jeudi 25 avril 2013

Denis Ducarme: «Maingain se positionne à des fins électorales»

Pascal Lorent

Les propos d’Olivier Maingain dans Le Soir de ce jeudi ont fait réagir les milieux libéraux. Denis Ducarme a décidé de répondre au président du FDF.

Dans Le Soir de ce jeudi, Olivier Maingain n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. Le président des Fédéralistes Démocrates Francophones (FDF) a taxé son ancien allié du MR de « conservateur » et de « capitaliste débridé », revendiquant désormais le projet du libéralisme social. Des propos qui ont fait réagir dans les milieux libéraux, où la voix de stentor de Denis Ducarme s’est fait entendre. Le député fédéral MR répond à Olivier Maingain.
Olivier Maingain affirme que les libéraux sociaux, c’est le FDF. C’est vrai ?
Faisons un peu d’Histoire. La première fois que le terme du libéralisme social a été utilisé, c’était en 1989. Daniel Ducarme était vice-président du PRL. Puis, cela a été promu par Louis Michel au moment de la création du MR. Et comme l’explique la charte, le manifeste du Mouvement Réformateur, en 2002, il est fondé sur le principe de la réconciliation, par rapport à un PS qui tente régulièrement d’exhumer la lutte des classes. Le MR se veut donc au centre, au centre des préoccupations des gens. Et Charles Michel développe encore cette dynamique sur deux jambes pour assurer tout à la fois la compétitivité de nos entreprises et le pouvoir d’achat des gens. Nous plaidons pour que le fruit du travail soit à portée des travailleurs mais aussi pour une Sécu qui protège les plus faibles et les malades. En Belgique, je dirais que nous manquons de libéralisme. Mais je pense également que ce libéralisme connaît des excès sur le plan international. Nous n’avons donc pas de leçons à recevoir.
LE MR N’EST PAS DEVENU UN PARTI CONSERVATEUR ?
J’aime le débat d’idées. Quand je regarde l’évolution du FDF, que vois-je ? Il y a sept ou huit ans, Olivier Maingain a fait congrès avec les « réformistes sociaux », terme d’inspiration marxiste. Puis, il est venu avec les « réformateurs sociaux ». Et maintenant, il parle des « libéraux sociaux ». Je ne sais pas qui il compte encore abuser. Je n’explique pas les mues idéologiques du FDF. Mais son positionnement est pseudo-idéologique et de nature opportuniste, à des fins électorales. Cela ressemble à un tour de chauffe d’avant congrès. Mais personne n’est dupe.
LE FDF N’EST PAS LIBERAL SOCIAL, ALORS ?
Si Olivier Maingain veut devenir libéral social, une idée qu’il a contrée quand il était au sein du MR, c’est très bien. Mais qu’il ne prétende pas qu’il est le seul et ne revendique pas un droit de propriété. Cela sent la campagne. Au MR, des conservateurs, il y en a très peu. Beaucoup moins qu’au PS. Notre mouvement va du centre à la droite et, sur le plan socio-économique, il se situe au centre-droit.
Paul Magnette a également semblé désigner quand, lors du congrès du PS, il a parlé des « conservateurs » du gouvernement…
Le FDF calque le PS dans ses attaques. (...)
Il vous accuse également de défendre les nantis, ce qui n’est pas sans rappeler l’attaque de Philippe Moureaux, quand il parlait de « parti de rupins »…
C’est assez étonnant de les voir réunis dans le même combat. Et c’est insultant car nous ne sommes pas un parti de classe. Et nos élus locaux sont tout sauf des rupins ou leurs défenseurs. Cela ne ressemble pas à Olivier Maingain, beaucoup plus posé dans un certain nombre de ses analyses. Il sait d’ailleurs que ce n’est pas vrai.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
EGAL A LUI MÊME, DUCARME FILS BRASSE LE VENT

Il parle pour ne rien dire, a de bons relais médiatiques et attaque sauvagement un Olivier Maingain bon gestionnaire de sa commune et agitateur d'idées de première force, qu'on les partage ou pas. Maingain est un pro et pas un fils de, ni un dilettante superficiel en manque de reconnaissance.
Il y a, n'en déplaise à Ducarme fils, dans le parti de Michel fils et père une place pour le Libéralisme social. Plus personne ne semble vouloir l'occuper en ce moment.
Mais qui sait, peut être verra-t-on surgir bientôt un libéral bruxellois téméraire brandissant la bannière d'un libéralisme "pour tous"?
N'est-ce pas en effet le moment de lancer, n'en déplaise au sarkozyen Ducarme de deuxième génération, un message aux électeurs potentiels, petits et grands commerçants bruxellois issus de l'immigration, qui sont autant de libéraux qui s'ignorent mais qui, par habitude, par atavisme communautariste plus que par conviction, le plus souvent votent rouge.

MG

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