mardi 25 juin 2013

" La France actuelle ressemble à celle des années 30 "

Vincent Genot


The New York Times n’est pas tendre avec la France. Dans un éditorial, le quotidien américain explique que la France de 2013 ressemble à celle des années 30. La situation politique actuelle aurait un air de "déjà vu"

" Les parallèles historiques sont toujours risqués, mais il est quand même inquiétant d'entendre les échos de la troisième République dans la France d’aujourd'hui. Au sein de l'Europe, la France semble avoir perdu sa place de partenaire égalitaire avec l’Allemagne. C’est une évolution inquiétante puisque depuis plus d'un demi-siècle c’est l'entente franco-allemande qui a servi de principal pilier à la stabilité européenne. "

Et le New York Times de se remémorer les faiblesses de la troisième République et son «incapacité à s'adapter à la dépression économique et au réarmement allemand. » Deux caractéristiques qui ont montré « la faiblesse d'une classe politique portant des œillères et n'ayant que ses intérêts en vue ». Pour le quotidien américain, ce manque de vison politique a créé un vide qui a été comblé dans les années 1930 par les extrémistes de droite et de gauche. 

Et de conclure que le monde politique français subit aujourd'hui une grande pression. Raison pour laquelle il devient urgent pour la classe dirigeante de faire preuve de plus de courage et de détermination. Faute de quoi, la promesse d'un avenir meilleur ne restera qu’une promesse pour la France.

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LA PEUR DU CHANGEMENT

Depuis ma plus tendre enfance, j'entends parler de la montée des périls. Cette fois cela devient franchement inquiétant. La gauche patauge, la droite française est en déperdition. Marine attend son heure, un peu comme Bart chez nous. Di Rupo veut taxer les grosses villas. Voilà qui va faire les choux gras de son cher ennemi Bart De Wever.

La démocratie, me demandait l'autre jour un ami, contiendrait-elle les germes de sa propre destruction ?

Le fond de l'air est brun. On le sait, on le sent et on s'enfouit la tête dans le sable. Nos jeunes universitaires diplômés sont de plus en plus nombreux à quitter la vieille Europe pour des horizons plus cléments.

"France’s real problems lie at home. And the principal one of these is fear of change. It is not a new fear. Previous governments backed off after proposed social and economic reforms brought massive street protests. President FrançoisHollande, whose Socialist government took office 13 months ago, created his own headache by promising change without pain — or rather pain for the rich, but not for the massive public sector that is the principal obstacle to change."

"François Hollande leur a promis le changement sans la douleur. Et ils ont subi la douleur, sans voir la couleur du changement."

Elio di Rupo ne procède pas autrement: la Wallonie baisse l'échine, Bruxelles se résigne mais la Flandre se rebiffe.

"The result so far has been a renewed recession."

"In a country accustomed to strong presidential rule, the heart of the problem lies in the perceived weakness of Hollande and the disarray within his government.(...). The mood of the country is more often determined by how the president projects his power and personality. And if the hyperactive Sarkozymanaged to put off many French by being all too present, Hollande is viewed at best as an office manager struggling with an uncooperative staff.

Put differently, the political void is being filled by anger and frustration."

En un mot comme en mille: le vide politique est envahi par la colère et la frustration des Français. Le fond de l'air est brunâtre.

MG  d'après ALAN RIDING NYT

 

 

Roger-Viollet

 

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