mardi 14 mai 2013

BRUXELLES PAS BELLE


Avec ses autoroutes urbaines et ses trottoirs défoncés, la capitale belge est en chantier depuis les années 50. A l’origine de ce chaos, 19 communes plus ou moins autonomes et une évidente mauvaise volonté politique.

PAR JEAN QUATREMER

Pour les fortunes françaises désireuses de fuir l’impôt hexagonal, Bruxelles a deux atouts : son climat fiscal et sa proximité (une heure vingt de Paris en Thalys). Cette proximité est même une nécessité si l’on veut préserver son moral, car l’argent n’est pas tout. Le choc de l’arrivée à destination risque d’en laisser plus d’un sur le carreau tant la capitale belge est laide et sale, hormis des îlots presque miraculeusement préservés. Si les exilés fiscaux n’ont que ce qu’ils méritent, on peut avoir une pensée pour ceux qui y vivent parce que c’est le siège des institutions européennes.

Bruxelles est une «capitale pour rire», pour reprendre l’expression de Baudelaire dans son pamphlet inachevé, la Belgique déshabillée (1864). A l’époque, le poète pouvait se consoler de son exil en parcourant une ville dont il vantait, malgré tout, le modèle urbanistique. Cent cinquante ans plus tard, on devine ici ou là ce qu’elle a pu être et qu’elle n’est plus. La seule ville à laquelle on puisse la comparer est Athènes : même chaos urbanistique, mêmes cicatrices laissées par une spéculation immobilière délirante, mêmes trottoirs défoncés, même saleté (c’est Test-Achats, l’organisation de consommateurs belge, qui le dit), même folie automobile, etc. Mais la capitale grecque a réussi, elle, à éviter les autoroutes qui déchirent Bruxelles comme si elle avait la taille de New York ou de Los Angeles, alors qu’elle dépasse à peine le million d’habitants. Pour décrire ce n’importe quoi qu’est devenue, depuis la fin des années 50, la capitale belge, les urbanistes ont inventé un terme : la «bruxellisation». On se demande comment Dick Annegarn, Néerlandais élevé dans la capitale belge, a pu chanter au milieu des années 70 «Bruxelles ma belle».

«DES NOYAUX ECLATES»

La première chose qu’il faut savoir est que Bruxelles est une illusion. Car la ville historique, c’est seulement le cœur géographique de l’une des trois régions belges (avec la Flandre et la Wallonie) : Bruxelles-Capitale. Bruxelles, ce sont en fait 19 communes (Bruxelles-Ville, Anderlecht, Ixelles, Uccle, Etterbeek, etc.), largement autonomes entre elles et par rapport à la région, qui n’exerce que certaines compétences (ramassage des ordures, gestion d’avenues stratégiques…).

«La Belgique est un pays de communes»,rappelle Charles Picqué, qui a été président socialiste de la région pendant plus de vingt ans et vient de démissionner, c’est dans ces communes que réside le pouvoir, y compris celui de gérer la police. «Bruxelles s’est construite à partir de noyaux éclatés, et non d’un centre, comme Paris ou Londres»,explique Olivier Maingain, patron des Fédéralistes démocrates francophones (FDF, libéral) et bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert, l’une des 19 communes de la région.

Les frontières de ces communes défient toute logique. Elles reposent «sur le tracé des ruisseaux et des propriétés foncières acquises par les communes. Pour ne rien simplifier, le roi Léopold II a annexé à Bruxelles-Ville l’avenue Louise, qui va du palais de justice au bois de la Cambre afin que l’aristocratie n’ait pas à quitter la ville… Il a aussi annexé la commune de Laeken, où se trouve le palais royal, et les squares à l’est de la ville où vivaient les bourgeois afin de contrebalancer le poids du quartier populaire des Marolles.»Résultat, on change trois fois de commune en 50 mètres.

Cela explique l’absence d’unité du mobilier urbain, entre les modèles de poubelles ou de lampadaires par exemple. Pire : si une rue s’effondre - ce qui est fréquent vu la vétusté du réseau d’égouts -, pour peu qu’elle soit à la limite de deux communes, il faudra des mois pour que les autorités se mettent d’accord sur sa réfection. Il en va de même des trottoirs, qui peuvent être entretenus sur 100 mètres et défoncés ensuite. L’un des lieux où se concentrent les boutiques les plus chic, l’avenue Louise, est divisé entre trois communes : Saint-Gilles, Ixelles et Bruxelles, qui gère la rue proprement dite. Et les trottoirs ? «Ce n’est pas clair», rigole Charles Picqué. Alors les voitures s’y garent, laissant à peine 1,20 mètre aux piétons. La police ne sanctionne pas puisqu’on ne sait pas qui est responsable, car la répression des infractions routières, comme le maintien de l’ordre, relève des communes… Se garer en double ou triple file est ici un sport sans danger.«Cet empilement administratif déresponsabilise tout le monde, regrette Raphaël Lederer, conseiller municipal libéral (MR) de Forest. Sur tous les sujets, on entend : "C’est pas nous, c’est le régional", ce qui justifie l’inaction. Et pourtant, Bruxelles-Capitale compte 685 conseillers communaux, 200 échevins [adjoints au maire, ndlr], 89 députés régionaux, 5 ministres et 3 secrétaires d’Etat.»

UNE SUCCESSION DE TUNNELS

Pour se rendre compte du visage qu’offre Bruxelles, il suffit de prendre le taxi de la gare du Midi, point d’arrivée des trains internationaux, jusqu’aux institutions européennes, souvent le seul aperçu de la ville qu’auront ceux qui viennent y travailler. A peine sorti de la gare, on emprunte à grande vitesse la «petite ceinture», une autoroute à quatre voies isolant le centre historique, l’équivalent des Ier et IIe arrondissements de Paris. C’est une succession detunnels et de voies de sortie qui sont en même temps des voies d’accès où les voitures se croisent comme elles le peuvent (les accidents mortels sont légion). Ensuite, la rue Belliard mène aux institutions, avant de se transformer en tunnel pour rejoindre les grands boulevards (à quatre ou six voies) de l’est de la ville, puis le «ring», la troisième ceinture d’autoroutes qui enserre Bruxelles. La rueBelliard, ce sont cinq voies à sens unique, bordées d’immeubles affreux des années 50 ou 60, avec des trottoirs défoncés d’à peine 1,50 mètre, sans arbres mais encombrés de panneaux de signalisation, d’armoires électriques ou téléphoniques, et de rares poubelles. Ici, on est piéton à ses risques et périls (Bruxelles est l’une des villes les plus dangereuses d’Europe pour les piétons et les cyclistes).

Parallèle à la rue Belliard, la rue de la Loi, autoroute qui mène au centre-ville. Continuation de l’E40, elle surgit d’un tunnel. Même ramenée il y a quelques années de cinq à quatre voies, cette tranchée est impressionnante. Ces deux autoroutes - qualifiées «d’égouts à bagnoles» par Charles Picqué - qui encadrent le quartier européen ne sont pas les seules à Bruxelles. Même les Champs-Elysées locaux, l’avenue Louise, ont été transformés en une tranchée infranchissable : quatre voies et une succession de tunnels menant vers le bois de la Cambre et les quartiers Sud, une voie en contre-allée de part et d’autre (six voies en tout) et des trottoirs limités à leur plus simple expression. Parcourir Bruxelles, c’est parcourir l’Europe du tout-voiture des années 60. Toutes les villes européennes essayent de démolir ces aspirateurs à voitures, pas Bruxelles, ville la plus encombrée du monde occidental, loin devant Paris (en 6e position).

«UNE SORTE DE WASHINGTON»

«La ville a été sciemment détruite dans les années 50-70. Depuis ce moment-là, on peut parler de bruxellisation, raconte Maingain.Pour l’Etat, Bruxelles devait devenir une ville administrative, une sorte de Washington, où personne ne dormait. D’où ces autoroutes qui amènent le flux des travailleurs vivant en Flandre ou en Wallonie. Les Flamands, qui détestaient cette ville devenue francophone tout en étant située en Flandre, ont tout fait pour la détruire.» L’Exposition universelle de 1958 a servi de prétexte au début des travaux. La petite ceinture est alors réalisée afin d’amener les visiteurs de la gare du Midi vers le plateau du Heysel (où se trouve l’Atomium). Puis les travaux s’accélèrent : Bruxelles doit être traversée par des autoroutes sur viaducs. Dans le même temps, la ville est livrée aux spéculateurs immobiliers. On n’hésite pas à démolir un patrimoine inestimable pour bâtir des immeubles dans le style utilitariste des années 60-70. La Maison du peuple, œuvre majeure de l’architecte Horta, est rasée en 1964, l’hôtel d’Ursel (près de la gare Centrale) est remplacé par une tour sans âme ; la rue Sainte-Gudule, la rue de Ligne, le boulevard Anspach, la place de la Monnaie sont livrés aux pelleteuses et des horreurs architecturales - telle la Cité administrative bâtie entre 1958 et 1983, et aujourd’hui à l’abandon - s’élèvent à la place de monuments historiques.

Les Bruxellois, longs à la détente, ont fini par se révolter. La traversée de la ville par des autoroutes est abandonnée au début des années 70, mais il faudra attendre 1989 et la création de la région de Bruxelles-Capitale, qui redonne le pouvoir urbanistique à la ville, pour que la «bruxellisation» ralentisse puis cesse dans les années 90.

Certes, en vingt ans, beaucoup de choses ont changé. Des rues délaissées ont étéréasphaltées, des trottoirs refaits, des espaces piétonniers aménagés, des transports en commun créés, des immeubles des années 50-60 démolis, la construction de tours interdite. Mais tout cela à dose homéopathique, selon le bon vouloir des communes. Il n’est pas rare qu’une rue à peine refaite soit à nouveau défoncée pour d’autres travaux, que des chancres urbains subsistent ou que des vestiges du patrimoine résistent par miracle, comme les façades de la magnifique place des Martyrs. Alors que Berlin a réussi à se transformer en une capitale moderne, Bruxelles fait du sur-place.

«VICTIME DU MAL BELGE»

«La région a échoué, estime Olivier Maingain.Elle n’a pas réussi à créer un espace public cohérent faute de volonté politique.» C’est aussi la faute des communes, qui refusent toute fusion afin de conserver leurs prérogatives.«Bruxelles est victime du mal belge, de son fédéralisme de territoires et de communautés linguistiques», se défend Picqué. En effet, si les communes refusent toute fusion, c’est pour éviter que les Flamands, surreprésentés au niveau régional (20% des mandats pour 5% de la population), ne voient leurs pouvoirs étendus aux 19 communes.

Et c’est aussi que Bruxelles est une ville pauvre. Le chômage y dépasse les 20% en raison d’une forte population immigrée qui ne parle pas flamand alors que le bilinguisme est exigé pour trouver un emploi. Et, surtout, les 350 000 «navetteurs» qui déferlent chaque jour sur la ville n’y payent pas d’impôts, pas plus que les Européens. Bruxelles dépend donc de la manne fédérale. Ce qui explique que la région refuse de démolir les autoroutes qui défigurent la ville : cela fâcherait la riche Flandre qui veut pouvoir continuer à y accéder en voiture…



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LOOK UPON THE BRIGHT SIDE OF BRUSSELS

 

Certes rien n'est vraiment faux dans ce portrait au vitriol de Bruxelles. Libé est volontiers iconoclaste.  On regrettera que seuls s'expriment ici Olivier Maingain, le très arrogant maire de Woluwé-Saint-Lambert et président du Front des Francophones c'est-à-dire le pendant bruxellois de la Nieuwe Vlaamse Alliantie de Bart de Wever (qui lui sert à la fois de modèle et d'épouvantail)  et CharlesPicqué, passablement déconfit par ses vingt ans passés à tenir mollement la barre de la Région Bruxelles Capitale.  L'homme quitte le navire, déçu par sa propre incapacité et celle de son parti communautariste à faire de Bruxelles une vraie capitale internationale. On se garde bien de rappeler dans ce papier rageur que bien qu'abritant la population la plus pauvre du pays (autrefois, il y a moins de cinquante ans, c'était la plus riche), elle demeure la troisième région la plus prospère d'Europe. Au vrai, les quartiers privilégiés, ceux du sud de la capitalejouxtant la somptueuse forêt de Soignes où résident les expats et les SDF français sans difficultés financières sont d'une belle qualité urbanistique.

Mais, tous ces émigrés BCBG de la France hollandaise vous le diront, ils sont ravis d'avoir troqué le stress de la vie parisienne pour le bien vivre à Bruxelles. Ils y apprécient la qualité de l'horeca et celle de la vie culturelle particulièrement foisonnante.

Il s'en suit une explosion des prix de l'immobilier dans certaines communes, particulièrement à Uccle ou à Ixelles dans ce qu'on appelle déjà le Petit Paris, autour de la place Brugman, les avenues Lepoutre et Molière que bien des villes nous envient. Il n'y a pas meilleur baromètre de la bonne santé de Bruxelles. D'autant que nombreux sont les eurocrates qui, admis à le retraite, se fixent définitivement à Bruxelles plutôt que de rentrer au pays.

Certes Bruxelles rime avec "bordel" comparée aux grandes villes flamandes, singulièrement Anvers et plus encore Gand qui ont mis la bagnole au pas et fait la part belle aux piétons, aux deux-roues et aux transports en commun. C'est bonheur de s'y détendre et d'y flâner. Ce dont Bruxelles, qui ne manque pas d'espace verts, de parcs et de lieux charmants, a besoin c'est d'un Ministre Président visionnaire dirigeant l'exécutif d'une main de fer en n'hésitant pas, fort de l'appui du peuple bruxellois et de son Parlement, de faire des vagues quitte à faire tanguer la barque: bref le contraire de Charles le Mol. New-York s'est métamorphosée en quelques années grâce au dynamisme de son maire Rudolph W. Giuliani. Ce fut pareil pour Anvers avec Patrick Janssens et Gand avecDaniel Termont.

La succession Picqué est ouverte, aux Bruxellois de faire le bon choix. Pas question d'affirmer que Bruxelles est un modèle de gestion, de gouvernance comme in dit aujourd'hui. Assurément le contraire est vrai.

Les Flamands comme les Wallons sont arrivés à leurs fins. Il y a cinquante ans, ils rêvaient de "dégraisser Bruxelles", capitale des stoeffers et des dikken neksc'était leur slogan. C'est fait, la capitale de la Belgique unitaire est devenue une ville de province mal gérée, insécure, sale et carrément bordellique avec une mobilité qui frise l'infar.

Que faire?

A mon sens Wallobrux n'est absolument pas la solution.

Je crois en revanche que la communauté urbaine  métropolitaine (pilotée par l'ADT, c'est sa vraie mission et sa raison d'être), laquelle s'étendrait sur le territoire des deux Brabants et au delà est la seule solution raisonnable. Seulement la N-VA n'en veut pas, prétextant qu'il s'agirait d'un élargissement de Bruxelles déguisé (ce n'est pas faux). Qu'ils le veuillent  où non, Bruxelles étend ses tentacules en Flandre et les immigrés quittant Bruxelles s'y fixent de plus en plus nombreux, ce qui justifie la politique ultra flamingante des collèges de Alost ou de Halle qui est une politique xénophobe qui ne dit pas son nom.



UN CONSTAT QUE REJETTE RUDI VERVOORT, LE NOUVEAU-MINISTRE PRESIDENT BRUXELLOIS.

« Quel manque de respect pour Bruxelles et les Bruxellois », lance RudiVervoort. « Cet article n’est qu’un condensé de lieux communs entendus depuis des années ici et là - parfois surtout du côté nord du pays ». Pour le ministre-président qui a succédé à Charles Picqué, Jean Quatremer pose des constats dépassés. « Je ne suis pas aveugle, je vois bien qu’il y a beaucoup de choses à faire dans cette ville, mais l’émergence de la Région bruxelloise a grandement amélioré les choses », estime-t-il.

« RENDRE LA MOBILITE AU SERVICE DES BRUXELLOIS »

Un exemple ? Les difficultés entre communes et Région. « Analyse dépassée ! », insiste Rudi Vervoort. « La 6e réforme de l’Etat a fait son effet à Bruxelles et désormais cette opposition entre communes et Région, c’est terminé ! ». Le nouveau ministre-président bruxellois reconnait toutefois que la place de la voiture dans la Capitale est un sujet sensible. « Mais ce n’est pas la faute des Bruxellois, c’est un mal belge dans sa globalité », se défend-il. « La mobilité à Bruxelles est aujourd’hui au service des navetteurs qui viennent de la Wallonie et de Flandre. C’est un de mes défis, d’ailleurs : rendre la mobilité au service des Bruxellois ».

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

ELECTIONS 2014: FAITES VOS JEUX; RIEN NE VAS PLUS!

L'article a raison sur un point essentiel: si les 19 communes étaient fusionnées en une seule, ce qui serait rationnel, la représentation flamande y trouverait un grand bénéfice. C'est la raison pour laquelle les 19 barons freinent des quatre fers.

Autrement dit c'est l'impasse et rien ne bouge.

Le grand drame résulte des frictions entre la Région et les 19 communes en matière de mobilité, parking, logement, constructions d'école (une matière communautaire et non régionale). D'où cacophonie, immobilisme et désordre permanent.

C'est le premier chantier auquel il faudra s'atteler, Picqué s'étant contenté d'arrondir les angles et de pacifier pour éviter les conflits.

En un mot comme en cent, ce qui manque surtout à Bruxelles c'est une vision pour savoir ou on veut aller. En fait on ne le sait pas et on avance à l'aveuglette comme les aveugles de la parabole qui finissent pas tomber dans le trou.  




Un autre chantier concerne le parlement bruxellois dont deux députés sur trois sont soit bourgmestre soit échevins de leur commune. Double casquette et confusion d'intérêts.  C'est malsain et contre-productif. Le troisième chantier concerne l'"image building". Bruxelles, l'article l'illustre à merveille, a une très mauvaise image à l'étranger. C'est à l'Excécutif à travailler ce chantier.

Désormais, les villes se livrent entre elles à une concurrence effrénée et chacune met en avant ses atouts. Lille excelle à ce jeu en jouant à fond la carte de la Communauté urbaine, laquelle s'étend jusqu'à Courtrai en Belgique flamande.  Barcelone s'est formidablement développée grâce à sa très dynamique Agence de développement urbain, de même que Marseille ou Berlin.  

Bruxelles stagne malgré ses formidables atouts laissés en friche par son gouvernement lamentable. Bruxelles, admirablement située sur le réseau des TGV européens  est un exemple d'école de "Creative City" (voir sur Wikipedia la portée de ce puissant concept inventé par Richard Florida)

Certes il y a des gens qui réfléchissent à tout cela, notamment autour des organisateurs des Etats Généraux de Bruxelles et des Brussels Studies autour de EricCorijn, Philippe Van Parijs et Alain De Neef.

Ils sont brillants et dynamiques et font peur aux politiques qui feignent de les écouter tout en n'en faisant qu'à leur tête.

On espère que les élections de 2014 clarifieront les choses.

Rien n'est moins sûr.

La N-VA ne reconnaît pas le statut de Bruxelles, région à part entière, au même titre que la Flandre ou la Wallonie. Pour De Wever et ses sbires, Bruxelles doit subir la tutelle des deux Communautés (française et flamande), une thèse défendue par une partie du CD&V (le CdH flamand). Bref 2014 sera l'année de tous les dangers.

Le drame de Bruxelles c'est qu'elle est sous financée par les autres régions et est incapable de faire face à ses dépenses de capitale de la Belgique, de la Flandre et de l'Europe. Et on oublie d'ajouter, les immenses dépenses sociales générées par l'immigration (les CPAS notamment). L'avenir n'est pas rose, il n'est pas bleu non plus.

MG  

 

 

 

 

 

 

 

Aucun commentaire: