mardi 25 juin 2013

96,3% des élèves ont réussi le CEB. Un examen trop facile?


BELGA ET RÉDACTION EN LIGNE 



 

BELGIQUE "Les ministres aiment les bonnes nouvelles qui masquent le désastre de notre enseignement francophone..."

Les élèves de sixième primaire qui ont présenté l'épreuve du Certificat d'études de base (CEB) cette année ont été 96,3% à le réussir, soit le résultat le plus élevé ces cinq dernières années, selon des chiffres diffusés mardi par la Fédération Wallonie-Bruxelles qui juge ces résultats "très satisfaisants". Ceux-ci portent uniquement sur les réussites de l'épreuve certificative et non sur le nombre de CEB délivrés. Sur les 48.859 élèves de sixième primaire qui ont passé le CEB, 47.046 l'ont fait avec succès.

Pour réussir l'épreuve, les élèves devaient obtenir au minimum 50% des points en français, mathématiques et en éveil (histoire-géographie et sciences). Pour l'épreuve de français, ces élèves ont obtenu une moyenne de 78,67%, contre 80,93% en mathématiques et 78,39% en éveil. L'élève qui réussit l'épreuve obtient automatiquement le CEB et fréquentera dès septembre prochain la première année commune de l'enseignement secondaire.

En cas d'échec ou d'absence justifiée à l'épreuve, les élèves peuvent obtenir le CEB sur la base des résultats des deux dernières années scolaires. C'est l'école qui prend alors cette décision. Les parents d'un élève auquel l'octroi du CEB a été refusé peuvent introduire un recours contre ce refus. En 2012, le taux de réussite du CEB avait été de 92,1%. 

"UN TEST TROP FACILE!"

Alain Destexhe se demande s'il convient de se réjouir de 96% de réussite: "Ce test n'a de sens que s'il donne une indication du potentiel de l'élève dans le secondaire. Or les élèves qui obtiennent moins de 70% ont 50% de chances d'échouer au test de fin de premier degré du secondaire (CE1D).  Rien n'est prévu pour conseiller, orienter, aider ceux qui ont entre 50 et 70%. La moyenne du test en français est de 78% (80%  en maths). Un très grand nombre d'enfants sont donc concernés." Sa conclusion, cinglante: "Les ministres aiment les bonnes nouvelles qui masquent le désastre de notre enseignement francophone..."

Par conséquent, le député MR souhaite impérativement changer le test du CEB afin qu'il soit "plus exigeant". Il veut aussi avertir ceux qui ont obtenu moins de 70%, qu'ils risquent un échec. Pour éviter cela, il leur conseille fortement de réviser le français et les maths pendant les vacances scolaires.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

CEB AU RABAIS=AVENIR AU RABAIS


C'est une vraie question qui demande une vraie réponse.

Dire que 96,3% des élèves obtiennent leur CEB c'est affirmer que l'enseignement primaire est excellent. Or nous savons qu'il ne l'est absolument pas vu le taux d'échec en secondaire et le nombre élevé de décrochages scolaires. Fausser le thermomètre est aussi intelligent que le casser pour faire tomber la fièvre.

Destexhe a raison et on n'est pas obligé de l'aimer pour partager son avis. Mais qu'on y réfléchisse un peu, c'est l'avenir de notre civilisation qui se joue ici. CEB au rabais=avenir au rabais.

Sans enseignement de qualité pour tous, il ne saurait y avoir de société organisée.

 MG

 

 

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