jeudi 4 juillet 2013

Mathilde, à l’écoute permanente des plus vulnérables


CHRISTIAN LAPORTE 



BELGIQUE La future reine sera bien davantage que l'épouse de Philippe. Elle l'épaulera avec beaucoup de tact et de finesse comme elle le fait depuis leur mariage. Et elle remplira aussi parfaitement son propre rôle. Portrait.

La scène se passe en décembre 2012 quelque part dans la campagne haïtienne à l’occasion d’une mission de l’Unicef emmenée par la princesse Mathilde qui assure la présidence d’honneur de sa section belge depuis octobre 2009.

Suite au terrible tremblement de terre survenu en 2010 et au passage du cyclone Sandy en octobre 2012, de nombreuses écoles ont été rasées et cela ne facilitait pas l’accès à l’éducation pour les jeunes Haïtiens. Après un programme de visites déjà harassantes, la princesse Mathilde ne voulut pas décevoir les enfants d’une école qu’elle devait encore rencontrer, mais la route montagneuse pour y accéder était terriblement dégradée et finalement coupée. Et même les véhicules tout terrain ne pouvaient plus l’emprunter. Qu’à cela ne tienne, la future Reine des Belges entama courageusement une longue ascension qui laissa sans souffle - au propre comme au figuré - la délégation des médias qui se trouvait dans son sillage. Pas question en fait pour la Princesse de changer le programme, que ce soit avec des enfants tout excités de rencontrer une princesse ou avec des personnes que l’existence a défavorisées.

En Haïti, "l’éducation est un élément clé pour le développement des enfants. Ces derniers sont l’avenir de ce pays. Cela me touche de voir à quel point les enfants sont motivés d’aller à l’école malgré des conditions de vie très difficiles. Ils sont un exemple pour nos enfants !" avait-elle expliqué.

"Perfectionniste, Mathilde ne l’est pas seulement pour le respect à la lettre du programme de ses déplacements, elle connaît aussi parfaitement ses dossiers." Et ce que Christian Wiener a confirmé là pour ce qui est de l’Unicef Belgique vaut aussi pour tous les autres organismes auxquels elle accorde son patronage, mais également pour toutes les visites qu’elles a rendues dans et hors les murs de la Belgique. Des dizaines et des dizaines depuis qu’elle a uni son destin à celui du prince Philippe et à celui de la Belgique. Et pourtant on avraiment beaucoup de peine à déceler un moment de fatigue voire tout simplement de lassitude chez Mathilde d’Udekem. Ce qui, sans vouloir persifler, n’est pas le cas de tous les membres de la famille royale…

Mieux encore : face au rythme trépidant imposé tant lors des missions économiques que lors de certaines activités belgo-belges, c’est Mathilde qui "booste" ses collaboratrices et collaborateurs qui auraient tendance à vouloir lever quelque peu le pied.

Françoise Tulkens, l’ex-juge européenne et présidente honoraire du Fonds Princesse Mathilde le confirme, se disant même épatée par ce dynamisme peu commun. Le secret de Mathilde ? Tout simplement une question de respect du contrat qu’elle a conclu par son mariage avec le futur Roi des Belges… et avec toute la Belgique dans la foulée.

La septième Reine est la première à être née Belge. Mathilde Marie Christine Ghislaine d’Udekem d’Acoz a vu le jour le 20 janvier 1973 à Uccle et est la fille du Comte et de la Comtesse Patrick d’Udekem d’Acoz.

Après des études primaires à Bastogne, elle a fait ses secondaires à l’Institut de la Vierge Fidèle à Bruxelles. Puis elle a entrepris des études de logopédie à Marie Haps à Bruxelles de 1991 à 1994. Elles l’amenèrent a exercer le métier de logopède dans son propre cabinet à Bruxelles, entre 1995 et fin 1999. Parallèlement, elle se lança dans une licence en psychologie à l’UCL qu’elle termina par une distinction en 2002.

Le fil rouge de son action avant et après son mariage ? Une préoccupation réelle pour les personnes vulnérables, en particulier les enfants. Elle déboucha sur le Fonds Princesse Mathilde en décembre 2000. Celui-ci identifie chaque année des projets qui peuvent faire la différence pour les êtres plus fragiles. Chaque année, il met aussi en exergue un projet remarquable.

En même temps, la Princesse a accordé son Haut Patronage à plusieurs associations actives sur les mêmes thématiques. Si Mathilde est très "branchée" sur l’éducation, elle appuie des projets d’alphabétisation et les projets de lecture à haute voix pour enfants et adultes et est focalisée sur le sort des femmes. Son attention va aussi aux maladies non transmissibles, comme le cancer, les maladies cardiovasculaires, le diabète et les affections respiratoires. Mathilde est également Représentante spéciale pour la vaccination de l’Organisation mondiale de la Santé Europe pour la période 2011-2013. Et, comme membre de la délégation belge, la Princesse a participé en mai 2002 à la Conférence des Nations unies relative aux Droits de l’Enfant.

Et on la retrouva dans diverses missions humanitaires qui mirent l’accent sur les droits de l’enfant, la santé, l’autonomisation de la femme, l’éradication de la pauvreté, la bonne gouvernance… Dans un autre secteur, elle fut émissaire des Nations unies pour le microcrédit ainsi que Représentante spéciale de l’Unicef et de l’Onusida pour leur campagne mondiale concernant les orphelins et les enfants rendus vulnérables par le VIH/Sida.

Depuis 2007, la Princesse est membre des Young Global Leaders du Forum économique mondial et a participé au Global Leadership and Public Policy Program à la Harvard Kennedy School à Boston.

Présidente d’honneur d’Unicef Belgique, elle est aussi administratrice de la Fondation Schwab pour l’entrepreneuriat social. Et ce n’est pas tout : elle est encore présidente d’honneur du Breast International Group, un réseau international qui facilite la recherche sur le cancer du sein. Et, last but not least, la Princesse accompagne régulièrement son époux dans les missions économiques. Elle y visite des projets sociaux mais est surtout l’ambassadrice de l’image de la Belgique. Et à côté de tout cela, elle est aussi une maman exemplaire. En attendant d’être une grande reine…

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

UNE DIANA EN HERBE, UN JOKER POUR LA COURONNE?

Certes tout cela est bel et bien mais sans une maîtrise sans faille du néerlandais c'est peine perdue.

Son plus grand défaut, ne pas être flamande!

Comment a fait Maxima pour maîtriser le néerlandais à la perfection en un temps record? Difficile de comprendre que ces gens-là n'en voient pas la nécessité absolue.

J'ai entendu Flahaut interviewé par la VRT en néerlandais: à mourir de rire! On a beau dire mais aujourd'hui encore les politiciens flamands, y compris Bart maîtrisent le français. C'est une condition de base, sinon pour le dialogue interculturel, du moins pour le dialogue intercommunautaire.

MG

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