lundi 1 juillet 2013

Pascal Smet n'aime pas la campagne "Bruxelles, je t'aime"


BELGA 


 "L'amour rend aveugle. Mais le vrai amour ouvre les yeux", affirme le ministre.


Le ministre flamand en charge de Bruxelles, Pascal Smet (sp.a), n'apprécie que très moyennement la campagne "Bruxelles, je t'aime", lancée par la ministre francophone de la Culture, Fadila Laanan (PS), en laquelle il voit une "occasion manquée". 

 

"Seulement en français, alors que Bruxelles est une ville multilingue... Seulement dirigée vers une communauté, alors qu'il y a tant d'autres communautés à Bruxelles. S'il y a quelqu'un qui doit le savoir, c'est bien toi. Pourquoi conclure des accords culturels si tu ne décroches même pas ton téléphone pour cela? Pourquoi n'as-tu pas impliqué tous les autres? Pourquoi n'as tu pas, en fait, impliqué Bruxelles", demande-t-il dans une lettre ouverte adressée à Mme Laanan.

 

Selon M. Smet, la campagne n'est qu'une pâle imitation des "New York I loveyou" et autres "Paris, je t'aime" lancés par d'autres villes. "L'amour rend aveugle. Mais le vrai amour ouvre les yeux", affirme le ministre, selon qui cette action vise avant tout à répondre à l'article du quotidien français Libération "Bruxelles, pas belle", qui a suscité la polémique.

 

Il propose une campagne alternative, qu'il baptise déjà "Bruxelles, plus est en vous", qui serait déclinée en trois langues. "Pour cela, tu as besoin de vision, de responsabilité et de responsabilisation, et surtout de travail", dit-il, en concluant: "mais viens te réconcilier en dansant avec moi le 11 juillet (jour de la fête de la communauté flamande, nldr) sur la place de la Monnaie ou sur la Grand Place". 


"Bruxelles, je t'aime": La riposte culturelle et citoyenne de Fadila Laanan.

LAANAN « AIME BRUXELLES »

G.DT 



Face aux critiques émises sur la capitale, la ministre de la Culture invite chacun à dire son amour de Bruxelles.

Il y a quelques semaines, le correspondant de « Libération » à Bruxelles, Jean Quatremer, avait choqué avec un billet d’humeur où il s’en prenait à la saleté et la malgouvernance de Bruxelles. 

 

Certes, les problèmes de Bruxelles sont nombreux, sociaux, budgétaires, politiques mais à côté de cela, Bruxelles attire sans cesse de nouveaux étrangers surtout français, et de nombreux artistes qui viennent y résider à cause de la liberté qu’ils y trouvent, de la qualité de vie et d’une offre culturelle sans pareille. 

Réagissant à son tour, la ministre de la Culture, Fadila Laanan (PS), bruxelloise, a lancé samedi, à l’occasion du festival « Couleurs café », un concours « Bruxelles je t’aime », ouvert à tous, « pour déclarer sa flamme à Bruxelles », tous c’est-à-dire, les Bruxellois, Belges, Européens ou « citoyens du monde  », tous, c’est-à-dire, artistes ou non-artistes, ou même les associations qui peuvent y participer comme telles.  

Chacun est invité à proposer une œuvre propre qui symbolise à ses yeux la beauté de Bruxelles. Les participants posteront leur œuvre (une photo, une peinture ou un dessin, un film, un écrit…) représentant selon eux la beauté de Bruxelles sur le site www.bruxellesjetaime.be. L’appel sera également lancé à tous les opérateurs culturels subventionnés par la Fédération Wallonie-Bruxelles. 

 La ministre précise que les œuvres doivent s’inscrire dans une des quatre thématiques suivantes : 1) les quartiers de Bruxelles : ses petites rues où il fait bon flâner, ses squares et places, ses bâtiments remarquables ;  2) les gens : ses habitants, leurs expressions et leur vécu ; 3) les traditions, le folklore, le patrimoine immatériel : son Ommegang, sa Zinneke Parade, son Meyboom, la Fête de la commune libre du Sablon ou les plus récents Bruxelles-les-Bains, 4)  la gastronomie et les délices bruxellois : ses ballekes, ses gaufres, ses caricoles, ses smoutebollen, etc. Pour chaque thématique, un prix sera décerné par le public sur base d’un vote sur le site internet et un prix pour une catégorie « professionnel » et un autre pour une catégorie « amateur » seront décernés par un jury. 

 

Ce jury sera composé du cinéaste Jaco Van Dormael , de Béa Ercolini, rédactrice en chef Elle Belgique, Michel Gronemberger, photographe, du comédien Ben Hamidou, de la chanteuse Dani Klein du groupe Vaya Con Dios, de Pierre Marcolini, chocolatier, d’Yves Mattagne, Chef étoilé, de Nathalie Uffner, directrice du théâtre de la Toison d’Or, de Bernard Yslaire, scénariste et dessinateur de BD. 

Fadila Laanan annonce que « des prix insolites mettant en lumière Bruxelles récompenseront les gagnants. » La remise des prix aura lieu le 12 novembre prochain dans les nouveaux locaux bruxellois de Point Culture (ancienne médiathèque). Les œuvres primées seront exposées dans ces locaux du 13 au 30 novembre. 

 

COMMENTAIRE VDE DIVERCITY

TU CAUSES TU CAUSES, C'EST TOUT...


"Ce n'est qu'une stratégie flamande pour l'évincer au profit de l'anglais ou, plutôt du globish."

Multiculturalisme ? Le fait est que c'est le français qui est la lingua franca à Bruxelles et que le multilinguisme n'est qu'une stratégie flamande pour l'évincer au profit de l'anglais ou, plutôt du globish.

Laanan comme Smet n'ont qu'un souci : faire parler d'eux dans les medias. Rappelons qu'ils sont tous deux candidats aux élections se 2014. Il faut donc absolument que l'électorat mémorise leur nom.

Il serait bon que l'électeur prenne ses distances par rapport à ces candidats gadgets qui inventent n'importe quoi pour se faire connaître. Ils causent, ils causent, c'est tout ce qu'ils savent faire.

Pendant ce temps les hommes et les femmes qui auraient une vraie vision se taisent dans toutes les langues. C'est absolument révoltant.

Visionnaires de tous les partis quand allez-vous sortir du bois?

MG

 

 

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