mardi 23 avril 2013

Wereldleider Sharia waarschuwt België


'De moslims in België zijn brave mensen, maar met dit soort acties en met al die verboden op klederdracht en sluiers, krijgen die mensen het signaal: jullie voeren echt strijd tegen de islam! En wij zien jullie nog steeds als onze vriendelijke buren? Je mag niet met vuur spelen.' Dat zegt sjeik Omar Bakri Mohammed, de geestelijke leider van de wereldwijde Sharia-beweging, dinsdag in een interview met het actualiteitenmagazine van VTM, Telefacts.

Het interview vond plaats bij de sjeik thuis in Libanon, op het ogenblik dat er in België verschillende leden van Sharia4Belgium werden gearresteerd. Bakri Mohammed waarschuwt ons land dat dit een gevaarlijk precedent kan zijn.
Bakri Mohammed is een haatprediker. Begin 2005 zei hij dat de Britse overheid het samenlevingsverdrag met de moslims had verbroken en dat acties niet zouden uitblijven. Die zomer ontploften in Londen drie bommen op bussen en in de metro. Bij de daders waren aanhangers van Bakri Mohammed.
De man werd verbannen uit Groot-Brittannië en woont nu in Tripoli. Van daaruit ronselt hij jonge moslims om te gaan vechten in Syrië. Bakri Mohammed heeft een directe lijn met extremistische rebellen aan het front.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"LES MAITRES D'ILLUSION ET LES INSTIGATEURS SOURNOIS"

On est toujours sans nouvelles des deux élèves de l'athénée Fernand Blum partis en Syrie rejoindre les forces d'opposition au régime.

A l'évidence, à Schaerbeek c'est l'état de choc et le branle-bas de combat, aussi bien autour du bourgmestre et de son collège, de son opposition, qu'au sein de l'enseignement communal et dans la communauté musulmane. De Standaard nous apprend qu'une des mamans désespérée est partie à la recherche de son fils et se trouve actuellement en Turquie, à la frontière syrienne.

A l'athénée Blum, on tresse des couronnes de fleurs virtuelles et on se prépare à recevoir les fils prodigues à leur retour sans envisager une seconde qu'ils ne rentreront sans doute pas. La maison communale cherche le dialogue avec les mosquées en vue d'un ou plusieurs gestes forts, une sorte de coalition contre l'islamisme rampant incarné par Sharia4 dont VTM a interviewé le leader Bakri Mohammed, prédicateur de la haine (haatprediker), "instigateur sournois" et "maître d'illusion".

Nous avons personnellement eu hier deux longues conversations très denses avec deux anciens élèves de culture et d'orientation musulmane de ce même athénée Fernand Blum qui fut le mien.
J'ai retrouvé dans les propos, l'attitude et l'engagement de ce presque trentenaire et de ce quinquagénaire l'esprit Blum qui m'a tant marqué.
Ce sont des gens comme eux qui feront reculer la crispation identitaire, qui divise, qui entache les relations entre communautés de diverses origines quand il faudrait apprendre à regarder ensemble vers l'avant.

Je lisais hier l'interview de Frédéric Flamand, un autre ancien de Blum dans le Vif:
"On est dans un monde qui pense de plus en plus que le changement, les grandes innovations, sont la réponse à tout."
"Nous sommes dans un monde difficile, les grandes utopies sont loin. C’est justement pour cela qu’il faut relancer l’utopie. La création artistique est sans doute l’un des moyens, aussi modeste soit-il, de le faire. Pour au moins continuer à ouvrir les mentalités et montrer que les choses sont possibles. Ouvrir donc les mentalités, développer l'interculturel et l'esprit critique."

Mais c'est quoi l'utopie, à Schaerbeek, quand deux gavroches va-t'en-guerre s'en vont grimper sur le barricades syriennes?
Oui, nous avons parlé longuement et calmement de ces deux jeunes têtes brûlées, de l'éducation hyper protectrice pratiquée dans beaucoup de familles musulmanes schaerbekoises, du relâchement soudain quand survient le divorce et que les ados ne savent plus à quel imam se vouer, de la médiocrité de beaucoup d'imams importés, maîtrisant peu ou prou le français, de la télé éternellement allumée dans les salons et les cuisines diffusant en continu des images atroces du conflit syrien accompagnées d'un commentaire arabe que peu comprennent, du manque de formation critique de beaucoup de profs de religion islamique, des islamistes de rues qui traînent à la sortie des mosquées, dans les parcs, les points de distribution des soupes populaires du zélé converti Denis et de ses acolytes recruteurs proches de Sharia 4 Belgium, ces "maîtres d'illusion".
Surtout du rôle de l'école et de l'importance du discours et de l'attitude des professeurs, y compris ceux qui enseignent la religion islamique.
Et tous les deux d'évoquer la riche personnalité de leur maître de religion B.A., ancien de l'ULB qui leur enseigna une spiritualité musulmane contrastant avec cet islam simplifié pratiqué par beaucoup de familles. Celui qui ressemble à un code de la route simplifié avec des feux rouges, des sens interdits et des interdictions de tourner à gauche ou à droite, et des prescrits licites et illicites.
Ce n'est, m'ont-ils dit, ni le port de barbe ni la djellabah, ni le foulard, ni le niqab qui font le, la vrai(e) musulman(e) mais un code éthique prescrivant l'Agir Bellement et la quête de sens, le cheminement sur la Voie de Rectitude. Surtout le jihad, l'effort, le travail sur soi : Le jihâd par le cœur, invite les musulmans à "combattre afin de s'améliorer et d'améliorer la société"

Il est grand temps de structurer la résistance au totalitarisme islamiste, ce "maître d'illusion", cet Iblis coranique, ce "prince des dénégateurs", cet "instigateur sournois" qui comme le Satan biblique prêche la zizanie et (Méphisto: "je suis l'esprit qui toujours nie") fait le siège des esprits fragiles pour leur inoculer la tentation totalitaire et suicidaire.
Dans le "Yogi et le commissaire" Arthur Koestler distinguait la "foi" communiste du yogi fondée sur la morale en politique et la dérive totalitaire des commissaires du peuple staliniens et ce dès la fin des années 1930, autrement dit l’aveuglement de nature totalitaire et terroriste.
Il serait temps que les croyants sincères, ces hommes et ces femmes désintéressés, secouent le joug, non plus des Borgia du Kremlin, mais des papes de l'islamisme qui rêvent d'instaurer partout où a fleuri le printemps arabe, le grand hiver islamiste, y compris dans nos démocraties européennes et aux Etats-Unis, comme en témoignent les aveux des terroristes tchéchènes responsables de l'horrible attentat de Boston.
La résurgence, en ce début du 21ème siècle, des mouvements religieux, notamment d'un islam dénaturé dans les pays marqués par l’idéologie islamiste montre que les idéaux religieux s’expriment selon deux modalités différentes. Soit, comme Koestler l’a lui-même éprouvé, comme une foi sincère soit, selon la notion élaborée par Freud, comme une « névrose obsessionnelle ». Pour les adhérents toujours plus nombreux de cette tendance intégriste, salafiste, fondamentaliste il s'agit moins d’assumer des croyances intérieurement intégrées, que de respecter formellement une orthopraxie, en obéissant aveuglément et sans réfléchir à des rituels et des prescrits dogmatiques.
Il devient urgent d'analyser en les dénonçant, les mécanismes de la mystification de la terreur islamiste qui partout gagne des parts de marché.
Ainsi que l’a souligné Freud, « les arguments sont de peu de poids contre la puissance de l’illusion » ; « des significations imaginaires censées apporter du sens, une unité et une cohésion, et une finalité ». (Cornelius Castoriadis)
Selon la loi du commissaire, tous les moyens sont appropriés pour atteindre la fin visée : - « la violence, la ruse, la trahison et les poisons » ; il sacrifie toute morale à l’efficacité, il récuse la pitié et les sentiments d’humanité. L’homme, en tant que sujet, devient un facteur négligeable dans la lutte contre le régime bourgeois et capitaliste chez le commissaire, contre la modernité chez les imams, les mollahs et les gourous islamistes de Sahria 4 et de Al Qaïda
Ces "maîtres d'illusion", ces "instigateurs sournois" n'ont qu'une ambition: détruire ce qu’Albert Camus appellait « l’originalité de la nature humaine »
Seule la prise de conscience du rôle essentiel de l’éthique et des forces spirituelles critiques peuvent être opposées au déferlement d’une violence qui frappe des innocents. Il est temps de relire Camus.
Camus souligne, Stéphane Hessel l'a rappelé, le caractère « moral » de la révolte, l’élan, fait d’indignation, de colère, mais aussi de fraternité, d'engagement par lequel le révolté revendique son droit d’affirmer ce qu’il est, ce qu’il pense, en refusant les comportements serviles.

Puissent les hommes de bonne volonté, musulmans et non musulmans, croyants ou non croyants s'unir dans une révolte commune contre les forces irrationnelles et délétères des maîtres d'illusion qu'ils soient islamistes, fondamentalistes, évangélistes, pentecôtistes, communautaristes, populistes, nationalistes, de droite comme de gauche.
MG


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