demande quel contrôle l'autorité subsidiante (la Communauté française) pourra exercer concrètement sur un enseignement islamique.
Certes les enseignants seront inspectés mais on peut imaginer aisément que les pouvoirs organisateurs de ces nouveaux établissements musulmans seront très enclins à leur conférer un caractère pionnier, militant et très engagé.
Nous l'avons dit, répété et écrit souvent. C'est notre profonde conviction: il serait temps de songer à regrouper sous une même coupole, un même pouvoir organisateur pluraliste, l'ensemble des réseaux scolaires.
C'était là l'ambition de l'école dite pluraliste qui jamais ne vit le jour, mais existe bel et bien sur papier.
Cela exigerait une révision constitutionnelle, autrement dit une majorité des deux tiers au fédéral.
Les esprits risquent de mûrir très vite dans cette direction partout dans le pays. Cela aurait le double avantage d'entraîner de formidables économies d'échelle et de réduire les coûts pharaoniques de l'enseignement en Belgique (un des mieux financés au monde cependant avec un taux d'encadrement moyen extrêmement favorable: un prof pour +\- 7élèves).
Autre bénéfice: tuer dans l'oeuf les prolégomènes d'une nouvelle guerre scolaire annoncée.
Il faudrait créer en s'inspirant de l'exemple finlandais (tant encensé pour ses belles performances scolaires) un réseau d'écoles unique, relativement autonome, proche des gens, organisé par les municipalités. Encore une fois, quel est l'homme ou la femme politique qui osera prendre ce dossier à bras le corps, en faire son cheval de bataille et le défendre bec et ongle au parlement?
MG






Pascal Smet veut que l'inspection de l'enseignement enquête sur les profs radicaux

Belga La Libre

Des films réalisés par Sharia4Belgium seraient ainsi utilisés en classe.
Le ministre flamand de l'enseignement Pascal Smet (sp.a) veut que l'inspection de l'enseignement se penche sur les professeurs radicaux de religion musulmane, indiquent vendredi les journaux Het Laatste Nieuws et Gazet van Antwerpen. Un décret, qui doit rendre ces actions de contrôle possibles, a déjà été approuvé par le gouvernement flamand. Selon l'imam gantois Brahim Laytouss, les professeurs de religion musulmane sont lancés devant les élèves sans encadrement et doivent dès lors trouver et rassembler leur matériel pédagogique sur internet. Des films réalisés par Sharia4Belgium seraient ainsi utilisés en classe.
Le ministre Pascal Smet, qui reçoit vendredi avec le ministre-président flamand Kris Peeters et le ministre flamand en charge de l'intégration Geert Bourgeois une délégation de la communauté musulmane pour discuter de l'enseignement de l'islam, déclare qu'il veut faire appel à l'inspection de l'enseignement pour empêcher ces dérives à l'avenir.
"On ne sait pas toucher aux plans de cours", indique-t-il dans le quotidien Het Laatste Nieuws, "mais si les professeurs ne respectent pas les principes de la Convention européenne des Droits de l'Homme, nous allons agir. Un décret, qui rend cela possible, a déjà été approuvé par le gouvernement flamand. Cela va bientôt nous permettre de demander à l'inspection d'agir contre les enseignants radicaux."
Le ministre plaide par ailleurs pour la mise en place d'une formation pour les professeurs de religion islamique à l'université.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
CHEVAL DE TROIE

"Selon l'imam gantois Brahim Laytouss, les professeurs de religion musulmane sont lancés devant les élèves sans encadrement et doivent dès lors trouver et rassembler leur matériel pédagogique sur internet."
On hallucine!
Peu le savent mais un directeur d'école, un préfet d'athénée n'ont aucun pouvoir sur un prof de religion qui dépend de l'instance religieuse à laquelle il appartient.
Un radical déguisé en prof de religion agrée serait comme un cheval de Troie au sein de l'école.
Cela fait des années qu'on évoque la nécessité de former les imams et les profs de religion dans nos université comme les profs de religion catholique protestante, israélite.
Smet que nous avons plus d'une fois critiqué ici pour son aptitude à brasser le vent a cette fois, selon nous, tout à fait raison.
Quel est l'homme, la femme politique francophone qui aura le cran de prendre ce sujet à bras le corps en dénonçant ce scandale qui met en péril une partie de notre jeunesse, singulièrement à Bruxelles?
MG


PASCAL SMET VEUT QUE L’INSPECTION DE L’ENSEIGNEMENT ENQUETE SUR LES PROFS RADICAUX
May. (avec Belga)

Un décret a déjà été approuvé par le gouvernement flamand. Le ministre flamand de l’enseignement reçoit ce vendredi une délégation de la communauté musulmane.

Le ministre flamand de l’enseignement Pascal Smet (sp.a) veut que l’inspection de l’enseignement se penche sur les professeurs radicaux de religion musulmane, indiquent vendredi les journaux Het Laatste Nieuws et Gazet van Antwerpen. Un décret, qui doit rendre ces actions de contrôle possibles, a déjà été approuvé par le gouvernement flamand.
Selon l’imam gantois Brahim Laytouss, les professeurs de religion musulmane sont lancés devant les élèves sans encadrement et doivent dès lors trouver et rassembler leur matériel pédagogique sur internet. Des films réalisés par Sharia4Belgium seraient ainsi utilisés en classe.
« Certes, il faut respecter la liberté des cultes mais parfois ça va trop loin », estime Patrick Loobuyck, professeur à l’Université d’Anvers, dans les colonnes de la Gazet van Antwerpen.
Le ministre Pascal Smet, qui reçoit vendredi avec le ministre-président flamand Kris Peeters et le ministre flamand en charge de l’intégration Geert Bourgeois une délégation de la communauté musulmane pour discuter de l’enseignement de l’islam, déclare qu’il veut faire appel à l’inspection de l’enseignement pour empêcher ces dérives à l’avenir.
«On ne sait pas toucher aux plans de cours», indique-t-il dans le quotidien Het Laatste Nieuws, «mais si les professeurs ne respectent pas les principes de la Convention européenne des Droits de l’Homme, nous allons agir. Un décret, qui rend cela possible, a déjà été approuvé par le gouvernement flamand. Cela va bientôt nous permettre de demander à l’inspection d’agir contre les enseignants radicaux.»
Le ministre plaide par ailleurs pour la mise en place d’une formation pour les professeurs de religion islamique à l’université.



L’alphabétisation c’est apprendre et changer



L’alphabétisation c’est apprendre et changer
30 mai 2013

Colloque organisé par le Collectif Alpha

en collaboration avec ChanGements pour l’égalité

Le jeudi 30 mai 2013 de 9h à 17h à la Maison du Peuple, au Parvis de Saint-Gilles.

Si on veut que l’alphabétisation, tout comme l’école, soient de véritables lieux d’apprentissage et d’émancipation pour tous, il est essentiel de se poser un certain nombre de bonnes questions :
Qu’est ce qui distingue les apprentissages formels en formation des apprentissages informels et quotidiens ?
Comment le cerveau fonctionne-t-il pour comprendre, apprendre et mémoriser ?
Quelles sont les conditions pour que des actions d’alphabétisation contribuent à changer cette société qui produit de l’illettrisme et de l’exclusion ?

PROGRAMME

De 9h à 12h30 :
Anne Chevalier (Secrétaire générale de CGé) - « Partir du terrain de l’apprenant sans y camper »
Joseph Stordeur (psychopédagogue) - « Un cerveau pour apprendre et changer »
Catherine Stercq (Lire & Ecrire) - « Alphabétisation et questions de société »

De 13h30 à 17h : 15 ateliers pour découvrir nos pratiques.

Prix : 10€

Renseignements et insciptions sur www.collectif-alpha.be


jeudi 25 avril 2013

Stop aux mariages entre cousins germains

La Libre Belgique

Une opinion de R. Dembour, juriste et ancien animateur d’écoles de devoirs.
Oserais-je aborder un sujet méconnu, sinon tabou ? La volonté de contribuer à l’émergence d’une solution à un problème sociétal peu évoqué et de réduire de fortes souffrances familiales m’incite à le faire. Le but n’est donc en aucune façon de stigmatiser qui que ce soit.
Le début de ma réflexion date d’il y a quelques années quand à l’école des devoirs, j’essayai d’expliquer un calcul simple à une petite Latifa (1), 12 ans, d’origine algérienne. Après plusieurs tentatives, l’enfant fondant en larmes malgré mes encouragements, je renonçai et en parlai à son professeur. Celui-ci me dit que ses parents et grands-parents étaient cousins germains et que son niveau de compréhension était très limité. J’étais sans doute, pour la première fois, confronté au problème de la consanguinité.
La découverte de situations analogues chez d’autres enfants et les graves problèmes scolaires chez les jeunes d’origine immigrée me convainquirent d’en savoir davantage sur la tradition des mariages entre cousins germains. Suivant une étude portant sur les résultats scolaires (2) en communauté française, plus de 50 % des garçons de 15 ans issus de l’immigration ont, en lecture et en sciences, une cote comprise entre 0 et 1 sur une échelle de 0 à 6, ce qui peut affecter sensiblement l’avenir personnel et professionnel de ces jeunes (3).
De nombreux facteurs interviennent : le statut socio-économique des parents, la non-maîtrise de la langue, la motivation des parents/enfants La consanguinité, difficilement mesurable, apparaît rarement dans les facteurs explicatifs. Une étude de l’université de Londres montre toutefois une corrélation significative entre les résultats PISA et le pourcentage de mariages consanguins dans 27 pays examinés (4) et (5).
Une haute autorité sunnite, professeur dans une université française, m’ayant dit que la consanguinité était un des problèmes majeurs dans les pays arabes, il importe d’essayer de comprendre le phénomène. Dans les sociétés arabo-musulmanes, les mariages entre cousins ont été de tout temps très fréquents : le pourcentage de tels mariages se situe entre 25 et 60 % avec les plus hauts niveaux atteints en Iraq (58 %), Arabie Saoudite (55 %), Pakistan (60 %), Qatar (54 %), Algérie (39 %), Des facteurs plus socioculturels que religieux tels que la facilité des négociations prémariage et le désir de maintenir le patrimoine dans la même lignée expliquent en grande partie cette coutume.
Une étude de quatre chercheurs marocains estime le taux de mariages consanguins à quelque 40 % avec prédominance des mariages entre cousins germains. Cette même étude évaluerait à plus de 50 % le taux du mariage consanguin de la population marocaine de Belgique (6). La possibilité de faire venir sa famille dans le pays d’accueil par le biais du regroupement familial expliquerait aussi le succès de tels mariages souvent arrangés.
Notons toutefois que dans les pays concernés, cette coutume est souvent également de mise dans d’autres cultures et religions. Elle n’est pas cantonnée aux populations musulmanes.
Quelles sont les conséquences d’une telle pratique ? De nombreuses études scientifiques mettent en avant les souffrances familiales liées aux unions consanguines : un risque 2,5 fois supérieur à la normale de survenue d’anomalies congénitales, handicaps physiques, retards mentaux Une recherche faite en Inde évalue à plus de dix points la baisse du quotient intellectuel chez les enfants de parents consanguins. D’autres études ont confirmé ce dernier impact en veillant à neutraliser l’influence du statut socio-économique des parents.
Les conclusions convergentes de telles études exigent une réflexion positive de notre part. Dans ce domaine, deux écueils nous guettent : d’une part, la stigmatisation d’une communauté qui se traduirait par des conclusions généralisantes et méprisantes; d’autre part, une surprotection de ladite communauté qui empêcherait de prendre des mesures efficaces par idéologie ou crainte de réactions négatives.
De nombreux intéressés ignorent les effets de cette pratique sur la santé et probablement les résultats scolaires des enfants. Sont en jeu leur intégration future dans notre tissu socio-économique, donc la paix entre communautés. Il est, en effet, naïf et vain d’espérer créer les conditions d’un vivre-ensemble si l’inégale répartition des difficultés d’apprentissage induit des écarts d’instruction générant disparités de revenus et frustrations.
Puis-je suggérer deux pistes de solutions ? D’un côté qu’une commission composée de scientifiques européens mais aussi originaires des pays concernés se penchent sur l’abondante littérature scientifique sur le sujet (7) et définisse les risques de la consanguinité sur la santé physique, mentale et intellectuelle. Ces conclusions seraient communiquées à la population dans un but de conscientisation et de conseil. D’un autre côté, que les différents partis politiques (au-delà de tout clivage) préparent une proposition de loi visant à interdire le mariage entre cousins germains dans notre code civil.
Une étude de chercheurs à l’université d’Istanbul portant sur les liens entre la consanguinité et le développement économique concluent que les pays ayant connu la plus haute croissance sont ceux qui par des mesures adéquates ont pu empêcher les mariages consanguins (8) et ainsi préserver leur capital humain. Il s’agit d’un débat délicat qui exige clairvoyance et sérénité. Je reste convaincu que nos responsables politiques en sont capables car il s’agit d’un élément conditionnant le "bien vivre ensemble" de nos enfants à tous.
(1) Prénom d’emprunt.
(2) Etude Pisa 2009.
(3) Pour les élèves de la 2e génération, plus de 50 % ont une cote comprise entre 0 et 2.
(4) Les références citéesdans cet article peuvent être consultéessur Internet en tapant sur Googleles infos reprises.
(5) M. Woodley, Intelligence, 2009.
(6) "Gazette du Maroc",13 février 2009 : articlesur les mariages consanguins.
(7) Une importante bibliographiescientifique est mentionnée à la findes deux articles suivants disponiblessur le Net :
a) Bulletin of the World Health Organisation, 1994, vol. 72 : "Hereditary disorders in the Eastern Mediterranean Region", H. Hamamy, A. Alwan.
b) Reproductive Health Journal, 2009, 6:7; "Consanguinity and reproductive health among arabs", G. Tadmouri, M. Al Ali, N. Al Khaja et s.
(8) M. Bildirici et al., Journal of Family history, 2010.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
PUISQUE LA CONSAGUINITE EST SI NEFASTE, ESSAYONS LE METISSAGE

Il est tout à fait surprenant de constater que les anciens immigrés sont enclins à se marier entre eux plutôt que de contracter des mariages mixtes. Les mariages mixtes sont un moyen radical de promouvoir la mixité culturelle qui est une des formes les plus intéressantes de la dynamique interculturelle.
MG


"Sharia4Belgium favorise l'engagement de citoyens européens en Syrie"


Ce rapport confirme ce que savait déjà la justice belge.
L'office de police criminelle intergouvernemental Europol met en garde, dans la dernière édition de son "EU Terrorism Situation and Trend Report", contre les organisations musulmanes radicales, telles que Sharia4Belgium. "Il existe des preuves du fait que l'idéologie véhiculée par Sharia4Belgium et d'autres groupes a joué un rôle dans la radicalisation et l'engagement de certains citoyens européens dans le conflit syrien", peut-on notamment lire dans ce rapport, qui souligne en outre que le nombre d'actes terroristes a augmenté en Europe en 2012.
"En 2012, certaines organisations musulmanes radicales, comme Sharia4Belgium et Sharia4Holland, ont attiré l'attention d'un public plus large. Elles prennent garde à ne pas appeler directement leurs partisans à commettre des actes terroristes, mais elles admirent des groupes qui mènent des activités terroristes et considèrent les terroristes eux-mêmes comme des héros", d'après Europol.
Lors de leurs activités, les groupements Sharia4 diffusent une interprétation très intolérante de l'islam "notamment en soutenant des actions violentes au nom de la religion, dans le domaine public, et en exposant certaines personnes vulnérables à des idées radicales. Certains membres de ces groupes ont par ailleurs été impliqués dans des faits de violences contre des citoyens mais aussi des forces de l'ordre dans certains États membres en 2012."
Le rapport confirme également que plusieurs résidents belges, âgés pour la plupart entre 18 et 24 ans, se sont rendus en Syrie pour combattre. Europol comptabilise par ailleurs 17 victimes d'attentats terroristes au sein de l'Union européenne l'an dernier. Un cas est recensé en Belgique, celui d'un imam décédé dans l'incendie criminel d'une mosquée d'Anderlecht, le 12 mars 2012.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
AGIR EN AMONT PAS EN AVAL

On finira par le savoir. En revanche, pas un mot sur la formation des imams par nos universités, pas un mot sur le contrôle des mosquées douteuses, pas un mot sur le discours des imams et profs de religions dans certaines écoles. C'est en amont que le politique doit agir, pas en aval quand il est trop tard. Gouverner c'est prévoir, disait-on autrefois. Un précepte qui n'a vraiment plus cours aujourd'hui.
MG

Denis Ducarme: «Maingain se positionne à des fins électorales»

Pascal Lorent

Les propos d’Olivier Maingain dans Le Soir de ce jeudi ont fait réagir les milieux libéraux. Denis Ducarme a décidé de répondre au président du FDF.

Dans Le Soir de ce jeudi, Olivier Maingain n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. Le président des Fédéralistes Démocrates Francophones (FDF) a taxé son ancien allié du MR de « conservateur » et de « capitaliste débridé », revendiquant désormais le projet du libéralisme social. Des propos qui ont fait réagir dans les milieux libéraux, où la voix de stentor de Denis Ducarme s’est fait entendre. Le député fédéral MR répond à Olivier Maingain.
Olivier Maingain affirme que les libéraux sociaux, c’est le FDF. C’est vrai ?
Faisons un peu d’Histoire. La première fois que le terme du libéralisme social a été utilisé, c’était en 1989. Daniel Ducarme était vice-président du PRL. Puis, cela a été promu par Louis Michel au moment de la création du MR. Et comme l’explique la charte, le manifeste du Mouvement Réformateur, en 2002, il est fondé sur le principe de la réconciliation, par rapport à un PS qui tente régulièrement d’exhumer la lutte des classes. Le MR se veut donc au centre, au centre des préoccupations des gens. Et Charles Michel développe encore cette dynamique sur deux jambes pour assurer tout à la fois la compétitivité de nos entreprises et le pouvoir d’achat des gens. Nous plaidons pour que le fruit du travail soit à portée des travailleurs mais aussi pour une Sécu qui protège les plus faibles et les malades. En Belgique, je dirais que nous manquons de libéralisme. Mais je pense également que ce libéralisme connaît des excès sur le plan international. Nous n’avons donc pas de leçons à recevoir.
LE MR N’EST PAS DEVENU UN PARTI CONSERVATEUR ?
J’aime le débat d’idées. Quand je regarde l’évolution du FDF, que vois-je ? Il y a sept ou huit ans, Olivier Maingain a fait congrès avec les « réformistes sociaux », terme d’inspiration marxiste. Puis, il est venu avec les « réformateurs sociaux ». Et maintenant, il parle des « libéraux sociaux ». Je ne sais pas qui il compte encore abuser. Je n’explique pas les mues idéologiques du FDF. Mais son positionnement est pseudo-idéologique et de nature opportuniste, à des fins électorales. Cela ressemble à un tour de chauffe d’avant congrès. Mais personne n’est dupe.
LE FDF N’EST PAS LIBERAL SOCIAL, ALORS ?
Si Olivier Maingain veut devenir libéral social, une idée qu’il a contrée quand il était au sein du MR, c’est très bien. Mais qu’il ne prétende pas qu’il est le seul et ne revendique pas un droit de propriété. Cela sent la campagne. Au MR, des conservateurs, il y en a très peu. Beaucoup moins qu’au PS. Notre mouvement va du centre à la droite et, sur le plan socio-économique, il se situe au centre-droit.
Paul Magnette a également semblé désigner quand, lors du congrès du PS, il a parlé des « conservateurs » du gouvernement…
Le FDF calque le PS dans ses attaques. (...)
Il vous accuse également de défendre les nantis, ce qui n’est pas sans rappeler l’attaque de Philippe Moureaux, quand il parlait de « parti de rupins »…
C’est assez étonnant de les voir réunis dans le même combat. Et c’est insultant car nous ne sommes pas un parti de classe. Et nos élus locaux sont tout sauf des rupins ou leurs défenseurs. Cela ne ressemble pas à Olivier Maingain, beaucoup plus posé dans un certain nombre de ses analyses. Il sait d’ailleurs que ce n’est pas vrai.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
EGAL A LUI MÊME, DUCARME FILS BRASSE LE VENT

Il parle pour ne rien dire, a de bons relais médiatiques et attaque sauvagement un Olivier Maingain bon gestionnaire de sa commune et agitateur d'idées de première force, qu'on les partage ou pas. Maingain est un pro et pas un fils de, ni un dilettante superficiel en manque de reconnaissance.
Il y a, n'en déplaise à Ducarme fils, dans le parti de Michel fils et père une place pour le Libéralisme social. Plus personne ne semble vouloir l'occuper en ce moment.
Mais qui sait, peut être verra-t-on surgir bientôt un libéral bruxellois téméraire brandissant la bannière d'un libéralisme "pour tous"?
N'est-ce pas en effet le moment de lancer, n'en déplaise au sarkozyen Ducarme de deuxième génération, un message aux électeurs potentiels, petits et grands commerçants bruxellois issus de l'immigration, qui sont autant de libéraux qui s'ignorent mais qui, par habitude, par atavisme communautariste plus que par conviction, le plus souvent votent rouge.

MG