samedi 4 mai 2013

Bruxelles célèbre la fête de l’Iris, «Le Soir» aussi

Mathilde Liogier
Le Soir

La capitale sera en ébullition ce week-end à l’occasion de la fête de l’Iris. Qui coïncide cette année avec la journée de l’Europe.
Comme chaque année, des animations sont prévues pour tous les publics. Pour les amateurs de musique, des concerts sont organisés dans la soirée Place des Palais : Ann Arbor, Hooverphonic, le Grand Jojo ou encore Mister Cover. Pop, rock, soul, reprises ou titres récents, il y en aura pour tous les goûts. La fête de l’Iris est aussi l’occasion de promouvoir les arts du spectacle et sera une vitrine pour des artistes de tous horizons.
Pour découvrir ou redécouvrir la ville, des guides de l’association Badeaux feront la promotion de l’histoire locale de Bruxelles en sensibilisant pour la défense de l’environnement naturel et architectural. Côté patrimoine, Brussels Info Place mettra en place des animations pour tous.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
BUDGET?

Un ami fonctionnaire à la Region se sent obligé de s'y montrer et faire acte de présence. Et le simple citoyen que je suis est il tenu de faire la fête ce jour là? On fête quoi au juste et ça coûte combien au contribuable? Surtout: à qui cela profite-il?
En quoi cela favorise-t-il le vivre ensemble?
Le grand Jojo est il la métaphore de l'esprit bruxellois?
C'est vraiment se tromper d'époque que d'imaginer pareille chose.
N'aurait-on pas pu, pour le même prix, imaginer quelque chose qui, dans l'esprit de couleur café participe du caractère cosmopolite de la ville et le mette en valeur?
Cette programmation nous semble s'adresser à un peuple bruxellois qui n'existe plus depuis des décennies. Annie Cordy, on a adoré mais c'est terminé, ses fans terminent leur vie dans les maisons de repos.
Quel contraste avec la belle initiative de la charte citoyenne pour le vivre ensemble. "La charte promeut une politique régionale qui mette en valeur les multiples composantes de la réalité culturelle bruxelloise. Elle réclame un appui plus important aux associations actives dans la promotion du vivre-ensemble. Les gardiens de la charte estiment qu’un enseignement de qualité pour tous est primordial et recommandent un cours de citoyenneté et de philosophie au sein des différents réseaux."
Il serait temps que le monde politique comprennent que c'est dans la promotion du vivre ensemble et de l'interculturel que se jouera le destin et l'avenir de Bruxelles.
La fête de l'Iris est une farce qui nous coûte cher et ne profite qu'à une poignée d'artistes bien vus du pouvoir en place. Circulez, il n'y a rien à fêter.
MG


FETE DE L'IRIS 2013
Le samedi 4 et dimanche 5 mai 2013 dans le centre de Bruxelles.
Comme chaque année, au début du mois de mai, place à la Fête de l'Iris, la fête de la Région de Bruxelles-Capitale. Au programme de ce week-end : des concerts gratuits, les samedi et dimanche et de nombreuses activités grand public.
Samedi 4 mai
Concerts sur la place des Palais :
• 19h30. Annarbor
• 20h30. Hooverphonic (avec orchestre)
Dimanche 5 mai
Entre le Parlement bruxellois et la place Royale :
• 12h-18h. Fête de rue (en présence de 75 associations bruxelloises, d'artistes de rue, d'un village européen,...)
Concerts sur la place des Palais :
• 18h. Le Grand Jojo
• 20h. Mister Cover


DES BRUXELLOIS APPELLENT A SIGNER UNE CHARTE CITOYENNE POUR LE VIVRE ENSEMBLE
Rédaction en ligne
Inquiets des polarisations qui se renforcent dans la société bruxelloise, des citoyens ont appelé à signer, vendredi midi, au Palais des délices, à Saint-Josse-ten-Noode, une charte des Bruxellois pour le Vivre-Ensemble, disponible sur le site www.lapetition.be.

Ses fondateurs espèrent récolter assez de signatures pour remettre légitiment des propositions aux responsables politiques.
La charte promeut une politique régionale qui mette en valeur les multiples composantes de la réalité culturelle bruxelloise. Elle réclame un appui plus important aux associations actives dans la promotion du vivre-ensemble. Les gardiens de la charte estiment qu’un enseignement de qualité pour tous est primordial et recommandent un cours de citoyenneté et de philosophie au sein des différents réseaux. Les signataires s’engagent à lutter contre les discriminations à l’embauche, au logement, à la scolarité, liées au sexe, à l’âge, à l’origine ou à la religion. Ils attendent des politiques qu’ils identifient clairement tout mouvement source de discrimination, de violence ou de haine, qu’ils encouragent la solidarité, qu’ils garantissent la liberté de culte et la séparation des religions et de l’Etat, et qu’ils construisent une société juste sans favoriser ni discriminer aucun groupe.
La considération de la communauté musulmane et les amalgames étaient au coeur des débats. Ainsi, Hamid Benichou, un des fondateurs, estime que des discours antisémites, sexistes ou homophobes devraient être plus réprimés dans les mosquées. «Les politiques se trompent d’interlocuteurs. Ils devraient s’adresser aux associations plutôt qu’aux imams pour représenter la communauté», a-t-il déclaré.

D. R.
Hamid Benichou.


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