vendredi 2 août 2013

Le taux de chômage a stagné à un niveau record en juin dans la zone euro

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Le taux de chômage a stagné à un niveau record en juin dans la zone euro, à 12,1%, selon des données publiées mercredi par l’office européen des statistiques Eurostat, mais le nombre de chômeurs a très légèrement reculé en un mois, laissant espérer un répit dans le futur.

En juin, quelque 19,26 millions de personnes étaient au chômage dans la zone euro, soit 24 000 de moins que le mois précédent, a indiqué Eurostat dans un communiqué.

Malgré ce très léger signe d’espoir, les chiffres montrent que le chômage n’a cessé de croître en un an, avec 1,129 million de personnes venues grossir les rangs depuis juin 2012. En mai, le chômage s’était déjà établi à 12,1%, selon des données révisées d’Eurostat. Dans l’ensemble de l’Union européenne, le taux de chômage était à 10,9% en juin touchant 26,424 millions d’hommes et de femmes.

Sans surprise, la situation est particulièrement critique en Grèce et en Espagne, deux pays lourdement frappés par la crise, où le chômage touche plus d’un actif sur quatre et plus d’un jeune sur deux. En Espagne, le chômage a toutefois légèrement reculé en juin, à 26,3% contre 26,4% le mois précédent. Il s’est établi à 26,9% en Grèce, où les dernières données disponibles datent d’avril.

En revanche, les taux de chômage les plus faibles ont été enregistrés en Autriche (4,6%), en Allemagne (5,4%) ainsi qu’au Luxembourg (5,7%).

Le chômage des jeunes de moins de 25 ans, principal thème du sommet européen de juin, était à 23,9% dans la zone euro, avec des pics en Grèce (58,7% en avril) et en Espagne (56,1%).

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

19,26 MILLIONS CHOMEURS DANS LA ZONE EURO


Est-ce tenable? "Ce chiffre de 20 millions de chômeurs constitue une véritable bombe à retardement pour la cohésion économique et sociale de l’Europe. Le chômage des jeunes de moins de 25 ans est, à ce titre, un enjeu particulièrement explosif." Allons nous vers une nouvelle révolution française?


 

UNE HIRONDELLE NE FAIT PAS LE PRINTEMPS, C’EST BIEN CONNU.

Un édito de Vincent Slits

La libre

Mais certaines statistiques économiques publiées ces dernières heures incitent sinon à l’optimisme du moins à un peu d’espoir. En dose homéopathique certes mais tout de même. Ainsi, la Banque nationale de Belgique (BNB) vient de préciser que l’activité économique de notre pays avait progressé de 0,1% au deuxième trimestre de cette année. Pas le Pérou évidemment mais on repasse enfin dans le vert. Autre signal encourageant : la contraction des chiffres du chômage outre-Rhin, une première depuis deux ans. 

Très légère décrue aussi en Espagne et en Italie. Pour autant, d’autres chiffres ramènent à la dure réalité : le taux de chômage reste ainsi globalement à niveau record dans la zone euro à 12,1 %. Au total, ce sont près de 20 millions de personnes qui restent en marge du marché de l’emploi. Ce chiffre fait froid dans le dos. Même si nos pays européens disposent de filets sociaux qui empêchent de sombrer directement dans la plus grande précarité, ce chiffre de 20 millions de chômeurs constitue une véritable bombe à retardement pour la cohésion économique et sociale de l’Europe. Le chômage des jeunes de moins de 25 ans est, à ce titre, un enjeu particulièrement explosif. Il n’y a pas de recette miracle pour inverser la tendance. Seules des politiques courageuses, volontaristes et ambitieuses au niveau national et européen permettront de redresser la barre. L’emploi doit devenir la priorité absolue. Il serait trop simple et naïf d’attendre tout (trop ?) de l’Europe. Dans chacun de nos pays, gouvernements, patrons et syndicats doivent nouer de nouveaux partenariats. En étant capables pour les uns et les autres d’abandonner certains combats du passé.


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