jeudi 4 avril 2013

La famille d'un jeune Belge parti en Syrie soutient le Vlaams Belang

Belga et La Libre

La famille espère faire condamner les personnes responsables de l'endoctrinement du jeune homme.
La famille de Brian De Mulder, un jeune Flamand de 19 ans converti au salafisme et parti combattre en Syrie, a annoncé mercredi avoir déposé une plainte contre X. Ses mère, tante et soeur ont donné une conférence de presse aux côtés de Filip De Winter, le leader islamophobe du Vlaams Belang.
La famille espère faire condamner les personnes responsables de l'endoctrinement du jeune homme, qui n'a plus donné signe de vie depuis des mois, a expliqué sa tante, Ingrid De Mulder. La plainte se fonde d'une part sur la loi interdisant les milices privées et de l'autre sur un traité international relatif aux mercenaires.
La démarche est aussi politique. La famille assure vouloir éviter à d'autres de connaître cette situation. "Nous n'étions pas contre la conversion de Brian à l'islam, mais il s'agissait en fait d'un foyer de radicalisme. Le danger est plus grand que le public le croit", a affirmé Ingrid de Mulder.
La famille souscrit aux mesures proposées par Filip De Winter pour lutter contre l'endoctrinement, comme la fermeture de mosquées où sont véhiculées des idées extrémistes, l'expulsion des leaders radicaux et l'accompagnement des jeunes.
JUSQU'A "600 EUROPEENS" ONT REJOINT LA REBELLION EN SYRIE, SELON UNE ETUDE
Jusqu'à "600 Européens" ont rejoint la rébellion syrienne pour combattre les forces gouvernementales, révèle mercredi une étude réalisée par le Centre international des études de la radicalisation (ICSR) du King's College de Londres.
"Entre 140 et 600 Européens se sont rendus en Syrie depuis le début de l'année 2011, ce qui représente entre 7 et 11% de l'ensemble des combattants étrangers", peut-on lire dans cette étude.
Ces chiffres sont fondés sur "450 sources, issues des médias arabes et occidentaux, ainsi que sur des avis de décès en martyr diffusés
L'étude évalue le nombre des combattants étrangers à 2.000 à 5.500. Les combattants européens sont originaires de 14 pays parmi lesquels la France (entre 30 et 92 combattants selon les estimations), l'Allemagne (de trois à 40), le Royaume-Uni (de 28 à 132), l'Irlande (26), la Belgique (de 14 à 85), le Danemark (de trois à 78) et les Pays-Bas (de cinq à 107 combattants).
L'Espagne, la Suède, le Kosovo, la Finlande, la Bulgarie, l'Autriche et l'Albanie sont également cités, mais comptent moins de dix combattants chacun. Selon cette étude, "entre 70 et 441 Européens sont toujours actuellement en Syrie", ce qui "suggère que la plupart des Européens qui se sont rendus en Syrie, sont toujours en train de combattre", précise l'ICSR.
L'étude souligne en outre que tous les étrangers qui combattent en Syrie ne sont pas des islamistes et que les raisons les plus citées pour expliquer cet engagement sont "les images horribles du conflit", les "histoires racontant les atrocités commises par les forces gouvernementales" et "l'impression d'une absence de soutien des pays arabes et occidentaux".
"Tous les mouvements rebelles en Syrie ne sont pas djihadistes et tous les groupes djihadistes ne sont pas liés à Al-Qaïda", précise Aaron Y. Zelin, le chercheur auteur de l'étude.
"Tous ceux qui ont rejoint les rebelles syriens ne sont pas liés à Al-Qaïda et seul un petit nombre d'entre eux sont susceptibles de participer à des actes terroristes après leur retour en Europe", ajoute-t-il.
"Ceci dit, il serait erroné de conclure que les individus qui ont été formés et ont combattu en Syrie ne constituent pas une menace potentielle", estime cet expert.
Le mois dernier, les Pays-Bas ont remonté à "substantiel" le niveau du risque d'une attaque terroriste, affirmant que la menace accrue provenait principalement du retour de djihadistes ayant combattu en Syrie.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE VLAAMS BELANG SE FROTTE LES MAINS
Habilement, le Vlaams Belang est en train de récupérer cette affaire dont on ne voit pas en quoi elle le concerne. Où est et que fait la Task Force de Joëlle Miquet dont elle proclama la création à grands cris?
Nous publions en annexe le communiqué des musulmans progressistes de Belgique qui nous impressionne par sa lucidité, sa modération et son souci de prendre ses distances avec les jeunes exaltés parti combattre sur le front syrien.
MG


Communiqué de Presse DE MUSULMANS PROGRESSISTES DE BELGIQUE ASBL

DEPARTS EN SYRIE : QUI NE DIT MOT CONSENT !
L’actualité tristement houleuse en Syrie n’est pas sans répercussions dans le monde et donc dans notre plat pays. On a ainsi appris que de nombreux départs de jeunes Belges musulmans radicalisés ont eu lieu en direction de la Syrie afin de « combattre » le régime en place. Qu’il s’agisse de convertis ou de musulmans de naissance, ils ont en tout cas des points communs : ils sont jeunes, ils sont scandalisés de la situation syrienne et ils ont été embrigadés par les promoteurs du « djihadisme ». Leur endoctrinement et cette volonté incompréhensible de mourir au combat doit nous inquiéter. En effet, laisser sa famille et son entourage pour s’impliquer avec les armes dans un conflit qui n’est pas directement le nôtre, c’est ajouter du malheur à son entourage.
Le président démissionnaire de la Coalition Nationale Syrienne (CNS) a reconnu qu’il avait reçu des lettres de parents dont les enfants étaient en Syrie. Celui-ci a déclaré : «Je dis à tous ces gens : si votre famille a besoin de vous, ne venez pas ici, prendre soin de vos parents, qu'ils soient musulmans ou non, est le plus important que de faire ce ‘jihad’.»
Il est à remarquer, par ailleurs, que ces « djihadistes » en herbe, s’ils reviennent vivants de leur périple, se voient ajouter la pratique de la violence à la théorie qu’ils avaient en partant. La sécurité de nos concitoyens sur notre territoire est ainsi engagée pré et post séjour en Syrie. Rappelons-nous l’incendie criminel commis par un illuminé dans une mosquée d’obédience chiite faisant un mort (l’imam): l’auteur avait évoqué le conflit syrien. La folie meurtrière peut se reproduire aisément si l’on n’y prend pas garde. D’où l’importance que les autorités prennent leurs responsabilités en la matière.
La nécessité de prévenir ce genre de comportement est donc claire. Des jeunes gens aussi rapidement embrigadés le sont notamment par le biais de discours séducteurs et prétendant à la seule « Vérité ». Faute de discours alternatif ou de condamnation sans équivoque de ces idéologies, il ne faut pas s’étonner que certains esprits faibles y adhèrent. En particulier, dans ce climat grandissant d’islamophobie qui pousse certains à ne plus croire aux valeurs de notre pays.
Musulmans Progressistes de Belgique appelle les associations musulmanes et les mosquées à se positionner clairement sur cette problématique et à produire un discours citoyen et théologique
permettant de contrer les discours radicalisants et prévenir ainsi ce type de départ pour la Syrie.
Musulmans Progressistes de Belgique reste à disposition des familles, acteurs sociaux ou autres institutions afin de trouver des solutions à ce problème récurrent.

lameuse.be
La mère de Brian de Mulder et Filip Dewinter, le leader du Vlaams Belang.


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