lundi 29 avril 2013

Les FDF exposent leur modèle social-libéral


Belga Le Soir
Dans son manifeste idéologique, le FDF veut convaincre qu’il ne s’occupe pas que de l’institutionnel. Le chef de groupe FDF au parlement bruxellois Didier Gosuin a expliqué la marche à suivre : « Je ne suis pas socialiste mais je veux réduire la fracture sociale. Je ne suis pas libéral, mais j’accepte l’économie de marché ».

Quelque 350 militants des FDF réunis dimanche à Woluwe Saint-Pierre ont donné leur feu vert, à l’unanimité moins une voix, à un Manifeste qui revisite leurs fondements idéologiques. Leur départ du MR et la crise économique n’ont pas entamé leur credo dans un modèle libéral social.
Dans ce document d’une quarantaine de pages, la formation amarante se veut « résolument progressiste » et rejette « toutes formes de conservatisme de droite comme de gauche, de protectionnisme écolo ou populiste et de nationalisme ».
UN ETAT FEDERAL DANS UNE EUROPE FEDERALE RENFORCEE
Sur le plan institutionnel, le parti affirme plus que jamais que la réforme de l’Etat en cours mène au confédéralisme. Dans ce contexte, il importe selon lui de renforcer les liens entre Bruxelles et la Wallonie. Les FDF entendent promouvoir un Etat fédéral dans une Europe fédérale renforcée, plus protectrice des citoyens. Ils veulent infléchir les forces du marché pour les mettre au service du bien-être collectif.
Ils veulent ainsi revoir à la baisse les charges sur le travail pour les resituer dans la moyenne européenne et davantage taxer les revenus de la spéculation et les atteintes à l’environnement.
Les FDF prônent un investissement prioritaire dans le capital humain à travers l’enseignement, la formation, et l’innovation pour mieux faire éclore les idées nouvelles, en particulier chez les jeunes.
« Je refuse d’être le clone de Paul Magnette, de Charles ou de Louis Michel »
Sur le plan social, le Manifeste soutient le principe de la solidarité interpersonnelle, fondée sur le concept de responsabilisation de tous les acteurs publics et privés.
« Je refuse d’être le clone de Paul Magnette, de Charles ou de Louis Michel. Je ne suis pas socialiste mais je veux réduire la fracture sociale. Je ne suis pas libéral, mais j’accepte l’économie de marché. Socialistes et libéraux se détestent mais veulent tout dominer… Nous devons être ceux qui éclairent la crise d’une autre lumière, sans manichéisme, ni dogmatisme », a déclaré Didier Gosuin, dans une allocution prononcée dimanche au terme du Congrès idéologique des FDF, à Woluwe-Saint-Pierre.
Pour lui, la résolution de la crise demande courage, audace, lucidité, « et sans doute aussi une dose d’impopularité », ce que ne font pas les partis au pouvoir, qui refusent de s’engager dans des décisions structurelles à fort risque électoral. Or, l’absence de vérité dans l’analyse et de mesures structurelles autres que budgétaires mettent en danger le modèle social belge.
Les FDF veulent raboter l’indexation sur les hauts salaires, et simplifier la fiscalité, qui doit être progressive. Pas question pour eux de détricoter la sécurité sociale qui évite la chute des plus précarisés dans une pauvreté irréversible, mais il faut tendre vers un statut unique de la personne protégée.
UN MODELE LIBERAL ET SOCIAL D’INSPIRATION DU NORD
Leur modèle de référence plaide pour l’intégration de la dimension environnementale dans tous les processus de décisions économiques et sociales. Il entend enfin renforcer la transparence, et l’évaluation des politiques publiques. On épinglera à ce sujet la volonté FDF de rationaliser les organismes publics en supprimant à terme les intercommunales.
Selon Didier Gosuin, le modèle libéral et social des FDF est d’inspiration du nord, « mais pas chez Bart (Ndlr : De Wever), parce qu’il faut s’inspirer des systèmes les plus justes et les plus efficaces, tant socialement qu’économiquement ».


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
CHARLES MICHEL COIFFÉ AU POTEAU

Charles Michel fut dépassé sur sa droite par Destexhe, Ducarme et surtout Reynders-Dedecker; à sa gauche le FDF, fort de ses trois gestionnaires municipaux (Maigain, Gossouin et Clerfayt), lui rafle son créneau porteur: le libéralisme social. Il lui reste le centre que semble vouloir lui disputer un CDH revenu à son dogme personnaliste d'antan.
On parle beaucoup d'une alliance post-électorale régionale entre le MR et le PS qui se haïssent dans tous les médias. (ce ne serait que du cinéma)
Mais qu'en serait-il de cet accord si le FDF devait cartonner en 214 et/ou les verts également?
On imagine que Charles Michel sortira du bois au rassemblement bleu du 1er mai. Quel lapin le fils de Louis sortira-t-il de son chapeau ?
L'interculturel? On peut rêver!
MG


Aucun commentaire: