lundi 3 juin 2013

Bart De Wever se dit contre la réforme du secondaire général

Belga La Libre

 


Le projet de réforme de l'enseignement secondaire en Flandre a provoqué une crise entre les partenaires du gouvernement flamand, contraignant le ministre-président, Kris Peeters, à renoncer à accompagner la mission économique belge emmenée par le prince Philippe aux Etats-Unis. M. Peeters a annoncé dimanche qu'il avait convoqué en soirée les présidents des trois partis qui composent son équipe pour tenter de débloquer la situation.

Il rencontrera à 20h00 les présidents de la N-VA, du CD&V et du sp.a, Bart DeWever, Wouter Beke et Bruno Tobback"En première instance pour regarder comment nous pouvons sortir (de l'impasse dans) ce dossier", a expliqué M. Peeters (CD&V) lors de l'émission dominicale De Zevende Dag de la VRT-télévision.

Le président de la N-VA, Bart De Wever, a quant à lui affirmé dimanche à la chaîne régionale anversoise ATV qu'il ne souhaitait pas que l'on touche à l'enseignement secondaire général (appelé ASO en Flandre). "Nous devons revaloriser notre enseignement technique et professionnel, nous devons procéder à des coupes dans les plus 300 options (offertes par l'enseignement flamand. Mais supprimer l'ASO, cela je ne fais pas", a-t-il dit.

M. De Wever a assuré que son parti souhaitait aussi réformer l'enseignement secondaire, qualifiant celui dispensé en Flandre de l'"un des meilleurs au monde".

Mais il ne souhaite pas jeter tout cela par dessus bord en procédant à "un démantèlement copernicien".

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

BRAS DE FER SPA CONTRE N-VA


Décidément la campagne pour les élections de 2014 bat son plein partout dans le pays.

La N-VA joue visiblement la carte de l'école catholique très majoritaire en Flandre en s'opposant à la proposition de nivellement du premier degré (première et deuxième année du secondaire) en un degré unique sans distinction entre technique, professionnel ou général.  De Wever dit non. On sait combien Bart est attaché au latin.

"Nous devons revaloriser notre enseignement technique et professionnel, nous devons procéder à des coupes dans les plus 300 options (offertes par l'enseignement flamand. Mais supprimer l'ASO, cela je ne fais pas", Bart DeWever.

Un forumeur estime que "Le nivellement par le bas (par le brassage culturel notamment) est une vraie cata pour tout le monde: les élèves d'abord, les parents ensuite, la société civile également et finalement l’économie."
Un internaute de l'ancienne génération commente:

" l'enseignement général n'est plus ce qu'il était il ya 50 ans. Par rapport à ma scolarité on a diminué le nombre d'heures de 36 à 32.
On a multiplié le nombre d'options. 
Enfin trop de parents choisissent d'envoyer leurs enfants dans le général sans se demander ce qu'ils peuvent raisonnablement espérer pour leurs enfants. Le choix en faveur de l'enseignement technique ou professionnel est trop souvent un choix négatif. La réforme vise à créer un 1° degré multichoix et à créer des écoles orientées vers certaines spécialisations avec le général, le technique et le professionnel dans un même établissement.
L'obsession de certains c'est le maintien du rôle primordial du latin dont on exagère un peu l'utilité dans le monde actuel."

Certes, mais DiverCity est d'avis qu'à Bruxelles, la solution est de revaloriser et renforcer l'enseignement technique et professionnel.

Cela dit, il semble évident que le gouvernement flamand va faire face à une crise profonde qui risque de le paralyser jusqu'aux prochaines élections. Décidément le climat politique est aussi délétère que la météo.

MG

 

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