dimanche 18 août 2013

La marche est le premier mode de déplacement à Bruxelles


CONTRIBUTION D'YVES DE PARTZ 



Le vélo ne concerne par contre que 3,5% des déplacements internes.

Ce sont deux des conclusions des deuxièmes "Cahiers de l’Observatoire de la mobilité de la Région de Bruxelles-Capitale" publiés cet été: 50% des déplacements internes dans la RBC ne dépassent pas 3 kilomètres -un tiers n’atteint même pas 1 km-, et la marche y est plus prisée que la voiture ou les transports publics.

La population bruxelloise se rajeunit mais aussi s’appauvrit, notent les auteurs de cette étude. Une évolution qui a des effets sur la mobilité, avec des pratiques différentes liées aux motifs (plus de déplacements scolaires par exemple) et à l’étendue spatiale avec des parcours réduits. L’appauvrissement d’une partie de la population expliquerait ainsi une part substantielle du succès des transports publics mais aussi de la marche. Pour les déplacements internes, c’est même la marche qui est la plus prisée (37%), suivie par la voiture (32%) et les transports publics (26%).

On peut supposer que les contraintes socio-économiques ne sont pas le seules à inciter le Bruxellois à mettre davantage un pied devant l’autre. Et il est amusant  de relever le portrait contrasté du flux des piétons dans les quartiers commerçants. Sans surprise, la rue Neuve détient, de loin,  le record moyen journalier avec 50.400 passages. Les autres quartiers très prisés des piétons se situent sur la partie ouest de la petite ceinture (Porte de Namur-chaussée d’Ixelles, 31.200),  au nord du pentagone (rue de Brabant, 24.300), dans le goulet Louise (19.600) et dans la partie centrale du Pentagone (rue du Marché aux Herbes, 16.500).

Loin derrière la marche, la voiture et les transports publics, le vélo ne concerne globalement que 3,5% des déplacements internes, mais leur nombre a néanmoins triplé ces dix dernières années. Ce n’est peut-être qu’un détail: 30 % des ménages bruxellois n’ont pas d’espace pour ranger un vélo. A l’inverse, lorsqu’un ménage possède une voiture – la motorisation brute des Bruxellois, en baisse, tourne autour de 33%- , plus de 40% de ses déplacements sont liés à ce mode de déplacement.

Comme le note encore l’étude, "se déplacer n’est pas qu’un moyen pour aller d’un point A à un point B, c’est une pratique sociale. Dès lors, changer de mode, c’est changer de pratique sociale." L’auto permet certaines activités (téléphoner,écouter de la musique…) dans un meilleur confort que le transport public et prolonge le domicile; à l’inverse, en marchant ou en faisant du vélo, on fait de l’exercice, on prend l’air, on croise des  gens, on regarde autour de soi.

Parfois volontaire pour des questions de santé notamment, le changement de mode de déplacement à Bruxelles a toutes les chances de devenir progressivement obligatoire afin de répondre aux nouvelles contraintes socio-économiques et socio-démographiques. Réduire de 20% la pression automobile d’ici à 2018, c’est l’objectif -réaliste?- du gouvernement de la Région bruxelloise.

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

A BICYCLETTE


"Quand on partait de bon matin
Quand on partait sur les chemins
A bicyclette
On se sentait pousser des ailes
A bicyclette
Sur les petits chemins de terre
On a souvent vécu l'enfer
Pour ne pas mettre pied à terre
Devant Paulette"


Une sérieuse panne de voiture, immobilisant mon véhicule pour une dizaine de jours,m'oblige à découvrir Bruxelles à bicyclette.  J'avoue c'est drôlement bien Bruxelles, à bicyclette. C'est vrai qu'il ya très peu de voitures et qu'il fait sec en ce moment ...

Je redoutais les montées, mais ça à l'air d'aller à bicyclette. Et puis le jour où j'arrive plus à les remonter, je ferai mettre un moteur électrique à ma bicyclette.

MG

 

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