samedi 6 juillet 2013

Marie-Martine Schyns: «Un défi énorme !»


Véronique Lamquin
Mis en ligne il y a 5 minutes

Marie-Martine Schyns, future ministre de l’Enseignement (elle prêtera serment le 17 juillet) entre "en blocus" jusqu à la rentrée. Ses vacances, elle les passera avec ses dossiers. Première interview d’une jeune ministre pétillante et souriante.       


©Belga

VOUS AVEZ HESITE AVANT DE DIRE OUI?

Benoît Lutgen m’a demandé hier après-midi de venir le voir à Bastogne. Sur l’heure de trajet, je me suis dit que, peut-être, j’étais une des options. J’ai passé quelques coups de fil à des proches. Quand Benoît m’a dit qu il pensait à moi parce que j’ai été prof et que j’ai de l’expérience politique, j’ai dit oui.

VOUS ETES STRESSEE?

J’ai mal dormi. Les SMS reçus du monde politique disaient : bonne chance, mes amis profs, c’était bon courage. C’est une belle marque de confiance et c’est un énorme défi.

VOUS AVEZ ETE ENSEIGNANTE DANS QUEL DOMAINE?

J’ai un diplôme de romanes, complété par un DES en administration publique. J’ai été prof de français, religion et histoire pendant dix ans. Puis je suis devenue fédérale en 2008, juste après ma première grossesse. Quand j’ai quitté la Chambre, je suis retournée dans l’enseignement, j’avais choisi d’aller dans une filière qualifiante qui avait mauvaise réputation. C’était très enrichissant.

PAS DE VACANCES?

Si mais avec mes dossiers. En famille, j’ai deux petites filles, de 3,5 ans et 5 ans.

VOS PASSIONS?

La culture ! Le théâtre et la musique. Je crois que je vais passer moins de temps dans les théâtres que dans les écoles.

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

JOKER?

Ma première réaction est celle d'une grande sympathie pour le sort qui frappe Marie Dominique Simonet. La seconde est celle d'une grande surprise par rapport à l'inexpérience de Marie-Martine Schyns.

En remplaçant le ministre des finances démissionné par Koen Geens le CD&V a sorti son joker. Ici  on a l'impression d'avoir choisi uniquement la jeunesse. C'est un département clé mais aussi un département explosif. C'est comme pourPhilippe de Belgique, on ne sait vraiment pas ce que cela va donner. Lutgenprend un risque majeur. Mais il sait que le cabinet Simonet est truffé de gens duSnec catholique. Rebelotte avec Philippe qui sera cornaqué par un Van Daelerigoureux et compétent qui ne laissera rien passer.

MG

 

LE NOM DE JOËLLE MILQUET AVAIT ETE CITE AVANT D'ETRE RAPIDEMENT DEMENTI PAR LA MINISTRE ELLE-MEME.

La députée fédérale et ex-enseignante Marie-Martine Schyns (36 ans), qui succède à la ministre francophone de l'Enseignement obligatoire et de la Promotion sociale Marie-Dominique Simonet, "entre en blocus" jusqu'à la rentrée scolaire pour étudier ses dossiers ministériels, a-t-elle indiqué samedi lors de sa présentation à la presse. Cette conseillère communale à Herve et ancienne échevine de la Culture de 2000 à 2010, a été députée de 2008 à 2010 et l'est à nouveau depuis fin 2011.

Romaniste, spécialisée en administration publique, Marie-Martine Schyns(prononcez "chi:ns") a enseigné pendant dix ans dans le général et le qualifiant, participé à un pouvoir organisateur et présidait jusqu'à aujourd'hui une association de parents.

Elle est appelée à remplacer Marie-Dominique Simonet, qui a démissionné de ses fonctions pour soigner un cancer. "J'ai un lien viscéral avec l'enseignement", a témoigné la nouvelle ministre après que son président de parti, Benoît Lutgen, l'eut présentée à la presse rue des Deux Eglises, accompagné de Mme Simonet.

Mme Schyns a assuré vouloir poursuivre la méthode de cette dernière, à savoir "travailler avec la base, faire remonter l'expérience de terrain". Les pratiques de lutte contre l'échec scolaire et l'attention à "toutes les filières de l'enseignement", qualifiant et professionnel en particulier, seront les autres axes de sa politique, a-t-elle expliqué. La promotion sociale également, car "on apprend à tous les âges".

 

Pour le reste, comme pour le délicat dossier des inscriptions scolaires, la jeune ministre a sollicité un peu de temps d'apprentissage. "Si les étudiants ont fini leur blocus, moi je le commence. Je vais étudier, rendez-vous à la rentrée prochaine", a-t-elle lancé.

 

Marie-Dominique Simonet a une nouvelle fois souligné combien il lui était difficile de quitter ses fonctions. Avec Benoît Lutgen, elle a participé au choix de Mme Schyns. "Marie-Martine est jeune, jolie, sympa, mais c'est aussi autre chose: elle a toujours voulu enseigner, elle a le contact facile et elle ne s'en laisse pas compter", a-t-elle témoigné.

 

Mme Simonet, qui prendra congé de ses fonctions le 17 juillet lors de la formalisation de son départ en séance plénière du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, a insisté sur la continuité d'action entre elle et celle qui lui succède, notamment à travers la reconduction du même cabinet.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

"J'AI UN LIEN VISCERAL AVEC L'ENSEIGNEMENT"


Les forumeurs ne sont pas dupes: "l'enseignement fait partie, avec la diplomatie et le juridique, des 3 professions irréformables, notamment à cause de leur esprit de corps. Nommer une ancienne enseignante à ce poste empêchera toute réforme"

Un autre:
"Trop jeune, sans aucune expérience de fonctions de haut niveau, connaissant soi-disant le monde l'enseignement comme parent d'élèves ( cela, il fallait oser le dire ! ), c'est tout a fait le profil qu'il faut pour redresser un enseignement en plein désastre ( violences a l'école, délitement de la discipline et de l'autorité, disparition du respect du aux profs, misère des bâtiments scolaires, programmes scolaires frisant la débilite, tentatives de mixité sociale et culturelle conduisant a un abaissement général du niveau...) !"

Un troisième commente avec raison:

"Pourriez-vous m'expliquer la différence entre l'enseignement disons des années '90 et celui d'aujourd'hui?."
La différence la plus importante est sans doute la réduction progressive mais très nette de la liberté des écoles, des pouvoirs organisateurs, des directions et des enseignants. La gauche politique a imposé progressivement son contrôle absolu sur tout ce qui concerne l'enseignement, ne laissant plus aucune place à l'imagination, à la créativité ou à tout ce qui peut échapper à son contrôle, refusant tout progrès.

Le résultat ? Un enseignement de plus en plus dénué d'intérêt tant pour les enseignants que pour les directions, les pouvoirs organisateurs et tous ceux qui sont concernés... y compris -- et surtout -- les jeunes !"

Et cerise sur le gateau:

"Marie -Martine à Verviers, 
Marie -Martine conseillère communale,
Marie -Martine députée fédérale,
Marie -Martine suppléante..
Marie -Martine remplaçante... Ah oui , elle s'y connaît !
Marie -Martine à l'école,.....
et bientôt à la plage sans doute !

Mais quelles sont ses compétences et son expérience pour atterrir à ce poste ?"

Chacun jugera. C'est consternant.

Après Marie Dominique, Marie- Martine, après demain: Marie Chantal?  tant qu'on n'assiste pas au retour de Marie Arena ou Marie Laurette...

MG

Aucun commentaire: