jeudi 30 mai 2013

Pauvre Belgique: quand The Wall Street Journal se moque de nous


Circulation impossible, économie caduque, bureaucratie, système d’impôts injuste... selon The Wall Street Journal, il n’y a pas grand-chose de bon en Belgique.


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"Un guide-UE pour un pays en panne" titre Frances Robinson, membre de l’équipe Bloomberg/Wall Street Journal, à Bruxelles. Elle dresse un inventaire de tout ce qui ne va pas en Belgique.

Bien sûr, il n’est pas inhabituel que certains eurocrates et autres expatriés se plaignent de l’ennui éprouvé en Belgique. Bruxelles n’est ni Londres, ni Paris et cela leur reste dans la gorge. Des pages Facebook entières sont d'ailleurs consacrées à ces critiques. Même s’il faut prendre ce genre de déclarations avec des pincettes, la liste de plaintes parues sur Wall Street Journal n'est pas toujours infondée. En voici un petit aperçu :

CIRCULATION CATASTROPHIQUE

On ne va nulle part en Belgique, on le savait déjà. Ce que vous ne saviez peut-être pas, c’est que ce problème nous coûte deux pour cent de notre produit intérieur brut (PIB). Réduisez ce pourcentage moitié et la crise sera à moitié résolue.

NOUS NE SOMMES PAS CONCURRENTIELS

Cette situation est due à une multitude de facteurs. The Wall Street Journal cite la dette publique élevée qui pèse sur l’économie, l’index et le non-respect de la norme salariale.

NOUS NE FABRIQUONS PAS LES BONS PRODUITS

À savoir, des biens intermédiaires, pour lesquels la concurrence internationale est impitoyable. En outre, nous n’innovons pas suffisamment : un petit club élitaire innove, mais leurs idées ne sont pas reprises dans une économie plus large. D’innombrables petites règles empêchent les entreprises d’innover. Et n’oublions pas notre retard en matière d’accès à internet à haut débit par rapport aux autres membres de l’UE.

LES BIENS COUTENT TROP CHER

Nos biens de consommation sont les plus chers de l’UE. La surrèglementationmaintient les prix élevés de l’énergie, ce qui étouffe les investissements.

NOUS AVONS UN SYSTEME D’IMPOTS INJUSTE

Des charges beaucoup trop élevées sur l’emploi et une multitude de portes de sortie – rien de nouveau. The Journal ajoute que le gouverneur de la Banque Nationale est également de son avis. En outre, nous dépensons de l’argent du contribuable à une bureaucratie inutilement compliquée.

NOS IMMIGRES SONT A LA TRAINE

Rien de neuf là non plus: le taux de chômage parmi les allochtones est alarmant. Le Wall Street Journal incite la Belgique à s’atteler à cette problématique. Et il n’y pas que le chômage parmi les allochtones. Notre marché de l’emploi est beaucoup trop rigide : les femmes et les personnes non qualifiées ont du mal à trouver un emploi.

NOUS SOMMES A LA TRAINE EN MATIERE DE CLIMAT

La Belgique doit réduire ses émissions de gaz à effets de serre de 15 pour cent d’ici 2020. On n’y arrivera jamais se plaint The Wall Street Journal. Les initiatives de nos multiples gouvernements apparaissent comme un gâchis. Le journal se demande comment ils pourraient collaborer afin d’atteindre l’objectif fixé. 

Tom Vandyck 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

ET LE TEMPS? T'EN PARLE PAS DU TEMPS?

Fait-il qu'ils s'emmerdent à Bruxelles tous ces correspondants étrangers qui déblatèrent tantôt Bruxelles (Libé) tantôt la Belgique (Wall Street Journal).

Pas envie de leur donner la réplique, par lassitude, par découragement.  Nous manquons d'hommes et de femmes d'Etat pour nous défendre sur la scène internationale. C'est évident!

Dernière histoire belge? L'affaire du stade de foot que le gouvernement veut absolument construire sur sol flamand.

Il le fait exprès ou quoi. Hier, débat houleux au parlement flamand. En synthèse:"on aurait pu nous consulter". Pas faux! Et le peuple  bruxellois, on le consulte lui? Un stade pour quoi faire? Cinq tournois annuels. Et nos écoles manquantes, nos logements pour tous?

Vervoort tu rêves, ton moulin, ton moulin va trop vite. Vervoort tu pérores, ton moulin va trop fort.

MG

 

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