dimanche 7 juillet 2013

Abou Qatada, la bête noire des autorités britanniques


Depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, son séjour au Royaume-Uni a été ponctué par une succession d'arrestations et de remises en liberté.



Abou Qatada, décrit comme "le plus important prédicateur radical" au Royaume-Uni ou encore "l'ambassadeur de Ben Laden en Europe", était devenu le cauchemar des autorités britanniques qui ont tenté pendant plus de dix ans de l'expulser.

Réclamé par son pays pour son implication présumée dans des complots terroristes, ce Jordanien d'origine palestinienne a longtemps été l'un des symboles de la tolérance de la Grande-Bretagne à l'égard du "Londonistan", surnom des réseaux islamistes prospères à Londres dans les années 90.

Aux côtés d'Abou Hamza, un islamiste égyptien manchot et borgne, et d'Omar Bakri, un Syrien fondateur d'Al Mouhajiroun, Omar Mahmoud MohammedOthman, alias Abou Qatada, était l'un des visages les plus médiatisés de l'islamisme radical à Londres.

Il manifestait dans les rues de la capitale britannique et s'était rapidement fait connaître pour ses virulents prêches antioccidentaux, antiaméricains et antijuifs.

Né en 1960 près de la ville palestinienne de Bethléem, l'homme est reconnaissable à sa longue barbe poivre et sel et à son imposante stature: près de 1,90 m pour 120 kilos. Une marque sombre lui barre le front, signe des pratiquants musulmans assidus.

Lors de ses rares apparitions en public ces dernières années, à l'occasion de ses rares périodes de liberté, il est apparu vêtu d'une longue tunique traditionnelle sombre, arborant un turban noir.

Il est arrivé en Angleterre en 1993 avec un faux passeport, en demandant l'asile politique qu'il a obtenu en juin 1994.

Il s'était alors installé avec sa femme et ses cinq enfants dans l'ouest de Londres, où il vivait des allocations familiales.

Dix-huit cassettes sur lesquelles étaient enregistrées ses diatribes ont été découvertes dans l'appartement de Mohamed Atta, l'un des auteurs des attentats du 11 septembre aux Etats-Unis. Qatada, quant à lui, a toujours nié tout lien avec Al-Qaïda.

Mais aux yeux du juge espagnol Baltasar Garzon, chargé de l'enquête sur les attentats de Madrid en 2004, il était l'"ambassadeur européen de Ben Laden", le "chef spirituel d'Al-Qaïda" en Europe.

L'ancien ministre britannique de l'Intérieur David Blunkett l'avait décrit "comme le plus important prédicateur radical au Royaume-Uni". Quant à la Commission spéciale des recours concernant l'immigration, qui s'est penchée à plusieurs reprises sur son cas, elle avait vu en lui "un individu très dangereux", "au centre des activités terroristes liées à Al-Qaïda au Royaume-Uni".

En Jordanie, qu'il avait fuie en 1989, Abou Qatada a été condamné à mort par contumace en 1999 pour un complot en vue de la préparation d'attentats. La peine a ensuite été commuée en prison à vie, assortie de travaux forcés. En 2000, il a de nouveau été condamné à 15 ans de prison pour préparation d'attentats. La Jordanie veut aujourd'hui le rejuger.

Depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, son séjour au Royaume-Uni a été ponctué par une succession d'arrestations et de remises en liberté. Au total, il a passé l'essentiel de cette décennie derrière les barreaux.

Lors de son exil, l'islamiste n'a jamais été condamné et ses avocats dénoncent "la plus longue période de détention administrative de l'histoire britannique moderne".

Dix années durant, le gouvernement britannique a buté sur des décisions judiciaires nationales et européennes.

C'est finalement un accord bilatéral signé fin avril entre Amman et Londres et ratifié mi-juin par les parlements jordanien et britannique qui a ouvert la voie vers son retour en Jordanie.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LES ENNEMIS DE LA DEMOCRATIE


Il importe de se demander pourquoi les démocraties européennes réagissent aussi mollement à la prolifération du péril islamiste. "Dix années durant, le gouvernement britannique a buté sur des décisions judiciaires nationales et européennes."

L'excès de légalisme  nous conduira à l'effondrement et à la mort de la démocratie laquelle contient les ingrédients de sa propre destruction. Un internaute commente:

"Le droit d'asile ne peut être invoqué que par des individus qui reconnaissent les principes des Droits de l'Homme .....et de la Femme
Comme la plus part des barbus, profitant de la liberté d'expression dans nos régions, ils diffusent une théorie qui est à 180° de nos concepts. En "les sponsorisant" pour déstabiliser les plus vulnérables,
on se tire une balle dans le pied." ("Il s'était alors installé avec sa femme et ses cinq enfants dans l'ouest de Londres, où il vivait des allocations familiales.Comment peut-on tolérer ce genre de parasitisme ?)

« En Grande-Bretagne, un groupe musulman appelé « Muslims against the Crusades » a lancé une campagne pour transformer douze villes britanniques – incluant ce qu’on appelle le « Londonistan » – en Etats Islamiques indépendants. Les Emirats islamiques ainsi nommés fonctionneraient comme des enclaves autonomes gouvernées par la loi islamique de la charia et opéreraient hors de la jurisprudence britannique ».

Autre commentaire:

"Juste pour mettre les choses au clair : l'UE est en faveur du transfert facilité au sein de l'UE des criminels vers leur état d'origine. Les justices nationales des Etats membres s'y opposent."

Et puis encore ceci: "Pourquoi la Belgique n'arrive-t-elle pas à extrader Fouad Belkacem, alors que Rabat demande qu'il lui soit remis pour purger une peine de prison pour trafic de drogue. Un pays n'extradant pas ses nationaux, la demande de déchéance de sa nationalité belge a été introduite au début de 2012...."

 

""LE VIVRE ENSEMBLE" ne peut se traduire que par la réaffirmation univoque de la suprématie de NOS LOIS ET DE NOS VALEURS.
Il serait grand temps que nos politiques le comprennent...."

Les ennemis de la démocratie n'ont point de place parmi nous.

Le dialogue interculturel exige le respect par tous des principes démocratiques de base.

MG


 

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