mercredi 3 juillet 2013

BELGIQUE. Albert II ressentait "une certaine lassitude"


Par Le Nouvel Observateur

Alors qu'Albert II devrait annoncer son départ dans les heures qui viennent, Christian Laporte, journaliste à "La Libre Belgique", décrypte cette décision.


Le roi Albert II de Belgique, âgé de 79 ans, devrait abdiquer le 21 juillet 2013. (Frederic Sierakowski/ISOP/SIPA)

 

Christian Laporte, journaliste à "la Libre Belgique" et spécialiste des questions de monarchie, analyse pour "Le Nouvel Observateur" les raisons de cette abdication et revient sur 20 ans de règne.

 

 

POUVAIT-ON S'ATTENDRE A CETTE ANNONCE DU ROI ALBERT II ?

- Des rumeurs faisaient état depuis plusieurs mois d'un possible départ. Mais elles ont toujours été fermement contestées tant du côté des responsables politiques que du côté du palais royal. En réalité, on n'apprend véritablement cette nouvelle que cet après-midi.

QU'EST-CE QUI EXPLIQUE CETTE DECISION ?

- On peut supposer que le roi s'en va car il ne se sent plus capable de mener à bien ses fonctions politiques. Et il y a aussi certainement une certaine lassitude au vu de l'évolution politique du pays.

QUELS AURONT ETE LES MOMENTS MARQUANTS DES 20 ANS DE REGNE DU SOUVERAIN ?

- En 1996, lorsque l'affaire Dutroux a éclaté, la Belgique était sens dessus-dessous, on n'était pas loin d'un climat insurrectionnel. Le roi a alors pris la direction des opérations, dans la limite de ses faibles prérogatives. Il a joué le rôle de médiateur de la nation, notamment en posant les bonnes questions sur le fonctionnement de la police et de la justice. Puis il a reçu personnellement, un à un, tous les parents des victimes. Il a permis de ramener de la sérénité, au point qu'au mois d'octobre, la grande marche blanche qui a réuni des centaines de milliers de personnes s'est déroulée dans le calme.

Plus récemment, après une décennie assez calme, il a également joué le rôle de médiateur après les élections de 2007 et 2010. On a alors vécu une crise ininterrompue pendant 541 jours. Le 21 juillet 2011, Albert II a tapé du poing sur la table au sens propre comme au figuré. En s'adressant à la nation, il a mis en garde contre une montée possible du populisme. Finalement, les responsables politiques se sont mis d'accord et un nouveau gouvernement a vu le jour le 30 novembre.

QUELS SONT LES CARACTERISTIQUES D'ALBERT II ?

- Bien sûr, il œuvre pour le maintien de la Belgique, c'est son rôle principal. Mais il présente également un grand intérêt pour l'Europe. D'un point du vue plus personnel, c'est un roi très extraverti, plein d'humour. Il est réputé pour mettre ses interlocuteurs à l'aise, un bourguignon au sens belge, c’est-à-dire qui sait profiter des plaisirs de la vie.

QUEL EST LE SENTIMENT DES BELGES A SON EGARD ?

- On ne peut pas dire qu'il ait eu beaucoup d'ennemis. C'est quelqu'un de tout à fait consensuel et même les pires extrémistes flamands ont du mal à lui trouver des défauts. La seule petite ombre au tableau, c'est certainement le fait qu'il n'ait pas reconnu Delphine Boël, la fille qu'il aurait eu lors d'une relation extra-conjugale.

QUE VA-T-IL SE PASSER APRES SON ABDICATION ?

- C'est son fils, Philippe, qui va prendre la succession. La logique constitutionnelle va être suivie. Il va devoir gérer une Belgique plus fédérale mais c'est un obstiné. Contrairement à ce que certains disent, je pense qu'il se glissera très bien dans sa fonction alors qu'on a beaucoup douté de lui. Il a déjà repris les missions économiques à l'étranger dont son père était en charge. Il en a réalisé 70. Il ne part pas sans biscuit.

Quant au calendrier, il n'y a rien d'officiel mais le scénario le plus plausible est que la succession ait lieu dès le 21 juillet. 

 

Propos recueillis par Aurélie Delmas, le mercredi 3 juillet - Le Nouvel Observateur




Zo mogelijk hét beeld van deze historische 3 juni 2013. Koningin Paola die de das van haar echtgenoot even goedsteekt vooraleer hij de natie toespreekt.

 

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LE COUP DE GRACE


On ne nous sortira pas de l'idée que l'affaire Boël a donné, suite à l'affaire des fondations de Fabiola, le coup de grâce au roi et peut-être à la monarchie, voire à la Belgique. Il faut croire que l'homme est à bout de forces, à bout de nerfs surtout. Albert a fait un sans faute et il mérite le respect de tous pour cela. Il a tenté de toutes ses forces et par la chaleur de son verbe, sa seule arme, de cimenter le vivre ensemble et la cohésion du peuple belge.

Ces discours et ses appels à la nation étaient des morceaux d'anthologie.

La mort du roi Baudouin il y a vingt ans a mis la Belgique en état de choc. L'abdication d'Albert va déchainer une vague de désenchantement sur laquelle son successeur aura beaucoup de mal à surfer.

L'annonce de son abdication, debout devant le portrait de Léopold premier fondateur de la dynastie ainsi que l'hommage marqué au peuple souverain ne manquaient pas d'allure. Noblesse oblige!

A l'évidence, les deux fils de Léopold III ont par leur sérieux et leur engagement redoré le blason de la monarchie.

Il est désolant de constater d'ores et déjà les critiques lamentables et gratuites exprimés sur les forums flamands.

 MG



WILLY CLAES: "KONING DREIGDE CREDIBILITEIT TE VERLIEZEN"

 

Door: redactie 
news.

"De koning dreigde zijn credibiliteit te verliezen in de zaak Delphine Boël. Ook zijn gezondheid ging achteruit na de hartoperatie." Dat zegt Willy Claes, vicepremier in de regering Dehaene I, die aan de macht was bij het aantreden van koning Albert II.

      Willy Claes. © photo news.
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"Er hebben een aantal positieve en negatieve factoren gespeeld", zegt Willy Claes. "Enerzijds is er natuurlijk de gezondheid van de vorst en de dreiging voor zijn credibiliteit, maar er waren ook goede tekenen aan de wand. Zo is de begroting in orde en wordt er opnieuw in een constructieve geest overlegd met de gewesten."

Desalniettemin vindt de voormalige vicepremier het moment goed gekozen. "Het komende jaar wordt relatief kalm, de volgende koning zal goed kunnen acclimatiseren."

Claes heeft overigens vertrouwen in Filip als staatshoofd. "Ik behoor tot die relatief beperkte minderheid die altijd heeft gesteld dat Filip klaar is voor de job. Het komt er nu op aan hem goed te omringen."

De sp.a'er heeft overigens respect voor de manier waarop de troonsafstand is geregeld. "Dit is verdomd goed georganiseerd. Onder meer de premier moet hier al maandenlang van op de hoogte zijn en er was geen enkel lek."

 



 

 

 

 

 

 

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