mardi 16 avril 2013

Deux mineurs d'âge seraient partis via Bruxelles National le 4 avril

belga La Libre

Il semblerait que ce soit un frère aîné déjà en Syrie depuis un certain temps qui ait convaincu son petit frère de le rejoindre entraînant avec lui un camarade de classe.
Deux jeunes gens sans histoire, âgés de 16 ans et fréquentant l'Athénée Fernand Blum, à Schaerbeek, seraient partis en Syrie le 4 avril dernier, durant les vacances scolaires, en empruntant, apparemment sans difficulté, un vol au départ de l'aéroport de Bruxelles National, s'est inquiété mardi l'échevin de l'Enseignement de la commune de Schaerbeek, Michel De Herde.
"Ce lundi 15 avril après-midi, nous avons été prévenu par le Préfet de l'athénée communal Fernand Blum sis à Schaerbeek que deux jeunes de 16 ans scolarisés en quatrième secondaire seraient partis vers la Syrie. Le préfet en a été informé notamment par les deux familles qui nous demandent de conserver l'anonymat", a expliqué l'échevin.
Selon celui-ci, un des deux adolescents est domicilié à Vilvorde tandis que l'autre l'est à Schaerbeek. Le préfet a signalé que ces deux jeunes avaient "une scolarité exemplaire exempte de redoublement et de problèmes de comportement. Aucun signe avant-coureur n'avait été repéré ni par les professeurs de cours généraux ni par le professeur de religion islamique", a ajouté l'échevin FDF.
D'après lui, il semble que ce soit un frère aîné déjà en Syrie depuis un certain temps qui ait convaincu son petit frère de le rejoindre entraînant avec lui un camarade de classe.
"Nous nous interrogeons sur les failles des services de douane et de sécurité de l'aéroport ainsi que sur la négligence de la compagnie aérienne qui ont laissé deux mineurs d'âge embarquer vers le Moyen-Orient sans autorisation parentale", a déploré l'échevin.
Pour lui, s'il y a une mesure de sécurité à prendre pour éviter de nouveaux départs, c'est le renforcement drastique des contrôles d'âge dans les aéroports du Royaume, du ressort de la ministre de l'Intérieur, Mme Milquet.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ECOLE BUISSONIERE DUN GENRE NOUVEAU.
"Une scolarité exemplaire exempte de redoublement et de problèmes de comportement. Aucun signe avant-coureur n'avait été repéré ni par les professeurs de cours généraux ni par le professeur de religion islamique"
On croit rêver. En somme ceci anéantit le cliché de l'ado frustré rejeté par l'école et la société. On aurait affaire au contraire à deux futurs universitaires partis faire l'école buissonnière en Syrie avec le grand frère.
Il n'est pas impossible que partis au début des vacances de printemps (on ne dit plus de Pâques) les deux compères aient eu l'intention de rentrer pour la reprise des cours. Mais voilà ils ne sont pas rentrés.
Ces informations donnent un éclairage nouveau à ce qui est plus qu'un fait divers: un vrai fait de société.
Imaginons qu'ils reviennent avant les examens de juin. Seront-ils réintégrés dans l'école, par la communauté scolaire, par le pouvoir organisateur schaerbeekois?
On peut exclure un élève pour faits de drogue, de racket, de vol, de violence etc... Mais pour être parti en Syrie?
On imagine que la communauté éducative et le pouvoir organisateur sont en émoi et face à un abîme de perplexité.
MG

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