lundi 27 mai 2013

L’avenir de Bruxelles s’écrit à Ostende

Véronique Lamquin

Le Soir


Les accords d’Ostende, s’ils sont suivis d’effets, feront date dans l’histoire politique bruxelloise. D’abord et avant tout par les deux gestes phares : le stade national et le musée. Deux dossiers emblématiques qui étaient devenus, à Bruxelles, de mauvais feuilletons politiques, au scénario zigzaguant de tergiversations en blocages. La nécessité même de doter la capitale d’un stade et d’un nouveau grand musée faisait polémique. De l’argent pour la culture et le sport, alors que les urgences sociales sont de plus en plus criantes ? Bruxelles doit évidemment consacrer un maximum de moyens à la lutte contre le chômage et l’amélioration de la formation professionnelle. Rudi Vervoort a d’ailleurs pris soin d’organiser d’abord un séminaire social, consacré à ces questions, marquant par là son sens des priorités. Mais Bruxelles doit aussi soigner son attractivité ; le tourisme est, aujourd’hui, dans la capitale, un secteur économique clé, une filière d’emplois, en ce compris infra-qualifiés. A cet égard, le développement d’un musée dont les collections permanentes ou les expositions temporaires attirent des visiteurs étrangers prend tout son sens, Lens ou Bilbao peuvent en témoigner. Quant au stade, voilà plus de dix ans que l’on débat de la construction d’une nouvelle infrastructure, indispensable pour l’organisation de rencontres de haut niveau. Imagine-t-on que l’Euro 2020, organisé aux quatre coins de l’Union, ne puisse être accueilli… dans la capitale de l’Europe ? Bruxelles a, aussi, besoin d’un stade digne de ce nom. A Ostende, le gouvernement bruxellois a enfin tranché : oui au stade, et le lieu est fixé, et oui au musée, même si ce dossier est moins avancé. Une première réponse à ceux qui reprochent, non sans raison, un manque d’ambition à Bruxelles.

Mais, dans un registre moins spectaculaire, le gouvernement bruxellois a aussi fait progresser une série de dossiers en rade depuis plusieurs mois voire années. Il a notamment défini ou confirmé l’affectation des zones leviers – de grandes réserves foncières à développer, comme Schaerbeek-Formation, Reyers ou Josaphat – arrêté le tracé du tram qui reliera la gare du Nord au site de Tour et Taxis… Exactement comme si Rudi Vervoort s’était donné pour mission de faire aboutir les projets laissés en friche ces derniers mois. Une approche pragmatique (on ne relance pas de grand plan à un an du scrutin) et surtout volontariste que l’on n’avait plus connu à Bruxelles depuis quelque temps.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

RUDI LE HARDI

"Depoussierage des vieux dossiers. Il y longtemps que Charles Picqué, fatigué, ne décidait plus rien. C'est un bon début pour Rudi Vervoort mais les obstacles demeurent: tache d'huile grandissante, paupérisation, dualité qui se creuse entre les quartiers et communes de la région, enseignement en dessous de tout sauf rares exceptions, sureffectifs administratifs qui obèrent les vraies actions en faveur de la population, etc. M. Vervoort pourrait commencer par fermer les centaines d ASBL bidons créées par M. Picqué depuis le début de la région." commente un internaute.

Le volontarisme très "sarkozien" et l'hyperactivisme de Rudi le Hardi est une condamnation implicite par son propre parti du bilan Picqué.

Tandis que notre hyper ministre président fraîchement désigné s'agite en agitant les médias, en face se positionne le challenger des challenger: Vincent De Wolf. La campagne bat son plein un an avant le scrutin des scutins. Du jamais vu!

MG

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