vendredi 10 mai 2013

Henrion avoue qu'il "hésite souvent à poster un article sur l’islam, sachant que cela va entrainer des centaines de commentaires à modérer."
C'est dire si le métissage culturel, l'inter et le transculturel sont encore mal perçus par le grand public. Le blogueur Sel a raison" les gens se regroupent en tant que laïques, catho-zombies (des non-pratiquants voire athées de culture catholique), musulmans de tel ou tel type ou autre identification…"
De fait, on est en pleine crispation identitaire, l'affaire Trullemans Modricamen en est une affligeante illustration.
On se doutait un peu, "des groupes, comme le Vlaams Belang, s’organisent pour polluer les forums des sites d’information."
A son vif regret, DiverCity reçoit peu ou pas de commentaires.
Nous l'avons déploré quelquefois mais on s'y résigne car cela nous épargne la peine de répondre et de modérer le blog ce qui selon les deux blogueurs influents serait "chronophage".
DiverCity ne se fait aucune illusion malgré 516.000 visites sur son site, son "taux de pénétration" dans l'opinion est infinitésimal. "L’influence est limitée à 15-20 personnes" commente Henrion.
L'intérêt des blogs se situe ailleurs. D'abord c'est un moyen très contraignant, certes chronophage mais tellement enrichissant d'être à l'écoute d'une société en pleine mutation, d'en percevoir les moindres frissonnements d'évolution. Ensuite, c'est un véritable contre pouvoir face aux médias de moins en moins indépendants par rapport au politique et aux marchés. On lira à ce propos le remarquable article que Christian Laporte consacre à la réaction vive du PEN flamand (toujours à l'affut des bons sujets)
"In de praktijk zijn de media niet langer de vierde macht, maar de eerste. Politici worden er gemaakt en gekraakt, misdaden worden er berecht en beslecht, de politieke agenda en de publieke opinie krijgen er grotendeels vorm. Maar wat betekent het als die macht hoofdzakelijk wordt bepaald door de markt?"


TO BLOG OR NOT TO BLOG?

Guido Everaert est blogueur, chroniqueur au Morgen et consultant.
Il estime que les blogs, ("un blog est un journal personnel, une machine à penser, à exprimer ses états d'âme") ont fait leurs maladies d'enfance. Beaucoup les considèrent à tort comme un phénomène dépassé, en fait ils ne cessent d'évoluer, de se métamorphoser, de gagner du terrain.
Tenir un blog demande, selon lui une énergie et surtout une endurance considérables. Nous confirmons. S'ajoute "la nécessité de développer un style d'écriture personnel qui plaise, de proposer régulièrement des sujets passionnants et les mettre habilement en lumière, enfin être capable d'assurer au blog une bonne diffusion".'The one man publication show'. Cela me fait penser à un personnage de western que j'adore: le journaliste, éditorialiste, imprimeur de son propre canard armé de son seul talent et de son éternelle bouteille de bourbon. Il se fait régulièrement rosser par les bad cow boys mal rasés et mal intentionnés qui brisent ses presses, renversent ses casiers bourrés de caractères typos en plomb. Toujours il se relève et poursuit son œuvre d'information au service de la vérité. Il arrive que le juge itinérant soit véreux quelquefois, le "newspaperman" jamais.
Certains blogueurs excellent dans tous ces domaines, dit Guido Everaert, d'autre moins. (Sommigen zijn daar goed in, anderen niet. Elk zijn vrijheid om iets te verspreiden en te kijken of het werkt.)
Mais ce qui est sûr c'est que la passion de la blogosphère produit une débauche de créativité et de libre expression (een enorme uitbarsting van creativiteit en expressie. Mensen die met passie schrijven, publiceren en proberen meerwaarde te leveren. Ik vind dat zoiets mag geapprecieerd worden. Bloggers proberen hun eigen context te bouwen rond hun content. )

Tout bloggeur qui se respecte s'efforce de créer autour des sujets qu'il explore et approfondit tout un univers de connaissance et d'engagement franc. Le blog c'est la conquête de la liberté, la recherche permanente de sa propre vérité.

MG

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